
Une arme ? Qu’est-ce qu’une arme ? Une arme c’est quelque chose dont l’on se sert pour attaquer quelqu’un, quelque chose… ou pour se défendre si l’on veut brièvement philosopher sur la définition. Une arme peut-être représentée de n’importe quelle des façons. Qu’elle soit physique, verbale, mystique ou je ne sais quoi, l’arme possède des attributs plutôt vastes, mais un seul revient à chaque fois… le dédoublement des pouvoirs de son possesseur. Une arme ne peut-être arme si elle ne profite pas à son détenteur, ce qui rend une vulgaire plume d’oiseau potentiellement tout aussi dangereuse qu’un fusil sniper. Oui, tout est dans l’usage que l’on fera de l’objet. Cela dit, le fusil sniper a, a priori, plus de chance de nuire. C’est pour cela que 99.99 fois sur 100, la personne désirant dédoubler ses pouvoirs aura plutôt tendance à choisir la force des balles plutôt que l’imprévisibilité de la plume. Pourtant, la plume coûte moins cher et se dissimule facilement sous un anorak (oui, le serial-killer parfait je l’imagine portant un anorak). Seulement voilà, quiconque déclarerait vouloir jouer au Spartiate avec une modique plume serait pris pour un inconscient, un fou, un dégénéré.
Dès lors que la chose obtient l’étiquette d’arme, celle-ci devient forcément fatale. Fatale pour celui qui la détient entre ses mains, ou fatale pour celui se trouvant dans sa ligne de mire. En effet, l’arme peut autant obéir à son maitre comme se retourner contre celui-ci. Une mauvaise manipulation, un mauvais réglage, une appréciation erronée de la situation peut orienter le destin de l’arme vers un tout autre chemin. C’est la triste fatalité qui plane au dessus de chaque arme de ce monde.
Pour remporter un match de football, il faut des armes, des armes footballistiques. Recruté en août 2010 au Toulouse FC pour la somme de 18 millions d’euros, André-Pierre Gignac avait débarqué sur la Canebière pour être l’arme offensive principale du collectif de Didier Deschamps. Très vite dans l’ombre d’un Loïc Rémy cinq étoiles, le natif de Martigues est rapidement passé au second plan footballistiquement parlant, faisant de lui une cible de choix pour la presse et devenant une proie facile pour les spécialistes du lynchage socialo-medial. Outre le côté FATal de son embonpoint plutôt généreux, Gignac est souvent critiqué pour ses faibles performances sportives. Enrayée par les blessures, l’une des armes phares de l’OM n’a plus rien du fusil sniper qu’elle fut il y a maintenant presque trois ans à Toulouse. 13 buts en une cinquantaine de matchs, c’est trop peu pour cet attaquant recruté à prix d’or. Hormis Loïc Rémy, les joueurs qui ont le plus impressionné lors de cette première partie de saison étaient eux plus proche de la plume que du fusil sniper. André Ayew, Steve Mandanda, Morgan Amalfitano, Nicolas N’Koulou, tous sont entrés par la petit porte avec des montants de transfert ne dépassant pas le million d’euro.
Des plumes qui, au final, sont devenues de véritables fusils sniper dans le cœur des supporters marseillais. Et comme l’habit ne fait pas le moine, le prix, lui, ne fait pas le joueur. L’arme Gignac a, et probablement sera, fatale à l’Olympique de Marseille… tout comme au McDo mais dans le sens inverse.
Pour mon prochain article j’essayerai de placer une vanne sur DSK pour encore plus d’originalité. N’hésite pas à en proposer sur Facebook, Twitter ou par le biais d’un pigeon voyageur. N’en cherche pas sur le Boulevard Michelet, Gignac leur a aussi été fatal.



