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Pour les buteurs fantasques, habituels ou occasionnels, la célébration de but reste un moment à part. Certains se concertent, y réfléchissent avant le match, d’autres agissent sur le fait, souvent surpris. Attaquants, milieux de terrain, défenseurs, personne ne peut rester insensible à l’émotion que procure le but (à part si on s’appelle Mario B.). Explosions de joie, rituels, danses, mises en scène, de Batistuta à Maoulida en passant par d’obscurs Islandais, vous allez bientôt tout savoir sur la célébration de but. Après le succès du premier épisode, voici le tant attendu Tome 2, de la lettre « F » à la lettre « P ».

Fou : mais si, tu sais, c’est le geste que fait Luca Toni lorsqu’il marque. Tu sais, quand on dirait qu’il secoue une noix de coco imaginaire près de son oreille pour écouter son jus. Mais en fait, ce n’est pas ça du tout. Il mime le geste d’un fou. C’est vrai que c’est fou de marquer contre Cesena ou Novara. Mais c’est encore plus fou d’aller jouer aux Emirats Arabes Unis pour marquer contre Ajman ou contre Al Sharjah.

Glissade sur les genoux : telle est l’une des célébrations préférées des scorers anglais. Sur des pelouses bien vertes, grasses et arrosées d’un petit crachin britannique, les attaquants d’outre-Manche se laissent souvent aller à ces glissades sur les genoux afin de montrer toute leur rage et toute leur détermination. Glissant ainsi sur plusieurs mètres, le record du monde est détenu par Didier Drogba qui a parcouru l’énorme distance de 6 mètres 34, soit la longueur d’un Renault Advantime et de sa caravane pliante. Malheureusement, cette célébration n’est pas donnée à tout le monde, en effet Dario Silva, ancien-joueur uruguayen, ne peut plus célébrer ses buts de cette façon. Il est amputé d’une jambe suite à un accident de voiture en 2006. Fernando Torres ne célèbre plus ses buts de cette manière non plus. Mais c’est pour une autre raison. Il ne marque plus. Les joueurs de l’équipe 3 de Saint-Menoux évoluant en troisième division de district sont, eux aussi, dans l’incapacité de glisser sur les genoux après les buts de leur attaquant vedette Marcel Michard, sous peine de s’arracher l’épiderme sur quinze centimètres. Effectivement, leur terrain est en turf.

Islandais : j’ai vraiment besoin de parler de ces Islandais ? Vues et revues, ces célébrations de buts singulières ont fait le tour de YouTube, des zappings de Téléfoot, de l’Équipe du Dimanche, du CFC, de Stade 2, de Sport 6, de Tout le Sport, d’Infosport, d’Eurosport, de L’Equipe TV, de Ma Chaîne Sport, d’ESPN, de Canal + Sport et j’en passe. Chiottes, pêche, Rambo, accouchement, tout y est passé. Après l’éruption du volcan Eyjafjallajokull, c’est ce que l’Islande a apporté de pire au monde contemporain.

Mitraillette : s’il a rencontré sa future femme dans une partie de Curling (true story), c’est au football que Batistuta s’illustrera le plus. S’il n’a pas participé à la Guerre des Malouines, Batigol s’est largement rattrapé en célébrant ses buts en imitant la mitraillette. Sans doute en rapport avec son tempérament de tueur sur le terrain, ou peut être pour faire taire ses détracteurs. Rien qu’à la Fiorentina, il aura effectué ce geste à 227 reprises. Sachant qu’il tuait 3,27 personnes à chaque célébration, il a, en tout, mis fin aux jours de 742 spectateurs. Anders Behring Breivik peut aller se coucher.

Masturbation : non, ce n’est pas la célébration de but de Brandão. Mais bien de la super star internationale du cinéma turc Pascal Nouma. Après avoir montré son cul à Lens et à Galatasaray, après avoir cassé la cheville de Raschke et le nez de Pascal Pierre, après avoir été expulsé 26 fois par saison, après avoir dézingué Mills en Ligue des Champions, après avoir craché à la gueule d’un joueur de Genclerbirligi, après avoir mis un coup de poing à un autre joueur du même club, après avoir été surnommé Disco Nouma à cause de ses trop nombreuses sorties en boîte, Pascal Nouma fait parler de lui une dernière fois sur un terrain de football en mimant une masturbation suite à un but important pour son club de Besiktas contre l’ennemi juré Fenerbahçe. Son imitation de secouage de loukoums n’aboutira pas sur une éjaculation de sauce blanche mais bien sur une suspension de la part de la Fédération turque, lassée par l’attitude du joueur formé au PSG. Voilà une carrière qui finit en queue… de poisson. Et ce n’est pas ses courts passages au Qatar et à Livingston qui prouveront le contraire. Nouma est dorénavant la coqueluche de toutes les télé-réalités turques. Moundir n’a qu’à bien se tenir.

Nettoyer les chaussures du buteur : l’euphorie que procure un but peut amener à faire n’importe quoi. Cette célébration en est la preuve. Si le cireur est, en temps normal, celui qui décrotte et qui cire les chaussures de passants ou de clients, le cireur footballeur se charge de lustrer les pieds de son camarade qui vient de marquer. Un genou à terre, le pied de son coéquipier sur l’autre, le cireur n’a pas l’habitude de travailler avec des pieds carrés. Autant vous dire que Bakayoko n’a jamais eu l’honneur de célébrer un de ses buts de cette façon.

