« inho » : suffixe couramment utilisé par les footballeurs brésiliens par soucis de clarté. Ainsi pourrait-être la définition de ce « inho ». Rendu visible à tous, connaisseurs de football ou non, en 2005 avec l’apogée de Ronaldinho, ce suffixe provenant de la langue portugaise nous a quand même sacrément facilité la vie, à nous et aux floqueurs de maillot. Parce que caser « Ronaldo de Assis Moreira » sur un maillot, c’est assez coton. Enfin c’est assez polyester devrais-je dire maintenant.
Petit tour d’horizon en forme d’équipe type. Un bon petit 3-4-3-1 des familles, sans gardien mais avec un bon nombre d’éléments offensifs. Oui, parce que les « inho » ne sont pas n’importe qui, ils sont la plupart du temps milieu offensif ou attaquant, faut pas déconner non plus, quand on a un nom qui a la classe, il faut avoir un poste qui a la classe.
Le Onzinho
Cicero João de Cezare, dit Cicinho : descendant direct de l’Impératrice Sissi, le brésilien n’a pas pour autant une carrière impériale. Il s’est totalement planté au Raal Madrid et ne fait pas mieux à l’AS Roma. Sans cesse prêté, le latéral rapide et véloce ne s’impose nulle part, sauf dans ce Onzinho.
Jean-Pascal Mignot, dit Minho : fils de Bruno Minho, footballeur professionnel à Bastia, Jean-Pascal n’a rien d’un agitateur, ni d’un provocateur et encore moins d’un animal. Découvert, formé et épanoui à Auxerre sous Guy Roux (ceci est une expression imagée hein), le défenseur a côtoyé les plus grands joueurs, Olivier Kapo, Khalilou Fadiga, Lionel Mathis, Djibril Cissé et Philippe Méxès. Il a surtout survécu à des joueurs comme Jean-Sébastien Jaurès, Johan Radet et René Bolf. Après 9 ans de bons et loyaux services, Mignot a décidé de quitter l’Yonne pour rejoindre l’ASSE. Bonne continuation J-P.
Sylvio Mendes Campos Junior, dit Sylvinho : Sylvie Testud, Sylvie Tellier, Sylvie Vartan. Pyramide. Sylvi Nho. Latéral gauche passé par les Corinthians, Arsenal, le Celta Vigo et Manchester City, le point d’orgue de sa carrière reste son passage au F.C Barcelone entre 2004 et 2009. La plupart du temps remplaçant il a toutefois gagné deux Ligues des Champions, trois Liga, une Coupe d’Espagne et deux Supercoupes d’Espagne. Un beau palmarès pour un joueur sous-estimé. A la retraite depuis juillet dernier, Sylvinho va nous manquer.
Fabio Alvès Felix, dit Fabinho : pire ennemi des fabricants de gants, meilleur ami des fabricants de moufles, Fabinho est connu pour avoir 6 doigts. Et on se souviendra plus de lui pour cette malformation plutôt que par son passage au Toulouse Football Club. Actuellement à Cruzeiro, Fabinho est, vous l’aurez compris, l’opposé de Souleymane Diawara.
Ricardo Luìs Pozzi Rodrigues, dit Ricardinho : joueur préféré de René Malleville et de tous les marseillais en général, il a cependant toujours souffert de la concurrence de son compatriote Pastisinho. Passé par l’Angleterre, la Turquie et le Qatar, le brésilien est aussi passé par Bordeaux pour sa première expérience européenne en 1997. Resté un an en Gironde il a marqué un seul but en 18 matchs. Autant dire qu’il n’a pas forcément laissé de bons souvenirs. Présent aux Coupes du Monde 2002 et 2006 sans toutefois être titulaire, Ricardinho devrait prendre sa retraite à la fin de la saison. A 35 ans il serait temps.
Antônio Augusto Ribeiro Reis Junior, dit Juninho Pernambucano : idole de toute une génération de supporteurs lyonnais, capitaine adulé, tireur de coups-francs hors pair, l’ex-Gones a d’office sa place de titulaire dans ce onzinho. Joueur à Vasco de Gama, il reviendra certainement à Lyon une fois sa carrière de joueur terminée. On en reparle dans 5 ans, quand il sera entraîneur de l’OL.
Marcelo Dos Santos, dit Marcelinho : les cheveux aussi blonds et naturels que ceux d’Abel Xavier et d’Ibrahim Ba, Marcelinho a fait du bruit partout où il est passé, enfin presque. Formé et découvert à Rio Branco et à São Paulo, le brésilien débarque à Marseille à l’été 2000 en compagnie de Klas Ingesson et d’Adriano Carlos. On regretterait presque le recrutement du début de l’époque RLD… International brésilien lorsqu’il arrive, Marcelinho ne laissera pas un souvenir impérissable sur la Canebière. A peine arrivé qu’il repart déjà au Brésil pour une pige au Grêmio. Ce n’est que par la suite, au Hertha Berlin qu’il révélera son talent, les statistiques parlent pour elles-mêmes : 165 matchs pour 65 buts. Meilleur joueur de Bundesliga en 2005, il s’envole à l’été 2006 relever le challenge sportif turc, celui de Trabzonspor. De là, s’ensuit une longue période de bougeotte : Wolfsburg, Flamengo, Coritiba, São Paulo pour enfin finir à Recife, où il termine actuellement sa carrière. Attention à ne pas le confondre avec Marcelino Pan y vino.
