RMC a ses lives de Beckham et Zlatan (« Beckham est allé au cinéma », « Zlatan fait ses courses à IKEA »), Canal leur taille des pipes monumentales H24, alors nous avons décidé de rentrer dans le game du live-blogging en suivant pendant 24h Ronan Le Crom, troisième gardien du PSG. Récit.
8h15 : Le réveil sonne chez Ronan. Il a les yeux qui piquent. « Encore 5 minutes » souffle-t-il en appuyant sur « snooze ».
9h37 : Et merde.
10h00 : Il se sert un bol de chocapics, se coiffe vite fait et grimpe dans sa Renault Mégane. Direction le « Camp des Loges ».
10h09 : Un accident sur le périph’. « Zut alors » maugrée Ronan alors que « Panne de Mélancolie » de Bruel, résonne dans son autoradio. Sa chanson préférée.
10h30 : Ronan arrive à l’entrainement. Il est déjà tout transpirant car il a couru du parking au terrain. Personne n’avait remarqué qu’il manquait à l’appel. Tant pis, il a l’habitude.
10h35 : Douchez se fait un bleu. Ronan doit le remplacer dans les cages pour l’équipe des chasubles. Deux tirs cadrés et trois buts plus tard, Tiéné prend sa place. Il sait qu’il a manqué sa chance. Une autre fois peut-être.
11h15 : Nouvel exercice. Ronan est désigné ramasseur de balle si Ibrahimovic tire trop fort. Il s’exécute avec joie, mais n’ose toujours pas demander un autographe au Suédois.
12h00 : Fin du premier entrainement, Ronan décide de déjeuner à la cantine du club. Des pâtes, pour changer. Il veut s’asseoir à côté de Ménez mais ce dernier pose son sac sur la chaise « c’est réservé ma gueule ! T’as pas assez de swag ». Ronan décide alors de manger avec Camara mais celui-ci est absent.
13h00 : L’heure de la sieste. Ronan n’est pas fatigué et en plus Verratti lui a racketté son oreiller. Il décide de faire semblant de dormir.
15h48 : Et merde.
16h : Le match étant à 21h, Ronan a loupé toute l’analyse vidéo de Coach Carlo. Tant pis, il est prêt si il faut.
16h58 : Une envie pressante. Ronan va pisser tranquille. Le stress, sans doute.
17h00 : Le bus est parti sans lui.
17h15 : Trop c’est trop, Ronan décide qu’il n’ira pas au stade ce soir.
17h16 : Accablé par le remord, il y va quand même.
17h49 : Sa Renault Mégane tombe en panne. Il prend un Vélib.
18h01 : Le Vélib crève en pleine descente. Ronan tombe et s’écorche le coude. Il ravale quelques larmes. Il est plus fort que la douleur.
18h37 : Ronan arrive au Parc. Le stadier ne veut pas le laisser entrer : « Jamais entendu parler d’un Ronan Le Crom moi ». Heureusement, Zoumana arrive à ce moment précis.
18h38 : Ils sont désormais deux à affirmer au stadier qu’ils jouent bien pour le PSG, et que ça serait sympa qu’il les laisse entrer. Au cas où.
19h01 : Un mec du staff les reconnait et remercie le videur de s’être occupé d’eux. Direction les vestiaires.
19h14 : Le groupe part tâter la pelouse. Beckham est suivi par une horde de journalistes, Zlatan par Loïc Briley. Ce dernier décide d’en faire un article.
19h16 : Une bagarre éclate entre les deux livers de RMC. Le gars qui gère la « Beck’Cam » tente de les séparer et s’en prend une. Ronan s’en fout, il cherche à savoir qui est le con qui a planqué ses crampons Kipsta.
19h48 : Tant pis pour les crampons. De toute façon il passera le match en tribune.
19h50 : Gagné, c’est pas encore aujourd’hui que Ronan profitera des sièges chauffés du banc de touche comme ce salaud de Nicolas Douchez.
20h13 : Ronan rejoint sa place. Elle est occupée.
21h00 : Assis sur les escaliers, Ronan éternue pendant la minute de silence et se fait réprimander.
21h47 : Mi-temps, 2-0 pour Paris. Le Parc siffle. Ronan aussi, par solidarité.
22h03 : Kevin Kohler, blessé, le rejoint pour la deuxième mi-temps.
22h52 : Fin du match. Paris s’impose finalement 4-1. La moitié du public applaudit. L’autre moitié s’est déjà barrée pour éviter les embouteillages. Ronan est resté, il rentre en métro.
23h02 : Ronan arrive aux portes du vestiaire. Fermées, évidemment.
23h16 : Toujours à la porte, il abandonne et décide de rentrer chez lui. Coup de bol, il chope le métro 9 direct. « Enfin un peu de chance », souffle-t-il avant de se faire tirer son Samsung.
00h07 : Rentré chez lui, Ronan s’endort, paisiblement. Il rêve de ses exploits avec Guingamp, Troyes et La Berrichonne de Châteauroux. Paris sera sans doute champion de France, mais si Ronan ne dispute pas un seul match, lui ne le sera pas. Alors il va travailler dur, afin de réaliser son rêve.








Je suis mort de rire devant mon ordi! Cet article est géniallissime! je partage!
Ah ouais il a pris chér Le crom là XD