Bien sûr, l’amalgame avec l’invasion de la Pologne en 1939 est facile à faire. Certains argueront que le foot n’est pas une guerre. Et bien non, le football n’est pas une guerre, c’est une bataille perpétuelle. Et la Pologne, co-pays hôte avec l’Ukraine voudra gagner cette bataille. Ou au moins ramener une place d’honneur, elle qui n’a rien ramener de concret à ses supporters depuis une troisième place de Coupe du Monde en 1982. Encouragée par ses millions de fans, les joueurs polonais seront-ils capables de résister à la pression populaire ? Seront-ils apeurés et intimidés de disputer cette compétition à domicile ? Dans un groupe à priori à leur portée, les rouge et blanc tenteront d’abord de se qualifier pour les quarts de finale, avant d’envisager mieux ?
Qui sont-ils ?
Leurs 23 joueurs sélectionnés
GARDIENS :
Lukasz Fabianski (Arsenal)
Wojciech Szczesny (Arsenal)
Przemyslaw Tyton (PSV Eindhoven)
DÉFENSEURS :
Sebastian Boenisch (Werder Brême)
Marcin Kaminski (Lech Poznan)
Damien Perquis (Sochaux)
Lukasz Piszczek (Borussia Dortmund)
Marcin Wasilewski (Anderlecht)
Jakub Wawrzyniak (Legia Varsovie)
Grzegorz Wojtkowiak (Lech Poznan)
MILIEUX :
Kuba Blaszczykowski (Borussia Dortmund)
Dariusz Dudka (Auxerre)
Kamil Grosicki (Sivaspor)
Adam Matuszczyk (Fortuna Düsseldorf)
Adrian Mierzejewski (Trabzonspor)
Rafal Murawski (Lech Poznan)
Ludovic Obraniak (Girondins de Bordeaux)
Eugen Polanski (Mayence)
Maciej Rybus (Terek Grozny)
Rafal Wolski (Legia Varsovie)
ATTAQUANTS :
Pawel Brozek (Celtic Glasgow)
Robert Lewandowski (Borussia Dortmund)
Artur Sobiech (Hanovre)
Leur entraineur
Franciszek Smuda
Leur capitaine
Jakob Blaszczykowski
Leurs tauliers
Dariusz Dudka, Jakub Blaszczykowski et Marcin Wasilewski
Leur jeune pousse (-23 ans)
Wojciech Szczesny

Leurs points forts
Jouer un Euro à domicile est-il un avantage ou non ? Si les avis divergent, nous on y voit plutôt un privilège. Dans l’histoire du Championnat d’Europe, les pays organisateurs ont remportés le titre à domicile à trois reprises. Après l’Espagne en 1964, l’Italie en 1968 et la France en 1984, la Pologne sera t-elle vainqueur de son édition 2012 ? Pour cela, les aigles pourront compter sur leur trio du Borussia Dortmund qui rentrera dans la compétition en pleine bourre après avoir connu une saison exceptionnelle avec le club allemand. Bientôt rejoints sur les bords de la Ruhr par le jeune loup du Legia Varsovie Rafal Wolski, Blaszczykowski, Lewandowski et Piszczek formeront la colonne vertébrale de leur sélection. Avec un défenseur au sommet de son art, un milieu en pleine confiance et un buteur qui ne finit plus de marquer, la Pologne semble plutôt bien armée. En plus, peu de pays peuvent se targuer d’avoir trois joueurs aussi performants et qui s’entendent aussi bien sur le même terrain. Les Polonais peuvent donc aborder cet Euro tout en sérénité et tout en confiance. Surtout que désormais, ils se sont enfin trouvés un gardien digne de ce nom en la personne de Wojciech Szczesny, le portier d’Arsenal. Auteur d’une saison pleine, il est pour beaucoup dans les bons résultats du club londonien et la défense polonaise pourra se reposer sur ses réflexes sa sacré détente. La comparaison avec Fabianski n’est en tout cas pas faisable.
Leurs points faibles
« Le groupe vit bien », ce genre de phrase toute faite ne prendra peut-être pas tout son sens dans le vestiaire polonais. Effectivement, la cohésion de l’équipe pourrait ne pas être au rendez-vous. Pourquoi ? A cause de la présence des deux « Francuski », Damien Perquis et Ludovic Obraniak, fraîchement appelés en sélection et déjà critiqués par la haute-sphère du football polonais. On retiendra la déclaration de l’ex-gardien légendaire Jan Tomaszewski « Et dire qu’il enfile le maillot avec l’aigle blanc, celui pour lequel nous, les vrais Polonais, avons gagné des médailles. Une ordure française qui n’a pas réussi chez elle… » qui risque de mettre à l’écart nos deux joueurs de Ligue 1. Ne parlant pas polonais et sans doute mis un peu à l’écart du reste du groupe, la solidarité risque d’être mise à rude épreuve. D’autant plus que la Pologne souffre d’un manque de leadership qui pourrait renforcer ce clivage entre les groupes. Depuis les retraits de Michal Zewlakow, de Jacek Bak et de Jacek Krzynowek, l’expérience fait défaut au sein de l’équipe puisque les éléments les plus anciens sont Kuba et Wasilewski qui ne possèdent respectivement que 60 et 47 sélections, pas assez pour prendre leurs responsabilités ?
Leur bilan lors de la phase qualificative
Qualifiés d’office en tant que pays co-organisateur.
Leur meilleure performance dans un Euro
Euro 2008 – éliminés au premier tour (2 D, 1 N).
Les trois stats qui font frémir leurs adversaires
• Sur les 26 joueurs pré-sélectionnés, sept évoluent dans le championnat polonais dont trois au Legia Varsovie, troisième de l’Ekstraklasa cette saison. A noter qu’aucun joueur du Slask Wroclaw, vainqueur de ce même championnat, n’a été sélectionné.
• La Pologne, bien que vue comme une nation plutôt faible, est invaincue lors de ses matchs contre le Portugal, l’Allemagne, l’Argentine et le Mexique, pourtant considérés comme grands pays de football.
• Avec 22 buts et 8 passes décisives en Bundesliga, Robert Lewandowski se place au deuxième rang des joueurs les plus prolifiques d’Allemagne cette saison, à égalité avec Mario Gomez. Il sont tous deux devancés par Klaas-Jan Huntelaar.
Prise de température dans les tribunes
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