Après leur incroyable victoire 2-1 face à la Suède à Kiev, les Ukrainiens recevaient l’équipe de France à Donetsk. Si pluie et orages ont retardé la rencontre d’une heure, le spectacle, lui, était bel et bien au rendez-vous. Moins bien en place que face aux Suédois, les coéquipiers d’Andriy Shevchenko ne sont pas parvenus à remettre le couvercle face à des Français offensivement bien inspirés. Au tableau des scores ça fait 0-2 et au classement du groupe D, ça laisse présager une dernière journée de feu. Qu’il est beau cet Euro !
Les buts
53′ Ménez
56′ Cabaye
Les jaunes
A. Pyatov : soirée compliquée pour le goal ukrainien. Après avoir encaissé un but refusé pour hors-jeu, il a du s’illustrer à plusieurs reprises notamment à la 39′ où Mexès aurait pu ouvrir le score de la tête. Seconde mi-temps plus difficile avec deux buts pris en trois minutes. Il se remontera le moral en se disant que ça aurait pu être pire. 5
O. Gusev : tomber sur un Ribéry des grands soirs n’est pas synonyme de match tranquille. Le milieu français lui aura tout fait pendant 90 minutes. Ce n’est pas pour autant que sa prestation fut mauvaise. Gusev a montré une grande rigueur à son poste et est le joueur ayant touché le plus de ballon (76). 5
Y. Khacheridi / T. Mikhalik : une défense qui a souffert surtout en seconde période avec un marquage beaucoup trop laxiste qui a permis à Cabaye d’inscrire le second but. Beaucoup trop de lenteur dans les déplacements et pourtant Karim Benzema n’a pas été souvent inquiétant. 4
Y. Selin : l’un avait Ribéry, l’autre Ménez. Selin n’a pas réussi à contenir le Parisien qui a enchaîné les débordements et les actions dangereuses. Demandera sûrement un massage une fois à l’hôtel après un tour de rein sur le premier but. 4
A. Tymoshchuk : c’est toujours pas ça pour le milieu du Bayern Munich. Peu en forme en première mi-temps, il a certainement voulu continuer à évacuer l’eau de la pelouse plutôt que de jouer. 4
A. Yarmolenko : assurément le meilleur joueur de sa sélection sur ce match. très présent dans le secteur offensif, il a tenté de donner le tempo à son équipe, mais sans grande réussite au final. A fait la connaissance de Clichy sur un tacle très viril (mais correct). 6. Il quitte le jeu à la 68′ pour laisser sa place à O. Aliyev qui aura fait un heureux dans le public avec un coup franc totalement raté. 4
E. Konoplyanka : toujours aussi décevant. Il n’a pas montré grand chose. Et pourtant c’est un grand espoir ukrainien. L’Angleterre pour se révéler ? 4
S. Nazarenko : il a réalisé un très bon travail de récupération et a tenté de relancer très rapidement. 96% de ses passes ont été réussites. 6. Remplacé par A. Milevskiy à la 60′ minute qui a eu du travail tant l’équipe de France a continué de dérouler son jeu. 4
A. Voronin : après la reprise du match, les Ukrainiens ont subi le jeu et Voronin est le premier a voir sonner le réveil de son équipe, mais en vain. S’il a gagné tous ses duels aériens, il n’a touché que 17 ballons. Trop peu. 4. Remplacé par M. Devic à la 45′ qui a fait une mi-temps très moyenne. 4
A. Shevchenko : est l’auteur du seul tir cadré coté Ukraine après avoir effacé Debuchy. Sa frappe en force est repoussé par Lloris. Il tentera une seconde frappe en deuxième mi-temps qui passera à quelques centimètres de la lucarne. 5
Les bleus
H. Lloris : quelques fois inquiété, il n’a l’a été réellement que par l’intermédiaire de Shevchenko (qui d’autre ?), 10 minutes avant la mi-temps. En tout cas, il rassure tout le temps l’arrière-garde bleue. 7
M. Debuchy : il aura tout donné et tout fait dans son couloir. Impeccable défensivement (4 tacles réussis sur autant de tentés), ses efforts auront soulagé toute l’équipe, qui a longtemps souffert du déserteur Ménez. Il a même tenté sa chance de loin, une tentative captée par Pyatov. Une véritable bénédiction pour Blanc. 7
A. Rami : P. Mexès : difficile de noter autrement la défense que par paire, tant ils font les mêmes erreurs : Philippe en première, en reniant les règles de base des centraux (Jean-Michel Larqué l’a tellement répété pourtant, PAS DE PASSES ENTRE LES CENTRAUX, PAS DE PASSES !), Adil, malmené par le ballon d’or ukrainien, sur lequel il a failli provoqué un penalty. 4
G. Clichy : en 1998, il admirait Ronaldo, mais se demandait sans cesse « pourquoi cette chatte sur le front ? ». Pas con, maintenant qu’il est devenu professionnel et en sélection, il s’est fait justice lui-même en se faisant la coupe de cheveux qu’aurait du avoir le Brésilien, 14 ans auparavant. « Pourquoi garder le ticket de métro quand on peut faire une intégrale naturelle ? » se justifie-t-il. Pourtant, il reste timide, et évite de trop monter aux avants-postes, de peur qu’on se foute de lui, et préfère monter la garde derrière, avec succès. 6
A. Diarra : cet Euro est fou, il fait bien jouer Alou. Un jeu simple, comme il aime : tu restes devant ta défense, tu ne montes pas car tes deux milieux le feront à ta place, et surtout tu fermes bien ta gueule. Petite statistique, sur 8 tacles ce soir , il en réussit 7. Comme sa note. 7
Y. Cabaye : et si le meneur de jeu c’était lui ? Lucide avec une vision du jeu cohérente, il est la révélation de cette équipe. Si on n’a souvent cru que Samir pouvait prétendre à ce poste, et ses espoirs déchus avec, Yohan a tout du meneur en retrait de jeu avec son profil box to box. Ne soyez pas étonné de le voir en pointe marquer quelques buts avant de redescendre récupérer le ballon à côté d’Alou, c’est normal. 9. Remplacé sur blessure par Y. M’Vila à la 68′, le Rennais a pu de nouveau fouler une pelouse en match officiel après sa grosse frayeur en match préparatoire. non-noté
S. Nasri : tous les regards étaient sur sa nuque, et il a tenté bien tant que mal de leur adresser un gros doigt d’honneur. Positionné en numéro 10 au début de la rencontre, il a usé toute l’horizontalité du terrain, descendant de moins en moins au fil du temps. 6
F. Ribéry : a collé son aile gauche comme un Ukrainien s’agrippe à une vignette Panini de Sheva. Son poids en sueur égale celui de la masse de cheveux de Mexès et de trois Lloris. 6
J. Ménez : une titularisation à la place de Malouda, voilà de quoi faire plaisir à bon nombre de suiveurs de l’équipe de France. Seulement, il a mis la pagaille en début de match dans la défense jaune, croquant deux superbes occasions. Bon prince, il se rattrape et marque le premier but de la rencontre. Par contre, défensivement, horrible, et toujours cette tendance à décoller de l’aile pour bouchonner dans l’axe. 6. Remplacé à la 73′ par M. Martin, dans son rôle exclusif de plombier qui colmatait là où les milieux, usés, ne faisaient plus le travail. non- noté
K. Benzema : pas buteur ? Et alors ? Deux passes décisives. 7. Remplacé par O. Giroud à la 76′. non-noté
Ludovic & Valentin





