Quelle que soit la génération, le Milan, c'est la classe...

Entre un Milan AC à la peine et une équipe interiste métamorphosée depuis que l’ancien rossonero Leonardo a débarqué, nos pronostics étaient clairs. Chacun avait opté pour une victoire nerrazzura. Ou plutôt, nous avions opté pour l’équipe nerrazzura, qui hier soir était ailleurs.

Les buts :

Pato 1′, 62′
Cassano (sp) 89′

Les rossoneri

C. Abbiati : cet homme est toujours passé pour un gardien moyen. Depuis son retour au Milan, il est considéré comme un bon. Hier soir, il a empêché le 1-1 en sortant une balle peut-être déjà rentrée. Après l’intermittent Dida, il fait du bien. (6).

I. Abate : ancien ailier droit, Ignacio s’est reconverti en tant que latéral. Irréprochable défensivement face à Eto’o, il est souvent monté, apportant sa vivacité. Une frappe ratée qui se transforme en passe décisive pour Pato. Et en plus, il a une coupe aérodynamique. Professionnel jusqu’au bout. (7).

A. Nesta : un palmarès de fou furieux, une classe qui fait passer tous les autres défenseurs de planète pour des amateurs, un âge à finir au Qatar. Alessandro aurait pu terminer comme Fabio Cannavaro, des tongues aux pieds, barbotant dans une piscine trop petite pour accueillir tous ses nouveaux amis qataris plus riches que tout l’effectif du Milan AC. Mais il a décidé autre chose : gagner son troisième scudetto. (6).

T. Silva : il est brésilien, défenseur, vif, technique, fait de bonnes relances et presque jamais d’erreurs. Non, je vous assure, le premier avril est passé. (7).

G. Zambrotta : Giancula a fait de nombreuses fautes, et pris un carton jaune pour l’ensemble de son oeuvre. Un des moins bons rouges et noirs hier, il a tout de même joué un joli tour de magie à Pandev en le faisant disparaître. (5).

M. Van Bommel : un match hors de son registre préféré. Toujours un nombre de récupérations exceptionnel, mais aussi un nombre étonnant de passes distillées idéalement, même vers l’avant. Il s’est fait sécher par Sneijder, s’est presque fait cracher dessus par Thiago Motta, et il a pris son carton jaune hebdomadaire. Un match parfait. (8).

G. Gattuso : un peu éclipsé par son compère néerlandais, il a néanmoins aidé Abate à éteindre le côté gauche interiste. (6). Blessé, il a été remplacé à la 51ème par Flamini, qui n’a pas découpé d’adversaire ni harangué le public ensuite. En progrès. Il marque un but plein de sang froid. Dommage, hors-jeu. (6).

C. Seedorf : cette nuit, j’ai pris définitivement ma décision. Mon fils s’appellera Clarence. Des passes divines à l’origine des buts, un sang-froid carrément glacial et une conduite de balle à soigner les troubles de l’érection. C’était quoi le milieu de terrain néerlandais à la Coupe du Monde ? (8).

K. Boateng : Prince ne devrait pas tarder à être roi. Un gars qui côtoie Pirlo et Seedorf à l’entraînement, ça se remarque. Un point en moins pour avoir des tatouages en forme de gribouillis. (6).

Robinho : le meilleur match du Brésilien au Milan AC selon Josse et Lamouchi. Mouais, ça devait pas être brillant alors. L’homme aux quarante capotes a fait un bon match, ouvrant des espaces à Pato, et profitant des lacunes du duo Ranocchia – Chivu. Il s’est moqué de Gilardino avec une simulation pas encore au niveau d’Alberto. (7). Remplacé par un Cassano hilare, qui l’aurait félicité pour sa performance, toujours selon Josse et Lamouchi. Je crois plutôt qu’il lui a raconté ce qu’il allait faire. Une passe délicieuse de Seedorf qu’il contrôle superbement de la poitrine, obligeant Zanetti à faire faute dans la surface. Péno, Cassano s’en charge et marque. Il enlève son maillot, et tout le monde devine le carton jaune. Il fait une deuxième faute, inutile et bête, et tout le monde rit du deuxième jaune. Dix minutes, un but, deux cartons jaunes, et une nouvelle anecdote dans la carrière de ce joueur aussi con que talentueux.

