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	<title>La Madjer &#187; Mario</title>
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	<description>Décalé sur l&#039;aile et décisif dans l&#039;axe</description>
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		<title>10 bonnes raisons de suivre la Liguain</title>
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		<pubDate>Sat, 13 Aug 2016 11:43:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Mario]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Il y a un mois, Rue89 nous proposait un article intitulé &#171;&#160;10 bonnes raisons de ne plus regarder la Ligue 1&#8243;.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Il y a un mois, Rue89 nous proposait un article intitulé &laquo;&nbsp;10 bonnes raisons de ne plus regarder la Ligue 1&Prime;.</p>
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		<title>Belgique, pays du surréalisme &#8211; J&#8217;ai qualifié mon club en l&#8217;éliminant</title>
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		<pubDate>Mon, 11 Aug 2014 16:51:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Mario]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Coupe de Belgique]]></category>
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		<description><![CDATA[Nous avons souvent l&#8217;habitude de nommer &#171;&#160;derbies&#160;&#187; des rencontres où deux clubs d&#8217;une même ville &#8211; ou d&#8217;un même village &#8211; s&#8217;affrontent. Parfois, cette extension reste même valable pour des parties voyant s&#8217;affronter des équipes distantes de quelques centaines de kilomètres. Mais, dès lors, comment nomme-t-on une rencontre entre deux...<a style="margin-top:15px; float:right; font-style:15px;" href="/belgique-pays-du-surrealisme-jai-qualifie-mon-club-en-leliminant/">> LIRE LA SUITE</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Nous avons souvent l&rsquo;habitude de nommer &laquo;&nbsp;derbies&nbsp;&raquo; des rencontres où deux clubs d&rsquo;une même ville &#8211; ou d&rsquo;un même village &#8211; s&rsquo;affrontent. Parfois, cette extension reste même valable pour des parties voyant s&rsquo;affronter des équipes distantes de quelques centaines de kilomètres. Mais, dès lors, comment nomme-t-on une rencontre entre deux formations identiques ? Une rencontre où l&rsquo;équipe 1 affronte l&rsquo;équipe 2 ?<span id="more-19588"></span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="/belgique-pays-du-surrealisme-jai-qualifie-mon-club-en-leliminant/img_3455-2/" rel="attachment wp-att-19600"><img class="aligncenter size-full wp-image-19600" src="/wp-content/uploads/2014/08/IMG_3455-2.jpg" alt="IMG_3455 2" width="3264" height="1344" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">En Belgique, pays de la foutaise et du déluge administratif par excellence, deux formations issues du même club peuvent s&rsquo;affronter. Et ça donne parfois naissance à une situation plutôt cocasse. A la limite de l’embarrassant. <em>La Madjer</em> avait rendez-vous, dimanche soir, en terre hennuyère. A quelques minutes à peine de l&rsquo;Hexagone, pour un match de coupe aux allures particulières.</p>
<p style="text-align: justify;">Avant toute chose, il nous semble nécessaire de vous expliquez quelques notions théoriques de base, afin de mieux comprendre la Belgique du football.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">En théorie&#8230;</span></h3>
<p style="text-align: justify;">Actuellement, le football du Royaume est partagé en huit divisions. Quatre divisions nationales : la Jupiler Pro League (D1), la Proximus League (D2), les Divisions 3 (divisées en deux séries de 18 équipes) et les Promotions (D4, divisées en quatre séries de 16 équipes). Les quatre divisions restantes sont des divisions appelées &laquo;&nbsp;provinciales&nbsp;&raquo;. Elles regroupent les formations par provinces. Un exemple, les équipes du Hainaut jouent entre-elles, les équipes anversoises jouent entre-elles, etc. Après, il n&rsquo;est pas excepté que ces divisions provinciales soient partagées en différentes séries géographiques. Quoiqu&rsquo;il en soit, les séries ne changent en rien le niveau de la formation. Une équipe évoluant en deuxième provinciale (série) E évolue au même niveau sportif qu&rsquo;une équipe évoluant au deuxième provinciale (série) D.</p>
<p style="text-align: justify;">Plus globalement, les divisions nationales portes la lettre &laquo;&nbsp;D&nbsp;&raquo; (pour Division) et les divisions provinciales portes la lettre &laquo;&nbsp;P&nbsp;&raquo; (pour Provinciale). Ne soyez donc pas surpris si l&rsquo;on vous déclare <em>&laquo;&nbsp;La P4 est une division de bouchers&nbsp;&raquo;</em>. Traduction : <em>&laquo;&nbsp;En quatrième provinciale, les joueurs sont des barbares&nbsp;&raquo;</em>. Normal, après tout, il s&rsquo;agit de la dernière division du pays.</p>
<p style="text-align: justify;">Voilà une première parenthèse fermée. Ouvrons-en une autre. Une courte, de préférence, afin de vous faciliter la tâche. Il existe différentes coupes, en Belgique. Même si la plus connue est&#8230; la Coupe de Belgique. Elle regroupe un grand nombre de formation du pays. Pour qu&rsquo;une formation de P1, P2, P3 ou P4 puisse évoluer en Coupe de Belgique, elle se doit de passer plusieurs tours, l&rsquo;année précédent la Coupe de Belgique, dans la coupe de sa province. Car oui, en Belgique, toutes les équipes ne participent pas à la Coupe de Belgique. C&rsquo;est con. Mais c&rsquo;est du belge.</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, dernière information (et non des moindres), un club peut aligner deux équipes fanions dans les championnats. Vulgairement, une équipe &laquo;&nbsp;A&nbsp;&raquo; et une équipe &laquo;&nbsp;B&nbsp;&raquo;. Sauf, bien entendu, les formations de première et deuxième division nationale. C&rsquo;est un joyeux bordel.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="/belgique-pays-du-surrealisme-jai-qualifie-mon-club-en-leliminant/img_3438/" rel="attachment wp-att-19604"><img class="aligncenter size-full wp-image-19604" src="/wp-content/uploads/2014/08/IMG_3438.jpg" alt="IMG_3438" width="3264" height="2448" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><em>La Madjer</em> avait donc rendez-vous, dimanche soir, à Naast, en Coupe du Hainaut pour voir s&rsquo;affronter Naast B (P4) et Naast A (P2). Si vous avez bien compris nos explications, vous comprendrez aisément l&rsquo;affiche et l&rsquo;enjeu du match d&rsquo;hier soir. Si pas, relisez les notions théoriques de base. Si, toujours pas, retenez simplement qu&rsquo;il s&rsquo;agissait d&rsquo;un match de coupe entre deux mêmes formations. Un cas unique au monde, ou presque.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">En pratique&#8230;</span></h3>
<p style="text-align: justify;">Il y a un problème majeur (enfin, s&rsquo;il n&rsquo;y en avait qu&rsquo;un) dans le football belge : les hautes instances pondent des lois qu&rsquo;ils ne testent pas. Ce qui a, souvent, tendance à provoquer des vides juridiques. Premier exemple, pour notre arrivée hier, au Sentier des Cinq Bonniers (le nom du stade du RSC Naast), une bien cocasse affaire animait les délégués des deux formations sœurs. Le programme informatique permettant de réaliser la feuille de match n&rsquo;admettait pas que Naast A puisse affronter Naast B. Si bien que le fameux programme (qui se voulait révolutionnaire, lors de sa mise en service) plantait à chaque tentative d&rsquo;encodage.</p>
<p style="text-align: justify;">C&rsquo;est donc à l&rsquo;ancienne que l&rsquo;on tente de se démener, du côté naastois, pour fournir à l&rsquo;arbitre (et au journaliste), ladite feuille de match. Problème, on ne retrouve plus de feuille de match à l&rsquo;ancienne. A une dizaine de minutes du coup d&rsquo;envoi du match, c&rsquo;est le doute qui règne. Jouera-t-on, finalement ?</p>
<p style="text-align: justify;">Au loin, la tenancière de la buvette s&rsquo;écrie : <em>&laquo;&nbsp;C&rsquo;est bon, les gars, j&rsquo;en ai trouvée une dernière. Elle était collée sous une autre feuille. Ça fera l&rsquo;affaire. Mais c&rsquo;est la dernière des dernières.&nbsp;&raquo;</em> Soulagement. L&rsquo;épique rencontre aura bien lieu.</p>
<p style="text-align: justify;">Aux abords du terrain, c&rsquo;est une belle foule qui s&rsquo;amasse. Tant du côté de la tribune centrale (trois gradins en béton, avec un toit) que de la tribune sud (une aubette, avec un barbecue éteint, à l&rsquo;abri de la pluie). A proximité des 22 acteurs, nous retrouvons également une dizaine de vaches, le champ du fermier voisin étant collé aux installations sportives du club. Décor planté.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="/belgique-pays-du-surrealisme-jai-qualifie-mon-club-en-leliminant/vache/" rel="attachment wp-att-19602"><img class="aligncenter size-full wp-image-19602" src="/wp-content/uploads/2014/08/Vache.jpg" alt="Vache" width="2048" height="1536" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Sur le terrain, c&rsquo;est assez folklorique. Que ce soit en France, dans les divisions inférieures, ou en Belgique, c&rsquo;est identique. Le football est un langage universel. L&rsquo;arrière-gauche de Naast B a un beau bedon. Les coéquipiers en tribune, blessés et suspendus, suivent le match attentivement. Une, deux, voire trois ou quatre bières à la main. Gosier bien pendu. Malgré la pluie, il ne fait jamais trop froid pour boire un coup.</p>
<p style="text-align: justify;">Si le débat est équilibré (dans ce le sens péjoratif du terme), Naast A ne mettra qu&rsquo;une vingtaine de minutes avant de déflorer la marque. Une frappe lointaine, venue des pieds de <strong>Duquesne</strong>, qui vaut, à elle seule, le déplacement. Nous n&rsquo;épiloguerons pas sur la réaction plutôt passive de <strong>Riguel</strong>, le portier local. Réduite à néant. Clairement, nous pouvons nous dire que ce but est pour sa pomme. Mais nous ne retiendrons que la beauté du geste de l&rsquo;attaquant adverse.</p>
<h3 style="text-align: justify;">En théorie, comme en pratique, c&rsquo;est à sens unique</h3>
<p style="text-align: justify;">Quelques minutes plus tard, le verrou de la seconde équipe a sauté : 0-2. Le coach des B tenta bel et bien d&rsquo;encourager ses hommes par un <em>&laquo;&nbsp;Ce n&rsquo;est pas fini, les gars&nbsp;&raquo;</em>. Mais personne n&rsquo;y croira. Pas même lui. Du coup, la suite de la mi-temps se résume à une multitude d&rsquo;opportunités plus dangereuses les unes que les autres, pour la formation A, visiteuse dans l&rsquo;intitulé du match. Ca se balade et ça plante un dernier but, avant la pause. Ça claque. A la mi-temps, c&rsquo;est 0-3 et <strong>Matthys</strong>, double buteur, se régale.</p>
<p style="text-align: justify;">La seconde période est à sens unique et, une fois encore, un but spectaculaire est inscrit. D&rsquo;une frappe galactique, venue de cinq ou six mètres du grand rectangle. Cette fois, le gardien n&rsquo;y peut rien. Match à sens unique oblige, l&rsquo;équipe B &#8211; qui avait réalisé ses trois changements à la pause &#8211; voit Riguel se blesser sur un dégagement anodin. Changement. Le quatrième. Et, pour l&rsquo;anecdote supplémentaire, le gardien qui se trouvait entre les perches de Naast B était le&#8230; second gardien de Naast A. Pas mal.</p>
