On annonçait un duel entre David et Goliath, entre les grands et les petits, entre les riches et les pauvres. Au final, nous n’avons ressenti aucune différence, un peu comme entre le Coca-Cola et le Pepsi. Physiquement, tactiquement et techniquement, les jaune et noir n’ont rien eu à envier à leurs homologues lyonnais, qui après une bonne première mi-temps ont totalement arrêté de jouer en seconde. Auteurs d’un parcours extraordinaire, les Quevillais sortent, paradoxalement, vainqueurs de cette défaite. Le football amateur a grandi en même temps que grandie l’armoire à trophées de l’OL. En gros, tout le monde en sort gagnant, sauf les téléspectateurs, obligés de supporter un match pas toujours à la hauteur de l’événement, la plus grosse émotion de la soirée étant le départ de Xavier Gravelaine. Tu vas nous manquer Xavier. Ou pas.

Le but

L. Lopez 28′

Les David avec des étoiles pleins les yeux

Y. El-Kharroubi : le gardien olympique marocain a su rassurer ses coéquipiers par ses prises de balle mais il a dû s’incliner face à Lisandro sans pouvoir rien y faire. Son seul véritable arrêt se situe à la 85e minute face à Briand. (6)

A. Vardin : a difficilement résisté à Lisandro tel un obèse face à un éclair à la vanille fourré au Nutella et saupoudré de noix de pécan. En même temps avec un nom mélangeant véranda et jardin, il ne pouvait que s’emmêler les pinceaux bien qu’il sauve un ballon sur sa ligne. (4)

F. Weis : le meilleur joueur de Quevilly ce soir, c’était lui. Weis a été solide et courageux. Sa fracture de la pommette et de la mâchoire ne l’a jamais empêché d’aller au contact. En même temps, les fractures du crâne de Lescott et de Ribéry ne les empêchent jamais de jouer. Une bonne grosse intervention salvatrice sur sa ligne qui permit de maintenir le 0-0, qu’un temps seulement. (7)

G. Beaugrard : nous garderons de lui la dernière image lorsqu’il soulève le trophée avec Cris. Il aurait pu le soulever seul, le destin ne l’a pas voulu. Ce n’est pas pour autant qu’il ne restera pas dans l’histoire de l’US Quevilly. (6)

C. Vanoukia : a laissé trop d’espace à Lacazette qui n’en demandait pas tant. Il nous a gratifié d’une défense bas de gamme. VanouKia Picanto. (4)

Z. Diarra : il est bien le frère de son frère. On attend confirmation pour savoir s’il est bien le fils de son père. (5.) Remplacé par A. Ouahbi à la 77e… Ouahbi Jacob.

M. Jouan : Jouan a été le plus actif des milieux quevillais grâce à sa qualité de passe, de relance et de pénétration. Moins en vue en seconde période, il peut être fier de sa finale. (6)

A. Laup : on a senti qu’il pouvait apporter le danger à tout moment mais il l’a fait qu’une seule fois, en envoyant sa frappe sur la barre à la 66e minute. Placé à gauche au coup d’envoi, il a beaucoup bougé sur le front de l’attaque, à droite, à gauche, au centre et en profondeur. Laup sortira sur blessure après un contact avec Källström. (6.) Remplacé par J. Ayina à la 82e…. Ayina plus de bières dans le frigo.

J. Valéro : dans sa vie, il lui a manqué un “n” à la fin de son nom pour jouer à La Corogne, pour être international espagnol et pour gagner des trophées. Dans sa finale, il lui a manqué de la présence, du culot et du talent. Invisible. (3) Remplacé par K. Herouat dès la 57e qui a perdu tous ses ballons, s’enfermant trop souvent dans l’entonnoir de la défense lyonnaise.

