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	<title>La Madjer &#187; Loic</title>
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	<description>Décalé sur l&#039;aile et décisif dans l&#039;axe</description>
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		<title>2014, le Memo d&#8217;Ochoa</title>
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		<pubDate>Fri, 16 Jan 2015 08:11:39 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>5 janvier 2014, Memo Ochoa est titulaire avec l&rsquo;AC Ajaccio à Quimperlé en Coupe de France contre une équipe de septième division française devant 4 000 spectateurs. 23 août, Memo Ochoa commençait sa nouvelle aventure avec Malaga sur le banc, à la Rosaleda contre l&rsquo;Athletic Bilbao devant 19 000 spectateurs. Entre temps, le gardien de but a connu une descente en Ligue 2 mais surtout une Coupe du monde réussie, avec en point d&rsquo;orgue, une prestation extraterrestre contre le Brésil, le 17 juin. Devant 60 342 spectateurs. Retour sur les 12 derniers mois du plus connu des Mexicains.</strong><span id="more-19630"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="/wp-content/uploads/2014/09/iconsport_bpi_170614_03_05.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-19632" src="/wp-content/uploads/2014/09/iconsport_bpi_170614_03_05.jpg" alt="Guillermo Ochoa" width="826" height="550" /></a>Faites le test. Sortez dans la rue et demandez au hasard aux passants quel est, pour eux, le Mexicain le plus connu du monde. Les plus (ou moins) drôles vous répondront <em>&laquo;&nbsp;Pepito&nbsp;&raquo;</em>, les plus érudits répliqueront avec un <em>&laquo;&nbsp;Carlos Slim&nbsp;&raquo;</em>, mais la majorité lancera en chœur un <em>&laquo;&nbsp;Ochoa!&nbsp;&raquo;</em>. Sans forcément connaître son prénom, ni son surnom, mais en ayant en tête les arrêts du gardien face au Brésil et sa chevelure bouclée.</p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;apothéose d&rsquo;une année 2014 qui avait commencé sous des auspices bien différents. Le 5 janvier 2014, Guillermo Ochoa est titulaire avec Ajaccio sur le terrain de Quimperlé en 32ème de finale de Coupe de France. Dans le centre-ville, la Laïka, qui coupe la municipalité en deux, a inondé les commerces et les habitations. Placé plus haut, le stade est épargné. Mais le doute autour du déroulement de la rencontre dure jusqu&rsquo;au tout dernier moment. Finalement, Memo Ochoa n&rsquo;est que peu sollicité mais encaisse un coup-franc direct de Julien Le Gall à la 17ème minute. L&rsquo;ACA s&rsquo;impose 2-1 dans la douleur. L&rsquo;une des 4 victoires du club corse de la deuxième partie de saison. Mais jamais aucun clean-shit. A Ajaccio, Ochoa va battre un triste record. Celui du nombre de matchs consécutifs en encaissant au moins un but. Le portier mexicain ira chercher le ballon dans ses filets 34 matchs de suite. Le précédent record datait de 1954 et était détenu par Toulon. Une autre époque. Ce qui ne l&rsquo;empêchera pas de réaliser des prestations de haut-vol, comme contre Toulouse lors de la 31ème journée de L1 avec 7 arrêts. Des parades qui viennent s&rsquo;ajouter à bien d&rsquo;autres. Memo Ochoa était le gardien le plus efficace d&rsquo;Europe avec 428 arrêts depuis son arrivée en 2011. La saison 2013/2014 sera également une ligne prestigieuse de son CV avec 147 parades. Le meilleur total en France, le cinquième en Europe.<br />
<iframe src="//www.dailymotion.com/embed/video/x1ky7pk" width="480" height="270" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe><br />
Le Mexicain n&rsquo;était pas seulement une star en Ligue 1. Adulé dans son pays, il était LA star de l&rsquo;AC Ajaccio. Une aubaine pour le club qui a pu compter sur la popularité de son gardien pour accroître son exposition à l&rsquo;international. Mais surtout au Mexique. De 2011 à 2014, tous les matchs des rouge et blanc ont ainsi été diffusés sur Televisa, une chaîne mexicaine. Les maillots Duarig puis Macron floqués Ochoa se sont arrachés, les nouveaux supporteurs ont débarqué et l&rsquo;ACA en a profité. <em>&laquo;&nbsp;La montée en Ligue 1 en 2011 a été le réel premier détonateur de nos statistiques. Puis c&rsquo;est vrai il y a eu l&rsquo;arrivée d&rsquo;Ochoa, ultra-populaire sur les réseaux sociaux, apportant avec lui des flots de supporters mexicains.&nbsp;&raquo;</em> nous explique le club. Si l&rsquo;AC Ajaccio est désormais le club de Ligue 2 le plus suivi sur les réseaux sociaux (+ de 110 000 fans sur Facebook et 69 800 followers sur Twitter) il le doit en grande partie au natif de Guadalajara. <em>&laquo;&nbsp;Sur Facebook par contre, les Mexicains sont très nombreux et représentent une belle part de nos 110 000 fans.&nbsp;&raquo;</em> Mais pas trop non plus. <em>&laquo;&nbsp;Sur Twitter, nous avons une majorité d&rsquo;abonnés localisés en France (+ de 30%). Les Mexicains ne représentent que 12%. Les Algériens, grâce à Medjani et Mostefa, nous suivent massivement également. Les Roumains, fans de Mutu, sont très très peu nombreux sur nos différents réseaux sociaux par contre nous avons une base intéressante aux USA à présent (plus de 5000 Américains sur Facebook et Twitter) grâce au départ de Pierazzi pour la MLS.&nbsp;&raquo;</em></p>
<h5 style="text-align: center;"><a href="/wp-content/uploads/2014/10/Dernier-match-Memo.jpg"><img class="aligncenter wp-image-19645" src="/wp-content/uploads/2014/10/Dernier-match-Memo.jpg" alt="Saint-Etienne - AC Ajaccio, dernier match de Memo avec le maillot à la tête de Maure." width="897" height="596" /></a><span style="color: #000000;"><strong>Saint-Etienne &#8211; AC Ajaccio, dernier match de Memo avec le maillot à la tête de Maure.</strong></span></h5>
<p style="text-align: justify;">Du haut de ses 1 650 000 followers, Ochoa a été chouchouté. Ses fans aussi. A son arrivée, l&rsquo;ACA a mis en place une page internet en espagnol totalement consacrée à Memo. Le but ? Suivre son actualité au jour le jour et fidéliser les supporteurs hispanophones. Des fans prêts à tout pour leur idole. C&rsquo;est le cas de Gabriela, une Mexicaine vivant aux Etats-Unis qui a décidé de venir passer des vacances footballistiques dans la cité impériale corse. Pendant une semaine et après un long périple, le programme a été simple : assister aux entraînements, shopping dans la boutique du club et Ajaccio-Rennes en point d&rsquo;orgue. Mis au courant de la présence de l&rsquo;une de ses plus grandes fans et attiré par le flottement du drapeau mexicain en tribune, Memo Ochoa, également reconnu pour sa gentillesse, n&rsquo;hésitera pas à aller donner son maillot à &laquo;&nbsp;Gaby&nbsp;&raquo;. Le genre de geste qui fait de Memo un gardien à part entière. Et que personne n&rsquo;oubliera. Star d&rsquo;Ajaccio, certains réclamaient même qu&rsquo;une statue du Mexicain remplace celle de Napoléon. Qu&rsquo;importe la manière, le gardien restera dans les mémoires éternellement. Comme étant le meilleur joueur de l&rsquo;histoire du club. Devant Marius Trésor, Marcialis ou Sansonetti. Le secret de sa réussite ?<em> &laquo;&nbsp;Il ne sortait jamais voir le terrain avant les matchs, il était très concentré dès qu&rsquo;il arrivait dans le vestiaire. Il était très calme avant et même pendant les matchs. Et il avait tout le temps son chewing-gum, c&rsquo;était son habitude.&nbsp;&raquo;</em> signale François-Joseph Sollacaro, troisième gardien de l&rsquo;ACA et doublure d&rsquo;Ochoa en fin de saison.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="/wp-content/uploads/2014/10/Ochoa-belle-photo.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-19643" src="/wp-content/uploads/2014/10/Ochoa-belle-photo.jpg" alt="Ochoa belle photo" width="941" height="575" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Les Mexicains, eux, n&rsquo;oublieront pas l&rsquo;AC Ajaccio, malgré le départ de leur dieu vers Malaga.<em> &laquo;&nbsp;Même si je ne peux plus les regarder à la télé, je continue de suivre les matchs sur France Bleu&nbsp;&raquo;</em> indique Gabriela. Comme quoi ils sont prêts à tout. Et à n&rsquo;importe quoi. Du côté de l&rsquo;ACA, on continue à surfer sur la vague Ochoa. Une aubaine. <em>&laquo;&nbsp;Depuis son départ, les statistiques n&rsquo;ont pas baissé, ni sur les réseaux sociaux, ni sur le site. Car ses supporters interagissent toujours avec nous et nous sont restés fidèles. D&rsquo;ailleurs nous avons continué de rédiger des articles et d&rsquo;animer nos réseaux sociaux pendant la Coupe du Monde où Memo a brillé devant la planète entière.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="/wp-content/uploads/2014/10/Ochoa-CFC-5.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-19644" src="/wp-content/uploads/2014/10/Ochoa-CFC-5.jpg" alt="Ochoa CFC 5" width="642" height="361" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">En fin de contrat sur l&rsquo;île de Beauté, celui qui est papa d&rsquo;une petite Luciana ne pouvait pas rester. Surtout pas en Ligue 2. Un départ acté depuis de long mois mais qui mettra beaucoup de temps. Et ne se passera pas comme prévu. Le 13 avril, sur le plateau du Canal Football Club, Guillermo Ochoa fait part de ses envies.<em> &laquo;&nbsp;Je voudrais signer mon contrat avant la Coupe du monde. Il y aura plus de tranquillité. Mais si une grosse équipe me dit d’attendre après la Coupe du monde, il n’y a pas de soucis.&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;C’est mon rêve de jouer la Ligue des Champions&nbsp;&raquo; </em>et <em>&laquo;&nbsp;Ma priorité c’est de rester en France.&nbsp;&raquo;</em> Au final, Ochoa signera fin août à Malaga, 11ème du dernier championnat espagnol. Une signature qui résonnera comme un échec. Surtout après un Mondial impressionnant.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">Ochoa et la sélection</span></h3>
<p style="text-align: justify;">S&rsquo;il brille en Europe, où il est le seul gardien mexicain y évoluant, Memo Ochoa n&rsquo;était pas pour autant certain de débuter le Mondial en tant que titulaire. Des doutes sur ses capacités à tenir cette place, tout le monde en avait. Y compris son sélectionneur Miguel Herrera. Sans une blessure à la tête de l&rsquo;expérimenté Corona en match de préparation contre Israël quinze jours avant la Coupe du monde, peut-être n&rsquo;aurait-il pas eu sa chance. Mais alors, pourquoi un gardien adoubé en Corse et en Ligue 1 ne possède que si peu de crédit au pays ? Sébastien Burgess, journaliste français qui commentait tous les matchs de l&rsquo;AC Ajaccio sur la chaîne mexicaine Televisa Deportes Network, tente une explication. <em>&laquo;&nbsp;Corona avait joué sous les ordres de Herrera en 2008-2009 avec les Estudiantes Tecos, il y avait donc un facteur confiance indéniable. Les deux hommes, Corona et Herrera, avant tout autre chose, se connaissent bien sur un plan strictement humain, élément peu négligeable surtout au Mexique.&nbsp;&raquo;</em> Juan Carlos Cartagena, collègue mexicain de Burgess sur la TDN, avance d&rsquo;autres raisons, purement techniques.<em> &laquo;&nbsp;Memo a toujours eu du mal avec la sélection, mais plus que son jeu au pied, c&rsquo;est également à cause des sorties aériennes et dans le jeu dans les airs qu&rsquo;il a été critiqué.&nbsp;&raquo;</em> Comme si cela ne suffisait pas, un autre argument existe. En 2013, José Manuel de la Torre, sélectionneur de la Tri, accuse Ochoa d&rsquo;être un <em>&laquo;&nbsp;déserteur&nbsp;&raquo;</em> après que le portier ait exigé la place de titulaire dans les buts. S&rsquo;il ne l&rsquo;était pas, il ne se déplaçait pas. Tollé dans la presse et chez les fans. La réputation de Memo en prend un coup.</p>
<blockquote>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #6ab32c;"><strong>&laquo;&nbsp;Les défenseurs se sentaient plus en sécurité avec Memo&nbsp;&raquo;</strong></span></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Mais Ochoa est un chat, il retombe toujours sur ses pattes. Lors de la préparation à la Coupe du monde, Miguel Herrera a le choix entre trois gardiens : Corona, Talavera et Ochoa. Le dernier sort de deux Mondiaux (2006 et 2010) dans lesquels il n&rsquo;a pas joué une seule minute. Le Mondial 2014 au Brésil sera le sien, mais après de nombreuses tergiversations. Au départ, Herrera annonce qu&rsquo;il testera ses trois portiers en amicaux. Ochoa joue contre l&rsquo;Equateur. Résultat : une victoire 3-1. Le déclic pour l&rsquo;entraîneur ? <em>&laquo;&nbsp;Herrera a parlé à ses défenseurs et ils ont certainement dit qu&rsquo;ils se sentaient plus en sécurité avec Memo. Ochoa a su convaincre Herrera parce qu&rsquo;il jouait en Europe, parce qu&rsquo;il inspire confiance et grâce à son leadership.&nbsp;&raquo; </em>explique Cartagena<em>.</em> Mais également par ses arrêts, par son dévouement &#8211; il écourtera ses vacances pour rejoindre la sélection &#8211; et surtout grâce à l&rsquo;énorme soutien qu&rsquo;il a reçu sur les réseaux sociaux. Sur Twitter, les #QueremosAOchoaTitular (#NousVoulonsQuOchoaSoitTitulaire) ont, entre autres, pullulé.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="/wp-content/uploads/2015/01/iconsport_fir_230614_05_11.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-19731" src="/wp-content/uploads/2015/01/iconsport_fir_230614_05_11.jpg" alt="Joie Guillermo Ochoa" width="683" height="455" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">En sous-marin, une autre théorie fait son bonhomme de chemin. Si Ochoa a été titularisé, c&rsquo;est seulement grâce à Televisa. <em>&laquo;&nbsp;Si Ochoa a joué en sélection, c’est parce que l’América est un club puissant et qu’il a Televisa avec lui.</em>(le Club America a pour propriétaire Emilio Azcárraga Jean, qui est le propriétaire de Televisa, ndlr)<em>&laquo;&nbsp;</em> déclarait Ricardo La Volpe, sélectionneur mexicain de 2002 à 2006, il y a quelques années. Une théorie du complot encore d&rsquo;actualité. Certains n&rsquo;hésitent pas à parler de pots-de-vin versés pour faire jouer Ochoa, de corruption de la fédération mexicaine de football et de liens étroits et louches entre le Club America et la Tri. Il faut dire que Miguel Herrera a entraîné America, qui est l&rsquo;ancien club de Memo Ochoa. Comble du comble, le Club America est détenu par &#8230; Televisa. Sachant que les rumeurs ont circulé sur le fait que la chaîne de télévision payait une grande partie du salaire d&rsquo;Ochoa à Ajaccio, il n&rsquo;en fallait pas plus pour que les Mexicains s&rsquo;enflamment. Mais qu&rsquo;importe, Ochoa sera bel et bien titulaire au Brésil. Et personne ne le regrettera.</p>
<p style="text-align: justify;">La Coupe du monde 2014 restera à jamais comme la Coupe du monde des gardiens de but, bien avant d&rsquo;être celle de l&rsquo;Allemagne. Keylor Navas, Manuel Neuer, Claudio Bravo. Autant de gardiens qui auront marqué la compétition. En un match contre le Brésil, Memo Ochoa rentrera dans la cour des grands. S&rsquo;il n&rsquo;a pas eu à déployer son mètre 85 contre la Croatie et le Cameroun, le gardien au bandeau noir se sera réservé pour la rencontre face aux locaux. Inutile de revenir sur ses multiples arrêts plus impressionnants les uns que les autres devant Neymar, Thiago Silva et consorts, tout le monde a vu les images. Ce soir-là, le monde entier a fait connaissance avec Francisco Guillermo Ochoa Magaña, ses cheveux, sa détente et ses arrêts réflexes. Sur Twitter, anonymes et célébrités lui font de la lèche. Parmi eux, Rigoberto Uran, Kobe Bryant, Felipe Massa ou encore Falcão. Du côté des experts, Oliver Kahn affirmera que <em>&laquo;&nbsp;le match d&rsquo;Ochoa a été le meilleur d&rsquo;un gardien dans cette Coupe du monde&nbsp;&raquo;</em> et Zico mettra, plus tard, Ochoa dans son équipe-type du Mondial. Son entraîneur Miguel Herrera confirmera. <em>&laquo;&nbsp;Je n&rsquo;ai pas le souvenir d&rsquo;une telle performance d&rsquo;un gardien dans une Coupe du monde&nbsp;&raquo;</em>. Alors que le principal intéressé avouera avoir fait <em>&laquo;&nbsp;le match de [sa] vie&nbsp;&raquo;</em>, Neymar, lui, confessera avoir <em>&laquo;&nbsp;joué contre un mur&nbsp;&raquo;</em>. Première récompense : il est élu homme du match.</p>
