Tout, oui, même un but de Fernando Torres. Si, je t’assure, il a presque marqué ce soir. Après ses débuts sous le maillot des Blues où il peinait à acheminer au bon destinataire la moindre de ses passes, El Niño est devenu un brin moins petit le temps d’un soir, en effet il a cadré ses frappes… (applause) que dis-je, il a même touché le poteau. Au retour, c’est sûr, il marque.
Commençons par le commencement. Après cinq minutes de tours de passe-passe çà et là, c’est Manchester United qui prend finalement l’ascendant, contrôlant avec brio le milieu du terrain. Chelsea, quant à eux, tentent tant bien que mal de récupérer un ballon presque monopolisé par les Red Devils… et quand ils y arrivent, les Blues se montrent impuissants et incapables de créer la moindre étincelle dans les lignes de la bande à Fergie. Seul Didier Drogba parvient à mettre en danger Van der Sar après vingt minutes de jeu sur une frappe puissante à l’orée des seize mètres, mais le géant hollandais est sur ses gardes et dévie le cuir en corner. Alors que Stamford Bridge pensait que les siens avaient enfin sorti la tête de l’eau, ce diable de Wayne Rooney vient les coiffer au poteau, au sens propre comme figuré. En effet, quelques minutes après la première occasion des Blues, Carrick ajuste une magnifique transversale en direction du vieux briscard Ryan Giggs, qui se charge de mettre dans le vent Bosingwa avant de finalement centrer en retrait pour Rooney. Par un plat du pied totalement maîtrisé, l’avant-centre anglais conclut cette action d’école. Cech n’a plus qu’à aller chercher le ballon dans le petit filet. Dès lors, Chelsea augmente le rythme et essaye de trouver la faille à un bloc défensif mancunien bien en place ce soir. L’engagement offensif des Blues est tel que les hommes d’Ancelotti en oublieraient presque de défendre. A plusieurs reprises, l’arrière-garde londonienne est mise en difficulté. Clairement, l’absence de David Luiz se fait sentir, lui qui a presque volé la vedette au mythique John Terry, approximatif au marquage ce soir. Dans les dernières minutes de cette première mi-temps, Chelsea imprime un rythme encore plus élevé, et malgré les difficultés d’entente évidentes entre Drogba et Torres, les Londoniens auraient pu rentrer au vestiaire sur un score de parité. Le « toujours silencieux » Torres frappe le poteau, Lampard reprend derrière, mais c’est Patrice Evra qui sauve son équipe, au grand dam de l’équipe de Fulham Broadway. Une première mi-temps fort palpitante. On regrette presque qu’un match de football se dispute en deux fois quarante-cinq minutes. Ce soir, on voulait tout d’une traite.
Oui, parce que bon, la deuxième mi-temps c’était un peu moins intéressant, et bien moins intense. Elle commence d’ailleurs bien mal pour Rafael qui se blesse au genou après trois petites minutes. Remplacé par Nani. Malgré un faux départ, cette deuxième partie de match va prendre une tournure un peu « olé-olé » grâce à un retourné acrobatique de Didier Drogba qui voit sa tentative échouer à quelques centimètres des cages d’Edwin The Giant. L’Ivoirien, meilleur joueur du coté de Chelsea, cède sa place à la soixante-dixième minute. Nicolas Anelka prend sa place sur le front de l’attaque. Une sortie étonnante puisqu’il semblait être le seul à vraiment pouvoir créer le danger face à la paire Vidic-Ferdinand. A contrario, Torres qui avait fait une première période convenable, s’était finalement complétement éteint. Comme l’a dit Bixente sur l’antenne de TF1 « C’est peut-être le prix du transfert qui justifie ce choix là ».
Avec également les sorties de Zhirkov et Bosingwa en lieu et place de Malouda et Obi Mikel, Chelsea ne parvient plus vraiment à inquiéter Man United. Seul une tête bien placée de Torres alerte Van der Sar, alias « l’elastico » qui réalise une parade salvatrice pour les siens. Mais ce dont on entendra parler pendant quelques jours, c’est bien cette faute non-sifflée d’Evra sur Ramires à quelques minutes de la fin de la rencontre. A la limite de la surface, le Français projette le Brésilien, pénalty ou pas, il y avait bien faute. Chelsea a de quoi nourrir quelques regrets, puisque comme on dit souvent dans le monde du football « il y avait la place ». Manchester s’est contenté de cette courte victoire qui les mettent en position favorable pour le match retour à Old Trafford. Que dire d’autre à part que Ferguson a très bien joué le coup ? Mais Chelsea n’a pas dit son dernier mot, ni Torres.






Je n’ai pas évoqué Torres à ce sujet là, mais c’est vrai que l’Espagnol, par deux reprises, a tenté de tromper l’arbitre en se laissant tomber. Pas du goût de Ferdinand qui ne s’est pas fait prier pour lui remonter les bretelles. C’est bien dommage que le football en arrive là.
Pour le penalty/coup franc Chelsea paye la réput de ses joueurs qui sont bien connus pour leurs simulations; en particulier Ramires (et Torres qui a réalisé un plongeon magnifique peu après); même si y avait bien faute.