Après la qualification maîtrisée du Portugal hier soir, c’était au tour de l’Allemagne d’entrer en lice. Victorieuse de ses trois matchs de groupe, elle était opposée à la surprenante équipe de Grèce, héroïquement qualifiée à la faveur d’un succès sur la Russie. Disons-le tout de suite, cette rencontre avait pris une dimension extra-sportive compte tenu de la situation économique tendue liant les deux pays.
L’Allemagne, comme attendue, a pris le jeu à son compte et fait plier la Grèce peu après l’heure de jeu malgré la farouche résistance des partenaires de Giorgos Samaras. Elle rejoint donc le Portugal en demi-finale et attend déjà l’Italie ou l’Angleterre…

Les buts
39′ Lahm
55′ Samaras
60′ Khedira
68′ Klose
73′ Reus
88′ Salpingidis

Merkel et les garçons

M. Neuer : il a supervisé le match de ses coéquipiers pendant 90 minutes et est resté impuissant sur les deux buts grecs. Que dire d’autre ? 5

J. Boateng : un placement calamiteux sur l’égalisation grecque, un centre précis pour Khedira et une main collée au corps qui modifie la trajectoire du ballon pour concéder le deuxième pénalty de la compétition, voilà comment résumer les points chauds du match du latéral allemand. Compte tenu de la stratégie employée par les Grecs, on l’a beaucoup vu dans la moitié de terrain adverse. 5

M. Hummels & H. Badstuber : difficile de juger la prestation de la charnière quand son équipe domine outrageusement un match. On se contentera donc de juger le travail de relance et il a été plutôt bien fait. Quand il a fallu mettre le bleu de chauffe sur les contres grecs, ils ont su être présents. 6

P. Lahm : quand ses attaquants manquent de réussite devant le but, il prend ses responsabilités et envoie un caramel au fond des filets pour débloquer la situation. Un capitaine, c’est ça. Trop avancé sur le contre conclu par Samaras sur une percée de Salpingidis, on ne lui en tiendra exceptionnellement pas trop rigueur tellement son apport offensif était crucial. 7

B. Schweinsteiger & S. Khedira : les deux compères de l’entre-jeu allemand n’ont rencontré aucune opposition ce soir, le contrôle du match étant total côté allemand. Et pour une fois, c’est Sami qui a pris la lumière en inscrivant un fort joli but pour redonner l’avantage à ses coéquipiers. Peu importe le camp, un allemand est toujours à l’aise dedans. 7

M. Özil : quel régal de le voir évoluer à ce niveau-là sur un terrain de football ! Le meneur de jeu allemand a donné une leçon à un certain Samir N. avec son jeu simple et ses passes données toujours dans le bon tempo. Du très bon Özil, donc. 8

M. Reus : appelé « Réhousse » en première période par les commentateurs de TF1 puis « Reuillis » en seconde, il s’est toujours montré disponible dans le jeu et à la conclusion des actions avec plus ou moins de réussite. Auteur du quatrième et dernier but allemand sur une belle reprise. Johan Reus. 6. Remplacé sans grand résultat par M. Götze à la 80′. non-noté

A. Schürrle : une prestation finalement assez similaire à celle de son compatriote, à savoir de la disponibilité et de la présence dans la surface adverse. Pas très en réussite sur ses tentatives, il aura tout de même globalement fait un bon match. 6. Remplacé par T. Müller à la 68′ qui n’a pas su créer beaucoup de différences. non-noté

M. Klose : il n’a clairement pas signé sa meilleure prestation sous le maillot allemand ce soir, constamment surveillé par l’axe défensif grec. A tout de même réussi à marquer son but, histoire de signifier à M. Gomez, rentré à la 80′, qu’il est loin d’être cuit. 6 et non-noté

Les tacleurs fous

M. Sifakis : son erreur sur la frappe de Schweini à la 3′ (qui fini sur un but refusé) ne présageait rien de bon. Par la suite, son match fut plus que laborieux. Blessé à la tête, le sosie de Patrick Fiori n’a pas su du tout soulager sa défense. Entre jeu au pied défaillant, relâchement de ballon dangereux, sorties aériennes moyennes, erreurs personnelles sur plusieurs buts, on peut dire que ce soir, il avait des Gdansk en mousse. 4, comme le nombre de buts encaissés.

V. Torosidis : le taureau, ce sont les Allemands qui l’ont fait. Lui, il s’est juste fait tourner en bourrique. Sa meilleure action ? Le pénalty obtenu sur l’un de ses centres. 3

S. Papastathopoulos : malgré son prénom, le beau jeu n’est pas sa philosophie. Au contraire, il a préféré sortir l’artillerie lourde et nous montrer ses plus beaux tacles destructeurs. Mais le tableau d’affichage plaide en sa défaveur. 4

K. Papadopoulos : au duel avec Klose sur le 3e but, Papadopoulos n’a pas eu de veine. Normalement, il est le garrot de la défense, aujourd’hui, il n’a pas pu limiter les dégâts. Mais patience, ce colosse, on le reverra bientôt dans les plus grands stades européens. 5

G. Tzavellas : lorsqu’il parvenait à prendre le dessus sur Marco Reus, Tzavellas privait son équipe de contres intéressants par la faute à une qualité de relance médiocre. 4. Santos a d’ailleurs décidé de le sortir à la mi-temps au profit de G. Fotakis que l’on n’a absolument pas vu, si ce n’est trop passif devant Boateng lorsque ce dernier fit la passe décisive à Khedira. 4

G. Maniatis : attentiste sur le but de Khedira, Maniatis s’est contenté de défendre comme tous ses coéquipiers. Mal, la plupart du temps. 3.5

G. Makos : son look et son esprit de gladiateur ne lui ont pas suffi ce soir. Dépassé par le jeu, sa lenteur lui coûte beaucoup. Maintenant, il peut tranquillement aller se cacher dans le makos corse. 3.5. N. Liberopoulos le remplaça à la 71′. Et pour un jeune espoir de 36 ans, on ne peut pas dire qu’il ait brillé par sa maturité. non-noté

K. Katsouranis : il a une rage incroyable qui lui a permit de faire quelques bonnes interceptions. Récupérateur, il fut le premier à se projeter vers l’avant mais tous ses efforts furent ruinés à cause de mauvaises passe. Il s’est éteint en deuxième mi-temps. 5.5

S. Ninis : totalement invisible sur son côté droit, ce n’est pas sa frappe trop molle de la 31′ qui pourra rehausser sa note. Muet, il ne le fut pas seulement pendant la minute de silence pour Thierry Roland, mais bien tout au long de la compétition. 2. Le petit ailier fut remplacé à la mi-temps par T. Gekas qui apporta tout son poids à la pointe de l’attaque, sans pour autant réussir à être véritablement dangereux. 5

G. Samaras : +1 pour avoir séché Khedira à la 1′, +1 pour son côté battant, +1 pour porter le même nom que le nouveau Premier Ministre grec (oui, CJP l’a répété au moins 36 fois), +3 pour son but plein de hargne qui a eu le mérite de relancer son pays dans le match. 6

D. Salpingidis : plutôt effacé et isolé en première mi-temps, son replacement sur le côté droit a complètement changé la donne. Passeur décisif pour Samaras, il a aussi transformé le pénalty de l’honneur pour la Grèce en prenant Neuer à contre-pied. Un bien bel Euro pour lui. 6

Alexandre & Loic

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Une réponse

  1. QUENTIN dit :

    OZIL TU ES TROP FORT

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