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	<title>La Madjer &#187; Raphael</title>
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	<description>Décalé sur l&#039;aile et décisif dans l&#039;axe</description>
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		<title>Les lettres de mon Toulalan &#8211; &#171;&#160;Jérémy Ménez boude&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Thu, 07 Jun 2012 18:30:44 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Suite au fiasco de la Coupe du Monde 2010, la Fédération Française de football a mis en place une cellule secrète chargée de gérer les potentielles crises. Inconnue du grand public, elle est dirigée par Jérémy Toulalan. Indispensable au fonctionnement de cette CIA du ballon, il ne pouvait pas être...<a style="margin-top:15px; float:right; font-style:15px;" href="/les-lettres-de-mon-toulalan-jeremy-menez-boude/">> LIRE LA SUITE</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><a href="/les-lettres-de-mon-toulalan-jeremy-menez-boude/menez-martin-1/" rel="attachment wp-att-12408"><img class="aligncenter size-full wp-image-12408" title="menez martin 1" src="/wp-content/uploads/2012/06/menez-martin-1.jpg" alt="" width="900" height="450" /></a>Suite au fiasco de la Coupe du Monde 2010, la Fédération Française de football a mis en place une cellule secrète chargée de gérer les potentielles crises. Inconnue du grand public, elle est dirigée par Jérémy Toulalan. Indispensable au fonctionnement de cette CIA du ballon, il ne pouvait pas être sélectionné pour jouer l&rsquo;Euro. Grâce à des amitiés parmi le conseil fédéral, nous avons pu récupérer certains documents. Notamment des lettres où le joueur de Malaga anticipe des situations compliquées et écrit des lettres destinées à Laurent Blanc pour &laquo;&nbsp;aplanir les braises&nbsp;&raquo; comme dirait le poète Sébastien Dupuis. Voici celle concernant Jérémy Ménez.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">&laquo;&nbsp;Kirsha, Ukraine, jeudi 7 juin 2012,</p>
<p style="text-align: justify;">Le risque était connu. Quand j&rsquo;ai vu la liste des 25 puis des 23, j&rsquo;ai pensé que si problème il y avait, Jérémy serait concerné. Jérémy Ménez. Trop marginal, trop fermé, et puis surtout très con. Je me souviens encore de ce Monaco &#8211; Lyon après lequel nous avions discuté. Jérémy était persuadé que Nimani était des paroles de &laquo;&nbsp;Numa Numa&nbsp;&raquo; par O-zone. Il ne voulait pas lui faire la passe sur le terrain, par peur que Frédéric vole le ballon, comme &laquo;&nbsp;tous les roumains&nbsp;&raquo;. J&rsquo;entendais Dominique Grimault rire depuis les tribunes. Je lui avais fait remarquer que les roumains qui ne connaissaient pas la station Châtelet n&rsquo;existaient pas. Et puis Frédéric était noir, tout de même. &laquo;&nbsp;Mais tous les Roumains sont noirs, ils se maquillent pour ne pas être repérés. J&rsquo;ai vu ça dans un spectacle de Dieudonné&nbsp;&raquo;, m&rsquo;avait expliqué Jérémy. Je n&rsquo;ai plus jamais essayé de le raisonner. Jérémy vit dans un autre monde, celui où faire une passe à Kevin Gameiro n&rsquo;est pas une bonne idée. &laquo;&nbsp;Amalfitano n&rsquo;a pas arrêté de le faire, t&rsquo;as vu où il est maintenant ?&nbsp;&raquo;. Jérémy n&rsquo;avait pas tort.</p>
<p style="text-align: justify;">Depuis un an, Ménez s&rsquo;en sort bien. Il a signé à Paris, fait une bonne saison. En équipe de France, il a été plutôt bon et s&rsquo;est assuré un avenir en bleu. Mais Ménez est mal-aimé. Sifflé par ses propres supporters à son arrivée, sifflé par les autres quelques mois plus tard. Une image de joueur personnel, un mec pas vraiment sympa avec les médias. Et des coupes de cheveux psychédéliques. Le lynchage vous marque. Il vous fait rire, puis vous use. Un jour de novembre, pendant la mini-crise du PSG, j&rsquo;avais conseillé à Jérémy d&rsquo;en parler à Jerôme Rothen. &laquo;&nbsp;Qui ?&nbsp;&raquo;. Les Qataris semblaient avoir effacé tout le passé du PSG. &laquo;&nbsp;Le dernier joueur à avoir marqué un coup franc en équipe de France&nbsp;&raquo;, lui avais-je répondu. Il avait disparu dans l&rsquo;instant. Je l&rsquo;avais revu quelques jours plus tard.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>&#8211; J&rsquo;ai regardé sur YouTube le coup franc de Robben.</em><br />
<em> &#8211; Rothen.</em><br />
<em> &#8211; Oui, Rothen. C&rsquo;était contre les Îles Féroé. Ça compte pas. Même Ben Arfa avait marqué. Et puis 2007 ! T&rsquo;avais pas encore de cheveux blancs, y a prescription !</em></p>
<p style="text-align: justify;">J&rsquo;ai arrêté de parler avec Jérémy pendant quelques temps. Je ne savais pas quoi penser de lui. J&rsquo;hésitais entre le juger méprisant ou juste manquant de tact. Depuis, nous avions discuté au téléphone, sporadiquement. L&rsquo;Euro est vite arrivé.</p>
<p style="text-align: justify;">Il y a quelques jours, Jérémy m&rsquo;a appelé, il paniquait.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>&#8211; La Toul ?! Je dois rentrer ! J&rsquo;en peux plus. Il me cherche. Je suis caché sous le lit de Yann. Il y a des montres par terre.</em><br />
<em> &#8211; Il te cherche ? Qui ?</em><br />
<em> &#8211; Numéro 3 ! Il est complètement taré. Il se balade dans les rues de la ville, il va sur les terrains de foot et quand il repart, tout le monde veut jouer défenseur. Je dois partir. Je te rappelle- AAAAAAAAAAAAH !</em></p>
<p style="text-align: justify;">J&rsquo;avais appris le lendemain que Cédric Carrasso pourchassait tous les attaquants présents en Ukraine. Il les forçait à venir s&rsquo;entraîner avec lui, puis il arrêtait tous leurs tirs. Jérémy était au fond du trou. Ribéry avait ressuscité, poussant Nasri à droite et Ménez sur le banc. Le pire avait suivi. Promu grâce à la santé défaillante de Thierry Roland, Denis Balbir s&rsquo;était rendu au camp des Bleus pour en interviewer certains. Jérémy faisait partie de ceux-là. Denis avait commencé par des questions purement footballistiques, conventionnelles. Jérémy répondait calmement, même si ses yeux lançaient des sorts de mépris. Denis s&rsquo;était ensuite égaré, posant des questions sur Émilie Nataf, la nouvelle saison de Secret Story, et enfin, la coupe de cheveux de Jérémy. Trop souvent taquiné sur le sujet, Ménez avait craqué. Il avait explosé de rage, jurant de &laquo;&nbsp;noyer Balbir dans un pot de gomina&nbsp;&raquo;. Il avait essayé, empruntant celui de Mathieu Valbuena. Le Marseillais se roulait par terre, convulsant. Personne n&rsquo;osa l&rsquo;accuser de simulation.</p>
<p style="text-align: justify;">Si je vous écris cette lettre, Laurent, c&rsquo;est pour que vous compreniez que Jérémy vit une période difficile. Je vous demande de le pardonner. Si vous pouviez décaler les horaires de repas pour le laisser regarder Secret Story, ce serait très apprécié. Apparemment, Capucine lui plaît beaucoup.</p>
<p style="text-align: justify;">Jérémy Toulalan.&nbsp;&raquo;</p>
<p style="text-align: justify;">
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		<title>EURO 2012 &#8211; Espagne : le triplé impossible</title>
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		<pubDate>Wed, 30 May 2012 16:30:21 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Vainqueur des deux dernières compétitions internationales, l&#8217;Espagne vise une performance sans précédent : la passe de trois. Euro, Coupe du Monde, Euro. Dans les années 70, la Nationalmannschaft était passée près de l&#8217;exploit. Mais la Tchécoslovaquie d&#8217;alors avait arrêté les Allemands de l&#8217;Ouest à l&#8217;Euro 76. Plus récemment, l&#8217;équipe de...<a style="margin-top:15px; float:right; font-style:15px;" href="/euro-2012-espagne-le-triple-impossible/">> LIRE LA SUITE</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-11656" title="espagne groupe c euro 2012" src="/wp-content/uploads/2012/05/espagne.png" alt="" width="620" height="250" />Vainqueur des deux dernières compétitions internationales, l&rsquo;Espagne vise une performance sans précédent : la passe de trois. Euro, Coupe du Monde, Euro. Dans les années 70, la Nationalmannschaft était passée près de l&rsquo;exploit. Mais la Tchécoslovaquie d&rsquo;alors avait arrêté les Allemands de l&rsquo;Ouest à l&rsquo;Euro 76. Plus récemment, l&rsquo;équipe de France s&rsquo;était lamentablement écroulée en 2002. Alors quel destin pour les Espagnols ? Le groupe semble toujours aussi fort, mais la faim est-elle encore là ? Et quid d&rsquo;un jeu que l&rsquo;Europe combat depuis quatre ans en affrontant le Barça ?</p>
