Certains d’entre nous étaient prédestinés à reprendre l’épicerie de leur père (là c’est pour les maghrébins), d’autres étaient prédestinés à reprendre le cabinet d’avocat de leur père (là c’est pour les Juifs), d’autres étaient prédestinés à voler, comme leur père (là c’est pour les Roms). Toujours, le destin les aura fait suivre cette voie déjà tracée par le Tout-puissant (Mazembé). Mais, une catégorie échappe aux Lois de la Nature, ce sont ceux qui étaient prédestinés à faire de la musique et qui, finalement, se sont tournés vers le football professionnel. Focus sur une espèce en voie de disparition.
Il n’y a pas eu beaucoup de musiciens devenus footballeurs mais malheureusement il y a eu pas mal de footballeurs devenus musiciens..
Tristan Do
On va pas se le cacher, le Lorientais joue aussi bien au foot que toi tu jouais de la flûte en 4ème. Ça classe tout de suite son niveau. D’ailleurs le génial génie Christian Gourcuff -son ancien entraîneur- ne s’est pas trompé en ne le faisant jamais jouer. S’il avait passé le casting de la « Nouvelle Star », il ne fait aucun doute que ni Lio(nel Messi), ni (Scott) Sinclair, ni Benjamin André Manoukian, ni Philippe Manœuvre ne l’aurait pris dans son équipe. Pourtant les dirigeants d’Épinal l’ont fait venir dans le club vosgien sans se poser de questions. Et ce prêt semble porter ses fruits puisque le jeune ailier droit a disputé sept matchs depuis le début de la saison
Auraient pu être cités :
– Andé Dona N’Doh et Guirane N’Daw : s’ils n’avaient pas eu autant de ‘haine’.
Loic Rémy
Formé à Lyon, Loic Rémy a ensuite explosé à Nice avant d’être vendu à Marseille où, entre deux blessures, il se charge de donner le La à l’attaque phocéenne. Annoncé sur le départ à chaque mercato, le « nouveau Thierry Henry » est bel et bien marseillais, mais cette saison, il aura sur le do(s) la concurrence du revenant André-Pierre Gignac. Les deux attaquants devront donc se partager le haut de l’affiche mais en attendant de devenir un véritable ténor de Ligue 1, Rémy pourra toujours côtoyer … Soprano, le rappeur marseillais.
Aurait pu être cité :
– Réginald Ray : s’il n’avait pas une raie publique à Bastia comme adjoint de Frédéric Hantz.
Joel Sami
Mi-mauvais, mi-nul à chier, le défenseur nancéen se met au niveau de son équipe. Nancy, qui mérite de descendre en Ligue 2 depuis plusieurs saisons, est un spécialiste des fausses notes en défense : Joel Sami mais aussi Jordan Lotiès sont les coupables de beaucoup de buts encaissés. Grand défenseur latéral ou central un peu pataud, Sami rend souvent des partitions pas très propres, entres cartons jaunes et rouges, buts contre son camp, boulettes. On pourra cependant dire qu’il continue la grande lignée des défenseurs foireux de l’ASNL.
Aurait pu être cité :
– Adil Rami : s’il ne soufflait pas tant dans la trompette de Méxès et de Gourcuff.
Hatem Ben Arfa
Balle au pied, l’ancien lyonnais est un virtuose. En dehors du terrain, et même lorsqu’il n’a pas la balle, c’est tout le contraire : une vraie tête de con. Ces pieds sont ses instruments de musique, et, quand il le désire, ce sont des Stadivarius, malheureusement quelque fois, ce sont des flûtes Maped. Inconstant, il est capable du meilleur et du pire dans une saison, et même dans un match. Cependant, il semble s’épanouir à Newcastle, la destination hype des anciens de Ligue 1. Et une fois remis de sa fracture de la jambe la saison dernière, il a su briller en marquant des buts Messiesques et en donnant le tempo du milieu des Magpies. Reconnu dès sa plus jeune adolescence dans » à la Clairefontaine « , sur Canal +, sa carrière se devait donc d’être une véritable comptine mais force est de constater que c’est plutôt une tragi-comédie.
Aurait pu être cité :
– Emerse Faé : mais Faé pas qu’il prenne sa retraite.
