Ils l’ont fait ! Non, ce n’est pas le titre de la Une de l’Equipe de mercredi, mais un cri du coeur. Ne nous voilons pas la face, ça faisait un moment qu’on cherchait un match sur lequel on ne risquait pas de s’endormir. C’est désormais chose faite. Le match référence est d’ailleurs dans ce stade de Vicente Calderon. Et s’il n’est pas là, alors on cherchera ailleurs, parce qu’une chose est sûre désormais, les Bleus ont les moyens de les poser sur la table.
Les buts
S. Ramos 25′
O. Giroud 94′
ESPANAAAAAAAAAAAAAA
I. Casillas : il a pu terminer sa sieste pendant les 30 premières minutes du match, avant que son pote Benz’ ne l’oblige à se coucher sur une frappe croisée du gauche. Par contre, sur le coup-franc indirect non-validé, il ne bouge pas les bras. A l’image de Lloris en première période, il est présent en seconde pour protéger ses cages. Sauf que Giroud. 6
A. Arbeloa : Arbe, c’est le dieu du football. Et quand il a vu que chaque contre-attaque française passait par le côté d’Arbeloa, Arbe il lola. 3. Juanfran le remplace à l’heure de jeu, le Madrilène s’étant blessé. Pour offrir encore plus de possibilités aux contres français. 3
S. Busquets : invisible, et pourtant, il n’était pas souvent au sol. 2
S. Ramos : au four et au moulin. Intouchable. Même le poteau de Lloris a compris qu’il valait mieux lui rendre le ballon plutôt que de le mettre en 6 mètres. Normal, Sergio sait se faire respecter, surtout avec un brocolis en guise de cheveux. Pourtant, en toute fin de match, il se fait gentiment enfumer par l’Olivier national, qui recule de quelques pas en arrière au moment du centre de Ribéry. Echec et mat, Sergio ne peut alors plus rien faire. 7
J. Alba : le poumon gauche de l’équipe espagnole. Même en seconde période il prend l’initiative d’aller aux avants-postes, souvent à l’origine d’un mouvement et à la conclusion pour la dernière passe. Comment ne pas être emballé avec Albal ? Une question sur laquelle vous disserterez 90 minutes + 4. 6
X. Alonso : toi, l’été, tu transperçais de part en part la chair de tes saucisses avec une broche. Lui, il fait ça, sur 10 joueurs de champs, avec un ballon. 7
Xavi : étrangement en deçà de ce que l’on peut attendre de lui, il rate d’ailleurs le tournant du match – en excluant le penalty de Cesc – sur un contre à l’heure de jeu. Mauvais contrôle, le ballon retombe mal pour une frappe et finalement Koscielny dégage. Symbole d’un joueur bousculé. 6
A. Iniesta : pourtant à l’aise en première période, sur l’aile la plus incisive, il n’aura pas su faire l’ultime différence, le crochet fatal, la feinte propre pour scorer. En fait, il marchait sur les pieds de Pedro. Pour illustrer son match : son air-frape en première mi-temps. 5. F. Torres rentre pour le dernier quart d’heure, histoire de tuer les coqs en contre. Sauf que les Bleus donnaient tout, sauf de l’espace pour l’enfant de Vicente Calderon. non-noté
D. Silva : il a pas joué. non-noté. S. Cazorla le remplace quand il se blesse tout seul après 13 minutes (ok la tapette), mais bon, bof quoi. 5
Pedro : ce diable de Pedro aura été terrible. A l’origine du penalty, après le fauchage en bonne et due forme de Kos’, Pedro a été le plus dangereux des Espagnols. Bah ouais, sauf que la défense bleue a été très généreuse ce soir, l’empêchant un maximum de prendre le tir. 6
C. Fabregas : loupe le penalty. 4
FRANCIAAAAAAAA
H. Lloris : alors oui, il arrête un penalty et réalise une jolie double intervention décisive en première période. Mais il n’est pas exempt de reproches sur le but espagnol, d’abord en nous gratifiant d’un peu rassurant « j’y vais, j’y vais pas » puis en tentant un plongeon difficile qui, mal maîtrisé, allait quoiqu’il arrive mettre l’équipe en danger. Pour cela, il n’obtiendra qu’un 6. Impertinence.
