Du sourire de lover.

Val a inauguré hier soir un concept génial. Le commentaire de commentateurs. Après Christian Jeanpierre, Bixente Lizarazu et David Astorga, ce sont Thierry Roland et Jean-Marc Ferreri qui ont été attentivement écoutés. Oui, ils sont tout autant capables de ruiner un match.

Première mi-temps

« Vous pouvez aussi suivre le match avec les commentaires portugais » Roland. Non Thierry, ce soir, c’est vous que nous suivons.

« les joueurs de Benfica » Roland, 1ère minute, parlant des joueurs de Porto. Ça promet.

« le Real qui a encore fini à 10 face au Barça » 3ème, Jean-Marc essaye de nous faire croire qu’il suit le foot habituellement. On n’est pas dupe.

« Ouh je crois que l’adducteur a lâché » Ferreri, 5ème. Alvaro avait reçu la balle dans le ventre.

« Valerio » Roland, 8ème. Borja Valero est parti pour changer de nom ce soir.

« Valero » Roland, 19ème. Tiens, un nouveau joueur sur le terrain.

« Ayayaye » Roland, 21ème. sur un contrôle raté d’Alvaro.

« Elle est déviée là ! » Roland & Ferreri, 23ème. Pépé et Mémé ont oublié leurs lunettes. Mais qui est Mémé ?

Le moment de gloire

« OH ENORME FAUTE, PENALTY ! »

« à quoi servent les arbitres de surface »

« y’a faute là »

« c’est limite »

« je ne suis pas sûr qu’il y ait contact »

« en tout cas ça méritait pas jaune pour simulation »

« ah effectivement il le touche pas »

Ferreri, dans la même minute (26ème).

Retour à la normale

« alala Mr Kuipers est chahuté » Ferreri, 30ème. Et toi Jean-Marc ?

« si elle est dedans, c’est pareil » Roland, 31ème. Bah voilà, quand tu veux Thierry.

« même si je pense que sur le penalty (sic), il a pris la bonne décision » Ferreri, 43ème. Jean-Marc reprendra un peu de gloire.

« les portugais ont un peu confondu vitesse et précipitation » Roland, 44ème. Banalité bonsoir.

« WOO POPOPO » Ferreri, 45ème. But de Villarreal sisi.

« Au meilleur des moments » Roland, 46ème. Banalité rebonsoir.

« Ici Porto, à vous Paris ! » Roland, sur le champ de bataille pour annoncer la pub.

Deuxième mi-temps

« WO PAPA elle est belle cette frappe de Guarin » Ferreri, 46ème. La spectatrice qui a reçu le ballon en pleine face doit l’être moins désormais.

« C’est jamais très bon quand le joueur qui est tombé [y comprendre victime de la faute] tire le penalty » 49ème, Roland ressort la vieille légende. Falcao transforme le péno.

« Cristiano Rodriguez » 56ème, Thierry Roland croit qu’il commente encore la Ligue des Champions. Ah, la nostalgie de TF1…

« Aaah pied en avant » 58ème. Ferreri invente une règle.

« EEET BUT DE GUARIN !!!!!! » 62ème, Ferreri explose mes tympans.

« J’étais sûr que cette bronca en effet, c’était pour une égalisation de Braga » 65ème, Ferreri. Il fallait le dire lorsqu’il y a eu cette bronca alors Jean-Marc.

« Houlke » Roland, 74ème. MDR.

« WO POPO », Ferreri, 75ème. Villarreal éliminé sisi.

« - au stade de Braga, qui va être plein, va y en avoir même sur les toits [des spectateurs]
- hun hun ouais…  » 82ème, échange Roland-Ferreri. Pour la première fois, un peu de désespoir dans la voix de Jean-Marc. Se savoir bientôt remplacé par Larqué peut-être ?

« il est resté au moins deux secondes en l’air ! » Ferreri, 90ème. Au moins Jean-Marc. Et vous n’êtes pas du tout marseillais.

Les notes

Si Thierry Roland est le porte-étendard d’une génération de commentateurs disparus, aussi pertinents que le premier ivrogne du bistrot voisin, il fut ce soir éclipsé par son copain de biture. Timide, l’infidèle Thierry, prochainement associé à nouveau à Jean-Mimi, a déçu. Pas de remarques tendancieuses, aucune référence aux infos sorties par mediapart (il n’est probablement pas encore au courant), quasiment rien sur l’arbitre. Une bonne fin de première mi-temps, remplie de banalités et achevée par un grandiose « Ici Porto, à vous Paris ». Aurait pu mieux faire en ressortant « les pages en couleurs ». On attend sa prochaine performance impatiemment. (4).

Contrairement au commentateur, le consultant Jean-Marc a répondu présent. Un joli monopole de la parole, surprenant pour un consultant, insupportable lorsque celui-ci s’appelle Ferreri. Un pamphlet contre l’arbitrage, dont la 26ème minute fut l’apogée et la chute simultanément. Par la suite, JMF se fit plus silencieux sur le sujet, même lorsque Thierry critiqua à sa place le quatuor néerlandais à la mi-temps. Revigoré au retour de la pause, Ferreri choisit un autre domaine où s’exciter : l’attaque de Porto. Un cri incompréhensible sur le but de Guarin, de l’autosatisfaction sur Falcao (« on ne tarissait pas d’éloges sur lui » etc) et des variantes de « WO POPO » rafraîchissantes. La concurrence de Larqué, une pression positive donc. (7).