Repris en main par Roy Hodgson à quelques semaines de l’Euro 2012 suite à la démission de Fabio Capello, les Three Lions doivent en plus faire face à de nombreuses absences. Entre les blessures de Gary Cahill, Gareth Barry et Frank Lampard, les Anglais devront également composer sans Wayne Rooney lors des deux premiers matchs puisque l’UEFA avait décidé de le suspendre suite à son mauvais geste à l’encontre d’un joueur monténégrin durant la phase de qualification. A tort, leurs adversaires de groupe s’en réjouissent déjà. En effet, en ce qui concerne les blessés, seul Cahill était un titulaire indiscutable. Pour Rooney, il est statistiquement prouvé que l’Angleterre gagne plus de matchs sans le natif de Liverpool (75% de victoires contre 66%). Alors qu’on pourrait croire que le navire blanc et rouge est fortement touché, on s’aperçoit vite qu’il n’en est rien. Tant qu’il ne sera pas totalement coulé, il faudra encore s’en méfier !

Qui sont-ils ?

Leurs 23 joueurs sélectionnés
GARDIENS :
Joe Hart (Manchester City)
Robert Green (West Ham)
Jack Butland (Birmingham City)

DÉFENSEURS :
Glen Johnson (Liverpool)
Martin Kelly (Liverpool)
Phil Jones (Manchester United)
John Terry (Chelsea)
Joleon Lescott (Manchester City)
Phil Jagielka (Everton)
Ashley Cole (Chelsea)
Leighton Baines (Everton)

MILIEUX :
Theo Walcott (Arsenal)
Stewart Downing (Liverpool)
Alex Oxlade-Chamberlain (Arsenal)
Steven Gerrard (Liverpool)
Scott Parker (Tottenham)
Ashley Young (Manchester United)
James Milner (Manchester City)
Jordan Henderson (Liverpool)

ATTAQUANTS :
Wayne Rooney (Manchester United)
Danny Welbeck (Manchester United)
Andy Carroll (Liverpool)
Jermain Defoe (Tottenham)

Leur entraineur
Roy Hodgson

Leur capitaine
Steven Gerrard

Leurs tauliers
John Terry, Ashley Cole et Wayne Rooney

Leurs jeunes pousses (-23 ans)
Phil Jones, Alex Oxlade-Chamberlain et Danny Welbeck

Leurs points forts
Chacune des lignes anglaises est composée de joueurs ayant déjà une certaine expérience du haut niveau et habitués à disputer des titres chaque saison. Entre les Citizens Hart, Lescott et Milner, champions d’Angleterre et les Blues, Terry et Cole, champions d’Europe, Roy Hodgson pourra donc compter sur une ossature composée de compétiteurs sortant d’une saison pleine. Individuellement, des joueurs tels que Parker, Young et Rooney ont été de réels moteurs pour leurs clubs respectifs tout au long de l’année. L’arme offensive principale des Anglais devrait elle se situer sur les ailes. Du moins, c’est celle qui semble la plus dévastatrice puisque des joueurs comme Young, Walcott et Oxlade-Chamberlain sont capables d’atteindre des vitesses au-dessus de la moyenne, qu’ils associeront volontiers à leur qualité de centre pour prendre leurs adversaires à défaut.

Leurs points faibles
Alors que la défense aurait très certainement figuré en tête des points forts si Gary Cahill était encore dans le groupe, la paire Terry-Lescott inquiète quelque peu. Même s’ils font tous deux partie des meilleurs défenseurs du pays, ils n’ont jamais été associés en défense centrale ! Un manque d’automatisme qui pourrait donc venir affaiblir une défense réputée très solide. En dehors des performances sportives pures et dures, l’Angleterre a fait couler pas mal d’encre ces derniers mois. Entre l’affaire John Terry-Anton Ferdinand – qui a semble-t-il définitivement écarté son frère Rio de la sélection – et l’arrivée très (trop) tardive d’Hodgson après le départ de Capello et l’intérim de Stuart Pearce, les Anglais n’ont pas préparé cet Euro de la meilleure des manières.

Leur bilan lors de la phase qualificative
5V, 3N, 0D – premiers du groupe G, devant le Monténégro et la Suisse.

Leur meilleure performance dans un Euro
Euro 1968 – termine troisième en battant l’URSS 2-0 dans le match pour la troisième place.

Les trois stats qui font frémir leurs adversaires

• Avec 77% des tirs en sa direction arrêtés ou détournés, Joe Hart pointe au second rang des gardiens les plus efficaces de Premier League, juste derrière David De Gea.
• En 44 matchs disputés cette saison, Wayne Rooney peut se vanter d’avoir marqué la bagatelle de 34 buts buts et délivré 4 passes décisives.
• Scott Parker, véritable métronome du jeu de Tottenham, possède une qualité de passe au-dessus de la moyenne. En effet, cette saison, 89.9% de ses passes sont arrivées à bon port.

Prise de température dans les tribunes

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