<blockquote>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #6ab32c;"><strong>&laquo;&nbsp;Moi j&rsquo;ai réussi à lui mettre un but&nbsp;&raquo;</strong></span></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Neymar, Thiago Silva et David Luiz, les meilleurs joueurs du monde, se sont cassés les dents sur Memo. Un seul footballeur présent au Brésil peut se vanter d&rsquo;avoir trompé Memo Ochoa dans l&rsquo;année, Julien Le Gall. Son nom ne vous dit rien ? C&rsquo;est normal, car Le Gall n&rsquo;évolue qu&rsquo;à Quimperlé, en DSR. Rappelez-vous, c&rsquo;est lui qui avait marqué un magnifique coup-franc contre le portier mexicain au premier tour de Coupe de France. En vacances au Brésil au moment de la compétition avec d&rsquo;autres joueurs du FC Quimperlé, le footballeur amateur raconte cette anecdote. <em>« Bresil-Mexique se passait le jour de notre départ, j&rsquo;ai donc vu le match a l&rsquo;aéroport. On a bien rigolé quand on voyait qu&rsquo;Ochoa faisait un match énorme devant Neymar et les Brésiliens. J&rsquo;ai quand même glissé aux gens qui regardaient le match à l&rsquo;aéroport que moi j&rsquo;avais réussi à lui mettre un but ! »</em><br />
Deuxième récompense : le monde entier est conquis. Le lendemain, il est à la une des journaux brésiliens, mexicains et même chinois. En France, <em>L&rsquo;Equipe</em> lui attribue la note rare de 9/10. Même les plus sceptiques retournent leurs vestes. Y compris, et surtout, le commentateur de la télévision mexicaine. Quelques jours avant le début de la compétition, il désespérait. <em>&laquo;&nbsp;Était-on obligé d&rsquo;amener &lsquo;Le Français&rsquo; ? Ochoa croit qu&rsquo;il sera titulaire parce qu&rsquo;il joue en Europe. On n&rsquo;a pas besoin de lui ! Prouve que t&rsquo;es bon!&nbsp;&raquo;. Pendant le match, il exultait en français. &laquo;&nbsp;Ochoa, je t&rsquo;aime à l&rsquo;infini !!!!!&nbsp;&raquo;</em></p>
<h6 style="text-align: center;"><a href="/wp-content/uploads/2014/12/plus-belle-photo-du-mondial.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-19692" src="/wp-content/uploads/2014/12/plus-belle-photo-du-mondial.jpg" alt="plus belle photo du mondial" width="600" height="527" /></a><span style="color: #000000;"><em><strong>Cette photo élue plus beau cliché de la Coupe du monde par The Guardian</strong></em></span></h6>
<p style="text-align: justify;">De l&rsquo;autre côté de l&rsquo;Atlantique, un autre commentateur tombera amoureux du Mexicano en direct sur TF1. <em>« Il a un super regard Memo Ochoa ! » </em>s&rsquo;extasiera l&rsquo;inénarrable Christian Jeanpierre à la 52ème minute de Pays-Bas – Mexique. Un huitième de finale de Coupe du monde qui sera fatal aux valeureux mexicains, battus au bout du temps réglementaire sur un pénalty de Robben. Guillermo Ochoa aura beau repousser l&rsquo;échéance jusqu&rsquo;à la fin, la Tricolor est éliminée du Mondial. Memo Ochoa est, lui, entré dans une nouvelle dimension qui lui permettra, on le pense alors, de signer dans l&rsquo;un des plus grands clubs de la planète.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">Gaga gagagaaa gaga Malaga</span></h3>
<p style="text-align: justify;">Le mercato des gardiens est alors plus ouvert que jamais. Le Real Madrid embauche Keylor Navas, héros du Costa-Rica, Arsenal choisit le Colombien Ospina pendant que le FC Barcelone préfère le Chilien Carlos Bravo. L&rsquo;Atlético Madrid, qui vient de perdre Thibaut Courtois est également à la recherche d&rsquo;un nouveau portier. Le nom d&rsquo;Ochoa circule, comme à Liverpool, Marseille, Monaco, mais aucune piste n&rsquo;aboutit. Guillermo Ochoa et son (ses) agent(s) seraient-ils trop gourmands au niveau de la prime à la signature et du salaire ? Toujours est-il que les portes se ferment les unes après les autres. Si bien qu&rsquo;Ochoa n&rsquo;a guère le choix. Il signe à Malaga, en toute fin du mercato, et remplace Willy Caballero parti à Manchester City. Un choix du directeur sportif Mario Husillos, en désaccord avec Javi Gracia, l&rsquo;entraîneur qui vient d&rsquo;arriver d&rsquo;Osasuna.  Après avoir été le premier gardien mexicain à avoir évolué en France, il devient le premier gardien mexicain d&rsquo;Espagne. Un pionnier qui va choisir de jouer avec le numéro 13 dans le dos. Superstition ? Sans doute. Guillermo Ochoa est un né un vendredi 13, son premier match de Coupe du monde s&rsquo;est déroulé un 13 juin à 13 heures et 13 est le numéro de son maillot lors de ses 3 Mondiaux.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="/wp-content/uploads/2015/01/iconsport_mar_010814_08_20.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-19726" src="/wp-content/uploads/2015/01/iconsport_mar_010814_08_20.jpg" alt="Guillermo OCHOA" width="582" height="388" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Lors de sa présentation, ce sont 2 000 supporteurs qui envahissent la Rosaleda pour accueillir l&rsquo;une des stars de la Coupe du monde. Les fans mexicains du portier, eux, sont soulagés mais quelque peu dérangés, comme Citatli, à la tête du mouvement <a href="https://twitter.com/ForeverMemo8a">ForeverMemo8a</a>, l&rsquo;un des plus importants lobby memomaniak. <em>« Après la Coupe du monde au Brésil, nous espérions tous que Memo allait signer dans une plus grosse équipe, mais nous savons tous qu&rsquo;il n&rsquo;est pas aisé pour un gardien mexicain de jouer en Europe, surtout lorsque celui-ci occupe une place d&rsquo;extra-communautaire. Mais nous ne sommes pas déçus, parce que Memo s&rsquo;est toujours battu pour sa place dans les équipes où il a joué. »</em> Ce qui va les pousser envahir les pages dédiées au club de Malaga sur les réseaux sociaux. Le compte Twitter officiel de Malaga passe ainsi de 270 000 à 310 000 followers en quelques heures. Quant au compte non-officiel géré par des fans <a href="https://twitter.com/MalagaUniversal">@MalagaUniversal</a>, il gagne une centaine de followers, dont <em>« énormément de Mexicains »</em>. Il faut dire que la presse mexicaine n&rsquo;y va pas avec le dos de la cuillère et annonce ce transfert comme étant <em>« l&rsquo;une des plus grandes nouvelles du football mexicain cette année »</em>. Les journalistes affluent sur place. Avant de vite déchanter. Car leur chouchou ne va pas éclabousser la Costa del Sol de son talent.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="/wp-content/uploads/2015/01/iconsport_mar_100814_89_01.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-19727" src="/wp-content/uploads/2015/01/iconsport_mar_100814_89_01.jpg" alt="Guillermo Ochoa" width="654" height="403" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Titularisé contre la Fiorentina en match amical, Guillermo Ochoa Magaña va commettre sa seule erreur de 2014. Une sortie hasardeuse suivie d&rsquo;un lâché de ballon qui coûte un but. Dès lors, il ne rejouera plus. Pour plusieurs raisons. Cette boulette donc mais également une préparation tronquée. Arrivé sur le tard dans le sud de l&rsquo;Espagne – moins d&rsquo;un mois avant le début du championnat -, Memo a pris un retard non-négligeable sur son partenaire-concurrent, le Camerounais Carlos Kameni. Le Lion Indomptable va devancer le chat chevelu dans la hiérarchie malagueña. Pourtant, rien n&rsquo;était gagné d&rsquo;avance. La saison dernière, Kameni a longtemps été écarté de sa cage. Sur le départ, le Camerounais est finalement resté et a même prolongé son contrat jusqu&rsquo;en 2018 le 25 août dernier, divisant son salaire par deux. Un signe de confiance et bien lui en a pris puisque le titulaire indiscutable, c&rsquo;est lui. <em>« Les gens veulent voir Ochoa ? Je trouve Kameni très bon. Mon boulot est de faire des choix, que ça plaise ou non. »</em> rétorque même le coach Javi Gracia le 10 septembre dernier face aux nombreuses interrogations de la presse et des Mexicains. <em>« Il y a un problème : les Mexicains insultent et manquent de respect à Malaga à cause du statut de remplaçant d&rsquo;Ochoa. C&rsquo;est dommage car sinon les Mexicains sont des gens biens. Mais bon, nous, les Malaguistas sommes fiers de Memo »</em>. se plaint le community manager de @MalagaUniversal.<br />
C&rsquo;est du confortable banc de touche que Memo Ochoa va assister au début de saison du MCF. Comme d&rsquo;habitude, le gardien reste discret et ne fait pas de vagues malgré sa situation de remplaçant. Les médias vont s&rsquo;en charger pour lui. Les rumeurs de transfert dès le mercato hivernal reprennent de plus belle. L&rsquo;une d&rsquo;elle fait état d&rsquo;une vente d&rsquo;Ochoa pour libérer les fonds nécessaires à l&rsquo;achat de Nordin Amrabat, actuellement prêté par Galatasaray. Comme si le Real vendait Casillas pour s&rsquo;acheter Marouane Chamakh.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="/wp-content/uploads/2014/12/Ochoa-La-Corogne-1er-match.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-19724" src="/wp-content/uploads/2014/12/Ochoa-La-Corogne-1er-match.jpg" alt="Ochoa La Corogne 1er match" width="364" height="364" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Mais à force de prendre son mal en patience, Ochoa va enfin avoir sa chance. Grâce à une blessure de Kameni ? Non, car même gêné par ses adducteurs, le Camerounais tiendra sa place contre l&rsquo;Atlético Madrid. Grâce au lobby Memomaniak sur les réseaux sociaux ? Non, car le hashtag #QueremosAOchoTitular, de nouveau de sortie, ne fonctionnera pas. Grâce au turn-over de Gracia en Copa del Rey ? Oui. Le portier fêtera ainsi sa première titularisation contre La Corogne le 3 décembre. Et comme à son habitude, lorsque l&rsquo;on compte sur lui, Memo ne déçoit pas. A son actif, des arrêts réflexes et des parades sur sa ligne. Assez pour que la presse ibérique s&rsquo;enflamme. <em>« Un spectaculaire show de parades »</em> selon <em>AS</em>, un match <em>« notable »</em> pour <em>Marca</em>. Le match retour, qu&rsquo;il disputera également en tant que titulaire, fera moins parler. Helder Postiga trompe Ochoa à la 57ème minute sans que cela n&rsquo;empêche Malaga de l&rsquo;emporter 4-1 et de se qualifier au tour suivant. L&rsquo;occasion pour le Mexicain de glaner quelques minutes de jeu supplémentaires lors des tours suivants contre Levante et bientôt Bilbao. A moins que celui qui a joué le Père Noël pour les enfants hospitalisés de Malaga en cette fin d&rsquo;année n&rsquo;aille endosser le costume de sauveur de Liverpool, qui aurait un oeil sur lui. Medias espagnols, mexicains et anglais se sont mis d&rsquo;accord sur un possible transfert à hauteur de 3 millions de livres. De son côté, Vicente Casado, le directeur général de Malaga, indique qu&rsquo;il <em>&laquo;&nbsp;étudiera les propositions&nbsp;&raquo;</em>. Qu&rsquo;il reste à Malaga cet hiver, qu&rsquo;il atterrisse en Premier League ou ailleurs, Quimperlé sera, de toute façon, bien loin pour Memo Ochoa.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="https://twitter.com/LoicDrd">@LoicDrd</a></p>
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		<title>Derby pas comme les autres : quand Saint-Victor reçoit Saint-Victor</title>
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		<pubDate>Wed, 26 Nov 2014 11:58:04 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[3ème mi-temps]]></category>
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		<description><![CDATA[Quelque part dans l&#8217;Allier, l&#8217;Union Sportive Saint-Victor. Son équipe féminine, son école de foot labellisée, son &#171;&#160;champ de patates&#160;&#187; qui lui sert de terrain, son équipe A qui brille en Elite et ses 4 équipes seniors. Événement inédit dans la région et même plus encore, l&#8217;équipe D de l&#8217;USSV recevait...<a style="margin-top:15px; float:right; font-style:15px;" href="/derby-pas-comme-les-autres-quand-saint-victor-recoit-saint-victor/">> LIRE LA SUITE</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Quelque part dans l&rsquo;Allier, l&rsquo;Union Sportive Saint-Victor. Son équipe féminine, son école de foot labellisée, son &laquo;&nbsp;champ de patates&nbsp;&raquo; qui lui sert de terrain, son équipe A qui brille en Elite et ses 4 équipes seniors. Événement inédit dans la région et même plus encore, l&rsquo;équipe D de l&rsquo;USSV recevait … l&rsquo;équipe C de l&rsquo;USSV. Un derby pas comme les autres en troisième division de district.</strong><span id="more-19666"></span></p>
<p><iframe src="//www.thinglink.com/card/585968601865912322" width="571" height="315" frameborder="0" scrolling="no" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Dans les sports d&rsquo;équipe, match qui oppose deux clubs voisins. »</em> La définition du mot &lsquo;derby&rsquo; dans le <em>Petit Larousse</em> est claire. Des exemples, il en existe à la pelle : Atletico Madrid – Real Madrid, Chelsea-Arsenal ou Inter Milan – Milan AC. Mais à Saint-Victor, &lsquo;derby&rsquo; peut prendre un autre sens. Celui de <em>« match qui oppose deux équipes du même club »</em>. Car en ce premier dimanche de novembre, l&rsquo;équipe D de l&rsquo;USSV reçoit … l&rsquo;équipe C de l&rsquo;USSV. <em>« Une première en France »</em> lance Laurent derrière la buvette. Il est vrai que ce cas de figure est extrêmement rare. Pour trouver la trace d&rsquo;un tel derby, il faut se rendre en Belgique, où <a href="/belgique-pays-du-surrealisme-jai-qualifie-mon-club-en-leliminant/">deux équipes du RSC Naast s&rsquo;étaient affrontées en Coupe de Belgique</a>. Mais alors, comment est-ce possible dans un pays où même Paris ne compte pas de derby ni en Ligue 1, ni en Ligue 2 ? En début de saison, l&rsquo;USSV engage 3 équipes seniors. Fort de ses 225 licenciés – environ 10% de la population de la commune &#8211; dont 100 seniors, le club se voit obligé d&rsquo;ouvrir une équipe D qui disputera le championnat de 3ème division de District, le plus faible niveau du département. Pour compléter une poule de 9 clubs et pour éviter de disputer des matchs à l&rsquo;autre bout de l&rsquo;Allier, l&rsquo;équipe D de l&rsquo;USSV est intégrée au groupe A de 3ème div&rsquo;. Ses principaux adversaires ? Désertines 3, Verneix, Villebret et … Saint-Victor 3. Le derby USSV D – USSV C était alors inévitable.</p>
<div id="attachment_148" style="width: 664px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://lamadjer.blogs.francefootball.fr/wp-content/uploads/sites/30/2014/11/buvette.jpg"><img class="size-full wp-image-148 " src="http://lamadjer.blogs.francefootball.fr/wp-content/uploads/sites/30/2014/11/buvette.jpg" alt="" width="654" height="490" /></a><p class="wp-caption-text">Christophe et Laurent sur le pied de guerre à la buvette.</p></div>