<p style="text-align: justify;">Tiens, d&rsquo;ailleurs, voilà qu&rsquo;on nous informe que <strong>Cuardens</strong>,  milieu récupérateur de cette même équipe B est, la plupart du temps, un titulaire indiscutable chez les A. Etant donné qu&rsquo;il revient de blessure, l&rsquo;entraîneur de Naast A a décidé de ne pas le cramer&#8230; et de le faire jouer avec les B. Logique.</p>
<p style="text-align: justify;">Si ce n&rsquo;est une belle mentalité de la seconde équipe, en deuxième période, malgré un score bien lourd, il n&rsquo;y avait rien de bien particulier à dire sur le second chapitre de la rencontre. Nous aurions, sans aucun doute, tout comme l&rsquo;entraîneur local, aimé voir ses protégés sauver l&rsquo;honneur. Ils le méritaient, après tout. Et puis, ce n&rsquo;est pas fair-play, de la part des A, de ne pas avoir laissé les frères planter un petit but. Ça ne coûtait rien&#8230; Et puis, nous n&rsquo;étions plus à un gag près. Le score final restera, sans aucun doute anecdotique. Mais, l&rsquo;air de rien, c&rsquo;est un foutu score de forfait : 0-5.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>PS : nous tenons à remercier le staff, les bénévoles et autres sympathisants nous ayant agréablement accueilli du côté du Sentier des Cinq Bonniers, pour cette agréable après-midi campagnarde.</em></p>
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		<title>OGCN/OM (1-0) : les mains sales</title>
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		<pubDate>Sun, 20 Oct 2013 10:21:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Mario]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[3ème mi-temps]]></category>
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		<description><![CDATA[Nice/Marseille a toujours été une rencontre particulière. Du moins, du côté niçois. Marseille préfère &#8211; sensiblement &#8211; le Paris St-Germain ou l’Olympique lyonnais plutôt que de pauvres Aiglons, dont le dernier sacre remonte au siècle dernier. Pourtant, aujourd’hui, l’OGC Nice semble s’être avancé dans une nouvelle dimension, avec l’arrivée du...<a style="margin-top:15px; float:right; font-style:15px;" href="/objectivite-fuque-lobjectivite/">> LIRE LA SUITE</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Nice/Marseille a toujours été une rencontre particulière. Du moins, du côté niçois. Marseille préfère &#8211; sensiblement &#8211; le Paris St-Germain ou l’Olympique lyonnais plutôt que de pauvres Aiglons, dont le dernier sacre remonte au siècle dernier. Pourtant, aujourd’hui, l’OGC Nice semble s’être avancé dans une nouvelle dimension, avec l’arrivée du Grand Stade.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="/wp-content/uploads/2013/10/Craquage-Sainti.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-18753" alt="Craquage Sainti" src="/wp-content/uploads/2013/10/Craquage-Sainti.jpg" width="930" height="620" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Pour le « derby » de ce vendredi, plus de 35.000 personnes étaient venues remplir les travées de St-Isidore. Car oui, l’Allianz Riviera n’existe pas. A Nice, on préfère désormais parler de Sainti, voire même d’Allianceuh, plutôt que de Riviera. Aqui es Nissa, noun es la Riviera. Ici c’est Nice. Pas la Riviera. Comprenez : la French Riviera est aussi inexistante à Nice que l’histoire de Brice.</p>
<p style="text-align: justify;">Revenons-en à nos Aiglons qui, vendredi 18 octobre 2013, se sont imposés face à Marseille. L’OGCN, n&rsquo;est pas un cador. Ni un grand club. Le dernier classement du Gym (4<sup>e</sup>) tire plus de l’exploit plutôt que d’une révolution. Pourtant, Claude Puel, Jean-Pierre Rivère et, globalement, tout un club et une ville, s’accorderont pour avouer qu’une nouvelle histoire est en train de s’écrire. Il est vrai que Nice a toujours été particulière. De sa remontée, en 2002, à son élimination lors des préliminaires de l’Europa League. Nice est belle. Nice a du caractère. Nice est grande. Surtout de cœur. Nice a une âme. Cette âme-même qui a permis aux Rouge et Noir d’arracher, plusieurs années de suite, un maintien qui ne leur était pas favorable. Parfois inférieur à son rival de l’AS Monaco, parfois plus mauvais que le FC Nantes, de temps à autres moins investi que Dijon, luttant pour son maintien. <strong>René Marsiglia</strong> a été la preuve vivante de cette particularité niçoise, un soir, après une défaite 3-0 à Dijon, candidat direct à la relégation, il y a de ça deux saisons : <em>« On ne s’attendait pas à un tel football, de la part de nos adversaires. A une telle implication, un tel niveau de jeu. »</em> Si la phrase a fait sortir plus d’un de leurs gonds, avec du recul elle est vachement drôle cette réaction de l’ex-entraîneur niçois. Et cette intervention m’avait fait, étrangement, remonté à un certain Nice/Sainté, de la saison 2011/2012, où le Gym avait fini à 8, suite aux exclusions d’<strong>Ospina</strong>, <strong>Civelli</strong> et <strong>Mouloungui</strong>, et s’était inclinée sur le score de 0-2. A l’issue de la rencontre, Marsiglia, qui venait de reprendre l’équipe en main, avait annoncé : <em>« Et quoi, parce qu’on a passé une sale soirée, on doit dire adieu à tout ce qu’on a aimé. La saison est encore longue et des défaites, on en subira encore. Ce n’est pas la fin du monde. »</em></p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">Nous aussi, avons eu les mains sales. Jusqu&rsquo;aux coudes. Nous les avions plongés dans la merde et dans le sang. Et après ça, peux-tu imaginer jouer au football innocemment ? (très librement inspiré de <em><a href="http://www.dicocitations.com/citations/citation-25314.php" target="_blank">Les mains sales</a></em>)</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Pourtant, nous, supporters, avons l’art de tout dramatiser. Ce soir-là, d’un merdique Nice/Sainté, j’avais la sinistre impression que la Ligue 2 nous tendait les bras. La manière, l’acharnement des arbitres et j’en passe. Il y a des jours comme ça où tout fout le camp. Un amour, une victoire, un stade. Aujourd’hui, après des années d’attente, le Gym a sa nouvelle antre. Nice a retrouvé, aux yeux du football, un niveau qui semble correct. Les éternels jaloux garderont en tête que Nice est une équipe de brakassés. De chèvres. De Meriem et de Moussilou. Mais Nice, c’est bien plus que ça. Lorsque je porte un regard critique sur l’OGCN, je me dis que depuis le temps que je suis cette équipe de très près, voire de trop près, un chemin énorme a été réalisé. Bon ou mauvais qu’importe. Là n’est pas l’importance. Le temps change. Le football évolue. En bien ou en mal. « Against Modern Football », « Contre il Calcio moderne », « Non au football-business ». Ce nouveau Gym en est relativement éloigné. Demandez à <strong>Rivère</strong>, président du club, si les fins de mois de l’OGCN sont faciles à gérer. Demandez à Rivère s’il n’était pas plus simple et plus favorable, pour les finances du club, de céder <strong>Cvitanich</strong>, <strong>Ospina</strong>, <strong>Digard</strong> ou encore <strong>Pejcinovic</strong>. Nice grandit, petit à petit. Retrouve un niveau footballistique plus correcte. Un football différent de l’ère <strong>Antonetti</strong>, <strong>Ollé-Nicolle</strong>, <strong>Roy</strong> ou encore Marsiglia. Après tout, le Gym, c’est un peu ça. On passe de tout à rien. De la gloire au déclin. Du déclin à… peut-être rien, finalement. Le plus important, au final, c’est de se rappeler d’où l’on vient. Et lorsque nous serons en difficulté, à nouveau en train de lutter face à Brest, Evian et Troyes, plutôt que Paris, Marseille, St-Etienne ou Lyon, on verra si 35.000 personnes seront encore derrière les Aiglons. Lutter pour le maintien, c’est bien aussi. Oui, oui, je vous assure. Le stress, la hantise du futur déplacement, le merdier dans lequel on va se trouver et dans lequel on aime rester, finalement. On se plaît dans notre malheur. Car lutter contre les autres, jouer au Calimero, c’est parfois plus facile que de lutter pour ce que l’on désire vraiment.</p>
<p style="text-align: justify;">Vendredi, Nice s’est imposé. Les Rouge et Noir ont triomphé. Mais, je ne vous le cache pas, Marseille aurait pu revendiquer autre chose que ce résultat. Un tout grand Ospina. Un magnifique Cvitanich. Un <strong>Bruls</strong> étincelant. Putain, il est bon ce Belge. Il est bon <strong>Tintin</strong> ! Mine de rien, même si le résultat est bon, Nice aurait pu sacrément se vautrer. On ne boudera pas son plaisir. c’est si bon de battre l’OM. Un grand stade, 35.000 Nissarts, une victoire sur Marseille. Je peux mourir en paix.</p>
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		<title>Belgique, Pays du surréalisme &#8211; Diables aux anges</title>
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		<pubDate>Tue, 15 Oct 2013 20:05:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Mario]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Dans le soupirail]]></category>
		<category><![CDATA[Belgique]]></category>
		<category><![CDATA[Coupe du Monde 2014]]></category>
		<category><![CDATA[Qualification]]></category>

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		<description><![CDATA[La Belgique, le pays du surréalisme. En football aussi. C’est bien connu, si vous cherchez une histoire footballistique farfelue, le Royaume de Philippe est votre laboratoire. De la première division nationale au dernier échelon provincial, des retournements incroyables sont possibles. Aussi bien sportivement qu’extra-sportivement. Ouch. Ça faisait tout de même...<a style="margin-top:15px; float:right; font-style:15px;" href="/belgique-pays-du-surrealisme-diables-aux-anges/">> LIRE LA SUITE</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>La Belgique, le pays du surréalisme. En football aussi. C’est bien connu, si vous cherchez une histoire footballistique farfelue, le Royaume de Philippe est votre laboratoire. De la première division nationale au dernier échelon provincial, des retournements incroyables sont possibles. Aussi bien sportivement qu’extra-sportivement.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignnone" alt="" src="http://ds4.ds.static.rtbf.be/article/big_sport/9/0/1/624_341_3e80778201d12c81eaad65563cf9bc1e-1381533853.jpg" width="623" height="341" /></p>
<p style="text-align: justify;">Ouch. Ça faisait tout de même 12 ans que la Belgique patientait afin de décrocher un billet pour une compétition internationale. Ou, plus modestement, européenne. Depuis le mondial 2002, en Corée du Sud et au Japon, les Diables rouges n&rsquo;avaient plus goûté aux joies de la qualification. Désormais, c&rsquo;est oublié. L&rsquo;erreur est réparée. Les Belges danseront comme des Gilles, sur le sol brésilien. Et ce, dès juin 2014. Une douce folie, certes. Mais n&rsquo;oublions pas d&rsquo;où viennent les heureux élus.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Nous étions forminables</h3>
