Ce 8e de finale édition 2011/2012 sent la poudre ! Chelsea-Naples, c’est la rencontre entre l’expérience anglaise et la folie italienne. Côté Blues, le Special Two n’est plus là, dégagé à grand coup de pompe le 4 mars dernier. Son successeur Di Matteo espère effacer la défaite du match aller (1-3). Tout est possible depuis Brandao. Côté Napoli, les coéquipiers de l’intenable Cavani restent sur cinq succès consécutifs en Série A et viennent en patron au stade Stamford Bridge. Tu n’as pas Canal+ Sport ou tu as préféré Real-CSKA ? Séance de rattrapage ici.
Didier, mascotte de la maison de retraite
Début de rencontre de haute intensité, comme un match de Coupe de France entre Gueugnon et Quevilly. Le gamin Sturridge met à contribution De Sanctis dès la 5e minute. Les Papis Blues font de la résistance, la soupe a un arrière goût de Red Bull. Au fil des minutes, les mafieux du Napoli se réveillent. Hamsik fixation béton (10’) et Cavani (13’) inquiètent Cech et le petit filet anglais. Le public anglais commence à siffler, « fuck off » devenant rapidement un mot de liaison.
C’est l’heure de Didier Drogba. Ashley Cole écarte sur le côté gauche vers Ramires. Le centre du brésilien arrive sur la tête de l’ancien guigampais (oui, oui) qui catapulte le ballon dans le filet de De Sanctis (28’). Aymé Jacquet, représentant des vieux de la planète foot, exulte et crie sa joie. 1-0. Les Blues sont en feu. Dans la foulée, Terry sort de sa défense, dribblant même deux joueurs avec une chance de cocu (coucou Wayne Bridge). Une minute plus tard, c’est Sturridge qui déculotte l’arrière garde italienne pour centrer vers Didier. Campagnaro sauve son camp en dégageant en corner.
Le Napoli finit la première mi-temps en jouant aussi bas que le niveau scolaire de Ribéry. Les anglais n’en profitent pas et au repos, le score est de 1-0 pour Chelsea.
Le bal du vibromasseur
On repart sur le même rythme dans cette deuxième mi-temps. Sur corner, Captain Terry place une tête qui atterrit dans la lucarne opposée. 2-0 à la 47e minute. Stéphane Guy sort son vibromasseur, Chelsea est pour le moment qualifié. Terry est impérial. Tellement impérial qu’il s’impose sur un nouveau duel dans sa propre surface. Le ballon revient sur Inler qui fusille Cech aux 20 mètres. 2-1 à la 55e minute. Stéphane Guy range son vibromasseur.
Dans les minutes qui suivent, le match se durcit. Les Blues ont pris un coup sur la tête. Fernando Torres s’apprête à rentrer, certainement la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Heureusement, Drogba est encore là. Sur une touche d’Ivanovic, l’Ivoirien allume une reprise en pivot (65’). De Sanctis sort le grand jeu. La pression est sur le but du Napoli. Stéphane Guy ressort son jouet.
A la 74e minute, Dossena prouve qu’il n’a pas la main de Jamel Debbouze. Penalty transformé par Lampard. Après Drogba et Terry, les vieux ont la cote. 3-1, on se dirige vers les prolongations. Stéphane Guy fait tourner le vibro à Aymé. Le match devient fou, les équipes se rendent coup pour coup. A la 84e minute, Torres atteint la barre symbolique des 24h sans marquer, dédicace à Jack Bauer. Le match se termine. Bonjour café, bonsoir prolongations.
Jack Bauer, spectateur de la prolongation
Le Napoli entame la séance de prolongations la fleur à la kalachnikov. Hamsik s’essaye même à la reprise de volée (92’) qui passe à gauche du cadre de Cech. La première période va se terminer quand Drogba sort un centre en retrait venu de nulle part. Ivanovic, tel un Tiéné, se retrouve dans l’axe pour marquer de près. 4-1. Torres Bauer apprécie.
Les 22 acteurs n’ont plus de jus et Drogba se prend pour Valbuena à chaque contact. Chelsea s’impose finalement 4-1 et se qualifie pour les quarts de finale de la Ligue des Champions. Match sublime. Pensée pour Villas-Boas.