M. Debuchy : il a laissé bien des boulevards sur son côté tout au long de la partie, peu aidé il est vrai par un Ménez égal à lui-même en Equipe de France. Et puis cette relance… A ce niveau-là, ça ne passe pas. Du mieux en fin de partie, délesté d’Iniesta. Fait amusant, il réalise le deuxième tacle-plongeon de sa carrière en Bleu face au même adversaire, sans plus de réussite. 3,5
L. Koscielny : match assez étrange de la part du Gunner. Tantôt patron dans ses interventions, il a inexplicablement balayé Pedro pour offrir un pénalty indiscutable à l’Espagne. Une performance en demi-teinte, donc. 4,5
M. Sakho : le défenseur parisien a lui aussi vécu une soirée contrastée. Particulièrement à son aise dans ses interventions au sol (notamment face à Fabregas en début de partie), il a lâché sur son point fort : le duel aérien. Fautif à double reprise sur le but espagnol, il n’a jamais su prendre la mesure de Ramos. Trop juste pour la moyenne. 4,5
P. Evra : Patrice a vécu une soirée pépère-peinard sur son aile gauche. Bien suppléé par Ribéry, qui s’est bien défoncé défensivement, il a eu le champ libre pour monter. Sans particulièrement briller, il a fait son match. 5,5
B. Matuidi : deux périodes très différentes pour le relayeur parisien. Comment résumer les premières 45 minutes de Blaise avec 6 ballons touchés, c’est-à-dire moins que Casillas ? La sortie de Gonalons l’a complètement libéré, lui permettant de partir de plus bas et d’amener un impact et une intensité vraiment appréciable. 6+sélection
M. Gonalons : Trop tendre pour ce niveau-là. 3. Remplacé par M. Valbuena à la 57’. Qu’il est agréable de posséder un milieu offensif qui joue simple, qui joue juste et qui transfère rapidement le ballon. La France s’est totalement transformée dès son entrée en jeu. 7
Y. Cabaye : à l’instar de Matuidi, il a vécu une première période loin du ballon. Plus près du cuir au retour des vestiaires, il s’est montré accrocheur. Sans pour autant sortir du lot. 5
J. Ménez : il a déclaré ce week end que son jeu était fait de prises de risque et que s’il réussissait tout, il aurait le Ballon d’Or. Pitre dans ses déclarations. Pitre défensif. Pitre offensif. Pitre tout court. Un beau tocard, en somme. 1,5. Remplacé à la 68’ par M. Sissoko qui, s’il ne possède pas un niveau technique de cador (ça s’est vu dès sa toute première touche de balle), a apporté tout son physique et tout son impact dans l’entrejeu, et même sur les ailes. 6,5
K. Benzema : avec lui, difficile de se faire une idée. S’il est le plus à l’aise de tous les français techniquement, on sait qu’il peut faire mieux et qu’il doit faire mieux. Il est dangereux, toujours. Mais il devra simplifier son jeu avec les Bleus, vraiment. 6. Remplacé par O.Giroud à la 88’. 10
F. Ribéry : Franck s’est défoncé défensivement et offensivement. Franck a aussi eu pas mal de déchet, aussi bien défensivement qu’offensivement. Comme Benzema, il gagnerait à simplifier davantage son jeu avec les Bleus. Auteur de la passe décisive sur le but de Giroud, il mérite un 6.







Euh, on sent bien là le mac qu’aime pas le PSG. 1,5 à Ménez… Bon… Un 3,5 aurait été plus juste.
6 pour Benzema, un 4,5 aurait été plus juste.
3 pour Gonalons…
Sinon y’a matière à rigoler dans cette nalyse. C’est le principal je pense.
c’est vrai qu’entre la note de Ménez et celle de Sissoko, vous perdez en crédibilité…
On ne sait pas ce qu’est la crédibilité.
Mignon ces petits commentaires. Je viens sur LaMadjer uniquement pour ça.
Sinon, je suis le seul à avoir vu le placement de poussin de Ramos sur le but ? Ok, il se fait manger par l’appel – contre appel de Giroud ; mais c’est pas tout : Busquets et Xabi Alonso jouent le hors-jeu et sont persuadés que tout le monde est aligné sur la passe de Sissoko pour Ribéry, c’est pour ça qu’ils lèvent le bras. Tout le monde sauf Ramos qui est à trois mètre derrière, seul. Mais, oui, c’est « le meilleure défenseur du monde ». Même que c’est Liza qui l’a dit sur TF1.
Et c’est un madrilène qui parle.
Sinon, Fabregas mérite moins. Son match est bien plus mauvais que celui de Menez par exemple.
Arbeloa 3 ? Mais lol, Ribery est bien moins passé quand il y avait le madrilène que quand c’était Juanfran sur l’aile. Là dessus, faudrait peut être arrêter le trop facile Arbeloa bashing – « ouais lol, il a de la chance », « ça me fait mal au coeur que cette guiche d’Arbeloa soit double champion d’Europe et champion du monde, moi aussi avec XavIniesta je le serais » -, c’est un défenseur plus que correct. Ce n’est certes pas un latéral moderne au profil de contre-attaquant, mais il est plus que solide. Même le barça ne joue pas avec deux contre-attaquants : Alvès et Alba n’ont été que très peu titularisés ensemble (du fait des blessures certes) et on peut penser que même si c’était le cas, l’un aurait pour consigne de ne pas trop monter. Un peu comme Alvès à Bernabeu en décembre dernier.