Il y a trois semaines, Espagnols et Italiens s’affrontaient pour la première fois dans cet Euro 2012 avec comme résultat un équilibré et animé 1-1. Quatre matchs plus tard, les deux équipes se rencontraient une nouvelle fois… mais cette fois, pour se disputer le titre. Si comme lors de la phase de groupes l’affrontement a été agréable à suivre, l’issue du match, elle, a été plus malheureuse pour l’Italie. Transcendée, l’Espagne n’a laissé aucune chance aux hommes de Cesare Prandelli, pas gâtés au niveau des blessures. Dominés de toute part, les Italiens s’inclinent 4-0 et voient la Roja glaner sous leurs yeux son troisième titre majeur d’affilé. Mamma mia !
Les buts
14′ Silva
41′ Alba
84′ Torres
88′ Mata
La rora, la rogea, enfin bref, les champions
I. Casillas : titre après titre, la sérénité se forge un visage. Et c’est celui d’un saint. 10
A. Arbeloa : comme d’hab’, pas beau devant, mais fait très bien son boulot derrière. Quelques frayeurs avec Cassano tout de même. 6
G. Piqué : mais que cache sa mèche de cheveux ? Certains optent pour des seringues et des produits peu recommandés, d’autres estiment que Gerard n’est autre qu’un chameau, qui transporte vivre et boisson sur le terrain, et les dissimule dans sa toison. 6
S. Ramos : un tournoi pour confirmer son rang de numéro 1 mondial en défense centrale. Oh tiens, le numéro 2 est portugais et joue dans le même club que lui ! 9
J. Alba : premier but sous le maillot de la Roja, des jambes inusables et une vista de cinglé. C’est ça, l’aile gauche du prochain Barça. 9
S. Busquets : la perfection de la relance. C’est un robot avec une intelligence qui se reprogramme dès qu’elle détecte une défaillance. Aujourd’hui, Sergio est plus qu’un homme, plus qu’un numéro 6. Sergio est Sergio. 8
X. Alonso : au petit jeu de la passe à 10, il bat Xavi avec 88 passes tentées, pour 78 de réussies. Plus que la Force, Xabi-Wan Kenobi a le talent et l’œil. 8
Xavi : on dira ce qu’on voudra, mais avant de jouer en supériorité numérique, ce n’était pas Byzance. Enfin, disons par là qu’une passe décisive bien placée dans la course de Jordi Alba et de Fernando Torres est d’un commun… 8
A. Iniesta : pas de but pour lui, c’est triste. Ni de passe décisive. Il est tombé sur un roc défensif en la présence d’Abate. 6. J. Mata prend sa place à la 86′, et marque. Si c’est pas beau, l’esprit d’équipe. non-noté
D. Silva : un but tout fait, peu de passes mais du mouvement non-stop. C’est d’ailleurs assez marrant, à bien y réfléchir, il est le seul à sortir du stéréotype espagnol, avec Fabregas : il touche peu de ballon, il évite les possessions et joue dans les espaces, sans avoir le cuir au pied. Un joueur essentiel au bon fonctionnement de la sélection. 7. Pedro prend sa place à la 59′, histoire de faire acte de présence dans l’histoire. 6
C. Fabregas : marquer c’est bien, surtout en finale. C’est sûrement le seul joueur du groupe a avoir conquis plus de trophées avec la Roja qu’avec son club. 7. F. Torres le remplace à la 75′, marque, devient co-meilleur buteur de l’Euro et, grand bonhomme, laisse une opportunité de filer seul devant au classement des buteurs au profit de Jean Maté. Torres, c’est presque autant de but pendant le tournoi que cette saison à Chelsea, non ? 7
La Squadra Pizzeria
G. Buffon : première défaite, en compétition officielle, de sa très longue saison. Malgré SON BEAU REGARD, OH LA BELLE IMAGE, il n’a été que l’ombre de lui-même et de sa grandeur en quart et demi. 4
I. Abate : préféré à Balzaretti pour débuter le match, le joueur de Palerme aura eu un coup de pouce du destin. Par contre, Abate aura tout donné, mais en vain. 6
A. Barzagli : pas encore prêt pour le 100 mètres de Londres, cet été. 3
L. Bonucci : le meilleur défenseur de la Squadra pendant la dernière phase de la compétition a sorti une clean sheet avec 5 interceptions, et tous ses duels remportés. Ouais, sauf qu’en temps que libéro de la défense, il a vu 4 ballons finir dans les filets, sous ses yeux impuissants. 5
G. Chiellini : revenu en force dans le 11 de départ, il est parti en déconfiture sur une accélération de Cesc Fabregas. 4. Claqué, il est remplacé à la 21′ par F. Balzaretti, qui se bat toujours comme un beau diable. Si beau qu’on dirait un dieu romain. Qui sait, peut être qu’il rejoindra sa femme dans un prochain opéra, à Paris ? 6
D. De Rossi : dans une ruelle, le soir, tu ne donnerais pas cher de ta peau et de ton âme s’il t’arrivait de le croiser. Une autre facette de la classe à l’italienne. 5
A. Pirlo : il symbolise très bien l’Italie : pris à la gorge, on lui a forcé le jeu et n’a pas su sécuriser sa zone de jeu. Fait de jeu : il n’a pas réussi une seule passe dans les 25 derniers mètres. A 33 ans, Andrea quitte sûrement la scène internationale par la petite porte. 5
C. Marchisio : habituellement on ne le voit pas mais il équilibre tout de même le jeu transalpin. Sauf ce soir. Casper. 2
R. Montolivo : la justesse incarnée. Il accélère les offensives italiennes en une ou deux touches de balle. 6. Cramé ou choix stratégique de Prandelli, il est remplacé à la 56′ par T. Motta. Motta vu ? Moi, non. En cinq minutes, le Parisien se claque et sort. A ce moment là du match, Prandelli a fait tous ses remplacements et son équipe doit alors jouer une dernière demi-heure en infériorité numérique…
A. Cassano : le plus en vif parmi le duo devant, le premier remplacé. Illogique, oui, surtout que c’était principalement lui qui apportait toutes les menaces de mort. 6. Sorti à la 46′, A. Di Natale a pris le relai et aurait pu relancer tout le match. 3
M. Balotelli : Super Mario peut perdre très facilement tout le crédit que lui accorde les étoiles d’invincibilité au profit d’un entêtement sans égal. 3
Valentin & son clone en pantalon vert






