La Ligue des Champions, cette compétition qui nous fait rêver. Ce mardi soir était programmée l’affiche de ces huitièmes de finale retour, Barcelone – Milan. Si à l’aller, les Milanais s’étaient imposés 2-0, à San Siro, le retour en a été tout autre, au Camp Nou. Soucieuse du détail, la rédaction de La Madjer a vécu cette rencontre intensément. C’est-à-dire comme vous, devant la télé, non loin du PC, branché sur Facebook. Résumé de cette soirée de Ligue des Champions, en canapé.
La fiche technique
FC Barcelone : Valdés – Jordi Alba, Mascherano (78′ Puyol), Piqué, Daniel Alves – Busquets, Xavi (c), Iniesta, Pedro (84′ Adriano) – Messi, Villa (74′ Alexis Sanchez).
AC Milan : Abbiati – Constant, Zapata, Mexès, Abate – Ambrosini (c, 60′ Robinho), Flamini (75′ Bojan), Montolivo, Boateng – El Shaarawy, Niang (60′ Muntari).
Buts : 5′ Messi (1-0), 39′ Messi (2-0), 55′ Villa (3-0), 90′ + 1′ Alba (4-0).
Arbitre : Viktor Kassai.
Affluence : 95.000 spectateurs, environ.
Le direct différé
– On ne change pas les bonnes habitudes. Je suis toujours en retard devant mon poste de télévision, pour le coup d’envoi de la rencontre. Une fois encore, j’ai raté les analyses bidons et l’avant-match. Merde.
– But de Messi, d’entrée de jeu.
– El Shaarawy est italien, Balotelli également. Luigi Di Canio doit se retourner dans sa tombe. Ah bon ? Il n’est pas mort ?
– Putain, c’est déconné. Barcelone se balade.
– Pauvre petit Mathieu Flamini, il s’est pris un petit coup sur la tête. Le voilà avec la tête momifiée, par sympathie pour son coéquipier El Shaarawy.
– Tiens, au fait, Mathieu Flamini est Français.
– Je suis presque certain que la crête d’El Shaarawy le ralentit dans ses courses.
– Après une petite demi-heure de jeu, je n’ai pas encore vu une bonne passe de la part des hommes de Massimiliano Allegri. C’est si compliqué que ça de s’inspirer de ses adversaires ?
– Belle possibilité de contre pour les Milanais ! Bien lancé, Niang part seul au but. Il se présente face à Valdés. Sa frappe part bien mais le cuir préfère fricoter avec le poteau. Nous sommes passés tout prêt de l’égalisation.
– Cette frappe de Niang est-elle le tournant du match ?
– Bingo ! Perte de balle milanaise, au milieu de terrain. Il n’en fallait pas tant aux Blaugrana. Iniesta récupère, sert Messi. Celui-ci fusille Abiatti. L’avance de Milan est réduite à néant.
– Bon, deux à rien, à la pause. Vu le jeu proposé par Barcelone, je suis lucide quant au fait que le FCB n’aura besoin que de quatre-vingt-dix minutes, pour en découdre. En résumé, pas de prolongations. Les supporters milanais prient Dieu afin d’éviter l’élimination. Enfin, je pense que dans un tel contexte, seul Berlusconi et ses Euros peuvent sauver les gars de la Madonnina.
– La rencontre a repris. Si l’objectif de l’AC Milan, au début de la rencontre, était de garder le zéro, force est de constater que ça semble raté. Second objectif, parvenir à faire trois passes consécutives. Impossible ? Vous croyez ?
– En ce début de deuxième mi-temps, je me fais légèrement chier.
– Ah ben voilà, les dieux du football ont entendu ma prière. Trois à zéro pour le Barça. David Villa réduit, un peu plus, les espoirs milanais, d’un imparable plat du pied.
– Un coup-franc barcelonais me tire de mon sommeil. Il était raté en plus. Quoi ? Un coup-franc raté du Barça, ça n’existe pas.
– 65e minute de jeu et j’en ai marre. Je vais être ironique en vous déclarant que si le Milan parvient à marquer, Milan est qualifié. Trève de plaisanterie. Milan ne marquera pas. Et ne se qualifiera point.
– Oh putain ! Flamini a tenté un truc. Ah mais non, en fait.
– Quelle aisance des Blaugrana, balle au pied. Je comprends mieux pourquoi j’ai arrêté le football. Je n’aurai jamais voulu prendre la place des défenseurs milanais.