<p style="text-align: justify;">En football, plus que partout ailleurs, la médiatisation est facile. De ce fait, en un claquement de doigts, vous pouvez faire la une des journaux. En bien, comme en mal. Depuis le début de la campagne qualificative, par exemple, les Diables rouges ont surfé sur une vague positive : &laquo;&nbsp;<em>Génération dorée</em>&laquo;&nbsp;, &laquo;&nbsp;<em>Ces Belges-là peuvent aller loin</em>&laquo;&nbsp;, etc. Ils en faut peu pour enflammer les Diables. Jeu de mots facile. Mais le public belge est, dans le fond, assez chauvin. Peut-être même plus que les Français. Aujourd&rsquo;hui, la Belgique a tenu la dragée haute, durant sa campagne de qualification. Les habitants du Royaume peuvent être fiers de leurs protégés. Un contraste après des campagnes bâclées, foirées, des sélectionneurs de longues durées, un entraîneur-éclair ou un entraîneur sadomasochiste . Merci <strong>René Vandereycken</strong>.  Merci <strong>Dick Advocaat</strong>. Merci <strong>Georges Leekens</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Avant de pouvoir acclamer les joueurs belges, il est nécessaire de rappeler que l&rsquo;on soutient une équipe, non pas pour ses résultats sportifs, mais bien pour soi, ses origines ou son pays de résidence ou tout simplement par amour. A la Radio-Télévision belge francophone, <strong>Philippe Albert</strong>, ex-défenseur de cette même nation, aujourd&rsquo;hui consultant pour la chaîne télévisée, avouait hier : <em>&laquo;&nbsp;Nous sommes, de nouveau, fiers de notre pays&nbsp;&raquo;.</em> Ça pique aux yeux. Et si cette campagne qualificative avait été une débâcle ? Dénigreriez-vous votre nation ? Étrangement, beaucoup taisent le fait qu&rsquo;il y trois, quatre années de cela, le stade national sonnait relativement creux. 2.000, 2.500 spectateurs, ça ressemble plus à une affluence d&rsquo;une bonne équipe de deuxième division, plutôt qu&rsquo;à une confrontation entre deux équipes nationales. Mais tout cela semble s&rsquo;être envolé. Match à guichets fermés à domicile. Plus de 3.000 fans en déplacement. Prions pour que cette ferveur qui s&rsquo;est emparée du peuple de <strong>Philippe Premier</strong> ne se volatilise pas à la première douche froide, venant rafraîchir des Diables en feu. Tous unis dans la victoire, la Belgique pourrait bien tout perdre dans la défaite&#8230; Souvenez-vous de la dernière décennie.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Ouilmotsse : un homme, un destin</h3>
<p style="text-align: justify;">Le pays avait bien besoin d&rsquo;une qualification pour pouvoir à nouveau se situer sur une carte. Pour faire oublier une scission Flamand/Wallon. L&rsquo;oubli des Germanophones. Mais bon, il faut le reconnaître :  c&rsquo;est assez émouvant de parler, au boulot, des Diables à son collègue, comme on parle d&rsquo;un &laquo;&nbsp;Classico&nbsp;&raquo; Anderlecht &#8211; Standard. Ou d&rsquo;un Charleroi &#8211; La Louvière. Car oui, ça faisait une éternité que les discussions autour des Diables étaient mises au placard. Ce succès permet à la Belgique du football de revivre, de redonner des couleurs et de ne plus vivre dans un passé relativement lointain. &laquo;&nbsp;Mexico 86, <a href="http://www.youtube.com/watch?v=3KQROa4tGNE">Brésil &#8211; Belgique 2002</a>, le but annulé de <strong>Wilmots</strong>&laquo;&nbsp;. Putain, ça nous fait des rides. A l&rsquo;heure actuelle, chaque rencontre de la België se vit comme un événement. Toutes les villes, grandes ou petites, délabrées ou non, se réunissent pour suivre les Noir, Jaune, Rouge, sur écran géant. Ou sur un vieux poste crasseux retransmettant déjà le mondial &rsquo;82, dans un bar miteux, au café du coin. Mais si toi-même tu sais. Ces bars rétros &laquo;&nbsp;Chez<strong> Marius</strong>&laquo;&nbsp;, &laquo;&nbsp;La Guingette&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;Le bon coin&nbsp;&raquo; et j&rsquo;en passe.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette superbe campagne qualificative, les Diables la doivent à un sélectionneur affûté, rempli de valeurs. Il était évident que seul un homme qui a porté le maillot des Diables puissent coacher une équipe qui, jusque là, tournait en bourrique, se vautrait face au Kazakhstan, était la risée de son propre peuple. Marc Wilmots (Ouilmotsse, en belge &#8211; Vilmotsse, dans la langue de Molière) semble être un homme honnête. Une manière de parler bien à lui, un tutoiement étrange et pourtant si particulier. Faisant, sans aucun doute, son charme. Certainement pas l&rsquo;entraîneur le plus intelligent, doctorat en ingénierie. Mais un homme sensible et passionné. Juste, aussi. Ses valeurs et son amour du maillot sont ce qui ont, également, permis à cette Belgique de se hisser pour les poules de la prochaine Coupe du Monde.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Brasil, lalalalalalalala&#8230;</h3>
<p style="text-align: justify;">Que dire de cette génération ? Sportivement parlant, l&rsquo;effectif du Plat Pays regorge de talents. Leurs performances en club le prouvent. Sur la papier, des noms tels que <strong>Hazard</strong>, <strong>Lukaku</strong>, <strong>Fellaini</strong>, <strong>Vertongen</strong>, <strong>Benteke</strong>, <strong>Kompany</strong> ou encore <strong>Courtois</strong> rendent envieuses plusieurs nations. Mais l&rsquo;idée n&rsquo;est pas de s&rsquo;étendre sur ces talents individuels. Aujourd&rsquo;hui, les Diables rouges sont au Brésil. Avec des années de galères derrière eux. Aujourd&rsquo;hui, c&rsquo;est tout un pays qui fête cette qualification, que plus personne n&rsquo;attendait. Le seul élément qu&rsquo;il me semble intéressant de souligner est que les supporters belges doivent rester les pieds sur terre. Leur poule n&rsquo;était pas la plus dangereuse. Le classement FIFA n&rsquo;est qu&rsquo;une vaste blague. Et la Belgique championne du monde reste, à l&rsquo;heure actuelle, de la folie. Une utopie. A côté de cela, on aimerait des joueurs fiers de leur patrimoine, leur pays d&rsquo;accueil. Chantez l&rsquo;hymne, peu importe vos origines. Reste à voir comment les Diap&rsquo; évolueront face à des formations comme l&rsquo;Espagne, l&rsquo;Italie, le Brésil, l&rsquo;Allemagne ou encore l&rsquo;Argentine. Mais pour ça, <a href="http://www.youtube.com/watch?v=dHWARiylMko">on se donne rendez-vous en juin</a>.</p>
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		<title>Belgique, pays du surréalisme &#8211; Système C</title>
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		<pubDate>Thu, 28 Mar 2013 11:06:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Mario]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Belgique]]></category>
		<category><![CDATA[pays du surréalisme]]></category>

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		<description><![CDATA[La Belgique, le pays du surréalisme. En football aussi. C’est bien connu, si vous cherchez une histoire footballistique farfelue, le Royaume d’Albert II est votre laboratoire. De la première division nationale au dernier échelon provincial, des retournements incroyables sont possibles. Aussi bien sportivement qu’extra-sportivement. Vous pensiez que nous avions mis...<a style="margin-top:15px; float:right; font-style:15px;" href="/belgique-pays-du-surrealisme-systeme-c/">> LIRE LA SUITE</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>La Belgique, le pays du surréalisme. En football aussi. C’est bien connu, si vous cherchez une histoire footballistique farfelue, le Royaume d’Albert II est votre laboratoire. De la première division nationale au dernier échelon provincial, des retournements incroyables sont possibles. Aussi bien sportivement qu’extra-sportivement.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="/wp-content/uploads/2013/03/Frites.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-18205" alt="Frites" src="/wp-content/uploads/2013/03/Frites.jpg" width="900" height="450" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Vous pensiez que nous avions mis notre petite chronique de côté ? Détrompez-vous, chers lecteurs. &laquo;&nbsp;Belgique, pays du surréalisme&nbsp;&raquo; vous plonge au coeur de la Belgique du football. Mettez dans un coin de votre tête vos préjugés, présupposés et autres idées noires. Aujourd&rsquo;hui, nous vous présentons un système unique en football : le Système C. Mais que signifie réellement ce &laquo;&nbsp;C&nbsp;&raquo; ? En y réfléchissant bien, plusieurs substantifs intéressants me viennent à l&rsquo;esprit. &laquo;&nbsp;C&nbsp;&raquo; comme &laquo;&nbsp;confédéralisme&nbsp;&raquo; ou &laquo;&nbsp;chocolat&nbsp;&raquo;. Deux termes spécifiques au Plat Pays. Mais aujourd&rsquo;hui, par ce Système C, nous tendons plus vers un &laquo;&nbsp;C&nbsp;&raquo; comme &laquo;&nbsp;con&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;C&nbsp;&raquo; comme &laquo;&nbsp;chacun sa merde&nbsp;&raquo;. Surtout &laquo;&nbsp;C&nbsp;&raquo; pour &laquo;&nbsp;couillonnade&nbsp;&raquo; (1). Je veux bien sûr parler de ce système casse-gueule : les Play-Offs. Tentative d&rsquo;explication.</p>
<p style="text-align: justify;">Depuis la saison 2009/2010, la Jupiler Pro League (2) ne compte plus que 16 formations, contrairement aux années précédentes où 18 équipes prenaient part à la compétition. Sur ce point, nous pouvons déjà clairement nous exprimer sur ce choix aussi idiot qu&rsquo;inutile. En réduisant le nombre de clubs au sein de l&rsquo;élite du football belge &#8211; encore faut-il appeler ça &laquo;&nbsp;football&nbsp;&raquo; &#8211; les dirigeants de l&rsquo;URBSFA (3) imaginaient un coup de poker intéressant et, logiquement, un nouveau moyen de rentabiliser une compétition qui perdait, depuis plusieurs saisons, de sa superbe. Hélas, en réduisant le nombre de participants, les possibilités d&rsquo;accéder à la première division nationale sont quasi nulles. Mais avant de critiquer plus en profondeur cette réforme, venons-en à la réforme, en elle-même. Pour faciliter la compréhension à vos esprits non-tordus, nous illustrerons ceci par des exemples.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Play-Off 1</h3>