Orange Box : Brandão l’a transpercé sans aucuns remords, les deux pieds en avant, sans aucune finesse. Il y a rentré tout son corps ou presque, tout heureux de lui avoir perforé l’hymen. Boudewijn Zenden était avec lui, et ça, on l’avait oublié. L’Orange Box a souffert sous le poids des deux joueurs olympiens. Nous sommes le 15 mars 2009 au Parc des Princes pour le Clasico, Zenden vient d’ouvrir le score suite à une passe décisive de Brandão. C’est alors qu’ils se dirigent vers le cube publicitaire d’Orange, sponsor officiel de la Ligue 1. Intact une fois que le Néerlandais était dessus, celui-ci s’est perforé sous le poids du gros Brésilien. Marseille gagnera 1-3 et l’image de ce gadin sera diffusée dans tous les bêtisiers. Une habitude pour le Brésilien.

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Pagaye : le chanteur hawaïen Iz a pagayé. Il a coulé (on se demande pas pourquoi). Il est mort. Marama Vahirua a pagayé. Il a coulé. Il joue à Monaco. Il y a Tahiti Douche. Il y a Tahiti Bob. Mais il y a surtout Tahitigoal. Du FC Nantes, où il fut formé, à l’AS Monaco, où il fut déformé, en passant par Nice, Lorient et Nancy, le cousin de Pascal (qui n’est donc pas son grand frère) a pagayé sur tous les terrains de France. Tireur de coup-francs, joueur élégant, Marama, quoiqu’il arrive, célèbre ses buts en pagayant (il donne trois coups, toujours), un genou à terre. Tout ceci pour rendre hommage à son île, île sauvage où les gens vivent encore à l’état préhistorique et où ils se déplacent en pirogue.

Panthère : avez-vous déjà vu une panthère brésilienne ? Non ? Pourtant nombreux sont ceux à l’avoir côtoyé. Stéphane Pédron, Lionel Potillon et Maxym Levytsky peuvent en témoigner. La panthère brésilienne est aussi connue sous le nom de Alex Dias de Almeida, attaquant brésilien ayant évolué à l’AS Saint-Etienne de 1999 à 2003 (entrecoupé d’une saison au PSG). Élu deux fois meilleur étranger de première division française, Alex célébrait ses buts en imitant une panthère toutes griffes dehors devant les kops de supporters. Fêter ses buts en faisant la panthère alors que l’on est censé être un renard des surfaces, c’est quand même un comble. Mais c’est ainsi qu’il donnait la chair de poule aux supporters, bien qu’il fasse un froid de canard. Associé en attaque au gros Aloisio, Alex a fait trembler les filets trente-quatre fois en trois saisons sous le maillot vert. Autant dire qu’il n’est pas souvent resté muet comme une carpe. Il est nécessaire de rajouter qu’il s’est quand même fait prendre pour un pigeon avec l’affaire des faux passeports, à l’époque où les dirigeants stéphanois étaient des charlatans. Après une carrière bien remplie au Brésil et après un an de non-activité il a décidé de rejouer à l’AA Aparecidense, dans le championnat d’état de Goias. Ce n’est pas pour autant qu’il a conservé son triple A.

Avez-vous déjà vu une panthère noire ? Oui ? Non, je ne parle pas de Bagheera, la chère amie de Trémoulinas, euh de Mowgli, je parle bien évidemment de Bafétimbi Gomis. Lui, l’enfant du Chaudron, formé au club, qui a décidé de tout plaquer pour rejoindre le club ennemi de l’Olympique Lyonnais. Suite à son prêt à Troyes et suite au départ du grand Frédéric Piquionne, Bafé s’impose et commence à empiler les buts comme ta grand mère empile les bibelots sur la bibliothèque à côté des cendres de Grand-Père. En hommage à Alex, idole de sa jeunesse, mais aussi et surtout en hommage à la panthère noire, symbole du club de la Loire, l’attaquant, tel un mouton de Panurge, imite à son tour le félin. Ce qui ne casse pas trois pattes à un canard, il faut l’avouer.

Pazzini : Pazzini est le premier joueur à avoir marqué dans le nouveau Wembley. Pazzini a été exclu trois minutes après son entrée en jeu suite à un coup de coude. Pazzini est considéré comme le nouveau Toto Schillaci. Pazzini a marqué 36 buts en 75 matchs à la Sampdoria. Tout ça, on s’en branle. Nous ce qui nous intéresse, c’est la manière dont il fête ses buts. Alors que signifie cette langue glissée entre ses deux doigts en V placés devant sa bouche ? Certains donnent leur langue au chat, d’autres essayent de lui poser la question, à lui de répondre par une pirouette « Vous avez vu le but que j’ai mis ?! ». La seule et unique réponse viendra de La Madjer. Il ne faut pas se voiler la face, ce geste est clairement en rapport avec le sexe. Le V ne signifie pas victoire mais est bien la représentation de l’attribut féminin, aussi appelé vagin, fouffe ou chatte ; et la langue signifiant… la langue. Alors oui, Pazzini est un petit coquin qui célèbre ses buts en mimant un cunnilingus, choquant ainsi les plus puritains d’entre nous. Et cela bien sûr ne peut pas plaire à tout le monde (surtout pas à Marc-Olivier Fogiel avec ce geste, quoique, peut-être imite t-il un anulingus…). En tout cas, il la met bien profond aux gardiens adverses.

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