Vole petit oiseau, vole...

Tous les amateurs de football français espéraient voir ce soir un remake du match de l’an dernier (5-5). Celui de ce soir a lui aussi tenu toutes ses promesses, engagement et beau jeu étant au rendez-vous. Cela dit, comparé à novembre 2009, les joueurs ont fait preuve de moins de justesse dans la finition. En gros, un remake « Made in China » du 5-5 de Gerland. Retour sur une rencontre qui sera peut-être décisive dans la course au titre.

Dès l’entame de la rencontre on sent que les deux olympiques ne vont pas y aller de mains mortes. En effet, dès les premières minutes de la partie les joueurs de chaque camp se testent par de petits accrochages timorés. Ajouté à cela quelques tentatives intéressantes, notamment de Delgado qui oblige Mandanda à faire usage de ses gants. Une dizaine de minutes plus tard, Marseille aurait pu (dû) mener au score, par l’intermédiaire de Loïc Rémy qui a vu son but se faire refuser par Stéphane Lannoy, pour une main imaginaire d’André Ayew. Malgré l’erreur certaine de l’arbitre, les Marseillais ne baissent pas les bras et continuent à pousser Hugo Lloris dans ses derniers retranchements. Engagés et motivés, les Phocéens payent finalement leur agressivité, à l’image de Diawara, coupable d’une faute dans la surface sur Lisandro (qui tombe facilement, il faut le dire). Monsieur Lannoy ne pardonne pas, pénalty pour les Lyonnais. Une fois de plus, la légende perpétuée par Thierry Roland disant que ce n’est jamais bon de faire tirer le joueur ayant subit la faute se révèle être erronée. En effet, l’Argentin prend Mandanda à contre-pied, donnant ainsi l’avantage aux Rhodaniens. Piqués à vif, les Olympiens repartent tout de suite à l’attaque. Lancé à plusieurs reprises dans la profondeur, Rémy aura été l’une des pièces maitresses de la tactique de Deschamps ce soir à Gerland. Combinant plutôt bien avec Valbuena et Ayew, l’attaquant n’arrive hélas pas à ramener son équipe à hauteur de celle chez qui il a été formé, avant la mi-temps.

Au retour des vestiaires, les Marseillais reprennent le match là où ils l’avait laissé. Cela dit, plus on avance dans cette seconde mi-temps, plus l’intensité semble diminuer. Les deux équipes n’arrivant plus à créer le danger, Puel et Deschamps décident de faire entrer du sang neuf. Gignac et Jordan Ayew du coté olympien, Briand pour les Lyonnais. Des choix qui vont s’avérer d’ailleurs bénéfiques pour la rencontre puisque seulement quatre minutes après l’entrée de l’ex-Rennais, Puel et les siens doublent la mise. Briand est à l’origine de cette action conclue par César Delgado. Jordan Ayew, lui aussi fraichement entré, offre sur l’action suivante une magnifique passe à Lucho González. Un but qui va redonner de l’allant aux Marseillais qui vont presser haut les protégés de Jean-Michel Aulas. Dès lors, on se dit que tout, absolument tout peut arriver dans ce match, comme à l’aller. Rémy qui avait disparu assez longuement de l’objectif, se met en évidence à la 78e minute en égalisant d’une tête rageuse déviée par Gignac, puis par son genou. L’OM revient de loin et en est conscient. Euphoriques, ils vont cependant commettre une grosse erreur. En voulant trop vite prendre les devants, l’équipe de Deschamps néglige l’aspect défensif et se fait prendre en contre à plusieurs reprises. A la 84e minute, Cris, alias « le policier » reprend de volé un ballon mal dégagé de Diawara. Ça fait donc 3-2 et ce sera le score final d’un « Olympico » qui a tenu toutes ses promesses. Mentions spéciales à Loïc Rémy et Lisandro López qui ont donné beaucoup de fil à retordre aux défenses. Des défenses d’ailleurs mises à mal par des boulets tels de Timothée Kolodziejczak et Souleymane Diawara, coupable en tout cas sur deux des buts Lyonnais.

Lyon qui chipe la troisième place au Paris Saint-Germain et qui n’est plus qu’à trois points de Marseille, est encore mathématiquement dans la course au titre. Un titre qui semble tendre les bras à des Lillois qui comptent maintenant quatre longueurs d’avance sur l’OM. Mais attention, le calendrier du LOSC n’est pas des plus faciles. Rudy Garcia aura sans doute de quoi arracher les cheveux de sa moumoute. C’est Antonetti qui est jaloux du coup…

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