<h3 style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">Qui sont-ils ?</span></h3>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les 23 joueurs sélectionnés</strong><br />
<span style="color: #6ab32c;">GARDIENS</span><br />
Iker Casillas (Real Madrid)<br />
Pepe Reina (Liverpool)<br />
Victor Valdés (FC Barcelone)</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">DEFENSEURS</span><br />
Raul Albiol (Real Madrid)<br />
Alvaro Arbeloa (Real Madrid)<br />
Sergio Ramos (Real Madrid)<br />
Gerard Piqué (FC Barcelone)<br />
Jordi Alba (Valence)<br />
Juanfran (Atlético Madrid)<br />
Javi Martínez (Athletic Bilbao)</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">MILIEUX</span><br />
Sergio Busquets (FC Barcelone)<br />
Xavi (FC Barcelone)<br />
Andrés Iniesta (FC Barcelone)<br />
Cesc Fabregas (FC Barcelone)<br />
Xabi Alonso (Real Madrid)<br />
Santiago Cazorla (Málaga)<br />
Juan Manuel Mata (Chelsea)<br />
David Silva (Manchester City)<br />
Jesús Navas (FC Séville)</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">ATTAQUANTS</span><br />
Alvaro Negredo (FC Séville)<br />
Fernando Torres (Chelsea)<br />
Fernando Llorente (Athletic Bilbao)<br />
Pedro (FC Barcelone)</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Leur entraîneur</strong><br />
Vicente Del Bosque</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Leur capitaine</strong><br />
Iker Casillas</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Leurs tauliers</strong><br />
Iker Casillas, Xavi et Andrés Iniesta</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Leur jeune pousse (-23 ans)</strong><br />
Jordi Alba</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-11659" title="espagne onze type euro 2012" src="/wp-content/uploads/2012/05/espagne_onze.png" alt="" width="620" height="450" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Leurs points forts</strong><br />
Les meilleurs. Ils sont simplement les meilleurs. Si bons qu&rsquo;en écarter certains du onze titulaire est une souffrance. Cesc Fabregas par exemple, décisif lors de ses entrées en 2008 puis en 2010. Santi Cazorla, exceptionnel à partir des quarts de finale à l&rsquo;Euro 2008, non sélectionné en 2010 mais revenu au sommet avec Malaga. Juan Mata, auteur d&rsquo;une superbe première saison en Angleterre. Et quel dilemme pour le poste d&rsquo;avant-centre. Qui des deux Fernando l&rsquo;emportera ? Vicente Del Bosque porte une grande affection à Torres et devrait commencer la compétition avec le Londonien titulaire. Mais le géant de l&rsquo;Athletic sera là pour profiter de toute défaillance. Alvaro Negredo sera dans l&rsquo;ombre des deux blonds mais pourrait tirer son épingle du jeu. La diversité de l&rsquo;effectif est un atout énorme pour l&rsquo;ancien coach du Real. David Silva, Andrés Iniesta ou Juan Mata pour attaquer l&rsquo;axe, Santi Cazorla, Pedro ou Jesús Navas pour élargir.<br />
Autre avantage, la continuité de la sélection. 19 des vainqueurs de la Coupe du Monde sont reconduits pour ce championnat d&rsquo;Europe. La notion de groupe est symbolisée par Pepe Reina, sélectionné plutôt pour son esprit que pour sa saison moyenne. Les tensions Barça-Real se sont apaisées ces derniers mois et une guerre de clans ne semble plus à craindre. Le milieu Xabi Alonso &#8211; Sergio Busquets &#8211; Xavi Hernandez, roi depuis quatre ans, est toujours là. Même si la nécessité d&rsquo;aligner Busquets ET Alonso est remise en doute ces derniers temps, et que la forme de Xavi n&rsquo;est pas optimale. Néanmoins, les solutions de remplacement existent, entre Fabregas et Javi Martinez qui peut jouer en défense centrale ou au milieu.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Leurs points faibles</strong><br />
Si les points forts sont offensifs, les points faibles sont clairement dans le secteur défensif. Frappés par la blessure de Puyol, affaiblis par la saison très moyenne de Gérard Piqué, les Espagnols auront une défense centrale diminuée. Sergio Ramos sort tout de même d&rsquo;une belle saison dans l&rsquo;axe au Real mais sa complicité avec Piqué n&rsquo;est pas encore prouvée. À droite, Arbeloa fait figure de solution par défaut à un poste pas très pourvu. Le Basque Iraola, potentiel titulaire, s&rsquo;est blessé il y a peu.<br />
Mais plus que la défense, c&rsquo;est le jeu entier de l&rsquo;Espagne qui pose problème. Efficace et technique au possible, il n&rsquo;en reste pas moins extrêmement prévisible et éprouvé. Depuis l&rsquo;émergence du Barça de Guardiola, toute l&rsquo;Europe s&rsquo;entraîne à contrer une équipe avare avec l&rsquo;adversaire. Le succès récent de Chelsea peut inspirer de nombreuses équipes à réutiliser le même schéma. Après tout, l&rsquo;Espagne avait connu une grande frayeur face au Paraguay en 2010, et survécu à un penalty raté. L&rsquo;aléatoire ne sera peut-être pas du côté ibérique cette année. Vicente Del Bosque se doit de préparer un plan B, et de trouver de nouvelles façon d&rsquo;attaquer pour surprendre des européens rodés à jouer sans la balle.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Leur bilan de la phase qualificative</strong><br />
8V, 0N, 0D &#8211; premiers du groupe I devant la République Tchèque et l&rsquo;Écosse.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Leur meilleure performance dans un Euro</strong><br />
Euro 1964 &#8211; victoire en finale contre l&rsquo;Union soviétique (2-1).<br />
Euro 2008 &#8211; victoire en finale contre l&rsquo;Allemagne (1-0).</p>
<h3 style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">Les trois stats qui font frémir leurs adversaires</span></h3>
<p style="text-align: justify;">• Huit, comme huit sur huit. Huit matches, huit victoires lors des éliminatoires, dans un groupe qui comptait les Tchèques et les Écossais.<br />
• 18. Les minutes d&rsquo;écart entre chaque occasion créée par Andrés Iniesta, le meilleur à ce jeu-là. Signe aussi que l&rsquo;Espagne se procure d&rsquo;innombrables occasions.<br />
• 74. Le pourcentage de possession moyen de l&rsquo;Espagne pendant les éliminatoires. Autant prévenir les autres équipes : il va falloir courir.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">Prise de température dans les tribunes</span></h3>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-11662" title="espagne infographie" src="/wp-content/uploads/2012/05/esp.jpg" alt="" width="620" height="826" /></p>
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		<title>EURO 2012 &#8211; Grèce : lancer le renouveau</title>
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		<pubDate>Wed, 23 May 2012 16:30:14 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-11384" title="grèce groupe a euro 2012" src="/wp-content/uploads/2012/05/grece.png" alt="" width="620" height="250" />Vainqueur de la compétition en 2004, la Grèce avait enchaîné par un Euro 2008 misérable, éliminée dès les poules avec trois défaites. Pour ce troisième championnat d&rsquo;Europe consécutif, les Grecs peuvent réanimer une équipe nationale léthargique depuis le but victorieux d&rsquo;Angelos Charisteas il y a huit ans. Otto Rehhagel parti, la sélection est menée depuis deux ans par Fernando Santos. Le Portugais, après avoir été coach dans son pays natal puis en Grèce pendant les années 2000, a profité d&rsquo;éliminatoires ouverts pour qualifier son équipe. Mais le jeu pratiqué est toujours embryonnaire, et l&rsquo;enthousiasme demeure un fantasme. Pour changer les habitudes, la sélection espère une nouvelle génération plus joueuse que celle de Dellas, Nikopolodis et Basinas.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">Qui sont-ils ?</span></h3>
<p style="text-align: justify;"><strong>Leurs 23 joueurs sélectionnés</strong><br />
<span style="color: #6ab32c;">GARDIENS :</span><br />
Costas Chalkias (PAOK Salonique)<br />
Michalis Sifakis (Aris Salonique)<br />
Alexandros Tzorvas (Palerme)</p>
<p><span style="color: #6ab32c;">DÉFENSEURS :<br />
</span>Vasilis Torosidis (Olympiakos)<br />
Avraam Papadopoulos (Olympiakos)<br />
Kyriakos Papadopoulos (Schalke 04)<br />
Stelios Malezas (PAOK Salonique)<br />
Jose Holebas (Olympiakos)<br />
Giorgos Tzavellas (AS Monaco)<br />
Sokratis Papastathopoulos (Werder Brême)</p>
<p><span style="color: #6ab32c;">MILIEUX :</span><br />
Grigoris Makos (AEK Athènes)<br />
Giannis Maniatis (Olympiakos)<br />
Kostas Katsouranis (Panathinaikos)<br />
Giorgos Karagounis (Panathinaikos)<br />
Giorgos Fotakis (PAOK Salonique)<br />
Kostas Fortounis (Kaiserslautern)<br />
Sotiris Ninis (Panathinaikos)<br />
Giannis Fetfatzidis (Olympiakos)</p>
<p><span style="color: #6ab32c;">ATTAQUANTS :<br />
</span>Giorgos Samaras (Celtic Glasgow)<br />
Dimitris Salpigidis (PAOK Salonique)<br />