<p style="text-align: justify;">Nous commençons donc nos explications par les équipes de tête, composants les Play-Off 1. Ces équipes, classées entre la première et la sixième place, à l&rsquo;issue de la phase classique du championnat (la phase classique correspondant à 30 rencontres de championnat, en aller-retour), sont inscrites pour les Play-Off 1, également appelées PO1 parce que ça claque mieux, que ça fait scientifique, ça fait connaisseur en football. Mais ça évite, surtout, ce terme anglais à la con. En résumé, les PO1 définissent le champion de Belgique. Cette année, les six formations qui s&rsquo;affronteront pour le titre sont, dans l&rsquo;ordre, Anderlecht, Zulte-Waregem, Genk, Bruges, Lokeren et le Standard de Liège. Jusque-là, tout va bien. Cependant, les dirigeants de la Fédération belge de football ont décidé de diviser par deux les points obtenus au terme de la phase classique, histoire de &laquo;&nbsp;relancer&nbsp;&raquo; le championnat. Ainsi, si le leader possède 20 points d&rsquo;avance sur son dauphin, au terme de la phase classique du championnat, ce même leader n&rsquo;aura plus qu&rsquo;un avantage de 10 unités, &laquo;&nbsp;seulement&nbsp;&raquo;. Afin d&rsquo;y voir plus clair, voici un résumé de l&rsquo;explication présentée ci-dessus, concernant les PO1 :</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="/wp-content/uploads/2013/03/Play-off-1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-18215" alt="Play off 1" src="/wp-content/uploads/2013/03/Play-off-1.jpg" width="409" height="349" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Soyons clairs : ce mini-championnat de 10 journées a pour but de promouvoir la première division belge par des affiches alléchantes, où les plus grosses formations du pays s&rsquo;affrontent, dans des stades combles. Mouais. Depuis que la réforme a été lancée, les clubs moyens du Royaume s&rsquo;invitent dans cette course au titre. C&rsquo;est encore le cas, cette année, pour Zulte-Waregem, surprenant dauphin d&rsquo;Anderlecht ou encore de Lokeren, qui devient un habitué à ces Play-Off 1. Malheureusement, rares ont été les occasions de connaître des surprises. Il y a deux ans, cependant, le Standard de Liège, qui s&rsquo;était classé sixième, à l&rsquo;issue de la phase classique, avait eu l&rsquo;occasion de finir champion&#8230; Mais c&rsquo;est finalement Genk qui s&rsquo;était offert le sacre. Pourtant, tout au long du championnat classique, Anderlecht avait mené la danse&#8230; Voilà pour l&rsquo;anecdote.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Play-Off 3</h3>
<p style="text-align: justify;">Pourquoi passons-nous des Play-Off 1 aux Play-Off 3 ? Depuis notre tendre enfance, nos professeurs d’arithmétique nous affirment que, dans l&rsquo;ordre, les trois premiers chiffres sont 1, 2 et 3. Mais à vrai dire, on s&rsquo;en balance du 2. Nous reviendrons sur les Play-Off 2, par après, car, pour tout avouer, on s&rsquo;en branle. Les Play-Off 3, quel malheur. Durant cinq semaines, les deux derniers de la phase classique s&rsquo;affrontent. Cette année, le Beerschot et le Cercle de Bruges se battront pour le maintien en Division 1. L&rsquo;équipe classée 15e, part légèrement favorite dans ces PO3. En effet, sur les cinq rencontres, le 15e reçoit à trois reprises et débute ce mini-championnat, de deux équipes, avec 3 points. Étant donné qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;un championnat composé de deux clubs, le second est directement relégué en Belgacom League, la Division 2 belge et le premier est&#8230; encore très loin d&rsquo;être sauvé. Celui-ci est versé dans un autre mini-championnat, composé de quatre formations : trois équipes de Division 2 et le vainqueur des PO3. L&rsquo;équipe qui termine première de ce &laquo;&nbsp;Tour Final&nbsp;&raquo; accède (ou reste) en première division. Toujours dans le but de vous faciliter la tâche, voilà un petit aperçu.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="/wp-content/uploads/2013/03/JPL-PO31.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-18220" alt="JPL - PO3" src="/wp-content/uploads/2013/03/JPL-PO31-300x122.jpg" width="300" height="122" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Attention, il est nécessaire de souligner que, lors du lancement de cette réforme, l&rsquo;Union belge de football n&rsquo;avait pas créé ces Play-Off 3. Le dernier de Pro League était directement relégué en Division 2 et son championnat se finissait au mois de mars. Le 15e, quant à lui, était reversé dans le &laquo;&nbsp;Tour Final&nbsp;&raquo; des Division 2. Or, étant donné que le championnat de Division 2 se termine en mai, l&rsquo;équipe de première division était à l&rsquo;arrêt pendant deux mois avant de reprendre la compétition et de jouer son maintien en Pro League. De ce fait, les instances du football belge ont décidé de meubler ces deux mois sans compétition en créant les Play-Off 3. Une chance pour la lanterne rouge d&rsquo;arracher un maintien. Bof comme idée.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Play-Off 2</h3>
<p style="text-align: justify;">Comme relaté dans mon explication concernant les PO3, les Play-Off 2, c&rsquo;est un peu la partie foireuse de la réforme belge (s&rsquo;il n&rsquo;y avait que ça de foireux, dans cette réforme&#8230;). Les équipes classées de la 7e à la 14e place sont partagées en deux groupes : le groupe A et le groupe B. Le tirage se fait aléatoirement. Contrairement aux Play-Off 1, les compteurs sont remis à zéro. Que vous ayez fini 14e, en arrachant le maintien à la dernière minute de la 30e journée ou que vous soyez 7e, à une petite unité de la sixième place, synonyme de PO1, on s&rsquo;en balance, tout simplement. Quatre formations composent les deux groupes. Pour le groupe A, celui-ci verra s&rsquo;affronter Courtrai, La Gantoise, le Lierse et Mons, tandis que le groupe B sera formé de  Malines, Louvain, Charleroi et Waasland-Beveren.</p>
<p style="text-align: justify;">Que diable ! A quoi servent les Play-Off 2, dès lors ? Très simple. Les deux vainqueurs de chaque groupes s&rsquo;affrontent, au terme des PO2, en aller-retour. Le vainqueur de ce magnifique duel s&rsquo;offre l&rsquo;opportunité de rencontrer&#8230; le quatrième des Play-Off 1 ! Idiot ? Bien entendu. Vous l&rsquo;avez compris. L&rsquo;équipe bidon, incapable d&rsquo;aligner deux succès consécutifs, luttant contre la relégation, mais remportant les Play-Off 2 peut, en cas de victoire sur le quatrième des PO1, en match aller-retour, se retrouver qualifiée pour les tours préliminaires de l&rsquo;Europa League !</p>
<p style="text-align: justify;">Par ailleurs, rares sont les clubs ambitieux de jouer pour une place européenne. D&rsquo;une part, les effectifs sont bien trops légers et des équipes du top ayant loupé la phase classique se rattrapent souvent dans ces PO2. De plus, dans cette compétition, beaucoup d&rsquo;entraîneurs en profitent pour donner du temps de jeu aux jeunes ou encore à d&rsquo;autres bras cassés. Et derrière ces rencontres d&rsquo;un niveau pitoyable, dans des stades vides (car pas d&rsquo;enjeu), les coachs se permettent de déclarer à la presse : &laquo;&nbsp;Nous préparons la saison prochaine&nbsp;&raquo;. Quel beau spectacle. Bref, pour terminer avec nos petits tableaux, voilà le récapitulatif des PO2.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="/wp-content/uploads/2013/03/JPL-PO21.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-18224" alt="JPL - PO2" src="/wp-content/uploads/2013/03/JPL-PO21.jpg" width="420" height="489" /></a></p>
<h3 style="text-align: justify;">A l&rsquo;issue des Play-Off</h3>
<p><a href="/wp-content/uploads/2013/03/JPL-Classique1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-18222" alt="JPL - Classique" src="/wp-content/uploads/2013/03/JPL-Classique1.jpg" width="729" height="427" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>PO1 :</strong></p>
<p style="text-align: justify;">&#8211; 1e : le premier est champion de Belgique et est qualifié pour la Ligue des Champions.</p>
<p style="text-align: justify;">&#8211; 2e : le second peut se vanter de participer aux préliminaires de la Ligue des Champions. Cela dit, le second se retrouve souvent en Europa League&#8230; La qualification pour les phases de poules sont quasi innaccessibles pour les clubs belges, des nos jours.</p>
<p>&#8211; 3e : participation au tour préliminaire de l&rsquo;Europa League. C&rsquo;est mieux ça que rien.</p>
<p>&#8211; 4e : affronte le vainqueur des PO2. Soit il participe aux préliminaires de l&rsquo;Europa League, soit il retourne se gratter en attendant la saison prochaine.</p>
<p><strong>PO2 :</strong></p>
<p>&#8211; Groupe A &#8211; 1er : affronte le vainqueur du groupe B, en match aller-retour. Le vainqueur de cette &laquo;&nbsp;finale&nbsp;&raquo; affronte le 4e des PO1.</p>
<p>&#8211; Groupe B &#8211; 1er : affronte le vainqueur du groupe A, en match aller-retour. Le vainqueur de cette &laquo;&nbsp;finale&nbsp;&raquo; affronte le 4e des PO1.</p>
<p><strong>PO3 :</strong></p>
<p>&#8211; 1e : participe au &laquo;&nbsp;Tour Final&nbsp;&raquo; de Division 2, l&rsquo;opposant à trois formations de Division 2, dans un mini-championnat de quatre équipes.</p>
<p>&#8211; 2e : le vent l&rsquo;emportera.</p>
<p style="text-align: justify;">Comme vous aurez pu le remarquer, en Belgique, depuis la réforme lors de la saison 2009/2010, la Fédération belge de football apprécie les mini-championnats. Normal, la connerie de réforme est tellement grande qu&rsquo;on tente de la minimiser. Mais rassurez-vous, depuis quelques temps, l&rsquo;URBSFA taffe sur une nouvelle réforme du championnat de première division. On parlerait d&rsquo;un retour à 18 équipes équipes et d&rsquo;un championnat classique. Quoique, en y réfléchissant bien, les réformes pourraient faire l&rsquo;objet d&rsquo;une nouvelle chronique. On y pensera, la prochaine fois.</p>
<p style="text-align: justify;">(1) Bêtise, stupidité. Gustave Faubert définissait, lui-même, la &laquo;&nbsp;couillonnade&nbsp;&raquo; par la &laquo;&nbsp;stupidité&nbsp;&raquo;.</p>
<p style="text-align: justify;">(2) Autrefois appellée Jupiler League, la première division belge modifia son nom en Jupiler Pro League, à l&rsquo;aube de la saison 2008/2009. Sinon, juste pour information la Jupiler est une bière belge.</p>
<p style="text-align: justify;">(3) Union royale belge des sociétés de football association. Un bien long mot pour définir notre fédération de football, notre LFP à nous, dans le Plat Pays.</p>
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		<title>Barcelone &#8211; Milan : on y était (presque)</title>
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		<pubDate>Thu, 14 Mar 2013 13:00:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Mario]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Dans le soupirail]]></category>
		<category><![CDATA[AC Milan]]></category>
		<category><![CDATA[FC Barcelone]]></category>
		<category><![CDATA[Ligue des Champions]]></category>

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		<description><![CDATA[La Ligue des Champions, cette compétition qui nous fait rêver. Ce mardi soir était programmée l&#8217;affiche de ces huitièmes de finale retour, Barcelone &#8211; Milan. Si à l&#8217;aller, les Milanais s&#8217;étaient imposés 2-0, à San Siro, le retour en a été tout autre, au Camp Nou. Soucieuse du détail, la rédaction...<a style="margin-top:15px; float:right; font-style:15px;" href="/barcelone-milan-on-y-etait-presque/">> LIRE LA SUITE</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>La Ligue des Champions, cette compétition qui nous fait rêver. Ce mardi soir était programmée l&rsquo;affiche de ces huitièmes de finale retour, Barcelone &#8211; Milan. Si à l&rsquo;aller, les Milanais s&rsquo;étaient imposés 2-0, à San Siro, le retour en a été tout autre, au Camp Nou. Soucieuse du détail, la rédaction de La Madjer a vécu cette rencontre intensément. C&rsquo;est-à-dire comme vous, devant la télé, non loin du PC, branché sur Facebook. Résumé de cette soirée de Ligue des Champions, en canapé.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="/barcelone-milan-on-y-etait-presque/barcamilan/" rel="attachment wp-att-17938"><img class="aligncenter size-full wp-image-17938" alt="BarcaMilan" src="/wp-content/uploads/2013/03/BarcaMilan-e1363266628106.jpeg" width="900" height="450" /></a></p>
