Large défaite pour les Tchèques, nul pour les Grecs après un scénario rocambolesque. Les deux équipes devaient l’emporter pour ne pas devoir calculer lors du troisième match. Dans cette revanche de la demi-finale de l’Euro 2004, les Tchèques se sont vengés grâce à un début de match tonitruant.

Les buts
3′ Jiracek
6′ Pilar
53′ Gekas

Les gros nez

K. Chalkias : aussi bon que face à la Pologne, c’est à dire pas vraiment, il se rate sur le deuxième but tchèque avant de se blesser et d’être contraint de sortir à la 23′. 4. Remplacé par M. Sifakis, qui s’est montré meilleur et sera sûrement titulaire face à la Russie. 6

V. Torosidis : fidèle au poste, il est le plus régulier de cette défense hellène. Il avait pourtant fort à faire face au très bon Pilar. Battu en vitesse sur le deuxième but, il est surtout surpris par l’incompétence de son gardien. Une satisfaction, ce n’est pas une surprise. Nom écorché par Julien Brun qui l’a appelé Tosoridis. 6

K. Katsouranis : reculé en défense centrale face à la Pologne suite à l’expulsion de Papasthatopoulos, il a rejoué à ce poste aujourd’hui. Avec moins de succès, même si Baros n’a rien proposé. Un match propre mais moins inspiré que le précédent. 5

K. Papadopoulos : il profite de l’avalanche d’indisponibilité à ce poste pour débarquer plus vite que prévu. Seulement 20 ans et déjà une belle maturité, il montre une belle hargne. Une tête de nourrisson bien marrante. 7

J. Holebas : encore une fois catastrophique défensivement, les deux buts tchèques viennent exposer toutes ses lacunes. Meilleur en deuxième période, lorsque l’adversaire a décidé de ne plus jouer. Il a pu monter et confirmer qu’il est plus proche du milieu que du défenseur. 4

G. Maniatis : placé en sentinelle, il n’aura pas réussi à couper les trajectoires de Rosicky, Plasil et Hübschmann. Mieux en deuxième sans être transcendant. 5

G. Fotakis : tentative complètement ratée par Fernando Santos. Fotakis a été invisible, son seul moment de gloire étant un jeu de mot de Julien Brun : « La faute à qui ? À Fotakis ». Si quelqu’un retrouve l’humour dans le stade, qu’il le remette aux objets trouvés. Gad Elmaleh aura peut-être l’idée de passer par là. 4. Remplacé par T. Gekas, un but et un danger permanent dans l’axe. 7

G. Karagounis : Capitaine Kara a délivré une belle partie, provoquant de nombreuses fautes, récupérant beaucoup de ballons, organisant le jeu. Un Karagounis en fin de contrat, qui a encore une ou deux saisons dans les jambes. 6

K. Fortounis : un potentiel évident mais encore en sommeil. Il a attendu qu’on veuille le remplacer pour enfin provoquer ses adversaires. Agile, il sera indispensable pour trouver un nouveau style à la sélection dans les années qui viennent. 5. Remplacé par K. Mitroglou et sa gueule de bagnard. Il a d’ailleurs agressé quelques Tchèques avec son double mètre. Est venu surcharger l’axe. 4

G. Samaras : le faux lent comme l’appelle Valérien Ismaël. Il est agréable à voir jouer, intéressant, mais manque toujours l’essentiel. Pas assez décisif, il reste un des meilleurs joueurs grecs. 6

D. Salpingids : après son entrée exceptionnelle face à la Pologne, il a été logiquement titularisé face aux hommes de Bilek. Moins tranchant, il a surtout enchaîné les hors-jeu. On aimerait revoir Ninis, ou enfin voir Fetfazidis. 5

Les éjaculateurs précoces

P. Cech : quand vient le mois de juin, Petr troque sa main sûre pour des gants en peau de pêche. Impérial dans les airs, il semblait pourtant avoir donné des signes rassurants quant à son état de forme. Patatras, c’est un 3

T. Gebre Selassie : le virevoltant latéral droit a martyrisé Holebas en première période, combinant avec Jiracek et Rosicky de manière plutôt remarquable. Récompensé par une passe décisive pour Pilar (6′), il a passé son temps à défendre en seconde période. 6

M. Kadlec : replacé en défense centrale après la piètre performance de Hubnik contre la Russie, il a su contrer les velléités grecques. S’est autorisé quelques interventions en mode kung-fu, d’où un bon 7

T. Sivok : il avait beaucoup à se faire pardonner après le premier match. Il était à une main molle de Cech près de réussir son pari, trahi par son gardien. Le Zubar blanc, c’est lui. 4

D. Limbersky : moins en vue que son pendant à droite, il a tout de même bien défendu devant Salpigidis et Torosidis. Une prestation sans saveur. Un 5, quoi.

J. Plasil : on a trouvé le sniper de l’Euro. Quelle passe pour Jiracek sur l’ouverture du score ! Le désormais meilleur passeur de la compétition a trop peu pesé sur le jeu après la sortie de Rosicky. S’il était constant, quel joueur il serait… 5

T. Hübschman : le joueur du Shakhtar Donetsk a parfaitement bien tenu l’entrejeu quand la Tchéquie faisait la loi sur le terrain. Sans être phénoménal, il a bien joué son rôle de premier rempart sur les offensives grecques. 6

P. Jiracek : de longues chevauchées les cheveux au vent, une détermination folle, un but et un travail de sape qui a emmerdé Holebas jusqu’au bout. Jiracek est un homme de devoir et on demande à le revoir. C’est 7 !

T. Rosicky : le métronome de la formation tchèque a encore montré qu’il était indispensable. Il fluidifie le jeu et distille de très bons ballons comme sur le but de Pilar. 7. Sorti pour soucis physiques à la 45′ par D. Kolar crédité d’un 1 et tellement bidon que F. Rajtoral a terminé le match à sa place. non-noté

V. Pilar : le feu follet tchèque a marqué un but de renard en poussant du genou le ballon au fond des filets. Il était pourtant pris en sandwich par deux Grecs ! Une prestation brouillonne dans son ensemble entre approximations techniques et dribbles ratés. 5

M. Baros : cher Milan, ton match est une sortie de route ou un tête-à-queue, au choix. On frôle l’immobilisation du véhicule. 3. Remplacé par T. Pekhart à la 64′, lui-même parfaitement inutile. 3

Raphael & Alexandre

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