Fanis Gekas (Samsunspor)<br />
Nikos Limberopoulos (AEK Athènes)<br />
Kostas Mitroglou (Atromitos Athènes)</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Leur entraîneur<br />
</strong>Fernando Santos</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Leur capitaine</strong><br />
Giorgios Karagounis</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Leurs tauliers</strong><br />
Kostas Katsouranis, Giorgios Karagounis et Sotiris Ninis</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Leurs jeunes pousses (-23 ans)</strong><br />
Sotiris Ninis, Kyriakos Papadopoulos, Sokratis Papastathopoulos, Kostas Fortounis et Giannis Fetfatzidis</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-11389" title="grece onze type euro 2012" src="/wp-content/uploads/2012/05/grece_onze.png" alt="" width="620" height="450" /><br />
<strong>Leurs points forts</strong><br />
Le départ d&rsquo;Otto Rehhagel n&rsquo;a pas fait disparaître les bonnes habitudes. Avec seulement cinq buts encaissés en dix matches lors des éliminatoires, la Grèce fait partie des meilleures défenses d&rsquo;Europe (juste derrière son futur adversaire russe qui n&rsquo;a encaissé que quatre buts). Dans ce secteur, la sélection hellène dispose de joueurs d&rsquo;avenir. Kyriakos Papadopoulos, à peine vingt ans, a connu l&rsquo;épopée de Schalke en Ligue des Champions la saison passée. Sokratis Papastathopoulos, 23 ans, s&rsquo;est établi comme un titulaire en équipe nationale. Nikopolodis, Dellas et Seitaridis sont partis, Vyntra et Spiropoulos ont été laissés de côté, mais la Grèce garde le cap. La jeunesse existe aussi sur le plan offensif. Entre Sotiris Ninis (22 ans), milieu offensif créateur, le plus grand potentiel grec, et Kostas Mitroglou (24 ans), buteur de qualité (17 buts en 33 matches cette saison), le fantôme de Charisteas a été chassé.<br />
L&rsquo;équipe peut également compter sur une ossature toujours aussi stable. Le championnat grec délivre 16 des 25 joueurs sélectionnés, et le duo Panathinaikos &#8211; Olympiakos est toujours le vivier principal de la sélection, comme peut l&rsquo;être celui du Real et du Barça en Espagne. Enfin, le retour au premier plan de Theofanis Gekas est un soulagement. Après trois ans d&rsquo;errements, ponctués de prêts ratés, le buteur grec numéro 1 a retrouvé son talent : 8 buts en 11 matches avec Samsunspor en Turquie, dont un triplé contre Fenerbahce. Lui qui avait pris sa retraite nationale après la Coupe du Monde 2010 avant de revenir sur sa décision sera bien utile à une équipe qui marque peu.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Leurs points faibles</strong><br />
Les bonnes habitudes sont restées, les mauvaises également. 14 buts en 10 matches, un triste total pour un vainqueur de groupe. Quatre buts de moins que les malheureux Croates, seconds du groupe. La sélection souffre d&rsquo;un cruel manque de créativité et de vitesse. Si Mitroglou s&rsquo;avère talentueux, il ne diffère pas des profils connus au pays : grand, costaud, athlétique. Theofanis Gekas a perdu la vélocité de ses jambes depuis des années, Samaras n&rsquo;a jamais été rapide. Seul Ninis, placé sur l&rsquo;aile droite, allie les deux qualités qui font défaut à la Grèce. Au milieu, personne n&rsquo;a su concurrencer Katsouranis, 32 ans, et Karagounis, 35 ans. Si ces âges avancés peuvent être gages d&rsquo;expériences, ils sont aussi le signe d&rsquo;une formation qui peine à sortir une nouvelle génération de créateurs, d&rsquo;organisateurs. Certes, la Grèce est tombée dans le groupe plus homogène de la compétition, mais elle affrontera des effectifs totalement opposés au sien : techniques, créatifs, modernes. La victoire de Chelsea en Ligue des Champions pourrait être une source d&rsquo;inspiration. Rééditer 2004 semble néanmoins impossible tant les favoris sont supérieurs cette année.<br />
Impossible aussi de définir un onze titulaire. Le poste de gardien est grandement discuté, les trois sélectionnés ne se sont jamais imposés et la non-sélection de Chiotis a fait débat. Ce dernier a déclaré que la &laquo;&nbsp;méritocratie&nbsp;&raquo; n&rsquo;existait plus. L&rsquo;attaque fait tout autant débat : Samaras ou Salpigidis ? Gekas ou Mitroglou ? Même les tauliers sont remis en question. La Grèce est une équipe nationale en manque de repères qui a bien besoin d&rsquo;un bon tournoi pour en trouver. Sortir du groupe serait une performance.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Leur bilan de la phase qualificative</strong><br />
7V, 3N, 0D &#8211; premiers du groupe F devant la Croatie et Israël.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Leur meilleure performance dans un Euro</strong><br />
Euro 2004 &#8211; victoire en finale contre le Portugal (1-0).</p>
<h3 style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">Les trois stats qui font frémir leurs adversaires</span></h3>
<p style="text-align: justify;">• Zéro. Voilà le nombre de défaites de la Grèce lors des éliminatoires. Dans un groupe certes facile (Croatie, Israël, Malte, Lettonie, Géorgie), les Grecs sont restés invaincus.<br />
• Superstitieux ? La dernière fois que la Grèce a joué le match d&rsquo;ouverture d&rsquo;un Euro, c&rsquo;était contre le Portugal. Une victoire 2-1 en 2004 pour commencer un tournoi que la sélection finira par remporter.<br />
• Deux, comme le nombre de Papadopoulos dans l&rsquo;effectif. Histoire de jouer à douze sans que les adversaires ne s&rsquo;en aperçoivent.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">Prise de température dans les tribunes</span></h3>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-11392" title="grece infographie" src="/wp-content/uploads/2012/05/grece.jpg" alt="" width="620" height="827" /></p>
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<p><strong>A découvrir également :</strong><br />
&#8211; <a title="EURO 2012 – Pologne : vaincre l’envahisseur" href="/euro-2012-pologne-lutter-contre-lenvahisseur/" target="_blank">Pologne : vaincre l&rsquo;envahisseur</a></p>
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		<title>Andrei Arshavin, comète du ciel occidental</title>
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		<pubDate>Sat, 25 Feb 2012 11:00:31 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Andrei Arshavin repart là où on l&#8217;aimera. Après trois ans passés à Londres, le Russe va retrouver le Zénith Saint-Petersbourg, son Zénith, qui l&#8217;avait révélé à l&#8217;Europe lors de la saison 2007-2008, remportant la défunte Coupe de l&#8217;UEFA. Le prêt est de six mois mais il semble promettre un aller...<a style="margin-top:15px; float:right; font-style:15px;" href="/andrei-arshavin-comete-du-ciel-occidental/">> LIRE LA SUITE</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="/andrei-arshavin-comete-du-ciel-occidental/arshavin/" rel="attachment wp-att-9283"><img class="aligncenter size-full wp-image-9283" title="arshavin" src="/wp-content/uploads/2012/02/arshavin.jpg" alt="" width="620" height="393" /></a>Andrei Arshavin repart là où on l&rsquo;aimera. Après trois ans passés à Londres, le Russe va retrouver le Zénith Saint-Petersbourg, son Zénith, qui l&rsquo;avait révélé à l&rsquo;Europe lors de la saison 2007-2008, remportant la défunte Coupe de l&rsquo;UEFA. Le prêt est de six mois mais il semble promettre un aller sans retour. Andrei Arshavin a sûrement joué son dernier match en Angleterre contre Sunderland samedi dernier, une défaite 2-0 pathétique. Sept jours plus tôt, déjà contre Sunderland, il avait offert le but de la victoire à Thierry Henry. Et la gloire.</p>
<p style="text-align: justify;">Arshavin est rare. Petit, frêle, coiffé bizarrement, capable de faire exploser Internet en chantant. Talentueux, aussi génial que paresseux. Le jumeau maléfique de Messi, identique de loin mais complètement différent quand on y prête attention. Une personnalité qui détonne, un footballeur qui n&rsquo;existe que quelques fois par saison. Incroyable quand il existe. Vraiment incroyable. C&rsquo;est le joueur énervant parce qu&rsquo;il semble constamment se moquer du reste de la planète. Il pourrait être un des meilleurs, collectionner les compilations à son honneur sur YouTube et envoyer tous les latéraux adversaires en équipe réserve. Sauf qu&rsquo;Andrei n&rsquo;en a pas toujours envie. Un génie à temps partiel. Parfois, il veut juste se promener sur le terrain, donner de faux espoirs aux supporteurs lorsqu&rsquo;il touche le ballon, parce que les supporteurs savent qu&rsquo;avec Robin Van Persie, il est le meilleur joueur de l&rsquo;équipe. Intérieurement, il est peut-être très motivé, victime d&rsquo;une kryptonite non identifiée qui le force à ralentir. Sauf qu&rsquo;on ne le sait pas. Ce qu&rsquo;on sait, c&rsquo;est qu&rsquo;il marche sur le terrain (comme Anelka, des joueurs qui semblent jouer selon leur volonté). Personne n&rsquo;aime ça. De sa tête d&rsquo;enfant à ses buts au bon moment au bon endroit, Andrei Arshavin est un ange gardien. Un ange gardien juste un peu flemmard.</p>