<h3 style="text-align: justify;">La fiche technique</h3>
<p style="text-align: justify;"><strong>FC Barcelone :</strong> Valdés &#8211; Jordi Alba, Mascherano (78&prime; Puyol), Piqué, Daniel Alves &#8211; Busquets, Xavi (c), Iniesta, Pedro (84&prime; Adriano) &#8211; Messi, Villa (74&prime; Alexis Sanchez).</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>AC Milan :</strong> Abbiati &#8211; Constant, Zapata, Mexès, Abate &#8211; Ambrosini (c, 60&prime; Robinho), Flamini (75&prime; Bojan), Montolivo, Boateng &#8211; El Shaarawy, Niang (60&prime; Muntari).</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Buts :</strong> 5&prime; Messi (1-0), 39&prime; Messi (2-0), 55&prime; Villa (3-0), 90&prime; + 1&prime; Alba (4-0).</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Arbitre :</strong> Viktor Kassai.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Affluence :</strong> 95.000 spectateurs, environ.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Le direct différé</h3>
<p style="text-align: justify;">&#8211; On ne change pas les bonnes habitudes. Je suis toujours en retard devant mon poste de télévision, pour le coup d&rsquo;envoi de la rencontre. Une fois encore, j&rsquo;ai raté les analyses bidons et l&rsquo;avant-match. Merde.</p>
<p style="text-align: justify;">&#8211; But de <strong>Messi</strong>, d&rsquo;entrée de jeu.</p>
<p style="text-align: justify;">&#8211; <strong>El Shaarawy</strong> est italien, <strong>Balotelli</strong> également. <strong>Luigi Di Canio</strong> doit se retourner dans sa tombe. Ah bon ? Il n&rsquo;est pas mort ?</p>
<p style="text-align: justify;">&#8211; Putain, c&rsquo;est déconné. Barcelone se balade.</p>
<p style="text-align: justify;">&#8211; Pauvre petit <strong>Mathieu Flamini</strong>, il s&rsquo;est pris un petit coup sur la tête. Le voilà avec la tête momifiée, par sympathie pour son coéquipier El Shaarawy.</p>
<p style="text-align: justify;">&#8211; Tiens, au fait, Mathieu Flamini est Français.</p>
<p style="text-align: justify;">&#8211; Je suis presque certain que la crête d&rsquo;El Shaarawy le ralentit dans ses courses.</p>
<p style="text-align: justify;">&#8211; Après une petite demi-heure de jeu, je n&rsquo;ai pas encore vu une bonne passe de la part des hommes de <strong>Massimiliano Allegri</strong>. C&rsquo;est si compliqué que ça de s&rsquo;inspirer de ses adversaires ?</p>
<p style="text-align: justify;">&#8211; Belle possibilité de contre pour les Milanais ! Bien lancé, <strong>Niang</strong> part seul au but. Il se présente face à <strong>Valdés</strong>. Sa frappe part bien mais le cuir préfère fricoter avec le poteau. Nous sommes passés tout prêt de l&rsquo;égalisation.</p>
<p style="text-align: justify;">&#8211; Cette frappe de Niang est-elle le tournant du match ?</p>
<p style="text-align: justify;">&#8211; Bingo ! Perte de balle milanaise, au milieu de terrain. Il n&rsquo;en fallait pas tant aux Blaugrana. <strong>Iniesta</strong> récupère, sert Messi. Celui-ci fusille <strong>Abiatti</strong>. L&rsquo;avance de Milan est réduite à néant.</p>
<p style="text-align: justify;">&#8211; Bon, deux à rien, à la pause. Vu le jeu proposé par Barcelone, je suis lucide quant au fait que le FCB n&rsquo;aura besoin que de quatre-vingt-dix minutes, pour en découdre. En résumé, pas de prolongations. Les supporters milanais prient Dieu afin d&rsquo;éviter l&rsquo;élimination. Enfin, je pense que dans un tel contexte, seul <strong>Berlusconi</strong> et ses Euros peuvent sauver les gars de la Madonnina.</p>
<p style="text-align: justify;">&#8211; La rencontre a repris. Si l&rsquo;objectif de l&rsquo;AC Milan, au début de la rencontre, était de garder le zéro, force est de constater que ça semble raté. Second objectif, parvenir à faire trois passes consécutives. Impossible ? Vous croyez ?</p>
<p style="text-align: justify;">&#8211; En ce début de deuxième mi-temps, je me fais légèrement chier.</p>
<p style="text-align: justify;">&#8211; Ah ben voilà, les dieux du football ont entendu ma prière. Trois à zéro pour le Barça. <strong>David Villa</strong> réduit, un peu plus, les espoirs milanais, d&rsquo;un imparable plat du pied.</p>
<p style="text-align: justify;">&#8211; Un coup-franc barcelonais me tire de mon sommeil. Il était raté en plus. Quoi ? Un coup-franc raté du Barça, ça n&rsquo;existe pas.</p>
<p style="text-align: justify;">&#8211; 65e minute de jeu et j&rsquo;en ai marre. Je vais être ironique en vous déclarant que si le Milan parvient à marquer, Milan est qualifié. Trève de plaisanterie. Milan ne marquera pas. Et ne se qualifiera point.</p>
<p style="text-align: justify;">&#8211; Oh putain ! Flamini a tenté un truc. Ah mais non, en fait.</p>
<p style="text-align: justify;">&#8211; Quelle aisance des Blaugrana, balle au pied. Je comprends mieux pourquoi j&rsquo;ai arrêté le football. Je n&rsquo;aurai jamais voulu prendre la place des défenseurs milanais.</p>
<p style="text-align: justify;">&#8211; Occasion dangereuse pour les Italiens. Si je compte bien, c&rsquo;est la seconde véritable opportunité de l&rsquo;AC Milan. Chapeau les gars.</p>
<p style="text-align: justify;">&#8211; Bon, il reste trois minutes. Les carottes sont presque cuites.</p>
<p style="text-align: justify;">&#8211;<strong> Jordi Alba</strong> fait 4-0. Les carottes sont prêtes.</p>
<p style="text-align: justify;">&#8211; Frappe de <strong>Mexès</strong>. Ca passe très loin du cadre. Et toi, j&rsquo;aime bien ta coiffure.</p>
<p style="text-align: justify;">&#8211; Les trois coups de sifflets retentissent. Le Barça est qualifié en venant, facilement, à bout du Milan AC. Il faut l&rsquo;avouer, votre envoyé spécial à été de mauvaise fois, ce soir. Mais bon, il faut relativiser du côté italien, Il vaut mieux perdre une fois 4-0, plutôt que quatre fois 1-0. En face, le Barça a, tout simplement, fait preuve de réalisme et a été nettement supérieur aux hommes de Massimilano Allegri.</p>
<p style="text-align: justify;">&#8211; Pour l&rsquo;anecdote, aucune formation s&rsquo;étant inclinée par deux buts de différences, à l&rsquo;extérieur, au match aller, n&rsquo;était parvenue à inverser la tendance, dans l&rsquo;histoire de Ligue des Champions, pour la confrontation retour. Barcelone l&rsquo;a fait. Chapeau, Messieurs. Le Barça rejoint donc le Galatasaray, la Juventus de Turin et le Paris St-Germain, pour les quarts de finale de la Champion&rsquo;s League.</p>
<h3 style="text-align: justify;">La voix du peuple</h3>
<p style="text-align: justify;">Comme souvent, ce genre de confrontation anime le microcosme des réseaux sociaux. Pour l&rsquo;occasion, j&rsquo;ai décidé de m&rsquo;intéresser aux dires de mes contacts Facebook. Par respect pour eux (et, surtout, afin d&rsquo;éviter de me faire réprimander), j&rsquo;ai décidé de ne pas mentionner le nom de mes contacts, dans les publications qui suivent. Vous remarquerez également que, par souci de lisibilité, une correction orthographique de ces publications a été réalisée, par mes soins. Enfin, dernière information, tenez compte que l&rsquo;auteur rédige depuis la Belgique. Ne vous étonnez, dès lors, pas de certains éléments.</p>
<p style="text-align: justify;">&#8211; <strong>&laquo;&nbsp;Milan se fait fumer.&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>En effet, un début de match catastrophique du Milan AC.</em></p>
<p style="text-align: justify;">&#8211; <strong>&laquo;&nbsp;Milan n&rsquo;arrive pas à construire.&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Mine de rien, travailler dans le milieu du bâtiment, ce n&rsquo;est pas donné à tout le monde.</em></p>
<p style="text-align: justify;">&#8211; <strong>&laquo;&nbsp;Ca y est, mon coeur bat à 100 à l&rsquo;heure. Maudit Messi.&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Et puis quoi encore ? Tu pensais sérieusement que Milan allait rééditer l&rsquo;exploit du match aller ?</em></p>
<p style="text-align: justify;">&#8211; <strong>&laquo;&nbsp;Barcelone, 71% de possession de balle.&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Ouf, nous regardions le match sur le même canal. Merci de ce renseignement mais je sais lire, également.</em></p>
<p style="text-align: justify;">&#8211; <strong>&laquo;&nbsp;Bande de fils de putes, toujours avec la chance, ces connards de merde, putain !&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Soigne ton vocabulaire, veux-tu. Ce n&rsquo;est que du football.</em></p>
<p style="text-align: justify;">&#8211; <strong>&laquo;&nbsp;Tous les Belges sont Espagnols ce soir. A défaut de supporter une équipe belge.&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Jeune homme, ta réaction pue l&rsquo;amertume. La provocation ne résoud rien.</em></p>
<p style="text-align: justify;">&#8211; <strong>&laquo;&nbsp;Le Barça n&rsquo;avait aucune chance. Je vois ça : 2-0.&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Le Barça, c&rsquo;est comme Chuk Norris. Le réalisme en plus.</em></p>
<p style="text-align: justify;">&#8211; <strong>&laquo;&nbsp;Le football est la femme du célibataire mais, surtout, la maitresse de l&rsquo;homme en couple.&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Sur ce point, cette maxime est totalement vraie. Par contre, certains hommes ont des maitresses et aiment le football. Que doit dire leur femme ? Enfin, je ne t&rsquo;en veux pas. Ceci dit, je t&rsquo;aime, mon ange ! Toi encore plus que le football.</em></p>
<p style="text-align: justify;">&#8211; <strong>&laquo;&nbsp;Je t&rsquo;aime, Léo !&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Mesdames, calmez vos ardeurs, s&rsquo;il vous plaît.</em></p>
<p style="text-align: justify;">&#8211; <strong>&laquo;&nbsp;Messi, même unijambiste, il jouerait mieux que certains joueurs du Milan.&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>J&rsquo;ai essquissé un sourire. Enfin une publication drôle.</em></p>
<p style="text-align: justify;">&#8211; <strong>&laquo;&nbsp;Il y a peu, on critiquait Messi. On lui reprochait une certaine absence sur le terrain. Mais ce que je vois, c&rsquo;est qu&rsquo;il sodomise tous ces petits ritals.&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Oh mais que de grossieretés, mon cher ! Voyons. De plus, les Italiens ne sont pas connus pour leur homosexualité. Par contre, si le Barça affrontait l&rsquo;Olympiakos, je crois que j&rsquo;aurais explosé de rire.</em></p>
<p style="text-align: justify;">&#8211;<strong> &laquo;&nbsp;Pfoooo&#8230; Le Barça mérite sa victoire. Je retourne jouer à la Playstation.&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Mauvais joueur.</em></p>
<p style="text-align: justify;">&#8211; <strong>&laquo;&nbsp;Et le commentateur, il en n&rsquo;a pas marre de sucer le Barça.&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Tiens, après l&rsquo;homosexualité des Italiens, voilà que le commentateur se joint également aux pratiques gays. Orgie au coup de sifflet final ?</em></p>
<p style="text-align: justify;">&#8211; <strong>&laquo;&nbsp;Voilà pourquoi ça me fait chier le foot : tous ces rageux de merde.&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Voilà pourquoi nous aimons le foot.</em></p>