<p style="text-align: justify;">Rendez-vous à 12h pour un match à 13h, en levé de rideau de l&rsquo;équipe B, stade de l&rsquo;oiseau. Derrière, des champs. A gauche, des champs. A droite, des champs. Devant, un circuit automobile pour des voitures télécommandées. L&rsquo;USSV a beau avoir 100 licenciés chez les seniors, cela n&rsquo;empêche pas les problèmes d&rsquo;effectif. A moins de trente minutes du coup d&rsquo;envoi, l&rsquo;équipe C ne compte que 10 joueurs. Les excuses ? <em>« Anthony il est pas là, il y a un concours de pétanque cet après-midi !»</em> pour l&rsquo;un. L&rsquo;autre enverra un sms à 17h45 <em>« j&rsquo;ai zappé, je pensais que c&rsquo;était à 15h »</em>. Branle-bas de combat. Et réunion de crise entre <em>Pat&rsquo;</em>, l&rsquo;entraîneur-joueur de la C et <em>Tatave</em>, coach de la D.</p>
<blockquote><p>« &#8211; Il te manque quoi ?Il me faudrait un attaquant</p>
<p>&#8211; Tiens, je te donne <em>Etienne</em></p>
<p>&#8211; Merci. J&rsquo;ai besoin d&rsquo;un mec pour jouer sur un côté.</p>
<p>&#8211; Si je te donne <em>Gousse d&rsquo;ail</em>, ça va ?</p>
<p>&#8211; Parfait. Merci. »</p>
<p>&nbsp;</p></blockquote>
<h3 style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">Judas, club libertin et doublé</span></h3>
<p style="text-align: justify;">Devant les vestiaires, c&rsquo;est l&rsquo;entente cordiale. Ou presque. L&rsquo;équipe D recevant, elle prend place dans <em>« les grands vestiaires »</em> alors que la C se contente du <em>« petit vestiaire »</em>. Alors que les deux joueurs changent de vestiaire et de maillot, les noms d&rsquo;oiseaux pleuvent. <em>« Connard »</em>, <em>« traîtres »</em> ou encore <em>« Judas »</em>. Les chaussettes vertes qui ne recouvrent pas encore les protège-tibias et le sourire aux lèvres. <em>« On fera la vérif&rsquo; des licences »</em> surenchérira <em>Nico</em>, le gardien de la C, avant de conclure par un <em>« On pourrait avoir la clef des vestiaires pour le fermer, on n&rsquo;a pas confiance en l&rsquo;équipe adverse »</em>. Direction l&rsquo;échauffement.</p>
<div id="attachment_146" style="width: 618px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://lamadjer.blogs.francefootball.fr/wp-content/uploads/sites/30/2014/11/defet.jpg"><img class=" wp-image-146  " src="http://lamadjer.blogs.francefootball.fr/wp-content/uploads/sites/30/2014/11/defet.jpg" alt="Les frères Defet au coude à coude" width="608" height="458" /></a><p class="wp-caption-text">Les frères Defet au coude à coude</p></div>
<p style="text-align: justify;">13h. Les deux équipes sont en place et dans chaque camp, deux frères. <em>Vincent</em> avec la C, <em>Jérémy</em> avec la D. Et sur le banc de la C, le troisième frère, <em>Lucas</em>, 16 ans qui officie comme entraîneur. Avant que <em>Vincent</em>, le défenseur central, ne s&rsquo;occupe de son grand frère, attaquant remplaçant de la D, le match part sur des chapeaux de roue. Le surnommé <em>Bouliche</em> se procurera la première occasion pour la D dès la troisième minute. Étonnant puisque c&rsquo;est bel et bien la C qui <em>« joue la montée »</em> alors que la D est là <em>« pour s&rsquo;amuser »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais sur le terrain, aucun cadeau. Les coups pleuvent et les esprits s&rsquo;échauffent. Le calme – relatif – reviendra assez rapidement. Sur le banc de touche, c&rsquo;est la même chose.<em> « Une fois que je suis sur le terrain, j&rsquo;ai plus de copains, je connais personne et je joue sérieusement »</em> explique <em>Gousse d&rsquo;ail</em> sur le banc. Pas question de laisser gagner l&rsquo;équipe adverse. Même pour aider la C à monter. La D est plus tranchante et plus vive. Mais plus maladroite.</p>
<p><a href="http://lamadjer.blogs.francefootball.fr/wp-content/uploads/sites/30/2014/11/stade-vue-densemble.jpg"><img class="size-full wp-image-149 aligncenter" src="http://lamadjer.blogs.francefootball.fr/wp-content/uploads/sites/30/2014/11/stade-vue-densemble.jpg" alt="stade vue d'ensemble" width="741" height="438" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Etienne</em>, initialement prévu avec l&rsquo;équipe D, ouvre le score pour la C à la 21ème minute suite à un centre en retrait tranquillement repris. Deux minutes plus tard, même occasion pour la D, invraisemblablement loupée. Peu importe, <em>Bouliche</em>, d&rsquo;une percée en solitaire, vient égaliser à la 27ème minute. Le score en reste ici pour la première mi-temps. En deuxième, le niveau baisse clairement. Les causes ? L&rsquo;état du terrain et la baisse physique des joueurs. Sauveur de la C et bourreau de la D, <em>Etienne</em> inscrit le but de la victoire à la 69ème minute. Encore tranquillement à la réception d&rsquo;un centre en retrait. Centre en retrait, sécurité.</p>
<div id="attachment_156" style="width: 1014px" class="wp-caption alignnone"><a href="http://lamadjer.blogs.francefootball.fr/wp-content/uploads/sites/30/2014/11/Etienne.jpg"><img class="size-full wp-image-156" src="http://lamadjer.blogs.francefootball.fr/wp-content/uploads/sites/30/2014/11/Etienne.jpg" alt="Etienne, le double-buteur peut être heureux." width="1004" height="669" /></a><p class="wp-caption-text">Etienne, le double-buteur peut être heureux.</p></div>
<p style="text-align: justify;">Dans les dernières minutes, et devant une cinquantaine de spectateurs, l&rsquo;équipe D poussera. En vain. Le surnommé <em>Choup&rsquo;s</em> tentera bien sa chance de loin mais sa frappe atterrira dans les sapins. 13H50, fin du match. Dans les vestiaires, les visages sont souriants. Cependant, pas question, pour la C, de fêter cette victoire et de chanter. Heureux des 4 points remportés mais déçus du jeu proposé. <em>« C&rsquo;est pas normal, c&rsquo;est ça qui nous manque à chaque fois de marquer des buts. On est tout seul devant le but et on se cause pas »</em> déplore le gardien de la C. <em>Gousse d&rsquo;ail</em> a également son explication <em>« pas mal de joueurs de la C ont pris le match à la légère alors que la D a joué le jeu à fond et s&rsquo;est donnée à 200% »</em>.</p>
<p><a href="http://lamadjer.blogs.francefootball.fr/wp-content/uploads/sites/30/2014/11/Louis.jpg"><img class="size-full wp-image-158 aligncenter" src="http://lamadjer.blogs.francefootball.fr/wp-content/uploads/sites/30/2014/11/Louis.jpg" alt="Louis" width="758" height="492" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Un derby comme celui-ci ne peut s&rsquo;arrêter ainsi. Les 25 joueurs présents sur la feuille de match pourront refaire le match. Sans Eugène Saccomano. Mais avec quelques whisky-coca dans le gosier jusqu&rsquo;à 21h, heure à laquelle le stade et surtout le club-house fermera ses portes. L&rsquo;occasion pour un joueur de la D de déclarer<em> « on n&rsquo;a pas pris de plaisir mais c&rsquo;est mieux qu&rsquo;avant »</em> et l&rsquo;occasion pour <em>Bouliche</em> de distribuer les cartes de visite du club échangiste visité la veille. Avec un <em>« J&rsquo;en ai chopé une de 47 ans et une autre de 40 ans hier. On peut dire que ce week-end j&rsquo;ai marqué trois buts du coup. </em>» en guise d&rsquo;au-revoir. En attendant de se retrouver le 27 mars prochain pour le match retour.</p>
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		<title>Fa, sol, la, si, do, Jorge Ben chante le Flamengo</title>
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		<pubDate>Fri, 18 Jul 2014 13:57:12 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[«Oba, oba, oba, mas que nada». Pendant un mois, cet air de samba a accompagné compilations de buts et meilleurs moments des matchs du Mondial brésilien sur toutes les chaînes de télévision. Pourtant, peu savent que, dernière ce morceau se cache Jorge Duilio Lima Meneses, dit Jorge Ben Jor, l&#8217;un...<a style="margin-top:15px; float:right; font-style:15px;" href="/fa-sol-la-si-do-jorge-ben-chante-le-flamengo/">> LIRE LA SUITE</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><em>«Oba, oba, oba, mas que nada».</em> Pendant un mois, cet air de samba a accompagné compilations de buts et meilleurs moments des matchs du Mondial brésilien sur toutes les chaînes de télévision. Pourtant, peu savent que, dernière ce morceau se cache Jorge Duilio Lima Meneses, dit Jorge Ben Jor, l&rsquo;un des plus grands chanteurs du Brésil. Felipe Saad dit d&rsquo;ailleurs de lui qu&rsquo;il <em>« a inspiré beaucoup des musiciens brésiliens actuels »</em>. Quand on sait que le défenseur de Caen est un mélomane qui a déclaré à <em>So Foot</em> ne jamais écouter la Sexion d&rsquo;Assaut, on a envie de le croire. En plus de 50 ans de carrière, Jorge Ben a sorti 17 albums, a vu ses chansons être reprises par les Black Eyed Peas et Nicoletta entre autres mais n&rsquo;a jamais cessé de chanter le football. Et surtout le Flamengo. Son club de toujours, son amour. Focus sur un homme qui a su combiner ses deux passions : la musique et le ballon rond.<span id="more-19537"></span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="/wp-content/uploads/2014/07/jorge-ben-home.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-19570" src="/wp-content/uploads/2014/07/jorge-ben-home.jpg" alt="jorge ben home" width="644" height="402" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><em>«Je suis Brésilien et mon équipe est le Flamengo.»</em> Quand il se présente, Jorge Ben ne donne ni âge, ni son lieu de naissance, il se contente d’appuyer sur son appartenance au Mengão. Jorge Ben va même jusqu’à mettre de côté ce qui le fait vivre depuis plus de 50 ans : la musique. Depuis son premier album en 1963, le natif de Rio de Janeiro n’a cessé de révolutionner la musique brésilienne. Et a toujours évoqué le football dans ses chansons. Il faut dire qu&rsquo;il est tombé dans la marmite quand il était tout petit. Bien avant d&rsquo;apprendre le latin en lisant du Saint-Thomas D&rsquo;Aquin, Jorge Ben baignait dans le ballon rond. Grâce à son père. <em>«J’habitais à côté, on allait à pied au Maracanã. C’était une belle époque, j’étais encore gamin, mon père me donnait quelques pièces. C’était la totale, on y allait tout beau, en sandales et en short. Et là on sautait sur les chaises, comme j’étais mignon, personne ne disait rien. [&#8230;] Mon père était un grand docker. Il avait un camion Ford et sa grande fierté était de nous amener le dimanche au football ou en pique-nique»</em> se remémorait-il dans une interview pour <em>Revista Trip</em>. C&rsquo;est donc tout naturellement qu&rsquo;il va se mettre à jouer dès le plus jeune âge. A Flamengo bien sûr.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais Jorge Ben n&rsquo;est pas assez bon pour aller plus haut. L&rsquo;adolescence, c&rsquo;est, au Brésil, le moment de ramener de l&rsquo;argent au domicile familial. Ce que le football ne lui permet pas. <em>«Le football, c’était super mais il fallait que je travaille, que j’étudie et que je paie les factures. Là, je ne gagnais rien, ce n’était pas rémunéré.»</em> Jorge Ben se tourne alors vers son autre passion, la musique. Presque à contre-cœur. <em>«La musique, c&rsquo;était quelque chose que je ne voulais pas. Ça ne plaisait pas à mon père, ni à ma mère. A cette époque, le musicien était considéré comme un marginal. Il n’était pas respecté. Je travaillais un peu comme employé, entre 10h et 16h.»</em></p>
<p style="text-align: justify;">Mais pas question de lâcher le football pour autant. 50 ans de carrière et tout autant de références au ballon rond dans ses titres. C&rsquo;est au rythme de la samba que Jorge Ben Jor fera référence au futebol. Jusqu&rsquo;à dédier certaines de ses chansons à ses idoles. Flamenguistas bien sûr.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">Fio Maravilha, d&rsquo;anonyme à célébrité grâce à Jorge Ben<br />
</span></h3>
<p style="text-align: justify;"><a href="/wp-content/uploads/2014/07/Fio-Maravilha.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-19546" src="/wp-content/uploads/2014/07/Fio-Maravilha.png" alt="Fio Maravilha" width="529" height="372" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">C&rsquo;est l&rsquo;histoire d&rsquo;un mec qui avait les dents encore plus avancées que Ronaldinho. Fio Maravilha était un footballeur comme il en existait des centaines de milliers au Brésil. A une différence près, son plus grand fan a pour nom Jorge Ben.</p>
<p style="text-align: justify;">João Batista de Sales naît le 19 janvier 1945 à Conselheiro Pena. Comme la plupart des Brésiliens, João se tourne vers le ballon rond. 15 ans plus tard, son frère, Germano, qui va alors quitter le Fla pour le Milan AC, l&rsquo;emmène à Flamengo. C&rsquo;est là-bas qu&rsquo;il va être surnommé pour la première fois. João Batista de Sales devient Fio Vampiro. <em>“Fio”</em> à cause de sa mère, qui, sur le bord du terrain rabâche inlassablement des <em>“Vai, meu fio”</em> (<em>“Allez, mon fils”</em> en français). “<em>Vampiro</em>” à cause de sa dentition avancée qui laboure les pelouses. Il ne deviendra Fio Maravilha que bien plus tard. Avant, il aura le temps de se faire une réputation. Dès 1969, il fait partie intégrante de l&rsquo;effectif du <em>Mais querido do Brasil</em> comme attaquant de pointe ou comme ailier, droit ou gauche. Fio a beau être moche et dégingandé, il virevolte sur les terrains. Ses qualités de buteur, de dribbleur et sa volonté en font l&rsquo;un des chouchous de Gávea. D&rsquo;autant plus qu&rsquo;il marque des buts importants. En 1970 contre Vasco de Gama, il inscrit deux buts décisifs. Rebelote quelques semaines plus tard contre l&rsquo;ennemi juré de Fluminense où il égalise et permet à Flamengo de remporter la Coupe de Guanabara. Cette saison-là, il enquillera 21 buts. Le meilleur total de sa carrière.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="/wp-content/uploads/2014/07/Jorge-Ben-Fio-Maravilha.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-19547" src="/wp-content/uploads/2014/07/Jorge-Ben-Fio-Maravilha.jpg" alt="Jorge Ben Fio Maravilha" width="528" height="391" /></a>Mais cela ne suffit pas. En 1972, Fio Vampiro est en fin de contrat. Pour continuer l&rsquo;aventure à Gávea, il doit encore prouver ses qualités. Sa dernière chance a lieu le 15 janvier, à quelques jours de ses 27 ans, lors d&rsquo;un match contre Benfica (les vrais, les Portugais) au Tournoi d&rsquo;été de Rio. L&rsquo;entraîneur de l&rsquo;époque se nomme Zagallo. Et force est de constater que le futur sélectionneur du Brésil ne compte pas sur Fio Vampiro. Pour cette rencontre, il le laisse sur le banc des remplaçants. João Batista n&rsquo;est alors rien d&rsquo;autre qu&rsquo;un coiffeur, alors qu&rsquo;il aurait besoin d&rsquo;un dentiste. Son entrée en jeu, le numéro 14 sur le dos, va changer le cours de sa carrière et le faire devenir une star planétaire. A la 78ème minute, après que les supporters rouge et noir aient réclamé son entrée, Fio marque un but venu d&rsquo;ailleurs au Maracanã. Un accélération, un dribble qui met deux adversaires dans le vent, une passe, un tour de passe-passe devant le gardien et l&rsquo;attaquant aux grandes ratiches n&rsquo;a plus qu&rsquo;à pousser le ballon au fond des filets. Fio Vampiro vient de se transformer en Fio Maravilha. Car Jorge Ben assiste à la rencontre. Il tombe encore plus amoureux du joueur qu&rsquo;il ne l&rsquo;était auparavant. Ce soir-là, il décide d&rsquo;écrire une chanson à sa gloire. Son titre : <em>Fio Maravilha</em>. Les paroles?</p>
<blockquote>