<p style="text-align: justify;">Les années les plus brillantes d&rsquo;Andrei Arshavin se trouvent certainement à la fin des années 2000. Son enchaînement victoire en Coupe de l&rsquo;UEFA &#8211; demi-finales à l&rsquo;Euro 2008 &#8211; arrivée tonitruante à Arsenal en 2009 lui a valu une sixième place au Ballon d&rsquo;Or et un accueil amoureux des fans londoniens.</p>
<p style="text-align: justify;">La découverte du Russe se fit pour le malheur, entre autres, de l&rsquo;Olympique de Marseille. On se souvient, lors du match aller en huitièmes de finale, du but marqué par Arshavin au Vélodrome. Le but du 1-3, ce fameux but à l&rsquo;extérieur, qui permettra au match retour à Saint-Petersbourg de se qualifier en gagnant 2-0. Arshavin avait éliminé Ronald Zubar avant de tromper Steve Mandanda, tout en sérénité, alors que son équipe perdait 3-0. Comme s&rsquo;il avait attendu d&rsquo;être un fantôme, à l&rsquo;instar de son équipe, pour se matérialiser, si violemment, si puissamment. Il y a quelque chose de brutal, de bref, dans les performances du Russe. Des apparitions ici et là, lors desquelles il s&rsquo;affiche en magicien du football, réalisant ce que peu pourraient faire. Un Houdini du ballon rond, quand il impressionne, quand il disparaît. Le Zénith, mené par Pogbrenyak et &laquo;&nbsp;Arsha&nbsp;&raquo;, humiliera Leverkusen (4-1 chez les Allemands) puis le Bayern Munich (4-0 à Saint-Petersbourg) avant de battre les Glasgow Rangers en finale.</p>
<p style="text-align: justify;">Le point culminant de sa carrière reste jusqu&rsquo;à aujourd&rsquo;hui l&rsquo;Euro 2008. Suspendu pour les deux premiers matches de poules, il explose lors des deux suivants. Une victoire obligatoire contre la Suède, 2-0 dont un but de sa part. Il est élu homme du match. Puis l&rsquo;inoubliable quart de finale contre les Pays-Bas, qu&rsquo;on croyait annonciateur d&rsquo;une belle période pour la Russie tant elle avait enflammé ce championnat d&rsquo;Europe et mystifié les Hollandais (3-1), pourtant auteurs d&rsquo;une démonstration en poule. Il est à nouveau élu homme du match. Les Russes furent battus ensuite par l&rsquo;Espagne 3-0. Sa prestation et celle de sa sélection promettaient un avenir radieux au football russe. Pour Andrei Arshavin et la Russie, ce fut le sommet avant une pente plus ou moins sèche selon les points de vue. La configuration de cet Euro convenait parfaitement à Arshavin : un match à jouer au minimum, quatre au maximum. Tout le contraire d&rsquo;une saison où la régularité est demandée sur une cinquantaine de matches. L&rsquo;instantanéité d&rsquo;une compétition internationale sied bien au style du joueur. L&rsquo;observer à l&rsquo;Euro 2012 sera intéressant.</p>
<p style="text-align: justify;">Andrei arrive à Londres en janvier 2009, après une intersaison estivale où il fut envoyé partout en Angleterre par la presse. C&rsquo;est Arsène Wenger qui gagne le concours et signe le hype du moment. Ses premiers mois sont satisfaisants et marqués par son quadruplé magnifique à Anfield. Son premier but aussi caractérise le personnage : nonchalant mais  élégant, imprévisible, meilleur. Meilleur que les autres mais pas forcément plus concerné. &laquo;&nbsp;Fantastic play, and it&rsquo;s a stunning goal&nbsp;&raquo; (Magnifique action, c&rsquo;est un but sensationnel) s&rsquo;écria le commentateur, poursuivant en disant qu&rsquo;Arsenal l&rsquo;avait acheté pour ce genre de gestes. Oui, Arsenal l&rsquo;avait acheté pour ce genre de gestes et il les a faits, encore et encore. Mais pas assez, pas assez longtemps. Gervinho et Oxlade-Chamberlain sont arrivés à leur tour, reléguant Arshavin sur le banc alors qu&rsquo;il décevait depuis déjà plusieurs mois tout en profitant d&rsquo;une concurrence faible. Arshavin quitte les Gunners dans l&rsquo;obscurité, boudé par les fans, accaparés par leurs nouvelles recrues.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Russe est néanmoins un des joueurs qui comptent dans cette période creuse d&rsquo;Arsenal. Ses buts et passes décisives resteront mémorables pour leur pureté, leur importance aussi. Son entrée contre Barcelone la saison dernière ne sera jamais oubliée. Un quart d&rsquo;heure après avoir foulé la pelouse, Arshavin fait rugir l&rsquo;Emirates comme jamais en inscrivant le but de la victoire, d&rsquo;un superbe contre-pied, sans conviction particulière, sans la concentration que demanderait un match de cette tension. Tel Arshavin, Arshavin battit Valdes tranquillement puis mit sa tête dans son maillot, disparaissant une fois de plus. Le quadruplé contre Liverpool, déjà évoquée, est historique parce qu&rsquo;il arbitra la lutte entre Manchester United et les Reds dans la course au titre. Andrei traumatisa une autre fois Liverpool, inscrivit un superbe but à Old Trafford et permit souvent aux Gunners d&rsquo;éviter un mauvais résultat. Un des meilleurs passeurs d&rsquo;Europe (son triplé de passes décisives contre Porto est fantastique), un des plus beaux joueurs du championnat anglais dont le talent ne peut être mesuré par les statistiques parce que la classe n&rsquo;a pas d&rsquo;Opta.</p>
<p style="text-align: justify;">Arshavin retourne donc chez lui, après être passé rapidement à l&rsquo;Ouest, où il aura brillé quand il en ressentait l&rsquo;envie. Il laisse derrière lui des gestes, des buts, des passes. Des attitudes frustrantes aussi, mais le souvenir sera celui du petit ailier aux pieds géniaux, à la lucarne facile. S&rsquo;il venait à revenir vraiment à Arsenal (son contrat se termine en juin 2013) après un intermède au pays, l&rsquo;espoir de le voir renaître ou de se réinventer ne faiblira pas. Comment ne pas souhaiter d&rsquo;autres explosions de talent ?</p>
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		<title>Le jugement télévisuel du corner</title>
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		<pubDate>Tue, 21 Feb 2012 15:24:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Raphael]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#171;&#160;Corner intéressant&#160;&#187;, &#171;&#160;bon corner&#160;&#187;, &#171;&#160;corner bien tiré&#160;&#187;. Le coup de pied de coin est une énigme depuis l&#8217;invention des commentaires sportifs. Sa qualité semble surtout dépendre du jugement du commentateur, qu&#8217;il soit réellement bien tiré ou non. Où se trouvent donc les vrais fondements d&#8217;un bon corner ? Précisons d&#8217;abord...<a style="margin-top:15px; float:right; font-style:15px;" href="/le-jugement-televisuel-du-corner-2/">> LIRE LA SUITE</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="/le-jugement-televisuel-du-corner-2/corner-2-done/" rel="attachment wp-att-9079"><img class="aligncenter size-full wp-image-9079" title="corner 2 done" src="/wp-content/uploads/2012/02/corner-2-done.jpg" alt="" width="620" height="250" /></a>&laquo;&nbsp;Corner intéressant&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;bon corner&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;corner bien tiré&nbsp;&raquo;. Le coup de pied de coin est une énigme depuis l&rsquo;invention des commentaires sportifs. Sa qualité semble surtout dépendre du jugement du commentateur, qu&rsquo;il soit <em>réellement </em>bien tiré ou non. Où se trouvent donc les vrais fondements d&rsquo;un bon corner ?</p>
<p style="text-align: justify;">Précisons d&rsquo;abord que le corner est une occasion de but, toujours. Il permet à une équipe de venir en nombre devant le but adverse, et ainsi de ne craindre que modérément une contre-attaque de l&rsquo;opposant. Aussi, il permet de choisir le tireur et les destinataires, contrairement à une action de jeu où ces acteurs dépendront des circonstances, des problèmes posés par l&rsquo;adversaire. Le corner est toujours dangereux, et il est ainsi très difficile à évaluer. Pourquoi tel corner serait plus intéressant qu&rsquo;un autre ?</p>