P. Capelle : « Hey, y’a Brouard Capelle sur le portable, il veut que tu sortes, t’es nul à chier ». Dangereux les quinze premières minutes, il a disparu de la circulation au fur et à mesure du match. Espérons qu’on le retrouve un jour. Pas comme Maddy. (3.5)

J. Colinet : il a fait autant d’effet à Lloris qu’un puceau en ferait à Katsumi. Incapable de construire ou de finir, il faudrait appeler les maçons du cœur pour lui bâtir une carrière. Et un quelconque talent, sur ce match du moins. (3)

Les Girondins de Bordeaux L’Olympique des Goliath lyonnais

H. Lloris : comme souvent, Lloris n’a pas grand chose à faire, mais il le fait bien. Seulement sollicité par Laup, l’international français a détourné cette frappe sur la barre. Hugo tout seul. (7)

A. Réveillère : on aurait mis Jean-Marc Chanelet à sa place qu’on aurait pas vu la différence. (5)

Cris : le Policier a fait la loi en défense, mettant à l’amende les rares velléités offensives de Quevilly. Il soulève sans doute son dernier trophée, d’une seule main. Devant leur écran, les supporters lyonnais, eux, faisaient autre chose avec une seule main. (6)

D. Lovren : ses parents sont cons. Pourquoi l’ont-ils trempé dans le Styx en le tenant par le talon ? Remplacé par B. Koné dès la 18e minute. En ce qui concerne le Burkinabais, rien de folichon. Une tête en retrait mal ajustée pour son gardien et c’est à peu près tout. Cela dit, les lyonnais peuvent se reposer sont soucis sur lui. Koné table. (5.5)

A. Cissokho : on aurait mis Aly Cissokho à sa place qu’on aurait pas vu la différence. Ah, c ‘était lui ? (5)

M. Gonalons : bon à la récupération, innovant en terme de relance, Gonalons a été élu Saveur de l’année 2012 par l’association 30 millions de Xavier Gravelaine. (7)

K. Källström : une frappe à la 21e, un coup-franc un peu plus tard, de belles transversales, deux ou trois taquets par-ci par-là et c’est à peu près tout. (5.5)

A. Lacazette : en première période, il a su mettre le feu sur son côté droit mais seulement par intermittence. Après une grosse occasion où il a dribblé trois joueurs, il a pris la profondeur et a parfaitement servi Lisandro pour l’ouverture du score. Sa frappe contrée sur la barre aurait mérité meilleur sort. Suite à cela, il a connu une baisse de régime. Qu’importe, il restera la révélation lyonnaise de cette saison. (6.5)

Y. Gourcuff : il est trop SWAG Yohann. Enfin trop SHIG. Secretely He is Gay. Et pour un retour à la compétition, il s’en est admirablement bien sorti, enchaînant dribbles et conservation de balle. S’il gomme quelques gestes superficiels, il peut faire une bonne fin de saison. Il n’avait pas 90 minutes dans les jambes. (6) Remplacé par C. Grenier à la 67e qui a eu le temps de glisser et de prendre un jaune.

L. Lopez : placé à gauche, “El Diablo”, comme le surnomme Gravelaine, a mis son vis-à-vis au supplice lors des 45 premières minutes. Entre une occasion de la tête, un poteau trouvé suite à un bel enchaînement dans la surface et plusieurs débordements, Licha a inscrit le seul et unique but de la partie en reprenant un centre d’une volée du pied droit. Indispensable, comme la capote quand tu baises une sidaique. Même s’il s’est montré trop discret en deuxième mi-temps, il reste le sauveur de cette équipe. (8)

B. Gomis : il tire dans la caméra à la 37e mais il n’avait pas besoin de ça pour crever l’écran. Ne jouant presque qu’en déviation, c’est l’une de celle-ci qui amène le but lyonnais. Précieux dans son placement et ses déplacements. (6) Remplacé par J. Briand qui a eu le temps de foirer une action en or en huit minutes plus le temps additionnel.

Les extras de la finale

– Personne n’a entendu les mots de Aulas à Laup. Dommage, à ce qu’il paraît, c’était vulgaire.

– Gérard Collomb, maire de Lyon, ne l’a pas eu dans le cul.

– Rémi Vercoutre est toujours le plus heureux et pourtant, il joue toujours aussi peu.

– Xavier Gravelaine qui s’en va, ne déprimez pas Patrick Montel va le remplacer.

SUR LE MÊME THÈME

Leave a Reply