<p style="text-align: center;"><em><span style="color: #6ab32c;">&laquo;&nbsp;<strong>Tabelou, driblou dois zagueiros</strong> (Il a déposé pis dribblé deux défenseurs)</span></em><br />
<em> <span style="color: #6ab32c;"> <strong>Deu um toque driblou o goleiro</strong> (Il a éliminé le gardien en une touche de balle)</span></em><br />
<em> <span style="color: #6ab32c;"> <strong>Só não entrou com bola e tudo</strong> (Il n&rsquo;est pas entré dans les cages avec le ballon)</span></em><br />
<em> <span style="color: #6ab32c;"> <strong>Porque teve humildade em gol</strong> (Car il est humble en marquant)</span></em><br />
<em> <span style="color: #6ab32c;"> <strong>Foi um gol de classe onde ele mostrou.</strong> (C&rsquo;est un but de grande classe qu&rsquo;il a marqué)</span></em><br />
<em> <span style="color: #6ab32c;"> <strong>Sua malícia e sua raça</strong> (La malice fait partie de lui)</span></em><br />
<em> <span style="color: #6ab32c;"> <strong>Foi um gol de anjo um verdadeiro gol de placa</strong> (C&rsquo;était un but d&rsquo;ange, un bien joli but)</span></em><br />
<em> <span style="color: #6ab32c;"> <strong>Que a galera agradecida assim cantava.</strong> (Que le public a célébré comme il se devait)”</span></em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Dans une interview, Jorge Ben s&rsquo;explique sur sa passion pour le joueur <em>&laquo;&nbsp;J&rsquo;ai toujours admiré le style de Fio. Quand il marquait un but, j&rsquo;imaginais un Maracanã exultant criant &lsquo;Fio Maravilha, nous t&rsquo;aimons”</em>.</p>
<p><iframe src="//www.youtube.com/embed/d7BbSoRCIKs" width="420" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p style="text-align: justify;">Cet hymne à João Batista sortira la même année dans l&rsquo;album <em>“Ben”</em>, devenant un véritable tube. Qui ne plaît pas à tout le monde. Surtout pas au principal intéressé. Ainsi, Fio Maravilha intente un procès à Jorge Ben pour des raisons de droit d&rsquo;auteur. L&rsquo;artiste est obligé de rebaptiser sa chanson. <em>Fio Maravilha</em> devient <em>Filho Maravilha.</em> Des merveilles justement, Fio en fera-t-il? Plus à Flamengo. Bien qu&rsquo;il ait montré tout son talent contre Benfica, Zagallo ne lui laisse pas sa chance la saison suivante. Résultat, un départ inéluctable en 1973 avec un bilan plus qu&rsquo;honorable : 281 matchs, 77 buts selon certains, 288 matchs, 79 buts selon d&rsquo;autres. Toujours est-il qu&rsquo;il ne connaîtra plus jamais un tel rayonnement ailleurs. Fio Maravilha enchaînera les clubs Paysandu, Ceub-DF, Desportiva-ES et São Cristovão-RJ. Jusqu&rsquo;à aller sucer le sang des défenseurs aux Etats-Unis. En 1981, il exporte sa dentition aux New-York Eagles, puis au Monte Belo Panthers et au San Francisco Mercury où il finira sa carrière en 1985. Dans l&rsquo;indifférence générale.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce n&rsquo;est qu&rsquo;en 2007 qu&rsquo;on entendra parler de lui à nouveau. Des journalistes retrouvent alors sa trace. Fio Maravilha est livreur de pizza à San Francisco. Fio Margherita. Avec des chicos refais à neuf, c&rsquo;est tout sourire qu&rsquo;il fait marche arrière et qu&rsquo;il autorise de nouveau Jorge Ben à appeler sa chanson <em>Fio Maravilha</em>. Jorge Ben peut sourire. Fio Maravilha aussi.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">Hymnes à Zico et Pelé<br />
</span></h3>
<p style="text-align: justify;">En 1976, dans son album &laquo;&nbsp;<em>Africa Brasil&nbsp;&raquo;</em>, c&rsquo;est une idole universelle qu&rsquo;il célèbre, Zico. <em>Camisa 10 de Gávea</em> fait la part belle à Arthur Antunes Coimbra. Si sa carrière est plus connue que celle de Fio Maravilha, l&rsquo;histoire d&rsquo;amour entre Jorge Ben et Zico n&rsquo;en n&rsquo;est pas moins belle. Quand Zico débarque comme professionnel à Flamengo en 1971, Ben est déjà un artiste confirmé mais pas un supporteur blasé. En 12 saisons, Zico rayonne, enfile les buts et fait se lever la foule du Maracanã. De 71 à 76, Zico permet au Mengão de remporter deux championnats de Rio. Assez pour que Jorge Ben lui écrive une chanson et ne lui déclare sa flamme . &laquo;&nbsp;<em>Zico était un grand joueur. Son football était irréel. Il était un tireur de coup-franc très distingué.”</em></p>
<p><iframe src="//www.youtube.com/embed/BylyV8QSx9s" width="420" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p style="text-align: justify;">Dans le style ultra-descriptif de Ben, les paroles de <em>Camisa 10 de Gavea</em> retranscrivent parfaitement cette passion pour le Galinho do Quintino.</p>
<blockquote>
<p style="text-align: center;"><em><span style="color: #6ab32c;"><strong>É falta na entrada da área</strong> (Faute à l&rsquo;entrée de la surface)</span></em><br />
<em> <span style="color: #6ab32c;"><strong> Adivinha quem vai bater</strong> (Devinez qui va tirer)</span></em><br />
<em> <span style="color: #6ab32c;"><strong> É o camisa 10 da Gávea</strong> (C&rsquo;est le numéro 10 de Gávea)</span></em><br />
<em> <span style="color: #6ab32c;"><strong> É o camisa 10 da Gávea</strong> (C&rsquo;est le numéro 10 de Gávea)</span></em><br />
<em> <span style="color: #6ab32c;"><strong> Ele tem uma dinâmica física rica rítmica</strong> (Il a une dynamique physique rythmique riche)</span></em><br />
<em> <span style="color: #6ab32c;"><strong> Seus reflexos lúcidos</strong> (Ses décisions lucides)</span></em><br />
<em> <span style="color: #6ab32c;"><strong> Lançamentos dribles desconcertantes</strong> (Il fait des dribbles déconcertants)</span></em><br />
<em> <span style="color: #6ab32c;"><strong> Chutes maliciosos são como flashes eletrizantes.</strong> (Ses frappes malicieuses sont comme des flashs électrisants)”</span></em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Il en sera de même 28 ans plus tard lorsque sort <em>O nome do Rei é Pelé</em>. Car Jorge Ben n&rsquo;a pas seulement le cœur rouge et noir, il est également auriverde. Et quand il s&rsquo;agit de commémorer le Roi Pelé, il ne se fait pas prier.</p>
<blockquote>
<p style="text-align: center;"><em><span style="color: #6ab32c;"><strong>&laquo;&nbsp;Pelé de todos os tempos</strong></span></em> <span style="color: #6ab32c;"><em>(Pelé de tous les temps)</em></span><br />
<em><span style="color: #6ab32c;"><strong> Incomparável Pelé, Pelé</strong></span></em> <span style="color: #6ab32c;"><em>(Incomparable Pelé, Pelé)</em></span><br />
<em><span style="color: #6ab32c;"><strong> Pelé da arte e da magia</strong></span> <span style="color: #6ab32c;">(Pelé, de l&rsquo;art et de la magie)</span></em><br />
<em><span style="color: #6ab32c;"><strong> Com a bola nos pés, Pelé</strong></span> <span style="color: #6ab32c;">(Avec la balle aux pieds, Pelé)</span></em><br />
<em><span style="color: #6ab32c;"><strong> O nome do Rei Pelé, o nome do Rei Pelé&nbsp;&raquo;</strong></span> <span style="color: #6ab32c;">(Le Roi s&rsquo;appelle Pelé, le Roi s&rsquo;appelle Pelé)</span><span style="color: #6ab32c;"><strong><br />
</strong></span></em></p>
</blockquote>
<h3 style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;"><em>&laquo;&nbsp;Je suis du Flamengo et j&rsquo;ai une fille noire qui s&rsquo;appelle Tereza&nbsp;&raquo;</em></span></h3>
<p style="text-align: justify;">Comme vu précédemment, son histoire avec le Flamengo remonte à très loin. Celui qui a commencé à jouer au football sur le petit terrain à côté de celui du Fla a puisé son inspiration au Maracanã.<em> &laquo;&nbsp;Le Maracanã, c’est un vrai spectacle. Tu prends l’ascenseur et quand tu ouvres la porte, mon gars, c’est toujours un spectacle, il y a toujours ce &laquo;&nbsp;aaaaah&nbsp;&raquo;. Et quand le ciel est bleu clair, le dimanche après-midi… Tout est né là, le dimanche après-midi : &laquo;&nbsp;Fio maravilha&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;País tropical&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;Camisa 10 da Gávea&nbsp;&raquo;… C’est là que j’ai eu l’idée, j’ai tout vu.&nbsp;&raquo;</em> s&rsquo;enthousiasme-t-il. Si bien qu&rsquo;il ne peut pas s&rsquo;éloigner de l&rsquo;antre carioca très longtemps. Lorsqu&rsquo;on lui propose d&rsquo;aller vivre à Los Angeles pendant 3 à 5 ans pour y donner une série de concert, il refuse catégoriquement. &laquo;&nbsp;<em>Comme je ne pouvais pas aller voir jouer le Flamengo toute les semaines, j&rsquo;ai refusé.&nbsp;&raquo;</em> Faisant une croix sur les 600 000 dollars qui l&rsquo;attendait.</p>
<p style="text-align: justify;">Peu importe, quand il chante, Jorge Ben célèbre le futebol, mais surtout le Flamengo. Ainsi, dans son tube interplanétaire <em>Pais Tropical</em>, on retrouve des paroles du genre :</p>
<blockquote>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #6ab32c;"><em><strong>“Moro num país tropical, abençoado por Deus</strong> (Je vis dans un pays tropical, béni par les Dieux)</em></span><br />
<span style="color: #6ab32c;"> <em><strong> E bonito por natureza, mas que beleza</strong> (Il est beau de nature, mais la beauté)</em></span><br />
<span style="color: #6ab32c;"> <em><strong> Em fevereiro (em fevereiro)</strong> (Au mois de février)<br />
<strong>Tem carnaval</strong> <strong>(tem carnaval)</strong> (Il y a le carnaval)</em></span><br />
<span style="color: #6ab32c;"> <em><strong> Tenho um fusca e um violão</strong> (J&rsquo;ai une coccinelle et une guitare)</em></span><br />
<span style="color: #6ab32c;"> <em><strong> Sou Flamengo e tenho uma nêga chamada Tereza</strong> (Je suis du Flamengo et j&rsquo;ai une fille noire qui s&rsquo;appelle Tereza)&nbsp;&raquo;</em></span></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;"><iframe src="//www.youtube.com/embed/5ger8PgN-Os" width="420" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p style="text-align: justify;">Pareil dans <em>Cuidado com o Bulldog.</em></p>
<blockquote>
<p style="text-align: center;"><em><span style="color: #6ab32c;"><strong>&laquo;&nbsp;Bem feito, não vai poder ir no Maracanã</strong> (Bien fait, tu ne pourras pas aller au Maracanã)</span></em><br />
<em> <span style="color: #6ab32c;"><strong> Não vai poder sentar naquela arquibancada</strong> (Tu ne vas pas pouvoir t&rsquo;asseoir dans cette tribune)</span></em><br />
<em> <span style="color: #6ab32c;"><strong> Dura, áspera e quente</strong> (Rugueuse et bouillante)</span></em><br />
<em> <span style="color: #6ab32c;"><strong> Só vai poder ficar de pé</strong> (Donc tu ne pourras que rester debout)</span></em><br />
<em> <span style="color: #6ab32c;"><strong> Só se for na geral</strong> (Si seulement c&rsquo;était possible)</span></em><br />
<em> <span style="color: #6ab32c;"><strong> Mas como você é orgulhoso vai pegar mal</strong> (Mais comme tu es fier tu vas mal le prendre)</span></em><br />
<em> <span style="color: #6ab32c;"><strong> E ainda mais se o seu time perder</strong> (Et encore si ton équipe perd)</span></em><br />
<em> <span style="color: #6ab32c;"><strong> Como é que fica, como é que vai ficar?</strong> (Comment vas-tu te sentir, comment vas-tu te sentir?)&nbsp;&raquo;</span></em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Alors que le but initial du natif de Rio de Janeiro est de dépeindre la société brésilienne, les paroles dérivent vite vers le ballon rond. Mais forcément, qui dit Brésil dit football. Le meilleur exemple est à trouver du côté de la chanson <em>Meus Filhos, Meu Tesoro</em> sortie en 1976 où l&rsquo;on peut entendre <em>&laquo;&nbsp;</em><em>Arthur Miró / Diga lá, menino (Dis-lui, petit garçon) / O que é que você quer ser quando crescer? (Qu&rsquo;est-ce que tu veux faire quand tu seras grand?) / Eu quero ser jogador de futebol (Je veux être joueur de football) / Jogador de futebol (Joueur de football)&nbsp;&raquo;. </em>Quelques fois, Jorge Ben fait même passer le football avant tout. La chanson entière est alors consacrée à une action spécifique du foot. C&rsquo;est le cas dans <em>Zagueiro</em> (qui signifie &lsquo;Défenseur&rsquo;) et dans <em>Cadê o Pênalti</em> (&lsquo;Où est le pénalty&rsquo;). Dans cette dernière, Jorge Ben fait comme les joueurs du PSG, il s&rsquo;insurge d&rsquo;un pénalty non-sifflé, décrivant une ville &laquo;&nbsp;triste, qui pleure et crie, pénalty, pénalty, pénalty, où est le pénalty?&nbsp;&raquo; Un langage propre à un supporteur de football transposée dans une chanson? Une première.</p>
<h3><span style="color: #6ab32c;">Ni président ni joueur, juste chanteur</span></h3>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;amour d&rsquo;un club est plus fort que tout. Mais il peut également laisser quelques regrets. Jorge Ben Jor n&rsquo;aura jamais réussi à réaliser ses rêves. Etre un joueur professionnel au Flamengo – il s&rsquo;arrêtera en jeunes – et devenir président du club – il se contentera d&rsquo;acheter des titres pour faire partie du conseil. Alors il se rattrape comme il peut. En chantant. Encore et toujours.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette fois-ci, ses idoles rubro-negro et auriverde passent à la trappe. Si Hélène Segara chante Joe Dassin, Jorge Ben chante lui Flamengo. Ainsi, lorsque l&rsquo;on demande à Wlysses Chimendes, fan absolu du Flamengo ce qu&rsquo;il pense de Jorge Ben, son premier réflexe est d&rsquo;entonner <em>Aquele abraço</em>, une déclaration d&rsquo;amour du chanteur pour le club qui donne ça :</p>
<blockquote>
<p style="text-align: center;"><em><span style="color: #6ab32c;"><strong>&laquo;&nbsp;Alô, alô, Realengo Aquele Abraço!</strong> (Salut, salut Realengo, quel baiser!)</span></em><br />
<em><span style="color: #6ab32c;"><strong> Alô torcida do Flamengo Aquele abraço</strong> (Salut supporters du Flamengo quel baiser!)</span></em><br />
<em><span style="color: #6ab32c;"><strong> Chacrinha continua Balançando a pança E buzinando a moça E comandando a massa</strong> (Chacrinha n&rsquo;arrête pas de balancer son ventre en klaxonnant les jeunes filles et guidant les gens).&nbsp;&raquo;</span></em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Mais la fierté de Jorge Ben est ailleurs. Et pour cause, c&rsquo;est lui qui chante l&rsquo;hymne du CF Flamengo, Hino do Flamengo. Les rares fois où Ben est absent des tribunes du Maracanã (seulement lorsqu&rsquo;il est sur scène en même temps qu&rsquo;un match et qu&rsquo;il ne peut pas déplacer son concert), une part de lui est toutefois présente. Chaque semaine, les 90 000 torcedores reprennent en cœur <a href="https://www.youtube.com/watch?v=Sx86-18V3m8">cet hymne</a> :</p>
<blockquote>
<p style="text-align: center;"><em><strong><span style="color: #6ab32c;">“Uma vez Flamengo </span></strong><span style="color: #6ab32c;">(Flamengo une fois)</span></em><br />
<em> <strong><span style="color: #6ab32c;"> Sempre Flamengo </span></strong><span style="color: #6ab32c;">(Flamengo pour toujours)</span></em><br />
<em> <strong><span style="color: #6ab32c;"> Flamengo sempre eu hei de ser</span></strong> <span style="color: #6ab32c;">(Je serai toujours du Flamengo)</span></em><br />
<em> <strong><span style="color: #6ab32c;"> É meu maior prazer vê-lo brilhar</span></strong> <span style="color: #6ab32c;">(Mon plus grand plaisir est de vous voir briller)</span></em><br />
<em> <strong><span style="color: #6ab32c;"> Seja na terra, seja no mar</span></strong> <span style="color: #6ab32c;">(Que ce soit sur terre, que ce soit sur mer)</span></em><br />
<em> <strong><span style="color: #6ab32c;"> Vencer, vencer, vencer!</span></strong> <span style="color: #6ab32c;">(Vaincre, vaincre, vaincre!)</span></em><br />