<p style="text-align: justify;">Évacuons déjà les paramètres évidents. Si le suspense n&rsquo;est plus, le corner perd de son intérêt. Un corner pour une équipe menée 4-0 pourrait être bien tiré, mais il ne sera jamais intéressant (sauf si Dominique Le Glou se trouve derrière le micro). Ce que cache le terme intéressant, il faut le comprendre, c&rsquo;est la possibilité de revenir dans le match/prendre l&rsquo;avantage. Marquer tant qu&rsquo;on a encore des chances d&rsquo;obtenir un point ou la qualification.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces points éclaircis, il est indispensable de distinguer les deux jugements du corner : &laquo;&nbsp;le corner intéressant/bon corner&nbsp;&raquo;, antérieur à son exécution, face au &laquo;&nbsp;corner bien tiré&nbsp;&raquo;, qui en temps normal est exprimé alors que la balle se dirige vers la surface, donc après son exécution, l&rsquo;exécution étant la balle frappée par le tireur, un instant T.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">Le &laquo;&nbsp;bon corner&nbsp;&raquo;, le &laquo;&nbsp;corner intéressant&nbsp;&raquo;</span></h3>
<p style="text-align: justify;">Ce jugement du corner est le plus compréhensible des deux. D&rsquo;abord parce qu&rsquo;il est vrai. Le suspense existant, condition sine qua non, tout corner sera &laquo;&nbsp;intéressant&nbsp;&raquo;, tout corner sera &laquo;&nbsp;bon&nbsp;&raquo;, parce qu&rsquo;il est une chance de marquer. Vient alors une autre question : pourquoi le qualifier ?</p>
<p style="text-align: justify;">En effet, si tout corner placé dans un cadre où le suspense est présent s&rsquo;avère intéressant, quel besoin de le dire ? Il suffirait alors de dire &laquo;&nbsp;corner&nbsp;&raquo;. Le score étant affiché, chaque téléspectateur sait qu&rsquo;un corner est un évènement. L&rsquo;information que donne le commentateur est inutile parce qu&rsquo;elle est déjà sue, assimilée par tout amateur de football un tantinet intelligent. Corner équivaut à intéressant. Le pléonasme se révèle sans intérêt analytique.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces expressions ont évidemment un autre but. Les commentaires, avant de proposer une analyse (c&rsquo;est rarement le cas), existent pour donner un rythme à la rencontre, le football étant régulièrement critiqué pour sa propension à proposer des temps morts, incompatibles avec une retransmission télé. Le football est considéré comme un divertissement, il doit en remplir la charte. Le &laquo;&nbsp;bon corner/corner intéressant&nbsp;&raquo; se fait entendre pour réveiller l&rsquo;audience si elle somnole, il est d&rsquo;ailleurs prononcé sur un ton enjoué dans la plupart des cas. La version plus courte est parfois utilisée, un simple &laquo;&nbsp;corner&nbsp;&raquo; exprimée de manière plus enthousiaste : &laquo;&nbsp;corner !&nbsp;&raquo;. Christian Jeanpierre en est un spécialiste, il peut l&rsquo;accompagner d&rsquo;un &laquo;&nbsp;hey hey&nbsp;&raquo; qu&rsquo;on ne négligera pas tant il est capable de simultanément faire rire et plonger dans une grave réflexion sur son origine.</p>
<p style="text-align: justify;">On comprendra que le &laquo;&nbsp;bon corner&nbsp;&raquo;, le &laquo;&nbsp;corner intéressant&nbsp;&raquo; est une façon sonore de captiver le téléspectateur, plus qu&rsquo;un avis footballistique. En ce sens, il est justifiable. Le football à la télévision, c&rsquo;est du football, mais c&rsquo;est surtout de la télévision.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">Le &laquo;&nbsp;corner bien tiré&nbsp;&raquo;</span></h3>
<p style="text-align: justify;">Le &laquo;&nbsp;corner bien tiré&nbsp;&raquo; est une énigme bien plus insolvable. Il peut arriver à tout moment entre la frappe du ballon et le moment où il entre concrètement dans la surface, où la courbe atteint sa destination. Souvent exprimé par le consultant, le &laquo;&nbsp;corner bien tiré&nbsp;&raquo; ne se révèle d&rsquo;aucun intérêt footballistique ni télévisuel. Analyser ? Non, puisqu&rsquo;il est souvent prononcé au hasard. Spectaculaire ? Rarement, à moins que l&rsquo;auteur soit Frank Lebœuf, et là c&rsquo;est l&rsquo;hilarité. Parce que c&rsquo;est Frank Lebœuf.</p>
<p style="text-align: justify;">Le &laquo;&nbsp;corner bien tiré&nbsp;&raquo; peut être entendu comme un mensonge. Le consultant (ou le commentateur si son contrat lui autorise à donner son opinion) juge le corner bien tiré avant même qu&rsquo;on puisse savoir : 1. sa destination 2. si sa destination est atteinte 3. si sa destination est pertinente. Dans des cas extrêmes, le &laquo;&nbsp;bien tiré&nbsp;&raquo; retentit alors que le corner n&rsquo;a pas été tiré, à quelques fractions de secondes. Exceptionnel.</p>
<p style="text-align: justify;">Est-ce que le consultant nous mentirait délibérément ? Est-ce une mauvaise habitude ?</p>
<p style="text-align: justify;">Ce &laquo;&nbsp;corner bien tiré&nbsp;&raquo; pourrait être une dérive du consultant-roi, à qui il arrive de parler plus que le commentateur pendant un match. Dans la surenchère d&rsquo;opinions, le consultant va jusqu&rsquo;à juger des évènements à venir. Après tout, il y a quelques probabilités que le corner soit vraiment bien tiré.</p>
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		<title>L&#8217;importance de Bafétimbi Gomis à Lyon</title>
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		<pubDate>Tue, 07 Feb 2012 07:56:56 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Souvent moqué pour son allure et sa maladresse, l&#8217;ancien Stéphanois est pourtant une pièce indispensable du jeu lyonnais aujourd&#8217;hui. Grâce à ses qualités athlétiques, sans oublier un vrai sens du but &#8211; au moins douze buts par saison depuis 2006 &#8211; Bafétimbi Gomis a guéri les maux de Lyon ces...<a style="margin-top:15px; float:right; font-style:15px;" href="/limportance-de-bafetimbi-gomis-a-lyon/">> LIRE LA SUITE</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-8557" title="bafétimbi gomis" src="/wp-content/uploads/2012/02/bafétimbi-gomis.jpg" alt="" width="620" height="470" />Souvent moqué pour son allure et sa maladresse, l&rsquo;ancien Stéphanois est pourtant une pièce indispensable du jeu lyonnais aujourd&rsquo;hui. Grâce à ses qualités athlétiques, sans oublier un vrai sens du but &#8211; au moins douze buts par saison depuis 2006 &#8211; Bafétimbi Gomis a guéri les maux de Lyon ces dernières années. Si les Rhodaniens sont repartis du Vélodrome avec un point et deux buts inscrits dimanche soir, ils le doivent en grande partie à leur attaquant.</p>
<p style="text-align: justify;">Le passage de Claude Puel, mauvais dans les résultats, a surtout vu la qualité de jeu de l&rsquo;Olympique Lyonnais chuter. Amorphe, le club a peiné offensivement, victime d&rsquo;un problème récurrent : un avant-centre isolé. Que ce soit Karim Benzema lors de la première saison ou Lisandro Lopez ensuite. Adepte des ailiers très excentrés, Claude Puel a entraîné son équipe à parier trop fréquemment sur l&rsquo;Argentin. En marchant sur l&rsquo;eau dès son arrivée, le surnommé &laquo;&nbsp;Licha&nbsp;&raquo; a amené l&rsquo;OL à des niveaux qu&rsquo;il n&rsquo;aurait pas atteint sans sa grande forme, notamment en Ligue des Champions.</p>
<p style="text-align: justify;">Bafétimbi Gomis a certes connu des passages compliqués, et fait preuve d&rsquo;un terrible manque de précision. Les compositions et les dispositifs changeants de Claude Puel ont cependant déstabilisé toute une équipe, balançant par exemple Michel Bastos de gauche à droite, Lisandro de l&rsquo;axe aux côtés et Gomis donc, du terrain au banc.</p>
<p style="text-align: justify;">Le style de l&rsquo;ex-Panthère était pourtant une solution évidente aux problèmes de son équipe, et le voir faire de bons matchs lorsqu&rsquo;il est en confiance relève d&rsquo;une certaine logique. Capable de garder le ballon dos au but, d&rsquo;imposer un défi physique aux défenseurs adverses, Gomis est le partenaire idéal de Lisandro et leur entente est connue. Rémi Garde n&rsquo;a pas totalement abandonné les restes de Claude Puel. Dans les grands matches, Lyon a toujours tendance à laisser l&rsquo;initiative à l&rsquo;adversaire, idée impossible il y a cinq ans par ailleurs. Dans cette optique, le rôle de pivot de Gomis n&rsquo;est pas négligeable. Contrairement à Lisandro qui préfère jouer en avançant, Gomis aime le duel et s&rsquo;il ne concrétise pas toujours en marquant, il ouvre incontestablement des brèches à ses coéquipiers. Il évite à l&rsquo;OL de perdre trop rapidement le ballon, mal profond ces dernières années. La réussite de Michel Bastos ces derniers mois et les huit buts de Jimmy Briand reposent beaucoup sur le travail de leur avant-centre. Voir Lisandro libéré de certaines tâches (le premier pressing principalement) est un soulagement, une joie. Si Claude Puel ne l&rsquo;a pas forcément fait briller, Gomis <a href="http://www.foot01.com/equipe/lyon/bafe-gomis-dit-merci-a-puel-et-anderson,66658">disait en février 2011</a> qu&rsquo;il l&rsquo;avait fait progresser, en particulier dans ce domaine : <em>&laquo;&nbsp;J’ai pris un autre bagage grâce au coach, à Sonny Anderson. J’ai travaillé, depuis la saison dernière, mon jeu dos au but pour devenir un vrai pivot. Le coach a insisté. Il me fallait ce bagage. Je n’avais jamais joué de la sorte. C’était important pour ma carrière. Je les remercie. J’étais venu à l’OL pour progresser et j’ai découvert ces qualités en moi. La saison dernière, le coach me mettait souvent sur le dos « Boum » à l’entraînement. Cela m’a endurci. Si le travail n’a pas payé de suite, il paie maintenant&nbsp;&raquo;. </em>Un an plus tard, le travail paie encore plus.</p>
