En devançant le Portugal en éliminatoires, le Danemark confirme qu’il aime les surprises. Jamais favori, le pays de Margrethe II essayera de faire avec le rôle d’outsider qui lui sied si bien. Vingt ans après avoir remporté l’Euro 1992 face à l’Allemagne, le Danemark tentera de rééditer l’exploit, eux qui depuis, ne sont parvenus qu’en quarts de finale de la Coupe du Monde 1998 et de l’Euro 2004. Il leur faudra donc passer à la vitesse supérieure surtout que la chance ne les a pas épargné et qu’ils devront se défaire du Portugal, des Pays-Bas et de l’Allemagne. Autant dire que s’ils se défont de ce groupe de la mort, les danois auront fait le plus dur. Ce sera cette année ou jamais. Avant que les vieux ne partent en retraite et que de nouveaux jeunes prennent leurs places. Chers danois, à vous de jouer.

Qui sont-ils ?

Leurs 23 joueurs sélectionnés
GARDIENS :
Anders Lindegaard (Manchester United)
Kasper Schmeichel (Leicester City)
Stephan Andersen (Evian TG)

DÉFENSEURS :
Lars Jacobsen (FC Copenhague)
Daniel Wass (Evian TG)
Daniel Agger (Liverpool)
Simon Kjaer (AS Rome)
Andreas Bjelland (FC Nordsjaelland)
Simon Poulsen (AZ Alkmaar)
Jores Okore (FC Nordsjaelland)

MILIEUX :
Christian Poulsen (Evian TG)
Jakob Poulsen (FC Midtjylland)
William Kvist (VFB Stuttgart)
Niki Zimling (FC Bruges)
Thomas Kahlenberg (Evian TG)
Christian Eriksen (Ajax Amsterdam)
Michael Silberbauer (Young Boys Berne)
Lasse Schöne (NEC Nimègue)

ATTAQUANTS :
Dennis Rommedahl (Brondby IF)
Nicklas Bendtner (Sunderland)
Michael Krohn-Dehli (Brondby IF)
Tobias Mikkelsen (FC Nordsjaelland)
Nicklas Pedersen (FC Groningue)

Leur entraineur
Morten Olsen

Leur capitaine
Daniel Agger

Leurs tauliers
Thomas Sorensen, Daniel Agger, Christian Poulsen, Dennis Rommedahl

Leurs jeunes pousses (-23 ans)
Daniel Wass, Christian Eriksen

Leurs points forts
Un match de football dure quatre-vingt dix minutes, les danois l’ont bien compris. Et de la première à la dernière seconde, ils ne lâchent rien. Pour eux, jamais rien n’est gagné, jamais rien n’est perdu. Durant les éliminatoires, le Danemark a inscrit six buts dans les vingt-cinq premières minutes et quatre buts dans les quinze dernières minutes. Autant dire que les hommes de Morten Olsen savent prendre leurs adversaires à la gorge et leur planter un couteau dans le dos au tout dernier moment. Les autres équipes devront donc maintenir les assauts danois s’ils veulent avoir une chance de l’emporter. D’autre part, le Danemark pourra compter sur un autre point fort dans son effectif. Effectivement, la sélection se trouve dans une situation enviable pour beaucoup d’autres pays. Jeunes pousses et vieux de la vieille se côtoient sous le maillot rouge et blanc. Cet équilibre de génération est, qui plus est, visible sur toutes les lignes. En défense, nous retrouvons la complémentarité entre le jeune romain Simon Kjaer et le vieux briscard de Liverpool et capitaine de la sélection, Daniel Agger. Au milieu, Christian Poulsen, ex-turinois aux 90 capes se retrouve avec la jeunesse du talentueux ajacide Christian Eriksen, que tous les grands clubs européens s’arrachent. Enfin, en attaque, le mélange de l’expérience de Dennis Rommedahl, 33 ans et 114 sélections, et de la fougue de Bendtner fera sans doute mordre la poussière à beaucoup de défenseurs. Je sais pas vous mais moi ça me rappelle une certaine équipe de France en 2006.Souhaitons la même réussite (ou presque) aux danois.

Leurs points faibles
FC Copenhague, Brondby, Midtjylland, Nordsjælland, Évian Thonon Gaillard, Club Bruges Tels sont les clubs qui seront représentés dans la sélection danoise. Autant dire que la plupart des joueurs ne sont pas habitués aux joutes européennes avec leurs clubs respectifs. Une minorité des joueurs évoluent donc en Superligaen danoise, faible championnat nord-européen, bien que le FC Copenhague ait brillamment représenté leur pays plusieurs fois. Cependant, seul Lars Jacobsen, le défenseur provient de ce club, Morten Olsen ayant préféré appeler des joueurs de Brondby, neuvième du dernier championnat ou d’Evian, neuvième de Ligue 1. Ce déficit d’expérience dans les grands rendez-vous européens pourrait bien être fatal pour les danois. Par ailleurs, le Danemark souffrira d’autre chose, bien malgré lui. Les mains innocentes de Zidane et compagnie lui ont réservé un bien mauvais tour en les faisant hériter des Pays-Bas, de l’Allemagne et du Portugal. Le Danemark s’attend donc à affronter les 2, 4 et 5ème nations mondiales au dernier classement FIFA. La tâche s’annonce ardue.

Leur bilan lors de la phase qualificative
6V, 1N, 1D – premiers du groupe H devant le Portugal et la Norvège.

Leur meilleure performance dans un Euro
Euro 1992 – victoire en finale contre l’Allemagne 2-0).

Les trois stats qui font frémir leurs adversaires

• Sur les quinze buts inscrits par le Danemark lors des éliminatoires, dix ont été marqué par des buteurs différents. Seuls Rommedahl et Bendtner ont scoré plus d’une fois. Le danger peut donc venir de partout.
• Dennis Rommedahl, le vieil ailier de Brondby a longtemps été considéré comme le joueur le plus rapide du monde. En effet, il aurait couru le 100 mètres en 10’20. Messi, Ronaldo, Robben et Biabiany peuvent donc aller se coucher.
• Ils auront à cœur de célébrer au mieux les 20 ans du titre de Champion d’Europe conquis en 1992

Prise de température dans les tribunes

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