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		<title>Kevin Nakache au pays de la bière et des frites</title>
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		<pubDate>Wed, 27 Feb 2013 11:09:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Mario]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Au micro]]></category>
		<category><![CDATA[AS Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Kevin Nakache]]></category>
		<category><![CDATA[La Louvière]]></category>
		<category><![CDATA[RC Lens]]></category>

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		<description><![CDATA[Il arrive parfois que la rédaction de La Madjer se lasse des David Beckham, Cristiano Ronaldo et autres Zlatan. Du coup, pour une fois, on a décidé d&#8217;aller faire un tour dans les divisions d&#8217;en-bas, celles où il fait froid. On quitte, quelques instants, notre douce France pour la Belgique...<a style="margin-top:15px; float:right; font-style:15px;" href="/kevin-nakache-au-pays-de-la-biere-et-des-frites/">> LIRE LA SUITE</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Il arrive parfois que la rédaction de La Madjer se lasse des David Beckham, Cristiano Ronaldo et autres Zlatan. Du coup, pour une fois, on a décidé d&rsquo;aller faire un tour dans les divisions d&rsquo;en-bas, celles où il fait froid. On quitte, quelques instants, notre douce France pour la Belgique et sa très célèbre troisième division. Rencontre avec Kevin Nakache, un des nombreux français exilés au Pays de la bière et de la frite. Et contrairement à Depardieu, Nakache a quitté l&rsquo;Hexagone pour une bonne raison : le football.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="/wp-content/uploads/2013/02/Kevin-Nakache.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-17748" alt="Kevin Nakache" src="/wp-content/uploads/2013/02/Kevin-Nakache.jpg" width="900" height="450" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Salut, Kevin. Avant toute chose, la rédaction de La Madjer tient à te remercier d&rsquo;avoir accepté cette interview. Pour commencer, peux-tu nous en dire un peu plus sur toi et ton parcours ? </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Je suis né sur la Côte d&rsquo;Azur, à Cannes, plus précisément. J&rsquo;ai débuté le football à l&rsquo;âge de 7 ans, à Juan-les-Pins . À 14 ans, à peine, je me suis retrouvé au Centre de Formation de l&rsquo;AS Cannes. J&rsquo;ai ainsi évolué sous le maillot des Dragons jusqu&rsquo;à mes 17 ans avant de partir pour le RC Lens. C&rsquo;est justement dans le nord que j&rsquo;ai terminé ma formation, à la porte du monde professionnel. Après ce passage chez les Sang et Or, je me suis dirigé vers le Hyères FC, en National, puis en troisième division espagnole à Barakaldo. Suite à cette saison en Espagne, où le club a rencontré différents problèmes financiers, j&rsquo;ai décidé de retrouver la France, en m&rsquo;engageant au Gap FC, en CFA. Hélas, l&rsquo;avenir du club ne laissait pas présager que du positif. En décembre, le club dû se résoudre à déposer le bilan&#8230; Dès lors, j&rsquo;ai décidé de poursuivre la saison à Dunkerque, toujours en CFA. Enfin, cet été, j&rsquo;ai signé en Belgique, à La Louvière, en troisième division. En ce qui me concerne, en tant que joueur, mon poste favori est celui de milieu de terrain défensif, tout en ayant une certaine liberté, en étant capable de me projeter vers l&rsquo;avant, un genre de box-to-box. Exactement le rôle que j&rsquo;incarne depuis cette saison, à La Louvière.</p>
<h3 style="text-align: justify;">&laquo;&nbsp;Un objectif : retrouver le football professionnel&nbsp;&raquo;</h3>
<p style="text-align: justify;"><strong>Tu as donc signé, en juillet dernier, un contrat chez les Loups de La Louvière, en Division 3. Comment as-tu été amené à signer un contrat dans la région du Centre ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">J&rsquo;étais dans une période creuse, une période de troubles et de doutes. A vrai dire, je commençais vraiment à m&rsquo;inquiéter. Durant un long mois, je me suis retrouvé sans proposition concrète. Alors que tout semblait perdu, j&rsquo;ai eu l&rsquo;opportunité de réaliser un test, à La Louvière, par le biais d&rsquo;un ami footballeur qui connaissait le recruteur du club. Un essai qui s&rsquo;est voulu concluant. En me présentant leur projet &#8211; retrouver un club au niveau professionnel dans les plus brefs délais &#8211; les responsables du club ont trouvé les arguments pour me convaincre de poser mes bagages au Tivoli. Ce qui est intéressant ici, c&rsquo;est que si les ambitions sont conséquentes, les dispositions prises par la direction afin de les faire aboutir sont encore plus importantes. Un objectif est à la base de ma collaboration avec le club : retrouver le monde professionnel.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Actuellement, comment cela se passe-t-il dans ton nouveau club ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Nous avons mis longtemps avant de prendre nos marques, dans cette troisième division belge. Il me semble également nécessaire de préciser que près de 75 % du noyau a été remanié durant le mercato estival. Le club a dû se reconstruire, pallier les différents départs et autres fins de contrats. Ceci explique certainement notre léger retard au classement général. Pourtant, par la suite, nous avons senti une réelle amélioration, montré un tout autre fond de jeu. Sans ce début de saison délicat, nous serions en tête du classement. Mais je ne me fais pas de soucis, l&rsquo;équipe va continuer de progresser. Actuellement, nous sommes troisièmes, à quelques points du leader, Virton. Nous sommes à la place que nous méritons. Lorsque le sprint final sera lancé, c&rsquo;est là que nous pourrons faire la différence. A titre personnel, ma saison se déroule plutôt bien. Je me sens épanoui dans cette équipe, dans ce groupe. J&rsquo;ai d&rsquo;ailleurs inscrit 9 buts, offert plusieurs passes décisives, tout cela en 20 rencontres. Un bon début.</p>
<h3 style="text-align: justify;">&laquo;&nbsp;Un public qui n&rsquo;est pas à sa place en troisième division&nbsp;&raquo;</h3>
<p style="text-align: justify;"><strong>Au-delà du fait d&rsquo;évoluer en Division 3, La Louvière est un club historique puisqu&rsquo;il y a peu, les Loups évoluaient encore en première division belge et remportaient même la Coupe de Belgique, en 2003. Ce passé glorieux se fait-il encore ressentir, les soirs de matchs ? Ressens-tu une pression particulière des supporters ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Je ne parlerai pas de pression de la part des supporters mais plutôt d&rsquo;un certain engouement. Ce sont des supporters fanatiques, qui ont connu le haut niveau et qui veulent le retrouver. Le public connait pas mal de galères depuis plusieurs saisons. Mais nous sommes conscients que c&rsquo;est une chance énorme de jouir d&rsquo;une telle ferveur, en Division 3. Assurément, il n y a pas d&rsquo;autres équipes de troisième division capables de rivaliser, sur ce point de vue-là. Et d&rsquo;après les dires de certains, nous n&rsquo;avons encore rien vu&#8230; Le club respire encore la Division 1 et la ferveur populaire.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Beaucoup de Français ont évolué sous le maillot louviérois. En première division, on retrouvait même un certain Albert Cartier ou encore un Daniel Leclerq sur le banc, en tant qu&rsquo;entraîneur principal. Des joueurs comme Yannick Zambernardi, Geoffray Toyes, Nicolas Ouédec ou encore Mario Espartero ont également joué pour La Louvière. Aujourd&rsquo;hui, les traditions n&rsquo;ont pas changées et on retrouve une flopée d&rsquo;éléments français portant les couleurs louviéroises : Jérémy Lempereur, Aziz El Kanchaf, Alexandre Guinot, Marwan Gargouri et j&rsquo;en passe. La Belgique a l&rsquo;air de vous convenir, n&rsquo;est-ce pas ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La Belgique est une véritable terre d&rsquo;accueil pour les footballeurs français pour une question de langue et de proximité. Il s&rsquo;agit peut-être du pays le moins dépaysant pour nous. Le facteur langue facilite déjà l&rsquo;adaptation des joueurs français, surtout en Wallonie. L&rsquo;accueil qui nous est réservé, ainsi que la confiance qui nous est accordée par la direction et le public ne peuvent être récompensés que par une nouvelle ligne, au palmarès louviérois. Il est de notre devoir, avec notre &laquo;&nbsp;colonie&nbsp;&raquo; d&rsquo;offrir à cette ville et à ce club une accession à la Division 2. Enfin, étant donné que je suis originaire du Sud de la France, le caractère méditerranéen de la région du Centre facilite encore plus mon adaptation, dans cette petite ville agréable.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Tu t&rsquo;es vu confier le brassard de capitaine, après quelques mois. Cela a-t-il modifié ton comportement au sein du groupe ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le fait d&rsquo;être capitaine n&rsquo;a pas fait de moi un autre homme, sur le terrain. C&rsquo;est une fierté, certes, mais ça n&rsquo;affecte pas mon comportement, mon jeu et encore moins ma façon d&rsquo;être. Être capitaine, ça vous vient naturellement, c&rsquo;est inné d&rsquo;endosser un tel rôle. Mais ce rôle implique plus de responsabilités, notamment en dehors du terrain mais je ne m&rsquo;en plains pas. C&rsquo;est ça, également, d&rsquo;être capitaine. De plus, même en étant nouveau, le fait de recevoir le brassard de capitaine n&rsquo;a pas aigri les plus anciens du club. Que du contraire. Nous discutons souvent avec des joueurs comme Aziz El Kanchaf, un ancien du cru ou encore avec Ibrahim Salou (qui à côtoyé un certain Thierry Henri au Red Bull New-York), un ancien joueur de Division 1, un gars d&rsquo;expérience. Ce sont des cadres de l&rsquo;équipe et ils m&rsquo;accompagnent dans mon rôle de capitaine.</p>
<p><strong>On le sait, La Louvière, même en Division 3, compte plusieurs joueurs professionnels dans son effectif. Clairement, as-tu un contrat pro, au Stade du Tivoli ?</strong></p>
<p>Clairement, oui, je vis du football.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Comment envisages-tu l&rsquo;avenir ? </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Pour l&rsquo;instant, je ne me suis pas encore posé la question. A vrai dire, le groupe n&rsquo;a qu&rsquo;une idée en tête : rejoindre l&rsquo;étage supérieur. Je verrai bien, à la fin de cette saison, où nous en serons. Mais dans l&rsquo;immédiat, ma tête est à La Louvière, au Tivoli.</p>
<h3 style="text-align: justify;">&laquo;&nbsp;A La Louvière, j&rsquo;ai rencontré des gars en or&nbsp;&raquo;</h3>