Kim Da Sol
On sait très peu de choses sur le joueur sud-coréen. On a juste appris, que ce n’était pas lui qui avait la clef (de Sol). En même temps, son équipe, les Pohang Steelers, développe un jeu aussi soporifique qu’une attaque berceuse de Rondoudou. Gardien titulaire en alternance avec Hwa-Yong Shin, il n’a pas aidé son club à gagner le championnat sud-coréen, trophée qui fuit le club depuis 2007. Mais Kim Da Sol a cependant pu se consoler cet été en dansant sur la K-Pop de Psy et son fameux ‘Gangnam Style’. Mais bon, on sait tous que la K-Pop, c’est plutôt pour protéger des MST.
Auraient pu être cités :
– Sol Campbell : parce qu’il a plus le physique d’un déménageur que d’André Rieu.
– Saule Meunière : si ça n’avait pas été un poisson.
– Saule pleureur : si ça n’avait pas été un arbre.
Kenny Lala
Pas aidé par la vie dès sa naissance, le jeune latéral valenciennois est un mix entre un South Park et un Télétubbies. Pas étonnant que son transfert dans le Nord la saison dernière ne soit pas au Hit Parade du mercato. Toutefois, il a connu son heure de gloire en 1998 lorsqu’une chanson sortit à sa gloire :
Mais si, écoute bien à la fin: « la la la la la la la la »
Mais depuis ce temps-là, on ne l’a plus revu, cantonné sur le banc, il semble porté disparu. Mais qui a tué Kenny ? Ah si, on l’a vu une fois rentrer en jeu contre Rennes en novembre de l’année dernière. Un peu maigre pour celui que l’on voyait comme un jeune plus que prometteur, non? Encore un qui finira à Belleville en train de mendier deux piècettes en bronze en jouant de l’accordéon ou de la guitare à deux cordes. En fait Lala est finira plus comme Zaz que comme Mickael Jackon, c’est à dire plutôt un clochard qu’une rockstar.
Aurait pu être cité :
– Jean-Pierre Kalala : s’il n’avait pas un prénom aussi pourri qu’une chanson de Lorie.
Saliou Lassissi
Un nom qui fleure bon Parme et le logo Parmalat de la fin des années 90. Et qui dit football italien de la fin du millénaire dit dopage. Saliou Lassissi tiendrait donc plus de Lance Armstrong que de Luis Armstrong. Et pourtant, des performances exceptionnelles, le latéral ivoirien n’en a pas fait beaucoup. Formé à Rennes, il a très vite tenté sa chance au F.C Parme (où il côtoiera Malcolm Thuramix), alors au firmament du football européen grâce à ses bonnes performances en Coupe de l’UEFA (victoire en 1999 contre l’OM). Il n’y restera que deux saisons entrecoupées d’un prêt à la Sampdoria et n’y explosera pas à cause de blessures récurrentes au genou. Ensuite, il étrennera les maillots de la Roma, de Nancy, de Bellinzona en Suisse et pour finir, de l’Entente SSG. Finalement, c’est comme s’il avait commencé sa carrière à l’Olympia et qu’il l’avait fini à la salle des fêtes de Marly-Gomont. Une carrière à l’envers.
Auraient pu être cités :
– Omar Sy : parce qu’il a pris la grosse tête depuis Intouchables, et encore plus depuis Intouchables 2, avec Mahomet en guest-star.
– Simaman Si : mais Alain Souchon n’a pas donné son accord.
Lucas Deaux
On boucle la boucle avec le do. Non, nous ne parlons pas de 4X100 mètres 4 nages. Lucas Deaux, coincé dans la famille entre son aîné Mika et son benjamin Saka Deaux, est footballeur professionnel formé à Reims, évoluant actuellement à Nantes depuis cette été. Il a donc quitté Reims, un club quand même assez équilibré pour rejoindre une écurie plus désorganisée que la défense du FC Renardin, le FC Nantes de Waldemar Kitastrophe. Autant dire que son parcours n’est pas réglé comme du papier à musique.
Pour finir, les footballeurs-chanteurs (non non on ne parle pas de Zidane aux Enfoirés) nous offrent leur compilation. Ils remercient leur coach vocal Ledley King qui a remplacé Jasmine Roy, malade, et leur producteur Ryan Shawcross, qui a éjecté son demi frère Richard Cross.
Ce CD sortira le 23 décembre 2012 et tous les bénéfices iront, bien sûr, directement dans la poche des artistes. En avant-première, voici la jaquette :
Bien sûr, le CD est sponsorisé par les casques Bats by Jo.
Bon allez, on vous laisse ‘la’,
Musicalement vôtre.








