Villarreal est un de ces clubs dont le surnom va à ravir, malheureusement pour eux. En effet « le sous marin jaune » est bel et bien sous l’eau mais dans une eau trouble, dont les abysses ne sont pas très loin. Le vaisseau coule à pic et personne ne semble parvenir à le faire remonter à la surface. Pas meme José Molina qui a remplacé le capitaine de navire Garrido sur le banc.

Au (s)Koursk

La campagne européenne 2011-2012 débute en août avec le match de barrage contre Odense (Danemark) plutôt bien négocié malgré une défaite en terre nordique à l’aller et une victoire 3-0 au retour. Ce sera la seule victoire européenne cette saison. Tombé dans un groupe relevé avec le Bayern de Munich, Naples et Manchester City, les hommes de Garrido vont encaisser sept buts à domicile sans en inscrire un seul et iront remplir les ballasts à l’extérieur, ce qui va les amener à finir la phase de poule avec six défaites en autant de matchs et seulement deux petits buts inscrits pour quatorze encaissés. Tout simplement éliminé de toute compétition continentale, Garrido va subir une autre désillusion avec son équipe en se faisant sortir de la Coupe du Roi face à un club de seconde division, Mirandes.

Si dans nos contrées françaises, certains clubs ont publiquement admis vouloir délaisser les coupes pour glaner un titre de champion national, ce n’était visiblement pas le cas de Villarreal qui en parallèle de son parcours européen, a dû se faire à l’idée que cette saison serait très difficile. En entamant la Liga par une visite au Camp Nou chez l’ogre catalan qui les a mangés 5 buts à 0, il n’y avait rien de pire comme scénario possible mis à part rater les matchs de barrages de Ligue des Champions.

Il aura fallu aux matelots jaunes quatre matchs de championnat pour sortir la tete de l’eau et remporter une première victoire, qui n’en amènera pas d’autres pendant cinq journées de Liga. Stagnant dans le ventre mou du classement à une décevante douzième place, Garrido est licencié le 22 décembre 2011 avec au bilan 15 défaites, 7 nuls et 4 victoires. Un désastre pour un club qui a fermé les écoutilles et ne s’est pas vu couler. Le président Alfonso veut éviter les pertes et nomme le coach de l’équipe B José Molina pour sauver le club.

Remonter à la surface

Prendre un club descendu à la 18ème place n’est pas chose facile et Molina l’a vite compris avec un premier match à Madrid contre l’Atletico et une défaite 3-0. Mais le coach refuse de voir échouer son club à la manière du Concordia, lui ne quittera pas le navire sans prévenir. Il signe une série de quatre matchs sans défaites avec trois victoires et un match nul face au FC Barcelone. Malheureusement la défense possède toujours des vieux démons et se fait briser par le Real Majorque 4-0. La dernière prestation du sous marin jaune s’est soldée par un match nul 2-2 face à l’Athletic Bilbao.

Villarreal qui n’a jamais rien remporté à part deux coupes Intertoto, va finir sa saison en espérant remonter un peu plus haut au classement, ce qui est tout à fait possible puisque les joueurs pointent à trois points de la douzième place. Mais il va falloir beaucoup de travail et de motivation pour s’en sortir dignement. L’année 2011 est à oublier tant elle fut catastrophique mais plus tard, peut etre que Nilmar et sa bande se remémoreront cette saison chaotique et se diront :

And we live beneath the waves, in our yellow submarine.

SUR LE MÊME THÈME

Leave a Reply