Le grand favori face au petit poucet ? Dans ce groupe très serré entre les trois premiers, le match de ce soir apparaissait comme un grand écart. L’Irlande, victime expiatoire d’une Espagne en-dedans face à l’Italie le temps d’une période. Déjà défaits par les Croates, Trapattoni et ses petits hommes verts n’ont pas été les envahisseurs mais les envahis. Mais quels supporteurs…
Les buts
4′ Torres
49′ Silva
70′ Torres
83′ Fabregas
Les dopés
I. Casillas : un arrêt en début de match, un arrêt en fin de match. Ne dérangez pas les saints trop souvent. 7
A. Arbeloa : inhabituellement offensif, il a profité d’une équipe d’Irlande très défensive pour monter et donner quelques bons ballons. Comme quoi, Alvaro n’est pas juste titulaire parce que la concurrence n’existe pas. Enfin si, un peu. 6
G. Piqué : face à un adversaire absolument inoffensif, Gérard a réussi à être mauvais. Son placement zubarien a créé des trous dans la défense, laissant Robbie Keane s’échapper plusieurs fois. 4
S. Ramos : l’assurance de la défense espagnole, il ternit néanmoins sa performance en persistant avec cette coupe de cheveux. 6
J. Alba : finalement plutôt calme alors qu’il est connu pour être plus animateur dans son couloir. Pas de soucis défensifs, il a pu tranquillement assister au match. 6
S. Busquets : Monsieur Propre. Je te nettoie le ballon, je le lustre, et je te le passe parfaitement. Bon par contre, je ne sais pas tirer. 7
X. Alonso :son jeu plus long que ses partenaires a été aussi utile que d’habitude mais il a raté de nombreux contrôles et donné quelques passes sans destination claire. La différence de couleur entre ses cheveux et sa barbe est louche. 6. Remplacé par J. Martinez, non pas Xavi Martinez Bixente, Javi. 6
Xavi : contrairement au match face à l’Italie, il n’a pas eu besoin d’avancer sur le terrain. Il a calmement organisé le jeu, fait quelques jolis une-deux et regarder David et Fernando s’amuser. Il garde des réserves pour la suite du tournoi. Parce qu’il y aura sans doute une suite. 6
A. Iniesta : moins brillant que contre la Nazionale, car moins demandé. L’Irlande était bien trop faible pour l’obliger à passer la seconde. Il reste majestueux. 6. Remplacé par S. Cazorla à dix minutes de la fin. non-noté
D. Silva : une passe décisive contre l’Italie, encore mieux ce soir puisqu’il il cumule ça avec un magnifique but. Complice avec Torres, ils ont fait souffrir les Irlandais comme personne depuis Thierry Henry. 8
F. Torres : doublé pour le remplaçant à Chelsea. À l’inverse de ces derniers mois, il a été meilleur face au but que dans le jeu où il a raté pas mal de transmissions plutôt aisées. 8. Remplacé par C. Fabregas qui entre et marque un but similaire au premier de Torres. Prends ça le football avec attaquant. non-noté
La gelée verte
S. Given : l’ultime rempart irlandais. Malgré ses 4 buts encaissés, il peut sortir de ce match avec les honneurs : il a tenu tête à la furia espagnole. Auteur de (trop) nombreux arrêts, il ne peut rien faire sur les pépites de Torres et de Fabregas. He has given everything. 6
Le reste de l’équipe : que faire face à l’Espagne avec si peu de moyens ? Pas de véritable meneur de jeu, un 4-4-2 qui s’est fait étaler, une arrière-garde qui égoutte aussi bien les pâtes que ma passoire… Les verts ont fait ont fait office de gelée, un dessert dont se sont régalés les Ibériques. Des stats ? Les Irlandais ont réussis à peu près 160 passes, c’est quasiment le nombre de passes de Xavi (136). A titre de comparaison, l’Espagne n’a raté « que » 80 passes sur ses 860 tentatives. Les rouquins ont touché le ballon 24% du temps de jeu, ils ont fait du mieux qu’ils ont pu, malgré les relances catastrophiques de Dunne, les interceptions musclées de Whelan, les permutations inutiles sur les ailes de Duff et Mc Geady, et ont tout de même cadré deux tirs. Hé oui. C’est d’ailleurs Cox qui a allumé la toute première mèche de ce match, juste avant qu’il ne devienne un très long calvaire. 2
Raphael & Valentin