Robson De Souza, dit Robinho : non, son nom ne vient pas de ‘robinet’ mais bien de Robson. Après 3 excellentes saisons dans son club formateur de Santos, il fuit vers le Real Madrid afin de réaliser son rêve. Dribbleur fou, accélérateur de jeu, Robinho connaît une réussite mitigée dans la capitale espagnole. C’est alors que vient le temps de partir, au bout de 3 saisons il signe un contrat de 6 millions d’euros par an avec City pour un transfert de 42 millions. Discret sur le terrain du City of Manchester Stadium, le jeune brésilien ne l’est pas en équipe nationale où il « enchaîne » les bonnes prestations. Prêté ensuite à Santos, il n’y restera pas longtemps puisqu’il sera revendu au Milan A.C. Robinho, ou le jeune espoir qui ne réussi pas vraiment à convaincre en Europe. Fais gaffe à toi Neymar.
Ronaldo De Assis Moreira, dit Ronaldinho : le plus connu et sans doute le plus talentueux de tous. Le plus fêtard mais aussi celui qui a les plus grandes dents. Le plus dribbleur mais aussi le plus surveillé. Bref, Ronaldinho c’est un condensé de ‘plus’ et de ‘trop’. Trop fort pour l’entraînor Luis Fenandez, trop fort pour la Ligue 1 et trop fort pour Vedran Runje, Ronnie s’envole pour Barcelone et 27 millions d’euros. C’est au Camp Nou qu’il réalisera ses plus beaux exploits, ses plus beaux slaloms, ses plus beaux coups-francs, ses plus beaux buts. Joueur clé de l’époque Rijkaard, le brésilien a tout gagné : la Liga, la Ligue des Champions, la Supercoupe et la Coupe Intercontinentale. Concernant son palmarès individuel il a raflé toutes les distinctions possibles : joueur UEFA de l’année, joueur FIFA de l’année, Ballon d’or. En gros, il a tout gagné, y compris le Onze d’or, c’est dire le talent de ce joueur. Après deux saisons pleines et une nettement moins réussie au Milan A.C, Ronaldinho, comme la plupart de ses compatriotes est rentré au pays, à Flamengo, ennemi juré de son club formateur du Grêmio. Depuis son retour il enchaîne les belles performances et les soirées réussies, il enchaîne les conquêtes (shemale ou non) aussi bien qu’il enchaîne les buts (12 en 15 matchs). Ronaldinho sera toujours une contradiction, le Football de haut-niveau et l’alcool, la fiesta et le Joga Bonito. Bref, Ronnie est un grand joueur.
Gervais Yao Kouassi, dit Gervinho : l’intrus de la bande. Sans doute influencé par Ronaldinho, l’ivoirien voulait surtout marquer sa différence avec un autre grand joueur portant le nom de Kouassi ; Blaise Kouassi. Il n’a sans doute pas compris que ce n’est pas le nom qui fait le talent. Par contre c’est avec du talent qu’on se fait un nom.
Osvaldo Giroldo Junior, dit Juninho Paulista : méconnu par les européens, enfin surtout par les français pour qui seul le Juninho de Lyon existe, Paulista a fait une carrière plus qu’honorable. Brésil, Espagne, Angleterre, Ecosse, Australie, tel est son chemin de croix. Vous l’aurez compris Juninho Paulista c’est le Xavier Gravelaine dans une dimension plus importante. Buteur partout où il est passé (surtout au Brésil), il a gagné toutes les compétitions possibles et imaginables en Amérique du sud et au Brésil. Il termine actuellement sa carrière à l’Ituano FC mais gardera son club de toujours São Paulo F.C dans le cœur. Et dans son nom aussi.
Le Banc de touchinho
Bruno Ferreira Bonfim, dit Dentinho : plus grande peur des petits mais aussi des plus grands, Dentinho effraie avec le bruit de ses roulettes. Dentinho effraie par ses petits et grands bridges. Le nom de Dentinho aurait quand même plus collé à Ronaldinho.
J’en connais un qui porte bien son nom.
Fernando Luiz Rosa, dit Fernandinho : à ne pas confondre avec Fernandão. Milieu offensif de poche, il sera la figure de proue du prochain mercato marseillais. Et puis il vient du Shaktar Donetsk. Ca vous rappelle quelqu’un ?
Philippe Coutinho, dit Coutinho : Coutinho a.k.a Petit Couteau n’est pas le fils de Fernando Couto. Comme un symbole d’Opinel toujours dans la poche, il sert d’utilité sur le banc de touche de l’Inter.
João Filipe Iria Santos Moutinho, dit João Moutinho : deuxième intrus de l’équipe, João Moutinho est portugais. Formé à l’école du Sporting Portugal à l’instar de Figo, Simão, Nani et Cristiano, il a tout pour devenir un grand joueur. Indispensable à Porto, il prendra définitivement son envol lorsqu’il rejoindra l’Inter de Milan.
Alan Carlos Gomes Da Costa, dit Alanzinho : parce que s’appelait Gomes et Da Costa en même temps est un exploit, il mérite de figurer ici. Il se dit qu’il a pompé son nom à son idole, Alan Théo.
Le coachinho
José Mário Dos Santos Félix Mourinho, dit Mourinho : bon je crois que vous le connaissez assez, pas besoin de description. Enfin si, ici.
Les recalésinho
Sulley Ali Muntari, dit Muntarinho : j’avoue je triche mais faire un article sans placer mon joueur préféré, c’était tout bonnement impossible.
Zina : quelle chanteuse! Pour motiver les troupes dans le vestiaire.