<em> <strong><span style="color: #6ab32c;"> Uma vez Flamengo</span></strong> <span style="color: #6ab32c;">(Flamengo une fois)</span></em><br />
<em> <strong><span style="color: #6ab32c;"> Flamengo até morrer!</span></strong><span style="color: #6ab32c;"> (Flamengo jusqu&rsquo;à la mort)</span></em><br />
<em> <strong><span style="color: #6ab32c;"> Na regata, ele me mata</span></strong> <span style="color: #6ab32c;">(Dans la régate, elle me tue)</span></em><br />
<em> <strong><span style="color: #6ab32c;"> Me maltrata, me arrebata</span></strong> <span style="color: #6ab32c;">(me maltraite et m&rsquo;enivre)</span></em><br />
<em> <strong><span style="color: #6ab32c;"> Que emoção no coração!</span></strong> <span style="color: #6ab32c;">(Quelle émotion dans le coeur!)</span></em><br />
<em> <strong><span style="color: #6ab32c;"> Consagrado no gramado</span></strong> <span style="color: #6ab32c;">(Consacrée à la pelouse)</span></em><br />
<em> <strong><span style="color: #6ab32c;"> Sempre amado</span></strong> <span style="color: #6ab32c;">(Toujours aimé)</span></em><br />
<em> <strong><span style="color: #6ab32c;"> O mais cotado nos Fla-Flus é o &lsquo;ai, Jesus!&rsquo;</span></strong> <span style="color: #6ab32c;">(Le chant le plus côté des Fla-Flu est le &lsquo;Ah Jesus&rsquo;)</span></em><br />
<em> <strong><span style="color: #6ab32c;"> Eu teria um desgosto profundo</span></strong> <span style="color: #6ab32c;">(J&rsquo;aurais un dégoût profond)</span></em><br />
<em> <strong><span style="color: #6ab32c;"> Se faltasse o Flamengo no mundo</span></strong> <span style="color: #6ab32c;">(S&rsquo;il manquait le Flamengo dans ce monde)</span></em><br />
<em> <strong><span style="color: #6ab32c;"> Ele vibra, ele é fibra</span></strong> <span style="color: #6ab32c;">(Il vibre, il est la fibre)</span></em><br />
<em> <strong><span style="color: #6ab32c;"> Muita libra já pesou</span></strong> <span style="color: #6ab32c;">(Très libre, il pesait déjà)</span></em><br />
<em> <strong><span style="color: #6ab32c;"> Flamengo até morrer eu sou&nbsp;&raquo; </span></strong><span style="color: #6ab32c;">(Je suis du Flamengo jusqu&rsquo;à la mort)&nbsp;&raquo;</span><strong><span style="color: #6ab32c;"><br />
</span></strong></em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: center;"><a href="/wp-content/uploads/2014/07/Mas-para-ser-..-jorge-Ben.jpg"><img class="size-full wp-image-19551 aligncenter" src="/wp-content/uploads/2014/07/Mas-para-ser-..-jorge-Ben.jpg" alt="&quot;Mais pour être un bon défenseur, il ne faut pas être trop sentimental&quot; Paroles de Zagueiro de Jorge Ben" width="597" height="336" /></a><em>&laquo;&nbsp;Mais pour être un bon défenseur, il ne faut pas être trop sentimental&nbsp;&raquo;</em> Paroles de <em>Zagueiro</em> de Jorge Ben</p>
<p style="text-align: justify;">Visiblement pas suffisant pour encourager le Fla qui n&rsquo;a pas remporté le championnat brésilien depuis 2009. Jorge Ben comptait se rattraper avec la Seleção. Avant le Mondial sud-africain, il s&rsquo;imaginait déjà<em> &laquo;&nbsp;le Brésil et l&rsquo;Argentine dans un Maracanã plein à craquer un doux dimanche soir&nbsp;&raquo; </em>en finale de la Coupe du monde 2014. Raté. Mas que nada.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="https://twitter.com/LoicDrd">L.D </a> ( Un grand merci à Felipe Saad, <a href="https://www.facebook.com/pages/Flamengo-Uma-Paix%C3%A3o-Mundial/1476889922546766">Wlysses Chimendes</a>, Felipe Schuery et <a href="https://twitter.com/tiaogaucho">@tiaogaucho</a>)</p>
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		<title>France &#8211; Suisse (5-2) : L&#8217;analyse tactique</title>
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		<pubDate>Sat, 21 Jun 2014 12:06:31 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Après une victoire facile sans opposition contre le Honduras (3-0), l’Equipe de France était confronté à son premier gros rendez-vous de la compétition, contre la Suisse. Malgré la 6ème place de sa sélection au classement FIFA, Ottmar Hitzfeld a buté sur un nouveau grand match de la part de son...<a style="margin-top:15px; float:right; font-style:15px;" href="/france-suisse-5-2-lanalyse-tactique/">> LIRE LA SUITE</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Après une victoire facile sans opposition contre le Honduras (3-0), l’Equipe de France était confronté à son premier gros rendez-vous de la compétition, contre la Suisse. Malgré la 6ème place de sa sélection au classement FIFA, Ottmar Hitzfeld a buté sur un nouveau grand match de la part de son homologue Didier Deschamps, qui a peu à se reprocher et dont les choix ont permis une victoire facile hier, même avec deux changements majeurs dans son effectif de départ. La France est quasiment qualifiée pour les huitièmes de finale.<span id="more-19513"></span></strong></p>
<h3 style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">Les formations</span></h3>
<p style="text-align: justify;"><a href="/wp-content/uploads/2014/06/Compo-France.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-19515" src="/wp-content/uploads/2014/06/Compo-France.jpg" alt="Compo France" width="560" height="315" /></a><em>Deux grands changements donc à noter côté Français. Pogba est laissé sur le banc tandis que Moussa Sissoko le remplace. Antoine Griezmann, titulaire face au Honduras, permet de revoir l&rsquo;association Giroud &#8211; Benzema en oeuvre.</em></p>
<p style="text-align: justify;"> <a href="/wp-content/uploads/2014/06/Compo-Suisse.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-19516" src="/wp-content/uploads/2014/06/Compo-Suisse.jpg" alt="Compo Suisse" width="560" height="315" /></a><em>Hitzfeld a également choisi de remplacer deux joueurs par rapport au onze titulaire contre l&rsquo;Equateur. Drmic cède sa place à Seferovic, buteur cette semaine, en pointe de l&rsquo;attaque. Mehmedi remplace Stocker côté gauche.</em></p>
<h3 style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">La maîtrise française</span></h3>
<p style="text-align: justify;"> Il n’a pas fallu longtemps pour apercevoir la domination des Bleus en ce début de match. Omniprésents au pressing, les Français font preuve d’entrée d’une grande discipline tactique. Et c’est au milieu que le match a surtout été gagné, puisque les deux milieux helvètes Valon Behrami et Gokhan Inler ont complètement été dominés par leurs adversaires du soir. Matuidi n’a cessé de suivre Behrami, alors que Sissoko a harcelé de près Inler. Si tous les joueurs de l’Equipe de France ont pu jouir d’une grande verticalité, Sissoko, titulaire surprise, a également été incroyable par son activité et sa capacité à bloquer le couloir gauche suisse, alors que Ricardo Rodriguez semblait en être la plus grande menace. L’arrière de Wolfsburg n’a quasiment jamais existé. Même quand Debuchy laissait de l’espace dans son dos pour Rodriguez, Sissoko suivait son vis-à-vis malgré sa position assez excentrée sur le terrain et il fut rare de voir un surnombre suisse sur les côtés. Le constat est aussi frappant sur l’autre aile, où Matuidi, auteur d’un très grand match, a également contenu Lichtsteiner mais également Behrami, aidé par Karim Benzema, lorsque Evra ou Debuchy étaient attirés par une course vers l’intérieur de Shaqiri ou Mehmedi. L’Equipe de France a d’ailleurs très souvent effectué un pressing total grâce à l’aide de ses deux milieux de terrain, comme en atteste le second but français, parti d’une récupération rapide.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="/wp-content/uploads/2014/06/Bleus-disciplinés.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-19517" src="/wp-content/uploads/2014/06/Bleus-disciplinés.png" alt="Bleus disciplinés" width="560" height="315" /></a><em>Les Bleus très disciplinés en début de rencontre.</em></p>
<p style="text-align: justify;">  <a href="/wp-content/uploads/2014/06/Benzema-Giroud-FRASUI.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-19518" src="/wp-content/uploads/2014/06/Benzema-Giroud-FRASUI.png" alt="Benzema Giroud FRASUI" width="560" height="315" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">La France a d’ailleurs a apporté le danger comme souvent par les courses vers l’avant de Matuidi, et de Sissoko cette fois-ci. C’est justement grâce à la supériorité créée par l’ancien toulousain que les Français ont pu déstabiliser rapidement le double pivot napolitain Inler – Behrami puisque celui-ci a régulièrement pris le couloir droit quand son équipe était en phase offensive, permettant les nombreux décrochages de Mathieu Valbuena pour mettre à mal un milieu de terrain suisse bien à la peine hier, laissant le couloir droit à Sissoko et Debuchy. La belle occasion trouvée à la 75ème minute en est le parfait symbole.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="/wp-content/uploads/2014/06/Valbuena-FRASUI.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-19519" src="/wp-content/uploads/2014/06/Valbuena-FRASUI.png" alt="Valbuena FRASUI" width="560" height="315" /></a><em> Valbuena s’est glissé entre les lignes à de nombreuses reprises.</em></p>
<h3 style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">La France a quelques failles</span></h3>
<p style="text-align: justify;">Dans l’autre camp, le match était quand même faible. On pouvait noter dès le coup d’envoi la décision de la première ligne de pressing constituée par Seferovic et Xhaka de ne pas attaquer le porteur du ballon quand celui-ci était un défenseur central et le manque de tranchant dans les interventions de la part de leurs coéquipiers, qui illustre parfaitement la chute de la tête de série de ce groupe E. Mais si la rencontre a semblé être à sens unique, les Bleus ont par moment montré quelques signes de fébrilité lorsque Shaqiri décrochait. L’ailier du Bayern s’est ainsi retrouvé tout au long du match sur le couloir gauche et très souvent derrière Yohan Cabaye. Cela a offert quelques occasions à la Nati mais la faiblesse des autres attaquants suisses n’ont pas permis à leur sélection de marquer jusqu’au coup franc victorieux de Dzemaili, mais la Suisse a toutefois frappé 17 fois au but durant la partie. Cela pourra être plus dangereux quand la France rencontrera une formation assez fluide et assez talentueuse offensivement en huitième de finale ou en quart, mais l’attaque helvète a quand même été hier très inoffensive.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="/wp-content/uploads/2014/06/faille-France.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-19520" src="/wp-content/uploads/2014/06/faille-France.png" alt="faille France" width="560" height="315" /></a>Une des plus grosses occasions suisses de ce match est causée par la mobilité de Shaqiri qui fait un appel côté gauche alors que Debuchy suit Seferovic, qui va l’éliminer par son contrôle orienté. Raphaël Varane ne pourra pas prendre deux joueurs à la fois et Shaqiri sera ensuite servi mais bien stoppé par Hugo Lloris</p>
<p style="text-align: center;"><a href="/wp-content/uploads/2014/06/passes-shaqiri.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-19521" src="/wp-content/uploads/2014/06/passes-shaqiri.png" alt="passes shaqiri" width="560" height="448" /></a><em> Les passes de Shaqiri, qui est donc resté assez peu sur son côté droit.</em></p>
<h3 style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">Deuxième période et coaching</span></h3>
<p style="text-align: justify;"> A la mi-temps, Hitzfeld ne fait aucun grand changement puisque Dzemaili remplace Behrami pour du poste pour poste. La même chose sera constatée lorsque Seferovic laisse sa place à Drmic. Son manque de réactivité face à la déroute subie peut être critiquable mais le score était déjà lourd pour pouvoir espérer quoi que ce soit. Didier Deschamps lui, fait le choix à la 62ème minute de sortir un attaquant, Olivier Giroud, pour un milieu de terrain, Paul Pogba, et de passer en 4-1-4-1.</p>
<p style="text-align: justify;"> <a href="/wp-content/uploads/2014/06/milieux-FRASUI.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-19522" src="/wp-content/uploads/2014/06/milieux-FRASUI.png" alt="milieux FRASUI" width="560" height="315" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">La seconde période a démarré ainsi du même acabit côté Français, et le quatrième but est venu justement du nouvel entrant Pogba, auteur d’une ouverture délicieuse vers Benzema, profitant du mauvais placement suisse (67ème minute). Le cinquième but, lui, est le symbole parfait des problèmes des hommes d’Ottmar Hitzfeld puisque Ricardo Rodriguez, pourtant inexistant sur le plan offensif, délaisse complètement son couloir à Sissoko qui en profite lui aussi pour participer à la fête (73ème minute). La Nati a par la suite été moins menaçante, mais a quand même réussi à sauver l’honneur par un coup franc lointain de Dzemaili (81ème minute). Le deuxième but inscrit par Xhaka n’est lui qu’anecdotique et est autant dû à la passivité du milieu français qu’au placement hasardeux de la défense mais n’est finalement que peu révélateur des problèmes posés par la Suisse.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="/wp-content/uploads/2014/06/Moussa-Sissoko-France-Suisse.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-19523" src="/wp-content/uploads/2014/06/Moussa-Sissoko-France-Suisse.png" alt="Moussa Sissoko France Suisse" width="457" height="338" /></a><em>Les passes de Moussa Sissoko, qui a bloqué son couloir droit d’excellente manière.</em></p>
<h3 style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">Conclusion</span></h3>
<p style="text-align: justify;">Tout (au presque) a donc réussi à Didier Deschamps hier soir. Si le choix de titulariser Sissoko à la place de Pogba était discutable avant la rencontre, plus aucun doute ne fut émis au vu de la prestation du joueur de Newcastle, excellent comme la majorité de ses partenaires. La décision de titulariser Olivier Giroud peut sembler plus évidente au vu de ses récentes prestations en Bleu mais elle souligne également le génie tactique de Didier Deschamps dont le match tactique peut être considéré comme référence à ce niveau, et le match affiché par ses joueurs est de très bonne augure pour la suite. Toutefois, malgré le score important, ce succès doit être nuancé par les quelques solutions trouvées par une Suisse très faible hier soir mais qui pourront être plus importantes lorsque l’adversaire sera plus fort. Mais la rencontre prolifique d’hier soir constitue une très belle promesse pour le reste de la compétition.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="https://twitter.com/SachaDahan">Sacha Dahan</a></p>
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		<title>Allemagne-Portugal (4-0) : L&#8217;analyse tactique</title>
