Hé oui, les champions en titre, ce sont eux...

Dans la grande indifférence générale, la Coupe du Monde des Clubs de la FIFA approche. Elle regroupe les vainqueurs des coupes continentales qui sont Al Sadd, l’Espérance de Tunis, Santos, Monterrey, Auckland City et le FC Barcelone. Oui parce que dans le football, il y a six continents.

Parce que nous ne faisons pas que des articles assassins sur des joueurs de Ligue 1, La Madjer te propose d’apprendre quelques petites choses sur cette compétition. Et à mon avis, tu vas devoir réviser ta géographie.

La FIFA aime l’Asie

Du 8 au 18 décembre prochain, le Japon accueillera la huitième édition du mondial des clubs. C’est la cinquième fois que le pays du soleil levant reçoit la compétition après quatre organisations entre 2005 et 2008. Il succède aux Emirats Arabes Unis qui avaient vu l’Inter de Milan, en 2010, et le FC Barcelone, en 2009, soulever le trophée.

Le continent asiatique a donc reçu la compétition sept fois en huit ans. La première édition a vu le jour en 2000, au Brésil. L’Espagne devait organiser l’événement en 2001 mais tout a été annulé. L’Afrique, l’Amérique du Nord et l’Océanie n’ont jamais était évoqués.

Deux stades

Les villes de Yokohama et Toyota City recevront les huit matchs.

Yokohama – Nissan Stadium (anciennement Stade International) – Trois matchs

Le stade fût achevé en 1997 pour la Coupe du Monde 2002 et a été le théâtre du sacre mondial brésilien face à l’Allemagne (2-0) en finale. Il est situé à 6 kilomètres du centre-ville et dispose de 72 000 places.

Le club de Yokohama F. Marinos est l’un des plus grands du pays et occupe actuellement la quatrième place à 10 points du leader. Fondé en 1972, le club a participé à l’essor du football japonais et fût l’un des piliers de la création du championnat nippon (J-League). Nakamura ou Kawaguchi sont des joueurs emblématiques du club et de la sélection japonaise. L’Olympique Lyonnais est partenaire de Yokohama.

Toyota City (anciennement Koromo) – Toyota Stadium – Cinq matchs

La firme automobile Toyota a donné son nom à la ville en 1959 après s’être installé dans les années 30. Avant cela, la ville faisait face à une forte récession économique. Aujourd’hui Toyota City est cité en exemple pour sa diversité culturelle et son ouverture sur le monde.

Terminé en 2001, le Stade Toyota est très moderne, dédié uniquement au football, muni d’un toit amovible et peut recevoir 45 000 personnes.

Le club local est le Nagoya Grampus Eight. C’est l’un des douze fondateurs de la J-League et fût entraîné par Arsène Wenger de 1994 à 1996. Nagoya, entraîné par Dragan Stojkovic (Etoile Rouge de Belgrade, Olympique de Marseille), est actuellement troisième de la J-League et juste devant Yokohama qu’ils affronteront le 19 novembre prochain.

Déroulement de la compétition

L’événement rassemble les champions continentaux de chacune des six confédérations de la FIFA.

Afrique – Espérance de Tunis (Tunisie)
Amérique du Nord et Caraïbes – Monterrey (Mexique)
Amérique du Sud – Santos (Brésil)
Asie – Al Sadd (Qatar)
Europe – Fc Barcelone (Espagne)
Océanie – Auckland City (Nouvelle Zélande)

… et le champion du Japon dont le vainqueur n’est pas encore désigné même si tout devrait se jouer entre Kashiwa Reysol, Gamba Osaka et Nagoya Grampus. Ces trois clubs se tenant en trois points à cinq journées de la fin.

Si la FIFA ne change pas (une nouvelle fois) le déroulement de la compétition, le champion japonais affrontera Auckland en match de barrage pour accéder aux quarts de finale et ainsi rejoindre les autres équipes.

Les quarts de finalistes victorieux iront affronter le FC Barcelone et Santos en demi-finale. La finale pourrait donc voir s’opposer deux joueurs prétendant au Ballon d’Or FIFA soit Lionel Messi et Neymar.

Sûrement pour donner un peu de contenu au public et surtout de l’intérêt pour les clubs, la FIFA proposera un match pour la troisième place et un autre pour la cinquième place. Chaque équipe jouant au minimum deux matchs, à l’exception du barragiste malheureux.

Et le calendrier ?

Qui dit compétition internationale en pleine saison, dit problème d’organisation. Le FC Barcelone est le premier concerné. Le samedi 10 décembre, ils joueront le match aller du choc contre le Real Madrid. Dans la foulée, ils se rendront au Japon pour leur premier match le 15 décembre. S’ils vont en finale, ils la joueront le 18 décembre. Cela obligera le report du match de Liga contre le Rayo Vallecano. Pour finir ce marathon, le 21 décembre, les catalans disputeront leur match retour de la Coupe du Roi (coupe d’Espagne).

Le même problème se pose pour les clubs d’Al Sadd, Auckland ou l’Espérance de Tunis qui viennent d’entamer leurs saisons. Santos et le futur participant japonais termineront début décembre. Le club mexicain de Monterrey semble avoir déjà fini puisqu’ils ne participent pas aux playoff de leur championnat.

La trêve arrivera donc à point nommé pour certains, le trajet et les matchs de la compétition pouvant peser lourd.

A part ramener un peu de monnaie pour les clubs et la FIFA, ajouter une ligne de plus à un palmarès, ou découvrir des équipes dont seuls les blogs foot ou spécialistes connaissent l’existence, on peut s’interroger sur la nécessité d’organiser une telle compétition à cette période là de l’année. Il ne nous reste plus qu’à prier, pour que les clubs français ne gagnent jamais la Ligue des Champions. On ne finirait pas d’entendre Rudy Garcia, Didier Deschamps ou Jean-Michel Aulas râler.

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