<p style="text-align: justify;"><strong>Un mot sur tes coéquipiers, les supporters et le club en lui-même  ? </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Au-delà de l&rsquo;aspect sportif, j&rsquo;ai découvert des mecs en or, comme Marwane Gargouri, Terence Pinto ou encore Yakhouba N&rsquo;Diaye. De tout cœur, j&rsquo;espère réaliser une grande fin de saison, avec eux&#8230; Ensuite, je tiens à remercier les supporters pour leur soutien. Si ils continuent à redoubler d&rsquo;efforts dans les gradins, de notre côté, sur le terrain, nous ferons tout pour atteindre la Division 2 ! Le club a loupé la monté la saison dernière. Nous comptons bien effacer l&rsquo;affront, cette saison. Enfin, concernant le club, je suis heureux de participer à ce projet. Ce club a toutes les cartes en main pour réaliser son objectif.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Enfin, dernière question : à côté du football, il s&rsquo;intéresse à quoi, Kevin Nakache ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Je suis un grand fan de cinéma. A côté de ça, j&rsquo;aime par-dessus tout découvrir et visiter des villes, des régions. Ici, en l’occurrence, j&rsquo;ai pas mal de coin sympathiques de Belgique à visiter, au programme. J&rsquo;apprécie également la bonne nourriture. Que ce soit au restaurant ou chez moi, étant donné que j&rsquo;ai la chance d&rsquo;avoir une femme qui cuisine extrêmement bien.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Encore un grand merci, Kevin. On te souhaite bon courage et bonne chance, pour la suite de ta carrière. </strong></p>
<p style="text-align: justify;">C&rsquo;est moi qui vous remercie ! A bientôt.</p>
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		<title>Super Dario Bros : Edition Deluxe</title>
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		<pubDate>Thu, 17 Jan 2013 17:23:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Mario]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[3ème mi-temps]]></category>
		<category><![CDATA[Dans le soupirail]]></category>
		<category><![CDATA[Cvitanich]]></category>
		<category><![CDATA[Dario]]></category>
		<category><![CDATA[OGCN]]></category>
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		<description><![CDATA[Il court, marque, est argentino-croate et a débarqué en Liguain comme Zlatan est tombé dans la marmite du PSG. Son nom, c&#8217;est Cvitanich. Dario pour les intimes. Et il n&#8217;a pas fini de faire parler de lui. Il est devenu la star du Ray, le papertoy préféré des Niçois, le...<a style="margin-top:15px; float:right; font-style:15px;" href="/super-dario-bros-edition-deluxe/">> LIRE LA SUITE</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Il court, marque, est argentino-croate et a débarqué en Liguain comme Zlatan est tombé dans la marmite du PSG. Son nom, c&rsquo;est Cvitanich. Dario pour les intimes. Et il n&rsquo;a pas fini de faire parler de lui. Il est devenu la star du Ray, le papertoy préféré des Niçois, le meilleur rapport qualité/prix que l&rsquo;on ait trouvé en Europe depuis des décennies. Super Dario, c&rsquo;est lui !</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="/wp-content/uploads/2013/01/Super-Dario.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-17143" alt="Super Dario" src="/wp-content/uploads/2013/01/Super-Dario.jpg" width="900" height="450" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">J’avais commencé un article sur Dario Cvitanich, reprenant l’intégralité de sa carrière, son parcours, son beau palmarès, ses origines croates… Puis, je me suis dit que tout cela paraissait beaucoup trop cliché du bon élève, trop chronologique, trop droit. A l’heure actuelle, n’importe quelle bonne âme, curieuse sur les bords, taperait, sur Google ou Yahoo « Cvitanich Wikipedia » et se verrait fourni d’une biographie ultra complète de celui qu’on surnomme Super Dario. Dès lors, j’ai décidé d’être plus direct, plus clair, plus franc. On va y aller droit au but (un peu comme l’OM, enfin la devise quoi) : Dario Cvitanich est un coup en or. Il ne faut pas chercher plus loin. 400.000 euros pour un joueur argentin, il faut avouer que ça déchire. Si en plus de ça, il est bon, le deal est parfait. Ajoutez à ça un nom à consonance croate et vous dénichez un mec, nommé Dario Cvitanich. Un grand-père croate, une famille vivant en Argentine et voilà la parfaite mixture d’un buteur hors-pair. Un renard comme il en existe de moins en moins dans notre football moderne. Retenez-bien son nom, c’est Cvitanich, « Cvita » pour les intimes, « Super Dario » ou simplement Dario pour le public du Ray. Installez-vous confortablement, la présentation arrive !</p>
<h3 style="text-align: justify;">Les gens m&rsquo;appellent l&rsquo;idole des jeunes</h3>
<p style="text-align: justify;">Ce qui est assez marrant, à Nice, c’est qu’il en faut peu pour qu’une douce folie s’empare de la ferveur populaire. Ainsi, lorsque l’arrivée d’un attaquant argentin, d’origine croate, a été officialisée, les supporters du Gym se sont mis à rêver d’un buteur, d’une de ces légendes, comparable, par exemple à Nenad Bjekovic. Avouez que c’était un bon début, la terminaison du nom finissant par « ic » (prononcez itch). D’ailleurs à Nice, le simple fait d’être argentin fait, rapidement, de vous une idole. On se souvient, il y a un an, d’un certain Fabian Monzon qui était devenu le chouchou du Ray. Aujourd’hui, au vu des résultats plus que corrects des joueurs de Claude Puel, Dario Cvitanich est parvenu à tirer son épingle du jeu. Ainsi, avec douze buts inscrits, le voilà en tête du classement des buteurs de l’OGC Nice mais surtout, deuxième meilleur buteur du championnat de France, derrière l’inévitable Zlatan. Sans compter ses deux buts en Coupe de la Ligue, il n’y a pas de doute, cela faisait longtemps que l’OGCN n’avait pas retrouvé un vrai buteur. Moussilou vous le dira.</p>
<p style="text-align: justify;">Pourtant, l’arrivée de Super Dario à Nice ne satisfaisait pas une partie du public, lors de ses premiers matchs, du moins. Et même si l’Argentin a le don de faire expulser son vis-à-vis, le buteur, sur lequel le club misait tant, ne parvenait pas à marquer. Mais le Gym en a connu des pires. La volonté de Dario était de ne pas suivre l’exemple de ses « illustres » prédécesseurs, appelés Dja Djé Djé ou encore Guié-Guié. Eux savaient multiplier les titularisations mais pas les buts. « Cvita », quant à lui, est totalement à l’opposé. Devenu un titulaire indiscutable, il prouve que sa place est dans le onze-type de Claude Puel. Attaquant baroudeur, renversant, hargneux et, le plus important, buteur, il n’hésite pas à y aller de sa personne. Le Ray l’adore. Les commentateurs se régalent et certains clubs lui font déjà les yeux doux.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Génération papertoys</h3>
<p style="text-align: justify;">Si, pour l’instant, le natif de Baradero, a la tête sur les épaules et ne songe pas à un transfert, il y a fort à croire que l’OGCN, en le revendant, ne pourrait faire qu’une bonne opération, financièrement. Ceci dit, le mot d’ordre n’est, pour une fois, pas de revendre la perle argentine du Ray. Le contrat du joueur court jusqu’en 2015 et, au vu de ses prestations, difficile de croire que la direction des Aiglons laissera partir le pote de Renato Civelli, surtout si la série de bons résultats de Nice se poursuit. Dans tous les cas, une chose est certaine, « Super Dario » se plaît sur la Côte d’Azur, avec sa charmante épouse, Cecilia Bonelli (un petit détour par Google s’impose, si si). Élu « Aiglons du mois » de novembre et de décembre, Cvitanich voit en Nice un petit bout d’Argentine : « Le public du Ray me fait penser au public argentin » se plaît-il à répéter. Dans la ville de Brice, la popularité des sud-américains a donné naissance à une autre folie, celle des papertoys. Aujourd’hui, tout bon supporter de Nice possède, chez lui, le Super Dario Cvitanich miniature. Et ce n’est qu’un début puisque, rapidement, Civelli et Ospina ont eu une figurine de papier à leur effigie mais ça, on préfère vous en parler dans un prochain article (ou pas).</p>
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		<title>Camel Meriem, ex-futur talent du Gym</title>
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		<pubDate>Mon, 22 Oct 2012 06:49:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Mario]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Portraits]]></category>
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		<description><![CDATA[Balloté aux quatre coins de la France &#8211; et même au-delà &#8211; la carrière de Camel Meriem a souvent été rythmée de haut et de bas. Surtout de bas, en fait. Ce joueur à qui l&#8217;on promettait déjà monts et merveilles n&#8217;est plus que l&#8217;ombre de lui-même. Finaliste de la...<a style="margin-top:15px; float:right; font-style:15px;" href="/camel-meriem-ex-futur-talent-du-gym/">> LIRE LA SUITE</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Balloté aux quatre coins de la France &#8211; et même au-delà &#8211; la carrière de Camel Meriem a souvent été rythmée de haut et de bas. Surtout de bas, en fait. Ce joueur à qui l&rsquo;on promettait déjà monts et merveilles n&rsquo;est plus que l&rsquo;ombre de lui-même. Finaliste de la Coupe UEFA avec l&rsquo;Olympique de Marseille en 2004, relégué avec Arles-Avignon en 2011, la vie de footballeur de l&rsquo;ex-futur Zidane ne fut pas un long fleuve tranquille. Aujourd&rsquo;hui à Nice, le meneur de jeu des Aiglons semble retrouver de sa superbe. La Madjer fait le point.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong></strong><img class="aligncenter" title="Camel Meriem" src="http://www.sport24.com/var/plain_site/storage/images/football/ligue-1/homes-clubs/nice/actualites/meriem-on-en-avait-besoin-584844/13894897-1-fre-FR/Meriem-On-en-avait-besoin.jpg" alt="" width="1280" height="810" />Arrivé à Nice l’été dernier, en fin de contrat avec l’AC Arles-Avignon, <strong>Camel Meriem</strong> fut le premier renfort du mercato estival des Aiglons, pour la saison 2011/2012. Un transfert de choix pour le Gym ? Difficile à dire. A l’époque, même si Meriem sortait d’une saison relativement bonne, dans les chiffres, avec l’ACA (34 titularisations, deux buts), le passé du milieu de terrain n’était guère reluisant. Trimbalé à droite et à gauche, la carrière du natif d’Audincourt, a été rythmée de quelques hauts mais, surtout, de beaucoup de bas. S’il a explosé au FC Sochaux, son niveau a stagné à Bordeaux, avant de retrouver son football lors d’un prêt à l’Olympique de Marseille. Certainement le point d’orgue de la carrière du joueur, avec une finale de Coupe UEFA face à Valence. Après quoi, il se verra transféré à l’AS Monaco. Invisible, celui que la presse se plaisait à surnommer le « futur<strong> Zidane</strong> » va bien vite être décrié par le public du Rocher. Adieu le rêve bleu. Bonjour la détresse et la tourmente. Un transfert invalidé à Blackburn lui fera faire un petit détour par la Grèce, à l’Aris Salonique. La suite, tout le monde la connaît, avec un retour en France à Arles-Avignon et, finalement, un dernier détour par l’OGC Nice</p>
<h3 style="text-align: justify;">Salaire mirobolant, talent descendant</h3>