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		<pubDate>Tue, 17 Jun 2014 18:33:26 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Grande favorite de la compétition, l’Allemagne a fait hier son entrée en lice dans la Coupe du Monde face au Portugal et a livré 90 minutes d’une belle maîtrise tactique propre à son sélectionneur, Joachim Low. Les Portugais, peu aidés par l’expulsion de Pepe après 37 minutes de jeu et...<a style="margin-top:15px; float:right; font-style:15px;" href="/allemagne-portugal-4-0-lanalyse-tactique/">> LIRE LA SUITE</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Grande favorite de la compétition, l’Allemagne a fait hier son entrée en lice dans la Coupe du Monde face au Portugal et a livré 90 minutes d’une belle maîtrise tactique propre à son sélectionneur, Joachim Low. Les Portugais, peu aidés par l’expulsion de Pepe après 37 minutes de jeu et les blessures de Coentrão et Almeida, ont ainsi buté sur une Nationalmannschaft, qui, forte d’un collectif bien rôdé et d’une formation de départ surprenante, semble avoir enfin trouvé la bonne formule pour ce début du tournoi après de multiples essais lors des éliminatoires et des matchs de préparatoires.<span id="more-19499"></span></strong></p>
<h3 style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">Les formations</span></h3>
<p><a href="/wp-content/uploads/2014/06/allemagne.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-19500" src="/wp-content/uploads/2014/06/allemagne.jpg" alt="allemagne" width="560" height="315" /></a>La composition de départ de Low comporte plusieurs surprises puisqu&rsquo;aucun véritable attaquant ne débute la partie. Autre choix étonnant, 4 défenseurs centraux sont choisis pour le coup d’envoi. Schweinsteger est sur le banc.</p>
<p><a href="/wp-content/uploads/2014/06/Portugal.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-19501" src="/wp-content/uploads/2014/06/Portugal.jpg" alt="Portugal" width="560" height="315" /></a>La seule interrogation du onze portugais avant la rencontre reposait sur l’attaquant de pointe. Helder Postiga fait donc les frais de la titularisation d’Hugo Almeida, en forme après un doublé contre l’Irlande.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">L’Allemagne maîtrise d’entrée</span></h3>
<p style="text-align: justify;">C’est l’Allemagne qui débute le match de la meilleure des manières. Sans vrai attaquant dans le onze de départ, Götze prend le côté gauche alors qu’Özil et Müller se partage le côté droit et l’axe. C’est d’ailleurs là que se regroupe majoritairement la Mannschaft en ce début de match. Götze et Özil apportent le surnombre au milieu de terrain de part leur déplacements vers l’arrière et bouchent d’entrée l’axe pour le Portugal, obligé de passer par les latéraux Coentrão et Pereira, ou par les longs ballons vers l’avant. Moutinho constitue avec Almeida (assez faible au pressing avant sa blessure) le premier rideau de pressing lusitanien, alors que c’est Khedira qui ,avec Müller, s’occupe du porteur du ballon adverse. C’est ici que l’Allemagne a assis sa domination, effectuant un pressing sans relâche dès le coup d’envoi, où l’aide de Götze ou Özil a été précieuse. A l’inverse, Nani et Ronaldo ont du mal à exister dans cette rencontre puisque Joachim Low a fait l’excellent choix de titulariser Howedes et Boateng, défenseurs centraux de métier sur les côtés de la défense afin de contenir au mieux les ailiers portugais. La formation de Paulo Bento n’a elle trouvé le danger seulement lorsque Moutinho décrochait et se retrouvait derrière le trio Lahm – Kroos – Khedira.</p>
<p><a href="/wp-content/uploads/2014/06/tactique-Portugal-Allemagne.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-19502" src="/wp-content/uploads/2014/06/tactique-Portugal-Allemagne.png" alt="tactique Portugal Allemagne" width="560" height="315" /></a>Moutinho trouve ici de l’espace entre les lignes allemandes. Il fut souvent trouvé en début de match mais a vite été éteint par le milieu adverse.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">Le joueur clé : Sami Khedira</span></h3>
<p style="text-align: justify;">C’est d’ailleurs le milieu de terrain du Real Madrid qui est à l’origine de cette domination allemande. Alors que beaucoup d’interrogations ont fusé sur Low lors de sa sélection à cause de sa méforme et de son retour de blessure, l’ancien joueur de Stuttgart a prouvé à son coach et à son pays que le choix de l’appeler dans les 23 et de le titulariser hier était le bon. Infatigable, auteur d’une prestation défensive énorme, c’est surtout sur les phases offensives que Khedira s’est illustré. Ses courses vers l’avant ont systématiquement déstabilisé l’entrejeu portugais, et il s’est très souvent retrouvé derrière Veloso et Meireles. Il a, par conséquent, bien aidé son équipe à prendre d’assaut la défense à partir du côté droit, où tous les attaquants allemands se sont souvent retrouvés tous ensemble. Il a multiplié les appels dans la profondeur et est à l’origine du premier but, qui part du côté droit, voir du 3ème.</p>
<p><a href="/wp-content/uploads/2014/06/Khedira-Allemagne-Portugal.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-19503" src="/wp-content/uploads/2014/06/Khedira-Allemagne-Portugal.png" alt="Khedira Allemagne Portugal" width="560" height="315" /></a>Lahm, en possession du ballon, sert ici Khedira, complètement seul entre les lignes portugaises.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><a href="/wp-content/uploads/2014/06/Khedira-2.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-19504" src="/wp-content/uploads/2014/06/Khedira-2.png" alt="Khedira 2" width="560" height="315" /></a></h3>
<p>&nbsp;</p>
<h3 style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">L’expulsion de Pepe et ses conséquences</span></h3>
<p style="text-align: justify;">Alors que le score était de 2-0 en sa défaveur, Pepe commet une erreur stupide sur Thomas Müller à la 37ème minute et laisse ses partenaires, déjà en mauvaise posture, à dix. A la mi-temps, Bento fait sortir un milieu, Veloso, pour un défenseur central, Ricardo Costa, ce qui s’est avéré mauvais pour ses joueurs puisqu’en perdant un joueur dans un milieu de terrain déjà malmené, le Portugal a annihilé toutes les chances, minimes soit-elles, qu’il avait de revenir dans ce match. Pour faire face, Bento a demandé à Nani de constituer ce troisième homme dans l’entrejeu pour accompagner Meireles (alors numéro 6 du trio) et Moutinho, laissant Eder et Ronaldo à l’avant, pour un sorte de 4-3-2. Par conséquent, l’Allemagne a bénéficié de boulevards sur les côtés (puisque Nani n’étant plus que rarement présent sur l’aile). Götze a ainsi profité d’une position très excentrée pour mettre à mal la défense portugaise. Özil, moins à l’aise que son homologue du Bayern quand il s’agit d’évoluer en position de vrai ailier, a cédé sa place à Schürrle en seconde mi-temps, qui lui était beaucoup plus présent près de la ligne de touche et a forcé à étirer le milieu de terrain portugais. C’est d’ailleurs de là que vient le quatrième but allemand, inscrit par un Thomas Muller flamboyant hier.</p>
<p><a href="/wp-content/uploads/2014/06/tactique-PortAll.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-19505" src="/wp-content/uploads/2014/06/tactique-PortAll.png" alt="tactique PortAll" width="560" height="315" /></a>Le 4-3-2 mis en place en deuxième mi-temps côté portugais. A noter l’omniprésence de Khedira tout seul derrière le milieu portugais, et l’espace laissé à Mesut Özil sur l’aile droite, bien servi par Lahm, jamais pressé.</p>
<div style="text-align: justify;">
<p><a href="/wp-content/uploads/2014/06/Gotze-Allemagne-Portugal.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-19506" src="/wp-content/uploads/2014/06/Gotze-Allemagne-Portugal.png" alt="Gotze Allemagne Portugal" width="560" height="224" /></a>Si en première période il a reçu beaucoup de ballons dans l’axe, Mario Götze a fait le choix de s’excentrer complètement côté gauche suite au changement à la mi-temps de Paulo Bento.</p>
</div>
<h3 style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">Conclusion</span></h3>
<p style="text-align: justify;">Joachim Low, qui a pris des risques en choisissant de se passer de Klose et de vrais arrières latéraux, a été hier soir parfait dans ses choix et ne s&rsquo;est jamais trompé lors de ses remplacements. Il paraît désormais évident de titulariser 4 milieux de terrain devant quand l’Allemagne rencontrera une grosse cylindrée, alors qu’il est fortement possible de revoir Klose, en quête du record de but en phase finale de Coupe du Monde, titulaire face au Ghana ou aux Etats-Unis. Il a aussi pris la décision de se priver de la qualité de Lahm en tant qu’arrière, mais ce fut productif puisque face à des ailiers adverses de grande qualité comme Cristiano Ronaldo, Howedes ou Boateng seront reconduits sur les côtés, ce qui pourrait coûter cher à Bastian Schweinsteger. De l’autre côté, le Portugal, même si le score semble sévère, a inquiété physiquement (deux blessures hier) et tactiquement, comme en témoigne l’impuissance de Bento et son impossibilité à réagir durant un match à cause de la faiblesse de son banc. Si la Coupe du Monde est encore loin d’être jouée, le deuxième de cette compétition a déjà tiré beaucoup d’enseignements.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="https://twitter.com/SachaDahan"><strong>Sacha Dahan</strong></a></p>
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		<title>La Coupe du monde vue de Porto Alegre : Un France-Honduras à Beira-Rio</title>
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		<pubDate>Tue, 17 Jun 2014 09:36:56 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[La France s’est donc imposée 3 à 0 face au Honduras dans le stade du Beira Rio de Porto Alegre. Mise sur orbite par un doublé de Benzema, les Bleus débutent de la meilleure des manières sa Coupe du monde. Quelle était l’ambiance dans le stade ? Y’a t-il eu de...<a style="margin-top:15px; float:right; font-style:15px;" href="/la-coupe-du-monde-vue-de-porto-alegre-un-france-honduras-a-beira-rio/">> LIRE LA SUITE</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>La France s’est donc imposée 3 à 0 face au Honduras dans le stade du Beira Rio de Porto Alegre. Mise sur orbite par un doublé de Benzema, les Bleus débutent de la meilleure des manières sa Coupe du monde. Quelle était l’ambiance dans le stade ? Y’a t-il eu de nouvelles manifestations ? La sécurité autour du stade était-elle suffisante ? L’organisation brésilienne était-elle à la hauteur de l’événement ? Retour sur ce premier match à Porto Alegre.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><i> <a href="/wp-content/uploads/2014/06/iconsport_win_150614_03_09.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-19493" src="/wp-content/uploads/2014/06/iconsport_win_150614_03_09-1024x681.jpg" alt="Supporters de France" width="806" height="536" /></a></i></p>
<p style="text-align: justify;">De nombreux travaux étaient encore en cours aux abords du stade, un viaduc a été terminé seulement quelques jours avant le début de la compétition et une partie des alentours du stade n’est encore qu’un terrain vague. Néanmoins, le plus important était bien réel : le stade ! Pour les finitions on repassera mais l’essentiel a été construit et bien pensé pour que les supporteurs et les joueurs soient mis dans les meilleures dispositions possibles. Pour la majorité des supporters, le début de la célébration de l’événement a débuté dès 11h le matin. Sur la place du marché public où se situe le Chalé da Praça XV (le pendant du Club France aux Jeux Olympiques), de nombreux Français, bien sur, mais également des Brésiliens, Colombiens, Honduriens ou encore Mexicains qui s’étaient réunis autour de quelques bières, le tout dans une ambiance très bon enfant.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">Sécurité maximale, ambiance remarquable</span></h3>
<p style="text-align: justify;">Les organisateurs et la Police étaient inquiets en début de journée, ils craignaient de nouveaux débordements après les manifestations et les dégâts engendrés lors de l’avant match de Brésil-Croatie, il n’en a finalement rien été. Dès 13h, les supporters présents sur la Plaça XV ont commencé à se diriger vers le stade l’Internacional pour assister au match. 45 minutes de marche étaient nécessaires au public  pour rejoindre l’enceinte. L’encadrement, la signalisation, l’animation et la sécurité ont été gérés de manière brillante par les organisateurs et la municipalité. A l’instar d’un événement tel qu’un marathon, l’avenue rejoignant les deux lieux étaient très animée et très encadrée. Tous les 300 mètres, des membres de la police et de la FIFA étaient présents pour s’assurer du bon déroulement de la venue des fans. Sur le bord de la route, des curieux chantant et prenant des photos venaient agrémenter la bonne humeur générale. Pour les autres, des lignes de bus spécifiques avaient été mises en place pour rejoindre l’arène rapidement et les places de stationnement aux abords du stade étaient limitées, autour de 3000 places de parking.</p>
<p style="text-align: justify;"> <a href="/wp-content/uploads/2014/06/rue-porto-alegre.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-19495" src="/wp-content/uploads/2014/06/rue-porto-alegre-1024x768.jpg" alt="rue porto alegre" width="771" height="579" /></a></p>
<h3 style="text-align: justify;" align="center"><span style="color: #6ab32c;">Bagarre dans le stade, les hymnes oubliés</span></h3>
<p style="text-align: justify;">L’entrée dans le stade s’est réalisée rapidement, et peu d’attente à signaler malgré le passage obligé du système aux rayons X, à l’image des contrôles dans l’aéroport. Quatre hommes ont été interpellés par la police militaire pour trouble à l’ordre public à cause d’un taux d’alcoolémie trop important. Une fois entré dans le stade le nombre important du personnel permet de trouver son siège rapidement. Dans un stade multicolore, les maillots brésiliens et des clubs locaux se font la part belle mais la couleur bleue grâce aux deux équipes présentes sur le terrain ne sont pas en reste. Les 4000 français qui s’étaient déplacés se sont fait entendre tout au long du match et la Marseillaise a été entonnée de nombreuses fois. Le début du match a été marqué par l’absence d’hymnes nationaux, à cause de problèmes techniques dans l’enceinte, un crève cœur pour de nombreux supporters. Après une partie dominée par la France, la fin de match est devenue un peu plus électrique dans les tribunes. En effet, des supporters ivres du Gremio se sont battus avec des supporters du club de l’Internacional, club rival juste à côté de la tribune de presse. Des agents de sécurité sont alors rapidement intervenus pour les séparer. Conscients de la bagarre, la foule a hué pendant plusieurs dizaines de secondes cette altercation qui aurait pu mal finir.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="/wp-content/uploads/2014/06/Porto-alegre.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-19494" src="/wp-content/uploads/2014/06/Porto-alegre-1024x768.jpg" alt="Porto alegre" width="752" height="564" /></a></p>
<h3 style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">Symphonie pour les Bleus, Orchestre de cuivres pour les supporters</span></h3>
<p style="text-align: justify;">Alors le coup de sifflet final venait de retentir, les fans restés dans l’arène continuaient de donner de la voix pour féliciter leur équipe, et parmi eux, une vague d’optimisme semblait naitre après cette victoire convaincante, face à une équipe du Honduras solide mais limitée. La sortie du stade se passa une nouvelle fois dans la bonne humeur côté français, une aubaine pour les journalistes venus en nombre à la sortie du stade. Côté Hondurien, pas de place pour la tristesse mais de la joie d’être présent en Coupe du monde et l’envie de partager la fête avec les supporters du monde entier venus assister au match. Concert d’un orchestre de cuivre, visionnage du match de l’Argentine face à la Bosnie sur écran géant ou la célébration de la victoire dans le centre de la ville, la soirée allait être joyeuse. La France a rempli son premier objectif : gagner. Elle n’avait pas réussi à remporter son match d’ouverture depuis 1998, peut-être un signe. Prochain rendez-vous, vendredi face à la Suisse.</p>
