Après leur écrasante victoire 4-1 face aux Tchèques, il est temps pour les joueurs ossètes de confirmer face à des Polonais revanchards de leur non-match face aux Grecs (1-1). Les Tsars ont donc l’opportunité d’achever le travail commencé de la plus belle des manières notamment grâce à un Arshavin retrouvé. Ajoutant au capitaine la découverte de ce début d’Euro : le bien nommé Dzagoev ! Côté polonais, ce seront toujours les joueurs de Dortmund qui seront les plus épiés, à juste titre. Ce groupe A, qui promettait d’être le plus chiant à voir, s’avère en fait être le plus joueur et le plus ouvert. Plus tôt dans la journée, les Tchèques l’ont emporté 2-1 contre la Grèce. Pour rester dans la course à la qualification, les Polonais se devaient de ne pas perdre. Et c’est chose faite puisque le score final est de 1-1, suite à un match débridé, équilibré et plaisant. Les joueurs des deux équipes ont terminé complétement cuits, ce qui prouve l’intensité de cette partie. Avec ce résultat, la Pologne peut toujours se qualifier à condition de gagner contre la République Tchèque. La Russie, quant à elle, est quasiment qualifiée. Vite, on a déjà hâte d’assister à la troisième journée de ce groupe.

Les buts
37′ Dzagoev
57′ Blaszczykowski

Les Smuda’s men

P. Tyton : l’idole de Denis Balbir, comme le commentateur vedette de M6 a aimé le rappeler a sans doute définitivement gagné sa place de titulaire dans les cages polonaises au profit de Szcezcny tant il a paru confiant et sûr. Les rares interventions qu’il a eu à faire ont été parfaites. 6.5

L. Piszczek : sur le côté d’Arshavin, le latéral de Dortmund a vécu un vrai enfer, en étant constamment pris de vitesse par le lutin russe. Comble d’un match loupé dans son ensemble, il lâche le marquage sur le but de Dzagoev. En plus, il fut beaucoup moins offensif que contre la Grèce. Dommage. 5

M. Wasilewski : lourd, il a souvent été pris dans son dos par les rapides attaquants russes. Malgré tout, il a bien contrôlé sa zone tout en prouvant que sa réputation de boucher était méritée. 6

D. Perquis : à la limite de la rupture sur chaque attaque russe, il a bien tenu la baraque qu’une centaine de poutres métalliques. Et si ses interpositions relevaient plus du freestyle ou de la Capoeira (au choix), il a été plus intraitable que Pierre Martinet. Une bonne grosse surprise. Et comme lui sur le terrain, nous allons être généreux dans sa note. 8

S. Boenisch : il a tenté de faire le ménage défensivement puis il a essayé de déloger les toiles d’araignées des buts russes en voulant servir sur un plateau Obraniak et consorts. Bref, une vraie boniche. Dangereux offensivement à deux reprises. 6

E. Polanski : principal instigateur du jeu offensif polonais, le joueur de Mayence s’est vu refuser un but à la 18′ pour un hors-jeu. Par ailleurs, il a agi tel un véritable chef d’orchestre, tous les ballons passant par lui. Sa partition aurait été parfaite s’il avait été plus jusqu’au-boutiste dans ses actions et ses frappes. 6.99. Il sort blessé et est remplacé par A. Matuczczyk à la 84′. non-noté

R. Murawski : plus discret qu’Anne Franck, Murawski n’est lui, jamais sorti de son grenier. Bien tapi dans son coin, il est d’ores et déjà élevé au rang de champion d’Europe de cache-cache. 4

D. Dudka: relégué avec Auxerre, il sera relégué sur le banc des remplaçant au prochain match. 5.5. Remplacé par A. Mierzejewski qu’il ne faut pas confondre avec Piotr Swierczewski. non-noté

K. Blaszczykowski : après une première période discrète et maladroite où il a passé son temps à couvrir un Zhirkov ultra-offensif, Kuba s’est excellemment rattrapé en seconde. Hyper-actif, comme les gamins dont s’occupait Super Nany, il marque le plus beau but de la compétition d’une frappe lointaine et pure suite à un contrôle qui mit la défense russe dans le vent. 7

L. Obraniak : le préposé aux coups de pied arrêtés s’est une nouvelle fois montré à son avantage en couvrant une large surface de terrain. Passeur décisif pour Kuba, il sort énervé à trente secondes de la fin. 6. P. Brozek, qui l’a remplacé, fut d’un niveau pire qu’épouvantable. En effet, il n’a pas su briller en à peine une demie-minute. A ce moment-là, Smuda aurait dû sélectionner Jelen. non-noté

R. Lewandowski : plus martyrisé par les défenseurs russes que le Père Popieluszko par la police politique communiste dans les années 80, l’attaquant a souffert d’un trop grand isolement. De beaux enchaînements non-concrétisés et un carton jaune étofferont son triste match. 5

Les Advocaat’s men

V. Malafeev : première belle détente sur une frappe de Blaszczykowski à la 40′. Il ne peut rien sur le but polonais, en revanche ses relances au pied ont parfois laissé à désirer. 5

A. Anyukov : encore une fois, il subit la comparaison face à l’audace de Zhirkov, mais il y a du mieux. 5

A. Berezoutski : avertissement sans frais pour la paire de centraux à la 17′ puisque Polanski était hors-jeu, sinon c’était un véritable viol. On ne se renie pas. 4

S. Ignashevitch : il culmine à 1m86 et ne joue pas tous les duels aériens. Quelques interventions bien senties face à Lewandowski. Un roc avec ses qualités et ses défauts. 5

Y. Zhirkov : une première mi-temps à oublier. En deçà de tout défensivement, il prend l’eau. Ses bonnes montées offensives ne font pas tout. S’est bien repris en seconde et a beaucoup couru. Parfois sans grande efficacité. 6

I. Denisov : il a cherché la bagarre, c’est tout. 3

R. Shirokov : un joueur doté d’une bonne technique, d’une bonne vision du jeu. Ce côté russe avec Dzagoev est vraiment solide. 6

K. Zyryanov : il n’a pas su contenir Blaszczsykowski. A partir de là, son match est un échec. 4

A. Dzagoev : il marque d’une tête parfaitement décroisée à la 37′ sur un coup franc tiré par Arshavin. Ses permutations avec ce dernier ont fait énormément de mal aux défenseurs polonais qui semblaient plus perdus que dans un ghetto. Remplacé par M. Izmailov qui a montré en dix minutes une belle activité et une certaine envie. 8

A. Arshavin : il s’est mis à défendre, il faut le souligner. Il augmente ainsi sa palette de talents. Ses débordements et ses permutations font toujours aussi mal à l’adversaire. Il a manqué d’application sur certains centres en première période. Fini sur les rotules et perd beaucoup trop de ballons en seconde mi-temps, donnant lieu à des contres polonais. 6

A. Kerzhakov : il n’a pas toujours été bien approvisionné par ses ailiers en première période. Guère plus inspiré en seconde période, il est remplacé à la 70′ par Pavlyuchenko qui n’a pas fait mieux. 6

Loic & Geoffrey

> Les notes de Grèce-République Tchèque

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