Après un mercato estival cinq étoiles avec les arrivées de André-Pierre Gignac, Loïc Rémy et César Azpilicueta, on pensait que l’OM allait survoler le championnat et préserver sa couronne de Roi de France. Cependant, entre le papier et la vérité du terrain, il y a un gouffre… A vrai dire lorsqu’on jette un coup d’œil aux performances des olympiens et qu’on les compare aux attentes de début de saison, le contraste est aussi saisissant que si l’on mettait Peter Crouch et Mathieu Valbuena côte-à-côte…

Entre un Gignac à la peine lors de ses six premiers mois du côté de la Canebière et un Loïc Rémy, alias le nouveau Thierry Henry, alors que la seule chose qu’il semble avoir en commun avec l’ex-Capitaine des Bleus c’est bien un prénom en guise de nom, les supporters marseillais sont bien en droit de pleurer leur Mamadou Niang national. Bien que dernièrement Gignac, alias l’éléphant du magasin de porcelaine du Boulevard Michelet, s’est enfin décidé à rentabiliser les millions dépensés pour ses services, c’est bien Brandão qui semble le plus à même de dynamiser l’attaque olympienne. Longtemps décrié pour son style de jeu décalé, le Brésilien ne marque pas énormément, mais est régulièrement à l’origine des rares buts marqués par l’Olympique de Marseille en 2011. Sifflé en première partie de saison, le joueur, que je qualifierai de « CHEVALresque », autant pour son attitude de guerrier que pour son ancien style capillaire, mais également pour la charrette qu’il semblait trainer à chaque fois qu’il tentait de déborder, est devenu un nouvel homme. Coupant sa tignasse abondante et cédant sa charrette à André-Beef Gignac, Brandão a regagné la confiance de Didier Deschamps et de tout un peuple… faute de mieux ?!

Putaing, bougez-vous le cul !

Un sans faute en octobre, un mois de novembre globalement convaincant, on pensait que l’OM avait trouvé son rythme de croisière et que le paquebot phocéen n’avait plus qu’à naviguer tranquillement vers le titre. Mais pour finir, les marseillais se sont vite retrouvés à la dérive, devant déployer les canaux de sauvetage pour grappiller quelques points et continuer d’espérer. Très approximatifs, les hommes de Deschamps sont toujours à la recherche d’un match référence en 2011. Honteusement éliminés en Coupe de France contre l’ETG, Marseille débutait l’année par la plus mauvaise des manières. S’en est ensuite enchaîné les prestations en demi-teinte, qui, malgré tout, ont permis aux olympiens de ramener dix points sur douze possibles. Oui, mais à quel prix ? Au prix du billet du pauvre supporter qui vient assister à ce qui devrait être un spectacle, mais qui finalement n’est guère plus emballant que le one man show d’Arthur (bon ok j’abuse peut-être un peu…).

Merci la défense

Si l’OM n’est pas très prolifique devant, Didier Deschamps peut se reposer sur une défense de fer. Pour preuve, l’Olympique de Marseille pointe au deuxième rang des équipes ayant encaissé le moins de buts en championnat, juste derrière Rennes. Rod Fanni, arrivé cet hiver suite à la blessure de César Azpilicueta n’est pas totalement étranger à cette efficacité. Jusqu’ici, l’ancien pensionnaire du Stade Rennais a remis une copie parfaite à quasiment chacun de ses matchs. L’espagnol devra batailler ferme la saison prochaine s’il souhaite récupérer sa place de titulaire… à priori de bon augure. Autre élément clé de la forteresse marseillais, Steve Mandanda. Toujours présent pour colmater les erreurs défensives de son équipe, le numéro deux de l’Équipe de France a, à de nombreuses reprises, sauvé son équipe. La position actuelle en championnat de l’OM est grandement due à la bonne saison de son capitaine.

4-4-2, 4-3-3… ?!

Autre fait observé, Didier Deschamps ne semble pas avoir d’idée bien précise quant au meilleur schéma tactique à adopter, bien que dernièrement, l’ex-Capitaine des Bleus semble privilégier le 4-3-3. La question est simple… Est-ce que ce manque de constance dans le dispositif marseillais pourrait-il être un facteur clé du manque d’efficacité devant ? Difficile à dire, il y en a qui disent oui, d’autres non. Première victime des hésitations de DD, Benoît Cheyrou. Aux portes de l’Équipe de France peu avant la Coupe du Monde, le milieu de terrain n’est plus un joueur majeur du collectif phocéen. Le manque de créativité et de liant entre la défense et l’attaque semblant être les principales causes des problèmes olympiens, il paraît inconcevable de laisser Cheyrou sur le banc… et pourtant. Il faut dire que c’est un vrai casse-tête pour Deschamps, Ayew étant lui très en jambes.

Autre point sensible du collectif mal pastissé marseillais, Lucho González. Le transfert le plus cher du club n’arrive pas à enchainer les bonnes performances. Quand Lucho va, tout va, ou presque… ça va un peu moins mal on va dire. Pour le titre, ça semble compliqué, mais impossible n’étant pas marseillais, on verra tout ça au mois de mai.

Autant dire qu’à l’OM on a le bon poisson, le bon vin blanc, mais qu’il manque le chef étoilé capable de préparer la bouillabaisse qui fera rêver le peuple marseillais. Bon c’est pas tout, mais c’est l’heure de l’apéro…. A ciao bonsoir (et dire que Les Guignols c’est en clair et que je paye pour cette pauvre Ligue 1…)

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