<p style="text-align: justify;">Gaultier Fabre</p>
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		<title>La Coupe du monde vue de Porto Alegre : le Brésil a retenu son souffle</title>
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		<pubDate>Fri, 13 Jun 2014 13:18:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Loic]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[3ème mi-temps]]></category>
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		<category><![CDATA[Coupe du Monde 2014]]></category>
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		<description><![CDATA[Manifestations, grèves, problèmes sociétaux, corruption, le Brésil vit des heures sombres de son histoire. Peu importe, hier à Sao Paulo, la Seleçao a débuté « sa » Coupe du monde face à la Croatie avec une victoire à la clé (3-1) contre des Croates qui n’ont pas démérité, loin de là. A...<a style="margin-top:15px; float:right; font-style:15px;" href="/la-coupe-du-monde-vue-de-porto-alegre-le-bresil-a-retenu-son-souffle/">> LIRE LA SUITE</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Manifestations, grèves, problèmes sociétaux, corruption, le Brésil vit des heures sombres de son histoire. Peu importe, hier à Sao Paulo, la Seleçao a débuté « sa » Coupe du monde face à la Croatie avec une victoire à la clé (3-1) contre des Croates qui n’ont pas démérité, loin de là. A Porto Alegre où la France affronte le Honduras dimanche, la fête a été réussie malgré des mouvements sociaux qui n’ont pas empêché la joie du peuple Gaucho. Nous y étions.<span id="more-19483"></span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><i> <a href="/wp-content/uploads/2014/06/Porto-Alegre-CDM.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-19486" src="/wp-content/uploads/2014/06/Porto-Alegre-CDM-1024x768.jpg" alt="Porto Alegre CDM" width="1024" height="768" /></a></i></p>
<p style="text-align: justify;">Le Brésil attendait ça depuis tellement longtemps que l’issue du match ne pouvait en être autrement. Porto Alegre et tout le pays ne pouvait rater pareil événement. Etudiants, lycéens, collégiens, les jeunes avaient l’occasion de préparer la fête en toute tranquillité puisque les écoles étaient fermées lors de ce match d’ouverture. En revanche pour les autres, la sortie du travail s’est effectuée un peu plus tôt qu’a l’accoutumé puisque dès 13 heures (heure locale), les files d’attentes aux stations de bus et les bouchons de véhicules étaient impressionnants. Au niveau de la sécurité, l’accès vers le centre de la ville a été verrouillé par la police et les militaires. En cause : les possibles échauffourées en vue de l’organisation de la Coupe du monde au Brésil et de la politique menée par la présidente Dilma Roussef. Plus de 3000 policiers supplémentaires et des hélicoptères ont été rapatriés des campagnes voisines vers la capitale du Rio Grande do Sul pour éviter tout débordement.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">7 mineurs arrêtés</span></h3>
<p style="text-align: justify;"> <a href="/wp-content/uploads/2014/06/porto-alegre.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-19487" src="/wp-content/uploads/2014/06/porto-alegre-1024x768.jpg" alt="porto alegre" width="1024" height="768" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">En début d&rsquo;après midi de Belo Horizonte en passant par Rio de Janeiro, une série de manifestations contre la Coupe du Monde s’est tenue dans les rues des grandes villes brésiliennes. A Porto Alegre, environ un millier de personnes ont débuté la manifestation devant l&rsquo;hôtel de ville et s’est poursuivie à travers les rues de la zone centrale de la ville. Sur le chemin, des bâtiments publics et privés ont été peints et des vitrines ont été caillassés, en particulier les banques. Les manifestants ont également brûlé des poubelles. Les forces de l’ordre ont arrêtés huit personnes dont sept mineurs. La police militaire a fait usage de gaz lacrymogènes et deux policiers ont été légèrement blessés. La tension était vive donc et la majorité de la population retenait son souffle afin de donner une image digne au monde entier sans occulter néanmoins les graves problèmes de sociétés que traversent actuellement les Brésiliens.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="/wp-content/uploads/2014/06/Balles-porto-alegre.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-19488" src="/wp-content/uploads/2014/06/Balles-porto-alegre-1024x768.jpg" alt="Balles porto alegre" width="1024" height="768" /></a></p>
<h3 style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;"> Même Clément d&rsquo;Antibes était là</span></h3>
<p style="text-align: justify;">Malgré une partie de la population en total désaccord avec l’évènement, le Brésil est l’endroit où doit se vivre une telle fête pour comprendre le mot passion. Dès la fin de matinée, les bus, les taxis ou les immeubles étaient revêtus de deux couleurs : le jaune et le vert. Rien de surprenant à première vue, seulement ici la passion de club est bien plus forte que l’amour donné à la Seleçao. D’ordinaire, le rouge et le bleu, les couleurs des deux équipes de la ville (Gremio et Internacional) ont la faveur du peuple Gaucho. Trompettes, drapeaux brésiliens, maquillage, toute la panoplie du parfait supporter était de sortie pour cette grande première. Bières et boissons soft ont été dispersées sur les tables des établissements, la fête pouvait enfin débuter. Magasins fermés, terrasses pleines dès 15 heures, l’attente est grande, la joie n’en sera que plus forte. Plus de 20000 spectateurs se sont également réunis au Por do Sol (même Clément d’Antibes était là !) pour la première du Fan Fest de Porto Alegre où un écran géant a été installé  pour toute la durée de la compétition. Sauts frénétiques, cris, chant patriotique, étreintes, pluie de bière, l’émotion est à la hauteur du soulagement. Le Brésil n’est pas devenu championne du monde après cette victoire mais elle pour le moins réussit son pari : s’imposer. Les coéquipiers de Thiago Silva se sont montrés unis, motivés et ont chanté l&rsquo;hymne national comme jamais, un signe fort dont la portée symbolique est immense pour le peuple.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="https://twitter.com/Gaultier_Fabre"><strong>Gaultier Fabre</strong></a></p>
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		<title>Stades à louer &#8211; épisode 3 : MMArena, des blablas et des tracas</title>
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		<pubDate>Thu, 22 May 2014 17:37:53 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Stade Océane, MMArena, Stade des Alpes… Quel est le point commun entre ces trois stades, hormis leurs noms à la con ? Facile, ce sont trois des enceintes les plus modernes de l’Hexagone, avec à chaque fois un club en situation plutôt délicate qui y évolue : le Havre, mieux...<a style="margin-top:15px; float:right; font-style:15px;" href="/stades-a-louer-episode-3-mmarena-des-blablas-et-des-tracas/">> LIRE LA SUITE</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Stade Océane, MMArena, Stade des Alpes… Quel est le point commun entre ces trois stades, hormis leurs noms à la con ? Facile, ce sont trois des enceintes les plus modernes de l’Hexagone, avec à chaque fois un club en situation plutôt délicate qui y évolue : le Havre, mieux loti des trois, bataille dans la 2e partie de tableau de Ligue 2 ; Grenoble, scotché en CFA, tente de revenir dans le monde des vivants ; et enfin Le Mans, descendu de deuxième div’ la saison dernière, qui évolue désormais en DH Maine. <span id="more-19443"></span></strong></p>
<p><a href="/wp-content/uploads/2014/05/MMA.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-19444" src="/wp-content/uploads/2014/05/MMA.jpg" alt="MMA" width="800" height="522" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Dimanche 30 mars 2014, 18ème journée de Division d&rsquo;Honneur. C&rsquo;est la première fois que le MMArena accueille deux équipes de DH. Quelques 1700 spectateurs ont fait le déplacement. Malgré un score nul et vierge, Le Mans a dominé la rencontre, se heurtant à une solide équipe de La Flèche. Encourageant pour cet ex-pensionnaire de Ligue 1 qui se tient désormais à la 3eme place de DH après 21 journées d&rsquo;un championnat très local. Difficile pour les fidèles supporters de ne pas repenser aux années fastes de leur club favori en voyant le stade vide.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><em> </em><span style="color: #6ab32c;">Un stade novateur</span></h3>
<p style="text-align: justify;">Le MMArena est la première enceinte sportive française construite sur le partenariat public-privé. C&rsquo;est également le premier stade français à abandonner une potentielle dénomination au profit d&rsquo;une marque (le fameux <em>naming</em>). En effet, la ville du Mans, propriétaire du stade décide en 2008 de céder à la compagnie d&rsquo;assurance MMA le nom de l&rsquo;enceinte afin d&rsquo;amortir son coût de construction qui s&rsquo;élève à 104M€. Le stade d&rsquo;une capacité de 25000 places assises est le deuxième plus grand stade de la région après La Beaujoire à Nantes. Il est extensible à 40000 places en configuration concert. La première pierre est posée en août 2008 en périphérie sud de la ville. Ce projet majeur doit permettre au club de quitter son vétuste stade Leon-Bollée situé en plein centre ville et promis à la démolition. L&rsquo;étude est confiée au Cabinet Cardete-Huet et la réalisation à une filiale de Vinci Construction France. Les travaux débutent le 18 août 2008 et se terminent à la fin de l&rsquo;année 2010.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">Un club ambitieux</span><em><br />
</em></h3>
<p style="text-align: justify;">Tout a pourtant bien commencé pour le club sarthois, autrefois habitué de la deuxième division. C&rsquo;est après un double-ascenseur (deux montées en 2003 et 2005) que le club se stabilise en première division. Grâce à plusieurs saisons terminées en milieu de tableau, les dirigeants du Mans Union Club 72 semblent vouloir s&rsquo;inscrire durablement dans l&rsquo;élite. C&rsquo;est dans ce climat de confiance que naît la volonté de passer une vitesse supérieure et faire l&rsquo;acquisition d&rsquo;un stade flambant neuf, élément indispensable à une croissance ambitieuse. Le club change de visage à l&rsquo;orée de la saison 2010-2011. Les dirigeants décident de moderniser l&rsquo;appellation MUC 72 hérité du passé au profit d&rsquo;une nouvelle, plus conventionnelle: Le Mans FC. Avec quelques cadres ayant relevé le challenge d&rsquo;une remonté immédiate en L1, et un projet sur le long terme, l&rsquo;équipe se comporte plutôt bien. Elle prend la tête du classement dès la 12eme journée.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="/wp-content/uploads/2014/05/MMArena-inauguration.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-19452" src="/wp-content/uploads/2014/05/MMArena-inauguration.jpg" alt="MMArena inauguration" width="800" height="526" /></a></p>
<h3 style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">Ce stade, quel mauvais karma</span></h3>
<p style="text-align: justify;">C&rsquo;est solidement accroché au podium, que le club du Mans FC s&rsquo;apprête à recevoir l&rsquo;AC Ajaccio, dans sa MMArena pour le compte de la 21ème journée de Ligue 2. L&rsquo;inauguration a donc lieu le 9 janvier 2011 et pas moins de 25064 spectateurs se retrouvent pour cette fête, ce qui constitue à ce jour l&rsquo;affluence record. Trois buts de Baal, Poté et Helstad et un score de 3-0 plein de maîtrise pour les locaux, les espoirs sont tenaces. Le club fête alors ses 25 ans d&rsquo;existence et le futur proche semble prometteur. Comme un signe, l&rsquo;aménagement à la MMArena coïncide avec le début de la fin pour le club. En effet, l&rsquo;équipe tourne moins bien et les résultats se dégradent. L&rsquo;idée de remonter parmi l&rsquo;élite a fait son chemin. Les ennuis financiers commencent à éclater, contrairement au niveau des joueurs. C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;au début de la saison 2011/2012, le club voit sa masse salariale encadrée par la DNCG, gendarme financier du football français. Les meilleurs éléments quittent le navire qui est déjà lanterne rouge au bout de trois journées. L&rsquo;affluence au stade sur la saison est de 8190 spectateurs en moyenne (un faible remplissage comparé à la moyenne de 12683 spectateurs à Léon-Bollée durant la saison 2003/2004).</p>
<p style="text-align: justify;">Cependant, une deuxième partie de saison permet le maintien du club en Ligue 2. La DNCG décide pourtant, la rétrogradation administrative de club sarthois en National à l&rsquo;été 2012. La ville, propriétaire du stade et les actionnaires fournissent des garanties qui permettent au club de commencer la saison 2012/2013, et ce à deux jours seulement du début du championnat. Cette nouvelle saison sans résultat malgré les arrivées de Jérémie Janot et le prêt de Jean-Eudes Maurice, voit la MMArena se vider de ses spectateurs. Aux dettes grandissantes du club, s&rsquo;ajoute un manque de revenus issus de la billetterie. Le futur du stade et son exploitation inquiètent la ville du Mans ainsi que Le Mans Stadium (LMS) à qui la concession a été attribuée.</p>
<p style="text-align: justify;">Le 24 mai 2013 le club, alors en cessation de paiement, est relégué sportivement en National à l&rsquo;issue de la dernière journée. Henri Legarda ayant jeté l&rsquo;éponge, les nouveaux dirigeants tentent de multiples appels devant les différentes autorités compétentes pour éviter de voir le club manceau repartir de très bas. Mais rien n&rsquo;y fait, la faute à des dettes colossales (14,4M€ à comparer au 11M€ de budget prévisionnel), Le Mans FC est finalement rétrogradé administrativement en Division d&rsquo;Honneur et perd son statut professionnel. Le sort du club étant scellé à la rentrée 2013, il reste à envisager celui de la MMArena.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="/wp-content/uploads/2014/05/MMArena-2.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-19445" src="/wp-content/uploads/2014/05/MMArena-2.jpg" alt="MMArena 2" width="630" height="360" /></a></p>
<h3 style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">MMArena, mais pourquoi ?</span></h3>
<p style="text-align: justify;">La question de l&rsquo;utilisation du stade est le point qui devient le plus important. En effet, le concessionnaire LMS avait introduit lors de la signature, un mécanisme de compensation financière au cas où la MMArena n&rsquo;aurait aucun club résident pour l&rsquo;occuper et susceptible de payer le loyer. Ce qu&rsquo;il faut savoir c&rsquo;est que le stade a été construit et dimensionné pour un club professionnel qui devait jouer régulièrement en première division. Sans loyer, le stade ne peut pas fonctionner (financement, maintenance et entretien). L&rsquo;autre solution disponible pour la ville est la résiliation pure et simple du contrat de concession. Le problème majeur est que la municipalité serait dans l&rsquo;obligation de rembourser à la filiale de Vinci, la somme que celle-ci a mise dans la construction du stade. Solution qui mettrait en péril ses finances. Celle-ci a déjà participé à hauteur de 31M€ pour fournir au Mans FC une enceinte à la hauteur de ses ambitions. L&rsquo;enjeu est donc de réduire la facture en baissant les charges et en trouvant des nouveaux occupants.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">Un stade fourre-tout</span></h3>