– Occasion dangereuse pour les Italiens. Si je compte bien, c’est la seconde véritable opportunité de l’AC Milan. Chapeau les gars.
– Bon, il reste trois minutes. Les carottes sont presque cuites.
– Jordi Alba fait 4-0. Les carottes sont prêtes.
– Frappe de Mexès. Ca passe très loin du cadre. Et toi, j’aime bien ta coiffure.
– Les trois coups de sifflets retentissent. Le Barça est qualifié en venant, facilement, à bout du Milan AC. Il faut l’avouer, votre envoyé spécial à été de mauvaise fois, ce soir. Mais bon, il faut relativiser du côté italien, Il vaut mieux perdre une fois 4-0, plutôt que quatre fois 1-0. En face, le Barça a, tout simplement, fait preuve de réalisme et a été nettement supérieur aux hommes de Massimilano Allegri.
– Pour l’anecdote, aucune formation s’étant inclinée par deux buts de différences, à l’extérieur, au match aller, n’était parvenue à inverser la tendance, dans l’histoire de Ligue des Champions, pour la confrontation retour. Barcelone l’a fait. Chapeau, Messieurs. Le Barça rejoint donc le Galatasaray, la Juventus de Turin et le Paris St-Germain, pour les quarts de finale de la Champion’s League.
La voix du peuple
Comme souvent, ce genre de confrontation anime le microcosme des réseaux sociaux. Pour l’occasion, j’ai décidé de m’intéresser aux dires de mes contacts Facebook. Par respect pour eux (et, surtout, afin d’éviter de me faire réprimander), j’ai décidé de ne pas mentionner le nom de mes contacts, dans les publications qui suivent. Vous remarquerez également que, par souci de lisibilité, une correction orthographique de ces publications a été réalisée, par mes soins. Enfin, dernière information, tenez compte que l’auteur rédige depuis la Belgique. Ne vous étonnez, dès lors, pas de certains éléments.
– « Milan se fait fumer. »
En effet, un début de match catastrophique du Milan AC.
– « Milan n’arrive pas à construire. »
Mine de rien, travailler dans le milieu du bâtiment, ce n’est pas donné à tout le monde.
– « Ca y est, mon coeur bat à 100 à l’heure. Maudit Messi. »
Et puis quoi encore ? Tu pensais sérieusement que Milan allait rééditer l’exploit du match aller ?
– « Barcelone, 71% de possession de balle. »
Ouf, nous regardions le match sur le même canal. Merci de ce renseignement mais je sais lire, également.
– « Bande de fils de putes, toujours avec la chance, ces connards de merde, putain ! »
Soigne ton vocabulaire, veux-tu. Ce n’est que du football.
– « Tous les Belges sont Espagnols ce soir. A défaut de supporter une équipe belge. »
Jeune homme, ta réaction pue l’amertume. La provocation ne résoud rien.
– « Le Barça n’avait aucune chance. Je vois ça : 2-0. »
Le Barça, c’est comme Chuk Norris. Le réalisme en plus.
– « Le football est la femme du célibataire mais, surtout, la maitresse de l’homme en couple. »
Sur ce point, cette maxime est totalement vraie. Par contre, certains hommes ont des maitresses et aiment le football. Que doit dire leur femme ? Enfin, je ne t’en veux pas. Ceci dit, je t’aime, mon ange ! Toi encore plus que le football.
– « Je t’aime, Léo ! »
Mesdames, calmez vos ardeurs, s’il vous plaît.
– « Messi, même unijambiste, il jouerait mieux que certains joueurs du Milan. »
J’ai essquissé un sourire. Enfin une publication drôle.
– « Il y a peu, on critiquait Messi. On lui reprochait une certaine absence sur le terrain. Mais ce que je vois, c’est qu’il sodomise tous ces petits ritals. »
Oh mais que de grossieretés, mon cher ! Voyons. De plus, les Italiens ne sont pas connus pour leur homosexualité. Par contre, si le Barça affrontait l’Olympiakos, je crois que j’aurais explosé de rire.
– « Pfoooo… Le Barça mérite sa victoire. Je retourne jouer à la Playstation. »
Mauvais joueur.
– « Et le commentateur, il en n’a pas marre de sucer le Barça. »
Tiens, après l’homosexualité des Italiens, voilà que le commentateur se joint également aux pratiques gays. Orgie au coup de sifflet final ?
– « Voilà pourquoi ça me fait chier le foot : tous ces rageux de merde. »
Voilà pourquoi nous aimons le foot.







