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Wayne Mark Rooney, né le 24 octobre 1985 à Liverpool, est un footballeur hargneux, fougueux, râleur, infatigable…. tant d’adjectifs le qualifient mais tous s’accordent à dire que c’est un grand joueur.

Parcours

Issu d’une famille fan des Toffees, Wayne grandit dans la haine de Liverpool FC, l’autre club de la mythique ville des Beatles.
Rooney signe au club professionnel d’Everton peu avant son onzième anniversaire. Le 19 octobre 2002 est une date importante pour le petit Wayne, puisqu’il devient le plus jeune buteur de l’histoire de la Premier League à 16 ans et 360 jours. Lors de la même année, il reçoit le BBC Sports Young Personality of the Year, distinction accordée au sportif âgé de moins de 17 ans ayant apporté le plus de contribution au sport pendant l’année. Cela suffit à attirer l’œil d’Alex Ferguson, qui l’arracha d’Everton pour 45 millions d’euros, un certain 31 août 2004. Ce même Sir Alex qui déclara, peu après : « We have got the best young english footballer since 35 years. »

Placement tactique

Dès ses débuts, Wayne Rooney porte le maillot floqué du numéro 8. Il est très souvent placé derrière l’attaquant de pointe, un poste qui était à l’époque occupé par Van Nistelrooy ou Louis Saha. Cependant, cela ne l’empêche pas de marquer une dizaine de buts au cours de la saison 2004/2005, en championnat.

Les années se suivent et Wayne gagne en popularité. Surtout après la saison 2009/2010, où il fut placé en pointe et où il exprima son talent de finisseur, avec Berbatov placé derrière lui. Auteur de 26 buts cette saison en championnat, il se blesse en mars, après un violent tacle à la cheville de Van Buyten, lors d’un match comptant pour les quarts de finale de la Champions League. En ce qui concerne la Coupe du Monde 2010, elle ne lui sourit pas : l’Angleterre est éliminé en huitièmes de finale après un cinglant 4-1, contre les Allemands, demi-finalistes cette année-là.

Le 20 Octobre 2010, il refuse officiellement de prolonger sous le maillot mancunien à cause « du manque de compétitivité de Manchester United sur le long-terme, et de la capacité du club à attirer des joueurs de classe mondiale ». De telles déclarations ont eu l’effet d’un coup de tonnerre : Darren Fletcher et Nemanja Vidic, ses coéquipiers, ont même déclaré : « Celui qui n’a pas confiance en son club, et qui se croit trop bon et plus grand que toute une équipe, ne mérite pas sa place dans une aussi grande entité que United ».
Contre toute attente, le 22 Octobre il prolonge en déclarant : « Je signe ce contrat en ayant conscience que le club est tout à fait capable de perdurer sa ligne historique et victorieuse ». Facile de dire ça après le contrat qui t’offre 14 millions d’euros par an, hein Wayne.

Sifflé dans tous les stades anglais, justement à cause d’une affaire d’adultère, Rooney a énormément de mal lors de la première partie de saison. Mais, à partir de Janvier 2010, l’on revoit le vrai Rooney, mais cette fois dans un rôle de 10/9.5. Le petit Wayne devient grand, et on peut aisément deviner qu’il s’affirme de plus en plus comme étant un meneur de jeu, pour faciliter une reconversion en milieu de terrain. Tout comme les légendaires Paul Scholes et Dwight Yorke.

Transversales, talonnades, passes longues, pressing au milieu, revenir derrière pour aider ses milieux etc…tel est devenu le nouveau fer de lance mancunien. On a l’impression qu’il est plus à l’aise avec Javier Hernandez que Berbatov, peut-être parce que le premier est plus « renard de surface », et laisse donc plus de champ à Wazza pour s’exprimer ? Peut-être. Mais ce qui est sûr, c’est que Wayne a reconquis le cœur des supporters des Red Devils. Personne ne doutera de la hargne de Rooney sous le maillot mancunien, surtout après un tel match contre le FC Barcelone, comptant pour la finale de LDC version 2010/2011.

Ses différents placements selon les saisons, en images

Rooney, version 2010/2011. Ou le retour aux sources. Sur cette image, on voit un Rooney qui aide le milieu dans un 4-4-1-1, qui se replie défensivement aussi.

Là, on voit le Rooney de la saison 2009/2010. Berbatov contrôle le ballon, Wayne part à l’affût en faisant un appel, typique d’un attaquant de pointe. Là, les deux attaquants sont placés dans un 4-4-2 plus classique.

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