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Ce papier est un écho au superbe article écrit par la personnalité préférée des Français, a.k.a Yannick Noah, qu’il a récemment publié dans le journal Le Monde. D’ailleurs je vous conseille vraiment de le lire et d’en parler à vos amis si vous voulez philosopher autour d’un comptoir. Un chef-d’œuvre qu’on croirait écrit par Albert Camus, tant la finesse prime dans son analyse des maux de l’équipe de France.

Monsieur le pouet-pouet,

Votre prose est d’une pauvreté dont se nourrissent les paroles de vos chansonnettes. Votre billet n’a qu’un avantage : refléter la médiocrité de la pensée de vos admirateurs et de votre entourage, dont vous êtes l’égérie et qui s’élancent dans un débat philosophique sur vos chroniques autour d’une buvette.
Votre critique facile et sans aucune profondeur qui brille dans ce billet, mettent en avant vos talents de démagogue. Après un tel torchon crachant sur les ennemis de la République, vous savez que vous ne pouvez qu’être applaudi par la populace et les hommes simples d’esprit, comme vous l’avez fait avec vos soupçons infondés sur la sélection espagnole.
Monsieur le pouet-pouet, si vous n’avez aucun talent pour la chanson, ni pour l’écriture, au moins je vous reconnais un talent indéniable : c’est de savoir manipuler la foule avec vos discours animés par une haine et des raisonnements médiocres dans lesquels se reconnaissent tous les beaufs qui ont fait de vous leur personnalité préférée.
Vous essayez de vous donner un style en imposant l’ironie dans vos écrits – encore si vous saviez la maîtriser – car l’ironie du sort a fait que vous vous retrouviez dans une position ou vous critiquez des riches qui touchent « 100 000 euros… même en faisant banquette », alors que vous même avez préféré déserter la France pour la Suisse afin d’échapper aux impôts et la fiscalité de votre propre pays.
Monsieur le pouet-pouet, vous n’êtes qu’un donneur de leçon dont les « articles » remplissent les journaux, et un beau parleur comme votre ami Jean-Pierre Pernaut, une bande d’opportunistes qui n’y connaissent rien au football mais tirent à l’aveuglette sur les cibles les plus faciles, car en ce moment cracher sur les Bleus et leur défaite permet de bonifier votre statut de starlette.
Ce que vous avez écrit est un beau ramassis de merde qui accumule les clichés et les idées bien-pensantes que vous véhiculez, vous et vos amis les Tartuffes. Une fine équipe qui a en sa possession un masque en cas de défaite pour crier scandale et pleurer les valeurs de la République qui se perdent, et un autre en cas de victoire afin de chanter la gloire d’une France fière et réconciliée avec son équipe.
C’est assez facile de taper sur sa victime quand celle-ci est à terre, et de venir fanfaronner par la suite au milieu d’une foule qui vous porte et qui ne jure que par la sincérité de vos discours.
Aujourd’hui le problème de l’équipe de France est bien plus grave cher pouet-pouet. On a affaire à une jeunesse qui ne se reconnait plus dans ce maillot, ni dans ce drapeau. Une jeunesse qui a grandi au milieu d’un univers où on chante l’insulte à la République. On vit dans une ère de mondialisation où un joueur peut choisir une sélection par défaut ou par simple intérêt sportif.
Alors la question qui se pose : a-t-on appris à ses hommes les valeurs de la République dès le plus jeune âge et inculqué l’amour de ce drapeau ?
Si oui, alors pourquoi ne s’y reconnaissent-ils pas, et comment se fait-il que la France souffre autant de ce phénomène, tandis que nos voisins Allemands, par exemple, n’ont pas de problème à ce niveau là.
Alors Monsieur le pouet-pouet, pourquoi n’avez-vous pas posé les questions du véritable problème ?
Votre esprit n’est pas assez ouvert ? Vous n’aviez pas connaissance de ce désamour porté à la France ? Mais alors pourquoi êtes-vous la personnalité préférée des Français si vous ne savez pas ce qu’ils pensent de la France ?
Peut-être que, finalement, dans votre élan de démagogie, vous avez préféré ne pas aborder cette question qui pourrait choquer l’opinion publique et vos amis bien-pensants avec lesquels vous débattez autour d’un comptoir.
Sur ce, adieu Monsieur Yannick Noah. Je ne peux pas vous assurer la réception de votre réponse car dans quelques heures j’embarquerai pour le Brésil et siroterai des caipirinhas sur une plage. Une oisiveté qui m’est plus profitable que de voir ce que vous écrivez.

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