L’équipe de France a été rebaptisée équipe de « racailles » il y a peu, notamment par Eric Zemmour. Nous sommes passés de nos « Bleus » de 1998 pour un terme neutre « l’équipe de France » avant d’échouer sur un gros mot pseudo sociologiquement connoté. Racailles. Tu as limite envie de faire une vanne à-propos de Racaillou tellement tu satures d’entendre ce mot. Mais laissons la sémantique ici. Parlons football, du vrai football. Les considérations sociologiques ou psychologiques sont à prendre en compte, mais le football reste d’abord un jeu. Un jeu auquel l’on joue plus ou moins bien selon que l’on soit français ou espagnol.
Du ter-ter au terre à terre
Il s’agit ici de quitter les cités, ou du moins la représentation faussée que nous en avons, pour le terrain, le vrai. En ce sens, nous débuterons par une vue générale avant d’aller aux cas particuliers. En d’autres mots, du système de jeu aux joueurs eux-mêmes. L’ancien entraîneur, Laurent Blanc, avait déclaré lors de sa prise de fonction qu’il voulait « construire un projet de jeu ». En ce sens, le 4-3-3 pour l’Euro 2012 était ambitieux.

A défaut de gagner celui-ci, comme le montre les cote de https://www.bwin.fr/, nous allions montrer de beaux mouvements : l’entente entre Ribéry et Benzema promettait monts et merveilles : ce dernier obtenait le poste de 9 tant désiré, Nasri ne portait pas l’équipe entière sur ses épaules puisqu’il ne jouait pas 10, et surtout, nous croyions avoir trouvé une certaine stabilité défensive. Mais ça, c’était avant. La défense en Krystal face à la Suède a parachevé un pressentiment : celui d’une défense bien trop laxiste. En cause, bien entendu, Mexès, joueur hors de forme au regard de sa moitié de saison accomplie à l’AC Milan. Mais nous nous attarderons plus tard sur les cas particuliers. Restons-en au schéma de jeu. Celui de Blanc a échoué pour plusieurs raisons mais d’un point de vue strictement sportif, ce que nous pourrions retenir, c’est que l’EDF ressemblait plus à une équipe de handball qu’à une équipe de football. Thierry Henry aurait été heureux (sic). Entendons par là qu’offensivement le manque de percussion criant – excepté le côté de Ribéry – s’est conclu en un lassant arc de cercle stérile devant la surface adverse. Le ballon tourne mais ne rentre pas. En ce sens, le premier fautif est bien entendu Nasri et non Benzema. En effet, si ce dernier « dézone autant qu’Anelka », c’est d’abord parce qu’il n’a jamais été servi, ou trop rarement, restons modestes, dans de bonnes conditions. Dès lors, il n’y a rien d’étonnant à ce qu’il aille chercher lui-même les ballons même si sur les dernier matchs, le Madrilène s’est pris pour le sauveur de la patrie. L’hommage vibrant à Balotelli en quelque sorte. Pour résumer, ce système de jeu ayant montré ses limites, il semble normal d’en proposer un autre. Un 4-4-2 en losange, par exemple.

