L’Euro 2012, le tant attendu est enfin commencé. Après une cérémonie d’ouverture à oublier (où était Shakira ?), la première mi-temps s’est déroulée telle une vulgaire rencontre de Ligue 1. Le jeu, haché par une multitude de fautes, a rapidement tourné en faveur de la Pologne qui a ouvert le score par l’inévitable Lewandowski. Dominateurs, les Polonais ont par la suite été grandement aidés par l’arbitre espagnol qui a exclu le grec Papastathopoulos juste avant la pause pour deux fautes inexistantes. Les Grecs sont scandalisés, Jean-Michel Larqué aussi. La mi-temps arrive au bon moment pour tout le monde et à la reprise la physionomie du match est totalement différente, les Polonais s’arrêtent de jouer, semblent se contenter de ce 1-0, mais c’était sans compter sur le réalisme grec. Salpingidis égalise avant que Karagounis ait la balle du 2-1 sur un pénalty concédé par Szczesny qui sera expulsé sur cette action. Le match est beaucoup plus plaisant mais le score demeure inchangé, les Polonais peuvent s’en vouloir, ils ont loupé leur premier match de leur Euro. Les Grecs peuvent s’estimer heureux, ils sont en marche vers la finale.

Les buts
17′ Lewandowski
51′ Salpingidis

Les Michel Polak :

 W. Szczesny : comme Thierry Roland, on l’attendait beaucoup mais il a été absent. Coupable d’une mauvaise sortie et lent à se relever, le but est pour lui et le deuxième aurait pu l’être aussi, si deuxième but il y avait eu. Expulsé pour une faute sur l’intenable Salpingidis, il verra la suite de l’Euro depuis les tribunes. Et c’est pas plus mal pour la Pologne. 0. P. Tyton, son remplaçant dans les cages, a vêtu le costume du demi-héros en arrêtant le pénalty de Karagounis qui aurait été synonyme de 2-1. 6

L. Piszczek : un pilier essentiel de la Dortmund Connexion. Latéral très offensif, c’est lui qui délivre une merveille de passe décisive pour Lewandowski. Beaucoup plus rapide que Samaras, il n’a pas eu de gros problèmes défensifs. 6

M. Wasilewski : les rares incursions grecques ne l’ont jamais mis en difficulté. Du moins jusqu’à l’entrée de Salpingidis qui lui a posé de gros problèmes. Latéral à Anderlecht, le boucher polonais est rentré dans le steak de tout ce qui se présentait à lui, ce qui n’a pas empêché les Grecs de trouver le fond … des filets. 5.5

D. Perquis : le Sochalien a colmaté les brèches, réparé les fuites, et a même tenté d’ouvrir le robinet des buts. A lui tout seul, il vient de mettre aux oubliette la légende du plombier polonais en France. Perquis, c’est le plombier français en Pologne. 5.5

S. Boenisch : avant le but grec, qui vient de son côté, on aurait pu dire « C’est bien, c’est beau, c’est Boenisch ». Mais en fait non. 5

E. Polanski : pas trop en vue, il s’est reposé sur ses coéquipiers. 5

R. Murawski : surtout mis en évidence grâce à ses frappes, le milieu a toutefois été un excellent lien entre l’attaque et la défense. 6

K. Blaszczykowski : de la hargne à revendre. Kuba a déambulé sur son couloir droit en toute tranquillité. Débordant d’énergie, et mettant de l’énergie dans ses débordements, son entente avec Lewandowski fait des malheurs. 6.5

L. Obraniak : une première mi-temps parfaite, dans la lignée de sa bonne demie-saison bordelaise. Il a trouvé ses coéquipiers avec une facilité déconcertante. L’inverse étant vraie, la plupart des ballons offensifs sont passés par lui. Une deuxième période plus anonyme. 6.5

M. Rybus : il sait se faire tout petit avant de surgir quand on a le plus besoin de lui. Rybus magique. Sa meilleure action restera toutefois son remplacement par Tyton à la 70e minute qui sauvera sa patrie en arrêtant le pénalty. 5.5

R. Lewandowski : opportuniste, le troisième joueur du Borussia Dortmund a confirmé tous les espoirs placés en lui en inscrivant le premier but de cet Euro. Sa tête piquée, imparable, appelle d’autres buts. La Madjer vous le dit, le meilleur buteur de la compétition, ce sera lui. 7

Les danseurs de sirtaki

K. Chalkias : comme son maître Nikopolidis, il a la tête d’un quinquagénaire. Les réflexes aussi malheureusement. Des sorties aériennes dignes de Couscous Airline comme dirait Dieudo. Pas rassurant. 5

V. Torosidis : le latéral droit fait partie des deux survivants de la défense hellène. Mis en difficulté par la faible performance de Ninis en première période, il a bien fermé le couloir en seconde pour permettre à Salpingidis de briller. Un bon match. 6.5

S. Papastathopoulos : sanctionné de deux cartons jaunes très sévères, son match aura surtout consisté à s’indigner des décisions arbitrales. 5

A. Papadopoulos : Avraam s’est rapidement blessé, remplacé par son homonyme, le jeune K. Papadopoulos, auteur d’un bon match. Le joueur de 21 ans a su bloquer Robert Lewandowski. Potentiel titulaire lors des prochains matchs. 6.5

J. Holebas : le match immonde par excellence. Des relances catastrophiques, une propension à se débarrasser de la balle inquiétante, il fut le maillon faible de la défense grecque. Certes abandonné par Samaras en début de rencontre. 3

K. Katsouranis : placé d’abord en milieu défensif, il a dû redescendre lorsque Sokratis Papastathopoulos a pris son deuxième jaune. Très solide en défense centrale, et puis il est beau gosse (hey Bixente). 7

G. Karagounis : le capitaine de la sélection grecque a organisé le comeback de son équipe. Tristement, il tire timidement le penalty du 2-1 et rate l’occasion de remporter les trois points. À 35 ans, il se révèle toujours aussi capital. 6

I. Maniatis : aux côtés de Kara, il s’est occupé des tâches défensives. Essuie-glace efficace, il a pourtant eu des adversaires coriaces, notamment Ludo Obraniak. Une satisfaction. 6.5

S. Ninis : la déception du match, car on attendait beaucoup de lui. Pépite de l’effectif, il a le plus grand potentiel technique de l’équipe. Trop fragile, il est tombé souvent au duel. 4. Remplacé par D. Salpingidis et son entrée tonitruante. L’égalisation, un péno et un rouge provoqués, un but refusé pour un hors-jeu limite. Titulaire assuré désormais. 8

G. Samaras : il a méprisé l’aspect défensif en début de match, laissant les compères de Dortmund s’amuser jusqu’à l’ouverture du score par le grand Robert. Plus appliqué ensuite, il a été exceptionnel dans la tenue du ballon. Il reste incroyablement maladroit devant le but, mais après tant d’efforts dans la conservation… 7

T. Gekas : utile dans le jeu en pivot, il a tenté de fructifier les rares ballons qu’il a reçus. Semble sortir de l’hospice. 6. Remplacé par l’espoir K. Fortounis qui a bien joué sur le côté. 6

Loïc & Raphaël.

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