<p style="text-align: justify;">Face à Nicolas Nkoulou et Souleymane Diawara, deux défenseurs forts en un-contre-un, Gomis s&rsquo;est bien défendu. 27 ballons touchés, 65% de passes réussies, quatre tirs dont deux cadrés et évidemment, un but, tout ça en soixante minutes. Il a permis à Lisandro de se déplacer librement, et ainsi de toucher 65 ballons, troisième joueur à avoir le plus manipulé le cuir sur le terrain après Kim Källström et Benoît Cheyrou, deux milieux de terrain.</p>
<p style="text-align: justify;">La première moitié de la campagne 2011-2012 bat déjà des records dans la carrière de Bafé. Avec 17 buts en 33 matches, il a déjà battu son meilleur total de buts sur une saison, avec un ratio bien supérieur à ses habitudes. L&rsquo;Euro 2012 approchant, continuer à changer ses habitudes et améliorer ses statistiques ferait de Gomis un sérieux candidat à la sélection. L&rsquo;Olympique Lyonnais n&rsquo;en serait que plus heureux.</p>
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		<title>Il s&#8217;est passé quelque chose</title>
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		<pubDate>Wed, 25 Jan 2012 18:26:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Raphael]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Les bouches grandes ouvertes se mêlent aux airs interloqués, aux visages impassibles, aux mains brandies pour se protéger, aux autres festives. Deux vies viennent de changer mais le public n&#8217;y voit qu&#8217;un événement. Amusant pour certains, choquant pour d&#8217;autres. Juste un événement. Eric Cantona vient de frapper Matthew Simmons d&#8217;un...<a style="margin-top:15px; float:right; font-style:15px;" href="/il-sest-passe-quelque-chose/">> LIRE LA SUITE</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="/il-sest-passe-quelque-chose/cantona-simmons/" rel="attachment wp-att-8094"><img class="aligncenter size-full wp-image-8094" title="cantona simmons" src="/wp-content/uploads/2012/01/cantona-simmons.jpg" alt="" width="620" height="388" /></a>Les bouches grandes ouvertes se mêlent aux airs interloqués, aux visages impassibles, aux mains brandies pour se protéger, aux autres festives. Deux vies viennent de changer mais le public n&rsquo;y voit qu&rsquo;un événement. Amusant pour certains, choquant pour d&rsquo;autres. Juste un événement.</p>
<p style="text-align: justify;">Eric Cantona vient de frapper Matthew Simmons d&rsquo;un (admirable) coup de pied. Le Français sera suspendu neuf mois, Simmons verra sa vie s&rsquo;effondrer. Le 25 janvier 1995 est une date dans l&rsquo;Histoire de la relation entre les joueurs et les supporters mais au moment où Cantona s&rsquo;élève, appuie son pied gauche sur le panneau publicitaire puis envoie valdinguer Simmons, il s&rsquo;est simplement passé quelque chose propice à une manifestation émotionnelle, la raison première d&rsquo;une venue au stade.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour beaucoup, le football rend con, le football abrutit, encore plus quand on est sur place, parce qu&rsquo;on insulte l&rsquo;arbitre, les joueurs adverses, les supporters adverses, les poteaux adverses. On insulte tout ce qui contrarie nos envies, celles de notre équipe. On est plus facilement grossier, on parle fort, on enlace des potes, parfois des gens qu&rsquo;on ne connaît pas. Le football ne rend pas con, il libère. Le football désinhibe et les actes qui en découlent ne sont pas forcément les plus vertueux. Le football dans un stade, quand il est bon, est une sacrée drogue. Dans un article intitulé <a href="http://www.runofplay.com/2011/09/15/happy-together/">Happy Together</a>, Supriya Nair racontait comment un dépressif avait survécu grâce à ses venues au stade, comment le football l&rsquo;avait extrait de son état. Comment dans un stade, il n&rsquo;y avait que le football. Ni lui ni ses pensées sombres. Uniquement les vingt-deux types qui se disputaient le cuir. <em>&laquo;&nbsp;Je n&rsquo;existe plus; il n&rsquo;y a que le football. C&rsquo;est le meilleur temps libre, un temps hors de moi&nbsp;&raquo;. </em>Est-on toujours nous-même dans un stade ?</p>
<p style="text-align: justify;">Le football facilite l&rsquo;expression des sentiments les moins emphatiques, parce qu&rsquo;il vous plonge pendant 90 minutes dans un univers qui n&rsquo;a qu&rsquo;un but : le plaisir à travers la tension, les potentiels évènements, et si possible, le succès de votre équipe. Et ce 25 janvier 1995, Matthew Simmons, alors supporter de Crystal Palace, éprouvait une profonde haine pour Cantona comme il le dit à So Foot :<em> &laquo;&nbsp;tous ceux qui ne supportaient pas Manchester le détestaient&nbsp;&raquo;</em>. Simmons a donc insulté sa mère, faisant sa part du boulot. Et Canto a réagi au quart de tour : tout comme les supporters, les joueurs sont desinhibés par le football. Les pétages de plomb sont nombreux (Zidane aurait-il donné un coup de tête s&rsquo;il avait reçu une insulte dans la rue ? Pepe est-il un boucher au quotidien ?). À ce sujet, il est indispensable de voir <a href="http://www.arte.tv/fr/2235124,CmC=6332366.html#.TxX_lfzjKzA.twitter">cette émission</a> où Olivier Pourriol même philosophie et football.</p>
<p style="text-align: justify;">Comment réagir quand on voit un homme qui se prend un high-kick d&rsquo;un autre ? La réponse, ardue en théorie, fut multiple ce jour de janvier 1995. Il y a cette jeune femme au premier rang qui semble se protéger. Il y a cet homme à sa droite qui reste stoïque, et ce quinquagénaire veste-cravate dont la moustache mime l&rsquo;incompréhension, et cet autre veste-cravate en transe derrière ses lunettes comme le montre son sourire béat. Et il y a ce vieil homme, vêtu d&rsquo;un béret, au visage indéchiffrable mais parlant : il s&rsquo;est passé quelque chose. Comme le dit si bien John King (auteur du culte Football Factory) encore dans So Foot : <em>&laquo;&nbsp;un stade, c&rsquo;est des émotions&nbsp;&raquo;</em>. Quelle que soit leur nature.</p>
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		<title>Ennemis Imaginaires</title>
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		<pubDate>Thu, 19 Jan 2012 14:43:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Raphael]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Grâce à ses relations tentaculaires, La Madjer a contacté le très sympathique Brian Phillips, éditeur de l&#8217;excellent TheRunofplay, dont on est un peu fan. Une fois par mois (idéalement), un article de TheRunofplay sera traduit et publié dans sa version française ici. Histoire de partager et faire connaître cet indispensable...<a style="margin-top:15px; float:right; font-style:15px;" href="/ennemis-imaginaires/">> LIRE LA SUITE</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="/ennemis-imaginaires/anelka-runofplay/" rel="attachment wp-att-7832"><img class="aligncenter size-full wp-image-7832" title="Anelka runofplay" src="/wp-content/uploads/2012/01/Anelka-runofplay.jpg" alt="" width="620" height="309" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Grâce à ses relations tentaculaires, La Madjer a contacté le très sympathique Brian Phillips, éditeur de l&rsquo;excellent <a href="www.runofplay.com">TheRunofplay</a>, dont on est un peu fan. Une fois par mois (idéalement), un article de TheRunofplay sera traduit et publié dans sa version française ici. Histoire de partager et faire connaître cet indispensable site à ceux qui n&rsquo;aiment pas l&rsquo;anglais.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em><a href="http://www.runofplay.com/2011/12/16/imaginary-enemies/">L&rsquo;article original</a>, publié le 16 décembre 2011, a été écrit par Ryan O&rsquo;Hanlon, éditeur de la section sports du site <a href="http://goodmenproject.com/">TheGoodMenProject</a>.</em></p>
<p style="text-align: justify;">Nicolas Anelka sera bientôt footballeur professionnel en Chine. C&rsquo;est surprenant parce que Nicolas est toujours un vrai footballeur, talentueux, qui ne serait inutile qu&rsquo;a dix équipes dans le monde. Ce n&rsquo;est pas surprenant parce que Nicolas Anelka se rend à un endroit où ils le paieront un chiffre qui me demanderait des années à compter.</p>