<p style="text-align: justify;">Sur la Côte d’Azur, l’arrivée de Camel Meriem n’était rien de plus qu’un nouvel investissement inutile. D’ailleurs, l’ex-sochalien a fait partie de cette longue liste de joueurs arrivés au Ray avec, comme unique motivation, l’envie d’empocher un salaire, sans pour autant taper le ballon. Allez, à titre d’exemple, on citera ces dignes <strong>Abraham Guié Guié</strong>, <strong>Fabrice Abriel</strong> ou encore cette star international qu’est <strong>Franck Dja Djé Djé</strong>. Cependant, nous ne pouvons le cacher, Meriem n’est pas comparable aux noms cités précédemment. Le talent, s’il a vraiment existé, ne se perd pas du jour au lendemain. Le joueur a, tout de même, gardé un certain niveau, une certaine technique, celle qui lui a valu, il y a quelques siècles, ce surnom de « nouveau Zidane ». Malheureusement, rares furent les opportunités pour l’ancien joueur d’Arles-Avignon de s’illustrer, la saison dernière, à Nice. Positionné sur le flanc droit, sous l’ère Eric Roy, <strong>CM10</strong> a totalement disparu de l’effectif niçois au fil du temps pour, au final, devenir un énième remplaçant de luxe et se faire voler la vedette, sur ce flanc par des joueurs d’un niveau bien inférieur, tels que Dja Djé Djé, dans un premier temps, puis par <strong>Eliott Grandin</strong>, sous l’ère <strong>René Marsiglia</strong>. Triste destinée que celle du meneur de jeu français. Au même titre qu’un certain Fabrice Abriel, Camel Meriem a longtemps été la tête de turc d’un public niçois dur et sévère. Après une saison catastrophique, plus personne ne voyait un avenir pour le natif d’Audincourt. Encore moins lorsque le président niçois, <strong>Jean-Pierre Rivère</strong>, officialisait l’arrivée du nouvel entraîneur, <strong>Claude Puel</strong>.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Le chouchou de Claude</h3>
<p style="text-align: justify;">Étrangement, Camel Meriem ne fait pas parti, selon le nouvel entraîneur du Gym, d’un de ces nombreux joueurs indésirables. Malgré le large dégraissage de l’effectif niçois, les deux « ex-stars » de l’OGCN, Meriem et Abriel se voient rester au sein d’un groupe en pleine reconstruction. Un mois de préparation plus tard, le milieu offensif est métamorphosé. S’il était positionné sur l’aile droite l’année dernière, Claude Puel opte pour un nouveau dispositif où le médian s’y retrouve. Ainsi, depuis la reprise du championnat, Meriem se voit, non seulement titularisé à son poste de prédilection, en tant que meneur de jeu, mais est également l’auteur de prestations dignes de ce nom. Nous n’irons pas jusqu’à dire qu’il y a un peu de Zidane en lui mais c’est un véritable plaisir de redécouvrir le joueur, tout du moins de retrouver un joueur épanoui à son poste. Une passe lumineuse face à Lille, deux buts face à Brest (l’un en championnat, l’autre en Coupe de la Ligue), le début de saison du meneur de jeu des Rouge et Noir est une réussite, du moins, pour le moment. Les blessures oubliées, les coups durs effacés, l’avenir d’un ex-futur talent semble s’éclaircir quelques temps. Un changement radical, d’une année à l’autre. Du côté de la Promenade des Anglais, les supporters sont conscients de la métamorphose de celui qu’on surnommait « La Chèvre ». Pourtant, le public niçois en veut encore : si Meriem est parvenu à tirer son épingle du jeu, que Puel-le-magicien en fasse autant avec Abriel.</p>
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		<title>Belgique, pays du surréalisme &#8211; Tournai : l&#8217;affaire Lacam</title>
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		<pubDate>Wed, 10 Oct 2012 10:41:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Mario]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Dans le soupirail]]></category>
		<category><![CDATA[Affaire Lacam]]></category>
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		<category><![CDATA[Fédération belge de football]]></category>
		<category><![CDATA[Insolite]]></category>
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		<description><![CDATA[La Belgique, le pays du surréalisme. En football aussi. C’est bien connu, si vous cherchez une histoire footballistique farfelue, le Royaume d’Albert II est votre laboratoire. De la première division nationale au dernier échelon provincial, des retournements incroyables sont possibles. Aussi bien sportivement qu’extra-sportivement. Dans le premier épisode de « Belgique,...<a style="margin-top:15px; float:right; font-style:15px;" href="/belgique-pays-du-surrealisme-rfc-tournai-d3-laffaire-lacam/">> LIRE LA SUITE</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>La Belgique, le pays du surréalisme. En football aussi. C’est bien connu, si vous cherchez une histoire footballistique farfelue, le Royaume d’Albert II est votre laboratoire. De la première division nationale au dernier échelon provincial, des retournements incroyables sont possibles. Aussi bien sportivement qu’extra-sportivement.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="/wp-content/uploads/2012/10/Pelouse-synthétique.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-15725" title="Pelouse synthétique" src="/wp-content/uploads/2012/10/Pelouse-synthétique.jpg" alt="" width="900" height="450" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Dans le premier épisode de « Belgique, Pays du surréalisme », nous nous intéresserons à un évènement parodique qui a touché la troisième division du plat pays, la mystérieuse Affaire Lacam.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Pour comprendre ce qui va suivre, il est important de faire le point sur le « malaise » qui plane au-dessus des divisions inférieures belges, depuis l’issue de la saison 2006/2007. En effet, au terme de cet exercice, une monstrueuse affaire éclate entre les équipes de <strong>Geel</strong> et <strong>Namur</strong>. Lors des barrages afin d’accéder à la <strong>Division 2</strong>, ces deux équipes se rencontrent en finale. Geel remporte cette finale aisément (0-1 à l’aller, 2-0 au retour). Tout semble en bonne voie pour les pensionnaires du Stade Leunen. Hélas, en Belgique, jamais un vainqueur ne peut être sacré sans contestation. Si sportivement le Verbroedering Geel n’a pas volé sa victoire, extra-sportivement, il s’agit d’une toute autre histoire. Le club ne possède pas la licence pour évoluer à l’échelon supérieur. Licence qui est un véritable combat pour son obtention, étant donné que la <strong>Fédération belge de football</strong> fait le bilan budgétaire du club, mais également de ses infrastructures (capacité du stade, friteries…) et j’en passe. Dès lors, sans ce précieux sésame ô combien difficile à obtenir, l’accession à la Division 2 est impossible. Or, dans le cas présent, Namur l’avait obtenu, lui. Namur va en appel de la victoire de Geel, Geel va en appel de la décision de Namur. L’Union belge met de l’ordre (de l’ordre à la belge hein, restons sérieux voyons). Et de ce fait, la fédération fait accéder les deux équipes au niveau supérieur. Normal.</p>
<p style="text-align: justify;">Depuis, chaque année, en fin de saison, les équipes de D2, D3 et D4 jouent leur place devant les tribunaux et les juges. Ce que cherchent les dirigeants des clubs en allant à la fédération ? La <strong>moindre faille</strong> chez les adversaires : problèmes d’affiliations, joueurs extra-communautaires, décisions arbitrales, matchs reportés… Tout est bon pour glaner un maximum de points sur tapis vert. Et là où l’Union belge de football devrait mettre les points sur le « i » celle-ci enfonce le clou en donnant raison (ou tort, c’est selon) à ces équipes venues devant les tribunaux. C’est ainsi que Peruwelz fut relégué en Promotion (D4) alors que le club avait longtemps joué la tête de la D3, que Coxyde s’est retrouvé à jouer son maintien en D3, lors des barrages, alors que les joueurs de la Côte avait, eux aussi, côtoyé le haut de tableau. Même histoire l’année précédente, un échelon plus bas, cette fois, avec le PAC Buzet, relégué à cause d’une affiliation foireuse… La fédération ou les clubs en tort ? Telle est la question… Mais ce n’est rien à côté de cette fameuse « <strong>Affaire Lacam</strong> ».</p>
<p style="text-align: justify;">Saison 2011/2012, Tournai retrouve la Division 3, après quatre années plus ou moins glorieuses, en Division 2. L’objectif du club est simple : retrouver l’antichambre de l’élite au plus vite. Et, même si les <strong>Sang et Or</strong> peinent quelque peu en début de championnat, le RFCT retrouve le haut du tableau. Le club n’a, cependant, pas l’étoffe pour remporter le titre, face à des concurrents tels que Mouscron et La Louvière. Alors que le championnat suit tranquillement son cours, une bombe va s’écraser sur la Belgique, une bombe nommée Lacam, balancée par <strong>Verviers</strong>, un autre club de troisième division. La plainte vise les Tournaisiens. Son nom, <strong>Yannick Lacam</strong>. Son atout : il marque. Le problème majeur : le garçon a joué bons nombres de rencontres sous le maillot de Tournai. Le « hic » est que, d’après Verviers, le joueur aurait un problème d’affiliation. Le RFC Tournai réfute et prouve, via un document officiel envoyé par l’Union belge, le faux témoignage de Verviers. Hélas, la fédération n’a pas le souvenir de l’affiliation du joueur. Et là, patatra, Tournai perd la majorité de ses points et se retrouve dans de biens sales draps. Matchs perdus sur tapis vert. Fin de saison. Tournai ne parvient pas à sauver sa peau en D3. Tournai est relégué. Tournai va en justice afin de contester cette décision et faire comprendre que la fédération est en tort.</p>
<p style="text-align: justify;">L’Union belge se fait un plaisir de retarder la décision et, visiblement, le cas de Tournai semble simple : le club évoluera en D4 pour cette saison. Seulement, les Sang et Or sont des durs et ne jouent aucun match alors que le championnat de Promotion est lancé. Ils attendent, semble-t-il, la décision finale. Mi-septembre, une décision est rendue : l’<strong>Union belge a tort</strong>. Tournai doit réintégrer la D3. Problème : sept rencontres ont déjà été joué au troisième échelon du pays belge. L’Union belge de football va en appel de la décision mais décide, tout de même, de refondre le calendrier et d’aménager sa Division 3B pour le retour du vilain petit canard. 19 équipes inscrites, un <strong>classement remis à zéro</strong> mais des <strong>rencontres déjà jouées</strong>, des matchs se disputant en semaine à 17 heures, pour des joueurs, en parti, amateurs. Impossible. Et pourtant, dans un tel contexte, la D3B continue de faire son petit bonhomme de chemin. Cependant, des menaces planent encore : certaines équipes (comme La Calamine) ont fait appel à des avocats et veulent geler la compétition, d’autres tentent de s’arranger à l’amiable afin de trouver des dates correctes afin d’éviter de se retrouver avec six ou sept rencontres par mois !</p>
<p style="text-align: justify;">Et le comble dans cette histoire est que Tournai est… un candidat au titre ! Le club vient d’enchaîner deux victoires en autant de rencontres, pour son « retour » en Division 3 et le recrutement du RFCT semble assez ambitieux. Une chose est certaine, si les Hennuyers parviennent à retrouver l’antichambre, chapeau à eux. Mais mon petit doigt me dit que ça ne se fera pas sans des prolongations face aux <strong>juges</strong> et autres <strong>avocats</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Que l’équipe nationale en prenne de la graine. Inutile d’avoir une bonne équipe pour gagner. Un bon avocat suffit.</p>
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