Ainsi, le débat entre Giroud et Benzema n’aurait plus lieu puisque les deux pourraient jouer ensemble. Sans oublier Rémy, qui après tout, est plus qu’une solution de rechange, surtout à droite. Benzema jouerait en 9 et demi, ce qui coïncidera avec son profil d’attaquant moderne . Autre avantage de ce système de jeu : la récupération, soit les clés de l’équipe sont confiées à Cabaye, soit nous prenons la décision – pour certains matchs – de muscler notre jeu. Robert c’est pour toi : en titularisant Alou Diarra. Non, ce n’est pas une loque ce joueur. Simplement, il faut le laisser seul à la récupération. Enfin, en dernier recours, le losange peut laisser place à deux numéros 6 ou 8 afin de densifier le milieu de terrain. Cette faculté à se métamorphoser en 4-4-2 avec deux ailiers et deux récupérateurs évite un écueil important. Celui du poste de meneur de jeu dans le losange. En effet, aucun joueur français n’a les épaules assez larges actuellement pour assumer le glorieux numéro 10. Gourcuff étant trop friable et Nasri, oui bon Nasri quoi. Il y a un pari à faire avec un jeune joueur à ce poste : Benjamin Corgnet. Mais j’anticipe, comme une sortie de Lloris.
Terminus tout le monde descend
Si tu trouves, lecteur détesté, le double sens de cette vanne, La Madjer t’offre un punching-ball-à l’effigie de Nasri. Les poupées vaudou c’est ringard. Cette liste – non exhaustive – a pour principe de sélectionner des joueurs « en forme ». Entendons par là, des joueurs ayant accompli une saison correcte voire excellente.
Les gardiens
Lloris, Mandanda et Carrasso : Pas grand chose à dire sur ces trois gardiens, Ruffier ou Costil peuvent, à terme, obtenir leur place en EDF. Seul bémol : le manque de considération pour nos gardiens français comme l’atteste le possible transfert de Lloris. En effet, seul Tottenham a formulé une offre concrète… on est loin des « cinq grands clubs européens » souhaités par l’intéressé lui-même.
Les défenseurs
Clichy et Mathieu comme arrières gauche. Le premier a prouvé durant ses saisons en Angleterre, voire à l’Euro, qu’il savait faire le métier avec, parfois, un apport offensif non négligeable. Quant au second, ses performances à Valence ne passent pas inaperçues et puis, grâce à la série « Inquisitio » sur France 2, rappelons que les roux ont tous un côté sorcier et qu’il pourrait chasser le mauvais œil français. Il ne manquerait plus qu’il soit juif. Plus tard, quand on dominera le monde, on pourra s’amputer d’un joueur en faisant jouer Cissokho. Ainsi, la bonne parole du nique ta mère sera de retour et l’EDF pourra replonger dans le syndrome Team Rocket.
A droite, le choix s’avère plus complexe, moins clair. En effet, nous n’avons pas de bons latéraux à droite pour le moment. Reste quelques joueurs corrects mais sans plus. En ce sens, les places s’obtiennent au mérite : deux joueurs sortent du lot. Il s’agit de Jallet et de Debuchy qui se sont bien agités durant la saison. Debuchy ayant un potentiel intéressant. Réveillère est un bon joueur de Ligue 1, quant à Sagna, attendons le retour de blessure toujours Ô combien difficile. Cela risque de saigner.
Enfin, le poste le plus décrié lors de l’Euro : les défenseurs centraux. Autant le dire tout de suite, Rami est très moyen à cause de son manque de concentration évident alors que Mexès sortait d’une saison fantomatique. A ce poste crucial, nous pouvons jouer la carte jeune sans arrière pensée puisque les trois défenseurs suivants ont déjà un certain vécu malgré leur jeune âge. Je pense-là à Koscielny, Yanga-Mbiwa et Varane. Le Madrilène est certainement encore un peu tendre mais la mauvaise saison du parisien Sakho plaide en sa faveur. La charnière Koscielny-Mbiwa aura donc l’avantage d’être jeune, dynamique, physique et propre dans la relance. Sur une liste de 23 joueurs, il faut prendre le risque de sélectionner que trois défenseurs centraux de métier, la probabilité d’en perdre deux étant assez moindre.
Les milieux de terrain
A la récupération, deux joueurs sont indétrônables : Mavuba et Cabaye. L’ancien Bordelais avait été massacré lors de sa première sélection mais celui-ci était bien trop jeune et n’avait aucun vécu pour assumer ce poste. Depuis, Rio grâce à ses bonnes performances à Lille, s’est appelé au bon souvenir du sélectionneur mais ce dernier ne réponds plus. Quant à Cabaye, ay caramba ! La révélation française, voire la révolution, et ce n’est pas une blague Carambar. Seul bémol, ces deux joueurs ont plus ou moins le même profil. A.Diarra peut être une bonne alternative si il réédite ses performances de l’Euro. M’Vila n’ayant pas accompli une bonne saison, il faut attendre que sa situation se décante, à savoir s’il se sera transféré ou pas. De plus, certains vieux grognards mériteraient une sélection, au minimum pour services rendus, même s’ils valent plus que cela. Pensons à Bodmer, Cheyrou ou Balmont. Au vu de la saison passée, le Lillois a été le meilleur, il gagnerait donc sa place. Enfin, citons l’excellente saison de Toulalan qui a livré des prestations d’homme du match avec Malaga. Il s’est même mis à marquer des buts, trois en championnat.
Concernant les milieux excentrés, Ribéry à gauche et Valbuena à droite tiennent la corde. Cependant, Rémy peut venir jouer à la place de Valbuena pour que ce dernier occupe le poste de numéro 10. Cette équipe manquant de gauchers, Mounier et Griezmann viendraient compléter l’effectif sans que nous fassions grise mine.
Les attaquants
Les trois nominés sont Benzema, Giroud et Rémy. Comme pour les gardiens, ce choix ne souffre d’aucune contestations possibles. Gomis est trop occupé ailleurs et Cissé est moins en forme que ces trois là. Cependant, ce dernier pourrait apporter sa rage de vaincre non négligeable.
Pour récapituler, mes 23 seraient :
Lloris – Mandanda – Carrasso
Debuchy – Jallet – Koscielny – Yanga-Mbiwa – Varane – Mathieu – Clichy
Cabaye – Mavuba – Balmont – Toulalan – Valbuena – Ribéry – Corgnet – Mounier – Griezmann
Benzema – Giroud – Rémy – Cissé
Cette équipe a, sur le papier, moins de talent. Cependant, faisons le pari d’un collectif bien rôdé, plutôt jeune et voulant démontrer autre chose que Knysna sans l’avoir vécu. Ainsi, ils ne traîneraient pas cet épisode comme un boulet mais plutôt comme une véritable revanche. C’est pour cela qu’il vaudrait mieux titulariser Cabaye ou Mavuba à la récupération que Toulalan. En effet, celui-ci a été traumatisé par l’événement. Il faudra qu’il rejoue lorsque l’équipe connaîtra une phase ascendante. Enfin, si l’EDF ne manquait pas de repères, de reconnaissances sociales et ne souffrait pas de débats ethniques nauséabonds, il est clair que le Brésilien Nenê pourrait jouer pour cette équipe. Il aurait largement sa place. Une place que trop de joueurs ont usurpée depuis trop longtemps.






Enfin un article qui ne balance pas des briques sur la gueule des joueurs de l’équipe de France
.
Sinon dans ta liste de dèfenseurs, tu pourrais mettre Mathieu Delpierre à la place de Varane qui est encore jeune.