<p style="text-align: justify;">Beaucoup voient en Anelka un mercenaire. C&rsquo;est ce qui arrive lorsque vous jouez pour tous les clubs anglais, deux fois, et faites un arrêt par la Turquie entre temps – tout ça avant vos 30 ans. Sachant qu&rsquo;on ne peut qu&rsquo;essayer de juger les décisions dans la carrière d&rsquo;un joueur, avec rien de plus qu&rsquo;un bref regard à sa manière de prendre ses décisions, c&rsquo;est probablement une étiquette juste. Mais ce n&rsquo;est pas pour cette raison que son départ en Chine n&rsquo;est pas surprenant. De plus en plus de joueurs à peine sortis de la fleur de l&rsquo;âge vont dans ces clubs au riche compte en banque, au pauvre football, à chaque mercato. (Salut, Asamoah Gyan!). Après tout, c&rsquo;est une carrière – et une sacrément courte.</p>
<p style="text-align: justify;">Quand j&rsquo;ai entendu la nouvelle du transfert d&rsquo;Anelka au Shanghai Shenua, je ne fus pas surpris – mais encore une fois, pas à cause de ses transferts précédents. Je ne fus pas surpris parce que Nicolas Anelka ne m&rsquo;a jamais semblé être quelqu&rsquo;un réellement concerné par le sport qu&rsquo;il pratique pour métier. Et aller dans une ligue de faible niveau qui allonge l&rsquo;argent rentre dans ce récit que j&rsquo;ai construit dans ma tête. Est-ce injuste ? Oui. Est-ce que j&rsquo;en ai quelque chose à faire ? Nope.</p>
<p style="text-align: justify;">Je n&rsquo;ai jamais aimé Nicolas Anelka. Je sais vraiment très peu de lui, personnellement … parce que j&rsquo;ai 23 ans et je vis à Brooklyn, et pas lui. Nicolas Anelka pourrait jouer au football sur la Lune, et je serais heureux. Plus il est loin de ma vie, mieux c&rsquo;est.</p>
<p style="text-align: justify;">Anelka a marqué beaucoup de buts durant sa carrière, et il a joué pour beaucoup de grands clubs. Dans de nombreux domaines, il a eu une triomphante carrière, mais il est le dernier joueur que je voudrais encourager.</p>
<p style="text-align: justify;">Il joue avec l&rsquo;émotion d&rsquo;un robot irascible et décédé. Il y a certains mecs – citons-en un, Mario Balotelli- qui ne montrent aucune émotion volontairement, transformant cela en une sorte d&rsquo;émotion sans émotion. Chez Anelka, au contraire, l&rsquo;absence d&rsquo;émotion est exactement cela : une absence d&rsquo;émotion. Est-il vraiment mort à l&rsquo;intérieur, vagabondant sur le terrain avec uniquement le désir que l&rsquo;horloge s&rsquo;arrête de tourner ? Je n&rsquo;en ai aucune idée, mais ça ne m&rsquo;empêchera pas de le croire.</p>
<p style="text-align: justify;">En général, on peut séparer les footballeurs en deux catégories : ceux qui doivent essayer très fort pour réussir, et ceux qui n&rsquo;ont pas à le faire. On aime le premier groupe parce qu&rsquo;on se reconnaît en eux. D&rsquo;une certaine manière, Lionel Messi fait partie de ce groupe. (Et c&rsquo;est pourquoi on l&rsquo;aime tous. Oui, <em>vous</em> aussi vous l&rsquo;aimez.) Concernant le second groupe, on est fascinés par la facilité qu&rsquo;ils ont à réussir des choses impossibles. Xabi Alonso fait de telles choses si machinalement.</p>
<p style="text-align: justify;">Anelka est de ce second groupe. Il glisse sur la pelouse, passe les défenseurs aisément, et frappe la balle plus fort que son élan ne devrait jamais lui permettre. Mais cette nonchalance disparaît quand un adversaire le bloque. Il ira courir vers un défenseur et la balle jaillira à un coéquipier au dernier moment. Quand Carlo Ancelotti essaya de faire jouer Anelka meneur de jeu dans un milieu à quatre, Anelka dut prendre des décisions rapidement et jouer avec peu d&rsquo;espace, et ce fut difficile à regarder. Les moments où il luttait devinrent la norme.</p>
<p style="text-align: justify;">Regarder Anelka à grandes enjambées, repiquer depuis la ligne de touche – c&rsquo;est quelque chose que je peux apprécier, parce que ça coupe le souffle, mais quand ça devient plus que cela, son jeu est frustrant, un trébuchement intérieur juste dur à supporter, qu&rsquo;il réussisse ou non. Sa nonchalance dure une seconde de trop qui vous fait hurler devant votre télévision.</p>
<p style="text-align: justify;">Nicolas Anelka n&rsquo;a jamais apporté de la joie dans ma vie. (Et oui, l&rsquo;épisode « LeSulk »-ness¹ et ses frasques en Afrique du Sud n&rsquo;aident pas.) Pour ce que j&rsquo;en sais, en dehors du football, il est juste un type très sympa qui voudrait être mon meilleur ami dans un quelconque univers parallèle. Peut-être qu&rsquo;il en a quelque chose à faire du football, aussi.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais je ne pense pas que cela importe en fait. Je connais Anelka en tant que footballeur, pas comme un frère, un fils, un père, ou quoi qu&rsquo;il fasse quand il ne m&rsquo;énerve pas. La personnalité que j&rsquo;ai imaginée pour lui – et nous faisons tous ceci quand nous regardons du sport – est plus réelle, pour moi, que sa réelle personnalité, quelle qu&rsquo;elle soit.</p>
<p style="text-align: justify;">¹<em>Lors de son passage à Arsenal, Anelka se distingua en réclamant une hausse de salaire. Les supporteurs, n&rsquo;appréciant pas beaucoup et s&rsquo;étant déjà aperçu, à l&rsquo;époque, de son manque d&rsquo;enthousiasme, lui donnèrent ce surnom, &laquo;&nbsp;Le Sulk&nbsp;&raquo;. En français, le boudeur, le pleurnicheur.</em></p>
<p><a href="http://www.runofplay.com"><img src="/wp-content/uploads/2012/01/therunofplay.jpg" alt="runofplay" /></a></p>
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		<title>Jouer sous Steven Gerrard</title>
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		<pubDate>Mon, 09 Jan 2012 20:50:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Raphael]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Steven Gerrard a profité de la fin d&#8217;année 2011 pour revenir, après une énième blessure, dans le stade qu&#8217;il transcende depuis maintenant quatorze ans. Face à Blackburn d&#8217;abord. Rentré à vingt minutes du terme, le Scouser qui fait chanter Anfield fort comme si Liverpool avait marqué n&#8217;aura pas évité un...<a style="margin-top:15px; float:right; font-style:15px;" href="/jouer-sous-steven-gerrard/">> LIRE LA SUITE</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="/jouer-sous-steven-gerrard/steven-gerrard-1/" rel="attachment wp-att-7617"><img class="aligncenter size-full wp-image-7617" title="steven gerrard 1" src="/wp-content/uploads/2012/01/steven-gerrard-1.jpg" alt="" width="620" height="349" /></a>Steven Gerrard a profité de la fin d&rsquo;année 2011 pour revenir, après une énième blessure, dans le stade qu&rsquo;il transcende depuis maintenant quatorze ans. Face à Blackburn d&rsquo;abord. Rentré à vingt minutes du terme, le Scouser qui fait chanter Anfield fort comme si Liverpool avait marqué n&rsquo;aura pas évité un match nul décevant à son équipe, malgré un apport certain. Dès qu&rsquo;il foula la pelouse, l&rsquo;état d&rsquo;esprit de dix autres joueurs changea, l&rsquo;humeur de 45 000 supporters. Les Reds attaquèrent avec plus de volonté que pendant les soixante-dix minutes précédentes et les Rovers sauvèrent deux fois leur point sur leur ligne de but. Quand il joue, Steven Gerrard est la définition parfaite du métronome, régulant le jeu de son équipe, dirigeant ses coéquipiers. La constante du jeu de Liverpool depuis le passage de Rafael Benitez, c&rsquo;est la disponibilité permanente du numéro 8, qui doit toujours être fructifiée. Quand Gerrard demande la balle, Gerrard la reçoit.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette invariante a certainement été touchée par les absences répétées du natif de Whiston pendant l&rsquo;année 2011. Sa santé défaillante conjuguée à l&rsquo;arrivée massive de nouveaux joueurs sur les bords de la Mersey ont causé une perte de repères, et même l&rsquo;apprentissage de nouveaux. Manquant d&rsquo;un milieu organisateur, Liverpool a trouvé en Luis Suarez l&rsquo;épicentre de son jeu offensif. Le faible nombre de buts inscrits par l&rsquo;Uruguayen a d&rsquo;ailleurs pour origine son rôle souvent loin du but dans le jeu, en feinte de corps, une-deux et servant de point d&rsquo;appui (Andy Carroll ne répondant toujours pas aux attentes placées en son profil). L&rsquo;animation de Liverpool fut plus simple et moins variée que dans le passé, même si la relation Gerrard &#8211; Torres s&rsquo;était montrée très efficace dans la verticalité. Le premier blessé, le second parti, Luis Suarez prit la charge de toute l&rsquo;attaque. Dépourvus d&rsquo;ailiers performants et surtout rapides, les Reds n&rsquo;eurent qu&rsquo;une solution pendant des mois, ce qui ne les empêcha pas de réaliser une deuxième partie de saison 2010-2011 prometteuse, grâce à la confiance retrouvée avec l&rsquo;arrivée de Kenny Dalglish en janvier.</p>