A. Pato : le gendre de Berlusconi a rendu hommage à Pippo Inzaghi, présent dans les tribunes. Un premier but de raccro et un deuxième but de renard à la limite du hors-jeu. Entre temps, il a fait la course avec tous les défenseurs adverses. Il a gagné à chaque fois. (8). Remplacé par Emanuelson, qui a subi le même tour de magie que Pandev. Gianluca s’ennuyait assez pour le faire sur un partenaire.

Les nerazzurri

J. Cesar : la fin de son empire. Son armée a tout simplement fui devant les offensives rouges et noires, ou failli en enfreignant les lois. Il a essayé de limiter la casse. (5).

Maicon : pas le temps de s’installer dans son couloir que son compatriote Pato avait déjà marqué. Il a souffert, chargé du côté de Seedorf. Paumé, comme tous ses collègues. (3).

A. Ranocchia : Walter s’était justement interrogé sur sa capacité à tenir le coup. Il n’a pas réussi, dépassé par Pato, qui est assez passé dans son dos pour rendre tout ça pornographique. Sauvé par Chivu, qui lui a volé le titre de plus mauvais défenseur. (2).

C. Chivu : est-ce une coïncidence ? Le Roumain est mauvais à chaque fois que je le regarde jouer. Lui aussi dépassé par Pato, il a craqué et empêché le jeunot brésilien d’aller tout seul au but. Carton rouge, et fin des derniers espoirs interistes. Peut-être qu’il voulait la pire note de l’histoire du conseil ? Bah tiens, cadeau. (1).

J. Zanetti : le défenseur le moins catastrophique de son équipe. Il n’a pas beaucoup aidé Eto’o. Javier ne gagnera sûrement pas le championnat cette année. Pas grave, c’est déjà une légende. (3).

T. Motta : dévoré par Seedorf. Il a récemment choisi l’équipe d’Italie, craignant de ne jamais être appelé par Mano Menezes, sélectionneur du Brésil. Ce match le confortera dans son choix. (2).

E. Cambiasso : il a eu la tâche plus simple que Motta en étant opposé à Gattuso. Ce qui ne l’a pas empêché de ne rien apporter offensivement, contrairement à ses habitudes. (3). Remplacé par Dejan Stankovic, et personne n’en sait plus.

W. Sneijder : il a été l’interiste à l’origine de la courte mais bonne période de son équipe en fin de première période, notamment avec un bon corner suivi d’une tête peut-être rentrée. Le reste du temps, il a traîné sa peine, frappant le sol de rage contre les décisions arbitrales, pourtant de très bonne qualité hier. Décevant pour un joueur qui nous a habitué à être présent dans les grands rendez-vous. (3).

G. Pandev : Zambrotta l’a donc fait disparaître. Ou alors le Macédonien n’est jamais apparu…Aucune idée, comme pour son pays : il existe vraiment ? (2). Logiquement le gars sorti lorsqu’il a fallu faire rentrer un défenseur central à la place de Chivu. Cordoba est donc rentré, remplaçant poste pour poste Pandev : là où il faut pas.

S. Eto’o : il a d’abord imité Malouda en portant la balle excessivement, puis il est passé à Brandao en ratant le 1-1 à un mètre du but vide. Espérons qu’il n’y ait pas eu de journaliste camerounais dans les couloirs. Pour les chiffres du chômage. (2).

G. Pazzini : jamais chaud, tout mou, et avec peu d’ingrédients proposés. Du Pazzini fast-food. (2). Remplacé par Milito, qui a fait marrer tout le monde en faisant le mec déterminé. Diego, Diego…