Image tirée du Director's Cut. Si, si.
Le match
Qui l’eût cru ? Les moribonds de Gelsenkirchen ont réalisé, pour le moment, l’exploit et la plus grosse surprise de cette saison de Champion’s League. Cinq buts plantés à Julio César mec ! Cinq ! En 2 matchs, le Brésilien a confirmé son énorme baisse de régime, qui pointait le bout de son nez depuis cet hiver. Quid de la hiérarchie mondiale des portiers ?
Là n’est pas le sujet. Et avant de passer un bon quart d’heure derrière les vidéos et résumés du match, la surprise Schalke « NôleFieure » peut fait-elle faire une prétendante sérieuse à la coupe aux grandes oreilles ? Difficile d’imaginer la troupe à Raùl dépasser les demis. Et pourtant, même si l’échelle est moindre, les Allemands ont habillement déjoué les plans de Valence à la Mestalla avant de punir les potes à Mathieu une fois à domicile (3-1). Ce soir, Ralf Rangnick a sauté la première étape et est directement passé à la correction. En terrain (très) hostile de surcroît. Le plus étonnant reste les statistiques. Avec pourtant un pourcentage de victoire important en C1, c’est plutôt la soupe à la grimace en Bundesliga, notamment lorsque le club s’éloigne de la Veltins-Arena avec seulement 9 buts inscrits en déplacement. En 90 minutes, c’est presque 2/3 tiers des piètres performances réalisées en une saison. Un sacré coup de fouet lorsque l’on sait que le club n’est qu’à 8 points du premier relégable, Sankt Pauli.
A coup sûr qualifié, à moins que Léonardo et ses hommes ne renversent des montagnes en plantant 4 buts en Rhénanie, Schalke sera en demi-finale. Sans pour autant avoir un effectif de dream-team. Un petit syndrome AS Monaco ’04 en quelque sorte. C’est surtout le contraste entre une Bundesliga catastrophique et un parcours en C1 proche de la perfection qui choque.
Pourtant, l’Inter et son public se sentaient capables de renverser et, qui sait, d’atomiser un bloc allemand pas des plus rassurants. La première minute leur donnait raison et était annonciatrice d’un match débridé.
Lancé dans le dos du back four visiteur, Milito pousse Neuer à sortir aux 20 mètres, l’obligeant à dégager le ballon puissamment de la tête. Pas de chance, il retombe dans le rond central, juste avant que Stankovic n’amorce une reprise de volée magistrale. Le spectacle peut commencer, Meazza est bouillant.
Menés à deux reprises en première période, les bourreaux de l’outsider espagnol recolleront à chaque fois au score, à contre-courant faut-il le concéder. La première égalisation est brouillonne sur le premier corner des visiteurs, la seconde est de raccroc, en deux temps sur une parade hasardeuse de César. L’Inter dominait outrageusement, mais les retours successifs des ambassadeurs de Gazprom a mis à mal la confiance inétriste. La deuxième mi-temps confirmera la noyade, Schalke prenant le jeu à son compte après une courte pression des nerazzuri (Milito 47ème, Eto’o 49ème) et le 70ème but de Raul en Champ’s. C’est la déroute la plus totale en Italie, le turbo propulseur Jurado sera à l’origine du CSC de Ranocchia, Chivu recevra un deuxième jaune et, finalement, Edu inscrira un doublé. Le pire, c’est que l’Inter a tout de même les occasions pour réduire la marque, mais la fraîcheur mentale n’y est plus.
This is madness ? This. Is. SPARTA !
Les buts








A noter que Neuer a sorti une parade énorme à 2-2; peu avant le 3ème but.
Un grand gardien qui a fait la différence.