<p style="text-align: justify;">Si sur le long terme, le retour de Gerrard annonce une multiplication des possibilités à la disposition de l&rsquo;entraîneur écossais, sa réapparition sur le terrain offre pour l&rsquo;instant la vision d&rsquo;un phénomène étrange dans le style de Liverpool. Un oubli du passé, une non-soumission aux règles établies, ou plutôt une méconnaissance des coutumes. Dans cet effectif rénové, avec les signatures en un an de Luis Suarez, Andy Carroll, Jordan Henderson, Charlie Adam, José Enrique, Stewart Downing, Sebastian Coates et Craig Bellamy (déjà passé par le club), en même temps que Gerrard enchaînait les blessures, l&rsquo;habitude de jouer <em>sous </em>Stevie G n&rsquo;existe pas. Liverpool mène des offensives sans utiliser Gerrard. Liverpool change d&rsquo;aile sans utiliser Gerrard. Liverpool centre sans regarder si Gerrard est mieux placé. Liverpool passe une minute sans passer la balle à Gerrard. Quand Gerrard demande la balle, il arrive que Gerrard ne reçoive pas la balle.</p>
<p style="text-align: justify;">Même s&rsquo;il n&rsquo;est plus le joueur box-to-box qu&rsquo;on a connu, l&rsquo;hyperactivité de Gerrard le rend omniprésent sur le terrain, comme le prouvent ses matches face à Newcastle et Oldham. Buteur face aux Magpies (pour le 3-1), il a aussi réveillé ses partenaires. Comme contre Blackburn, Liverpool a accéléré suite à son entrée, l&rsquo;efficacité en plus. En trente minutes, les Reds ont fait s&rsquo;évaporer une première heure déjà vue, qui faisait craindre un septième match nul aux supporters. Andy Carroll aurait pu marquer avec plus de précision sur deux occasions dont Gerrard avait été le créateur. Face à Oldham, en FA Cup, il s&rsquo;est porté vers l&rsquo;avant comme à l&rsquo;accoutumée et le but de Jonjo Shelvey l&rsquo;illustre. Si le chauve revenu de Blackpool n&rsquo;avait pas été là, Steven Gerrard aurait marqué à sa place, depuis le point de penalty.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour espérer revoir le Liverpool qui accrochait le Big Four aisément, il faudra d&rsquo;abord retrouver ce lien entre le collectif et Steven Gerrard, entre les exécutants et l&rsquo;instigateur. Depuis qu&rsquo;il est le patron de cette équipe, aidé de Jamie Carragher (qui aura plus de difficultés à redevenir titulaire), Gerrard en a toujours été le baromètre. Le joueur libre quand le jeu semblait fermé, le déclencheur quand les lignes semblaient impénétrables, le passeur quand Liverpool manquait de qualité technique. Surtout, le décideur du moral de son équipe. Il suffit de le voir courir après un but, poursuivi par les autres joueurs et loué par le Kop. Il a toujours rendu ses coéquipiers meilleurs (les exemples sont nombreux mais le plus parlant est évidemment Fernando Torres). Cette fois, ses coéquipiers devront l&rsquo;aider à retourner dans le passé, celui où sa présence facilitait l&rsquo;adaptation des nouveaux et permettait la pérennité du jeu liverpuldien. Liverpool a connu en 2011 ses plus grands bouleversements depuis de longues années. Les anciens titulaires sont désormais remplaçants (Kuyt, Carragher), les propriétaires ont changé et les ambitions également. Presque tout a changé. Steven Gerrard demeure.</p>
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		<title>&#171;&#160;Qui construira ma statue ?&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Wed, 14 Dec 2011 17:01:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Raphael]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Clarence Seedorf a marqué ce week-end. Inutile de dire pour qui. Lorsque l&#8217;on dit Seedorf, on entend Milan. Lorsque l&#8217;on dit Milan, on entend Seedorf. &#171;&#160;Pour qui jouais-tu ?&#160;&#187;. Est-ce qu&#8217;un footballeur se pose cette question à la fin de sa carrière ? Utilise-t-il l&#8217;imparfait et non pas le passé...<a style="margin-top:15px; float:right; font-style:15px;" href="/qui-construira-ma-statue/">> LIRE LA SUITE</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="/qui-construira-ma-statue/bobby-moore-statue-at-wembley-stadium/" rel="attachment wp-att-7186"><img class="size-full wp-image-7186 aligncenter" title="Bobby Moore Statue at Wembley Stadium" src="/wp-content/uploads/2011/12/Bobby-Moore-statue.jpg" alt="" width="620" height="420" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Clarence Seedorf a marqué ce week-end. Inutile de dire pour qui. Lorsque l&rsquo;on dit Seedorf, on entend Milan. Lorsque l&rsquo;on dit Milan, on entend Seedorf.</p>
<p style="text-align: justify;">&laquo;&nbsp;Pour qui jouais-tu ?&nbsp;&raquo;. Est-ce qu&rsquo;un footballeur se pose cette question à la fin de sa carrière ? Utilise-t-il l&rsquo;imparfait et non pas le passé simple ? Quand il en a fini de sa vie de joueur, regarde-t-il derrière, cherche-t-il où il pourra se trouver ?</p>
<p style="text-align: justify;">Les joueurs viennent, partent, le club reste. Les tendances mercenaires des joueurs du 21ème siècle sont souvent notées, quand elles ne sont pas décriées. La flexibilité des contrats provoquée par l&rsquo;arrêt Bosman a facilité les flux de footballeurs. Mercato estival, mercato hivernal, clubs et joueurs ont de nombreuses occasions de se séparer. Mettant fin à leur histoire avant qu&rsquo;elle n&rsquo;ait commencée. Pour piocher à nouveau dans Paul Yonnet, &laquo;&nbsp;le champion est un voyageur de l&rsquo;identité&nbsp;&raquo;. Qui peut citer toutes les équipes honorées par la présence de Kaba Diawara, que ce soit pendant six mois ou deux ans (six mois étant plus fréquent) ? Kaba Diawara en est-il seulement capable ?</p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;objectif n&rsquo;est pas de critiquer le footballeur actuel, qui bénéficie autant de la situation qu&rsquo;il en pâtit. Les entraineurs ne sont pas les seules victimes de l&rsquo;impératif de résultat. Le temps laissé au joueur pour réussir est de plus en plus court. S&rsquo;il ne répond pas aux attentes, un autre club sera ravi de l&rsquo;accueillir. Il n&rsquo;est pas surprenant de constater un nombre de footballeurs au chômage en augmentation. Les clubs et les joueurs participent à cette politique de l&rsquo;instant, sans pardon, sans considération. Certains pointent du doigt l&rsquo;explosion du nombre de divorces dans nos sociétés et déplorent l&rsquo;extrême fragilité des couples. La comparaison peut sembler bancale mais elle est une belle illustration de la phrase &#8211; parfois fausse &#8211; &laquo;&nbsp;le football est un reflet de la société&nbsp;&raquo;. Que ce soit dans les tribunes ou dans les vestiaires. La deuxième chance se raréfie. S&rsquo;accroche-t-on, s&rsquo;accrochent-ils moins qu&rsquo;avant ?</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="/qui-construira-ma-statue/ibrahimovic-mignot/" rel="attachment wp-att-7189"><img class="aligncenter size-full wp-image-7189" title="ibrahimovic mignot" src="/wp-content/uploads/2011/12/ibrahimovic-mignot.jpg" alt="" width="620" height="348" /></a><br />
Que voit le footballeur globe-trotter quand il se retourne aujourd&rsquo;hui ? Un enchainement de villes et de pays ? Repense-t-il aux clubs où il a été, à ceux où il était ? Qu&rsquo;il soit talentueux ou moyen, de quoi se souvient-il ? Et qui se souvient de lui ? Thierry Henry s&rsquo;est récemment rendu à Londres pour une cérémonie célébrant les 125 ans d&rsquo;Arsenal. Celui qui fut un Gunner pendant huit saisons ne put retenir ses larmes devant la statue en son honneur. Les supporters présents ont alors chanté son nom. Zlatan Ibrahimovic reproche dans sa biographie au Barça d&rsquo;être exagérément aux ordres de Lionel Messi. Cette légitimité n&rsquo;est pas fortuite, elle vient de l&rsquo;ancienneté de l&rsquo;Argentin dans l&rsquo;effectif catalan. À la fin de sa carrière, il ne sera probablement que le génie de Barcelone. Messi sera Barcelone et Barcelone sera Messi. Oui, Zlatan Ibrahimovic sera l&rsquo;Ajax, sera la Juventus Turin, sera l&rsquo;Inter Milan, sera Barcelone, sera le Milan AC et peut-être un autre club. Mais qui sera Zlatan Ibrahimovic ? Qui construira une statue à sa gloire ? Où Zlatan ira pleurer ? La postérité ne laisse pas ses portes grandes ouvertes. Pour vaincre le temps, il faut le vivre.</p>
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