<p style="text-align: justify;"><a href="/wp-content/uploads/2014/05/MMArena3.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-19446" src="/wp-content/uploads/2014/05/MMArena3.jpg" alt="MMArena3" width="650" height="432" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">La MMArena a été construite pour le club du Mans FC, mais a aussi été pensée pour une utilisation multi-sports et pour des concerts. Des événements majeurs ont eu lieu côté football, comme le match amical France-Estonie le 5 juin 2012. Le football féminin occupe épisodiquement l&rsquo;enceinte, comme pour un match des éliminatoires de la Coupe du Monde 2015 (France-Bulgarie le 28 novembre 2013) ou la finale de Coupe de France 2014. Le stade, à vocation régionale, accueille aussi des matchs de Coupe de France pour les petits clubs (Sablé-PSG en 2012 et La Suze-OL en 2014). Côté multi-sports, la MMArena a aussi accueilli un match de Top 14 de rugby (Stade Français-Agen le 24 Mars 2012) ainsi que la 7ème étape du Tour de France 2011 reliant Le Mans à Châteauroux.. Une rencontre internationale de football américain entre la France et la Team USA Eagles a eu lieu le 7 décembre 2013. En revanche, l&rsquo;enceinte n&rsquo;a pas encore accueilli de concert, la faute à la pluie qui fit annuler celui de Johnny Hallyday en 2012.</p>
<p style="text-align: justify;">Le club du Mans FC a voulu défendre son grand projet et a permis à la ville d&rsquo;avoir un complexe à la hauteur de l&rsquo;amour que la ville porte au sport. Mais cela s&rsquo;est fait en négligeant l&rsquo;aspect sportif, caractéristique première d&rsquo;un club de football. Une mauvaise gestion, accompagnée de résultats sportifs en déclin ont plongé le club dans les abîmes du football français. Le Mans FC laisse un stade ultra-moderne orphelin, et la ville dans le pétrin. Comme ses homologues havrais et grenoblois, le club sarthois a fait face à un paradoxe : construire un stade plus grand pour finalement le remplir encore moins.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>NICOLAS PREL</strong></p>
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		<title>FC Barcelone 1-1 Atletico Madrid : L&#8217;analyse tactique de la &#8216;finale&#8217; de la Liga</title>
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		<pubDate>Sun, 18 May 2014 17:33:38 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[3ème mi-temps]]></category>
		<category><![CDATA[analyse tactique]]></category>
		<category><![CDATA[Atletico Madrid]]></category>
		<category><![CDATA[Champion]]></category>
		<category><![CDATA[diego simeone]]></category>
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		<category><![CDATA[fcb]]></category>
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		<description><![CDATA[Après des mois de bagarre intensive, la Liga a enfin connu son épilogue. Le FC Barcelone, condamné à la victoire pour espérer voler le titre aux Colchoneros, a buté hier soir sur une excellente équipe de l’Atletico de Madrid qui a une nouvelle fois prouvé sa supériorité face aux Catalans,...<a style="margin-top:15px; float:right; font-style:15px;" href="/fc-barcelone-1-1-atletico-madrid-lanalyse-tactique-de-la-finale-de-la-liga/">> LIRE LA SUITE</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Après des mois de bagarre intensive, la Liga a enfin connu son épilogue. Le FC Barcelone, condamné à la victoire pour espérer voler le titre aux Colchoneros, a buté hier soir sur une excellente équipe de l’Atletico de Madrid qui a une nouvelle fois prouvé sa supériorité face aux Catalans, qui n’a jamais gagné en cinq rencontres face au nouveau champion espagnol. L’Atletico doit une nouvelle fois son salut au génie de Diego Simeone, pourtant pénalisé par les blessures précoces de Diego Costa puis d’Arda Turan. Les Madrilènes soulèvent leur premier titre de champion depuis 1996.</strong><span id="more-19457"></span></p>
<h3 style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;"> </span></h3>
<h3 style="text-align: justify;"><a href="/wp-content/uploads/2014/05/Compo-FCB.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-19458" src="/wp-content/uploads/2014/05/Compo-FCB.jpg" alt="Compo FCB" width="624" height="395" /></a><a href="/wp-content/uploads/2014/05/Compo-Atletico.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-19459" src="/wp-content/uploads/2014/05/Compo-Atletico.jpg" alt="Compo Atletico" width="622" height="394" /></a><span style="color: #6ab32c;"> L’Atletico bien en place</span></h3>
<p style="text-align: justify;">Pour la première fois en cinq confrontations, l’Atletico s’est présenté face à son adversaire direct sous pression. Le Barca s’est heurté d’entrée de jeu à un bloc madrilène très compact et bien en place. L’Atletico s’est ainsi trouvé dans une situation relativement différente de celles qu’elle a subies cette année. Mais ils ont réussi à faire face, conservant leurs deux lignes de quatre et empêchant toute chance offensive dans l’axe pour les Blaugrana. Le ballon récupéré logiquement, l’Atletico a cherché aussitôt la profondeur de David Villa et Diego Costa. Mais la blessure très tôt dans le match de ce dernier a privé ses coéquipiers de ses qualités de pivot et de la possibilité de disposer d’un point de fixation non négligeable, même si l’entrée de Raul Garcia à la place d’Arda Turan a aussi redonné aux Colchoneros une qualité aérienne.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="/wp-content/uploads/2014/05/FCBAM.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-19460" src="/wp-content/uploads/2014/05/FCBAM.png" alt="FCBAM" width="820" height="461" /></a></p>
<h3 style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">Les Madrilènes bouchent l’axe, Koke flamboyant</span></h3>
<p style="text-align: justify;">Chez l’adversaire, les choses furent tout de même compliquées. Le Barca a fait preuve d’une faiblesse offensive assez importante, symbolisée par le match de Lionel Messi, auteur de plusieurs erreurs et qui a énormément repiqué vers l’arrière ou à droite pour aider ses partenaires et délaissant l’axe de l’attaque. Le plan de jeu de Simeone était bien visible : les deux ailiers offensifs, Arda Turan (puis Raul Garcia) et Koke étaient chargés de bloquer les transmissions vers les latéraux adverses. Ainsi, Koke s’est régulièrement retrouvé face à Cesc Fabregas pour tenter d’annihiler ses décalages vers Daniel Alves. Cette consigne a complètement verrouillé l’axe du terrain et a poussé les Catalans à jouer sur les côtés, offrant à leur vis-à-vis sur les ailes. L’ancien arrière sévillan a, par conséquent, touché un grand nombre de ballons, et a tenté énormément de centres. Malheureusement, peu ont trouvé preneur et les centres ne sont pas la qualité première de l’équipe de Martino. Koke a par ailleurs effectué une rencontre de très grande qualité. Même s’il a parfois laissé Alves sur son côté, il a fini le match avec à son compteur 10 interceptions (personne n’a fait mieux dans ce match) et a tenté 16 tacles. Sa contribution défensive a été impressionnante et il a été l’homme clé de la transition madrilène, et on peut définir en lui le symbole du système de Diego Simeone.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="/wp-content/uploads/2014/05/Tacles-Koke.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-19461" src="/wp-content/uploads/2014/05/Tacles-Koke.jpg" alt="Tacles Koke" width="475" height="399" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="/wp-content/uploads/2014/05/Koke-FCBAM.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-19462" src="/wp-content/uploads/2014/05/Koke-FCBAM.jpg" alt="Koke FCBAM" width="635" height="498" /></a><a href="/wp-content/uploads/2014/05/Dani-Alves.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-19463" src="/wp-content/uploads/2014/05/Dani-Alves.jpg" alt="Dani Alves" width="473" height="414" /></a><a href="/wp-content/uploads/2014/05/Tactique-FCBAM.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-19464" src="/wp-content/uploads/2014/05/Tactique-FCBAM.jpg" alt="Tactique FCBAM" width="622" height="376" /></a></p>
<h3 style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;"> L’accélération des Colchoneros</span></h3>
<p style="text-align: justify;">Face aux assauts catalans (sans danger certes), l’Atletico a concédé le premier but sur une phase de jeu partie du côté droit, où Alves s’est trouvé seul, après un missile de Sanchez (33ème). La deuxième période a donc débuté sous de meilleures dispositions puisque les hommes de Diego Simeone, qui ont du rattraper un retard au score, a pu profiter de sa principale force. Ils ont donc mis en place un gros pressing d’entrée et ont réussi à étouffer les Barcelonais. Quelques secondes après le coup d’envoi de la seconde mi-temps, les Madrilènes ont déjà obtenu une occasion de but en trouvant le poteau par l’intermédiaire de David Villa avec au départ un énorme pressing sur les joueurs du Barça.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="/wp-content/uploads/2014/05/Tactique-Atletico.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-19465" src="/wp-content/uploads/2014/05/Tactique-Atletico.png" alt="Tactique Atletico" width="820" height="461" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Il n’a fallu que 4 minutes à l’Atletico pour trouver la faille. Diego Godin égalise logiquement sur coup de pied arrêté (corner à 49ème), là où la formation de Gerardo Martino a été très fébrile. Ses hommes sont dès lors repassés dans la même configuration qu’au début de match, avec le devoir de marquer un second but pour espérer remporter le titre. Mais la sortie de Busquets sur blessure a elle aussi encore plus renforcé les défauts déjà présents des Blaugrana, qui ont peiné pour se procurer des occasions, dans la mesure où jamais l’Atletico n’a vu son bloc défensif perturbé, et ce fut systématiquement le même problème rencontré dans l’axe et l’obligation de passer par les côtés. C’est ce qui justifie l’entrée de Neymar à la place de Pedro (62ème). L’attaquant brésilien a vainement essayé de jouer plus vers l’intérieur pour épauler Messi. L’entrée de Jordi Alba a également donné l’espoir à Gerardo Martino que l’ancien Valencian pouvait jouer plus haut qu’Adriano. Mais toutes ces tentatives sont restées sont succès.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="/wp-content/uploads/2014/05/Possession-FCB.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-19466" src="/wp-content/uploads/2014/05/Possession-FCB.jpg" alt="Possession FCB" width="474" height="400" /></a></p>
<h3 style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">Conclusion</span></h3>
<p style="text-align: justify;">Après 18 ans de disette, l’Atletico de Madrid a enfin retrouvé la joie d’un titre de champion d’Espagne. Même en jouant la quasi-totalité de la rencontre sans leurs principales armes Diego Costa et Arda Turan, Diego Simeone a toutefois trouvé la ressource nécessaire pour ne jamais permettre à un FC Barcelone assez faible hier soir de contrarier ses plans de départ. A l’image d’un Messi éteint hier soir, les Catalans ont buté sur une équipe dont la force défensive et tactique leur aura permis de réaliser une saison fantastique, alors que la finale de Ligue des Champions face au Real Madrid se profile la semaine prochaine à Lisbonne. Simeone a remporté hier la bataille tactique face à son homologue Martino, et le départ de ce dernier (certainement pour l’arrivée de Luis Enrique) montre que le Barça, bien que sa saison ne soit pas mauvaise, doit peut-être se renouveler tactiquement.</p>
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		<title>Tumblr &#8211; Tacle à la ge-gor : Quand le rap français rencontre le foot</title>
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		<pubDate>Fri, 09 May 2014 17:45:41 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[3ème mi-temps]]></category>
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		<category><![CDATA[rap français]]></category>
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		<description><![CDATA[Stomy Bugsy en footballeur dans 3 Zéros, Rohff qui joue au ping-pong chez Mario Balotelli, Antoine Griezmann qui s&#8217;affiche en Unkut &#8211; la marque de Booba-, Jérémy Ménèz qui apparaît dans un obscure clip de Zesau, Sinik intervenant dans Tribune PSG sur France Bleu, Sefyu au centre de formation d&#8217;Arsenal,...<a style="margin-top:15px; float:right; font-style:15px;" href="/football-rencontre-rap-francais/">> LIRE LA SUITE</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="/wp-content/uploads/2014/05/iconsport_win_300313_06_08.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-19432" src="/wp-content/uploads/2014/05/iconsport_win_300313_06_08-1024x639.jpg" alt="Joie Toifilou MAOULIDA" width="693" height="432" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Stomy Bugsy en footballeur dans <em>3 Zéros</em>, Rohff qui joue au ping-pong chez Mario Balotelli, Antoine Griezmann qui s&rsquo;affiche en Unkut &#8211; la marque de Booba-, Jérémy Ménèz qui apparaît dans un obscure clip de Zesau, Sinik intervenant dans <em>Tribune PSG</em> sur <em>France Bleu</em>, Sefyu au centre de formation d&rsquo;Arsenal, Kool Shen dans les gradins du Parc des Princes et bien d&rsquo;autres exemples encore. Les liens entre le football et le rap français sont encore plus forts que ceux entre le patinage artistique et la musique classique.</p>
<p style="text-align: justify;">La question est pourquoi? <em>&laquo;&nbsp;L&rsquo;argent attire l&rsquo;argent. Le mec friqué, qui a une grosse voiture, il ne va pas traîner toute sa vie avec des RMistes. Cette bourgeoisie mi-ghetto, mi-gel et crête à la con sur la tête, c&rsquo;est finalement assez récent. Une nouvelle bourgeoisie se crée, mais bon, j&rsquo;suis pas experte sur le sujet, je n&rsquo;ai pas plus d&rsquo;amis dans le foot que dans le rap&nbsp;&raquo;</em> expliquait la rappeuse Casey dans le <em>So Foot</em> de mars 2010. Mais la raison la plus logique semble être le lieu où ils ont grandi. Ce sont dans les banlieues que les rappeurs et les footballeurs se sont côtoyés. Certains rappeurs d&rsquo;aujourd&rsquo;hui étaient les footballeurs d&rsquo;autrefois. Certains footballeurs d&rsquo;aujourd&rsquo;hui étaient les rappeurs d&rsquo;autrefois. La frontière entre les deux est très mince. Sefyu et Alou Diarra peuvent en témoigner, eux qui ont grandi ensemble à Aulnay sous Bois. Sefyu, avant de rapper a surtout failli devenir footballeur professionnel. Mais pourquoi ces deux voies? Son pote Alou Diarra répondait dans un <em>So Foot</em> <em>&laquo;&nbsp;Ce sont les secteurs où il y a le moins de discrimination.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: justify;">Pour se rappeler leurs souvenirs ou leurs volontés d&rsquo;adolescents, les rappeurs se rattrapent donc dans leurs textes. C&rsquo;est dans ce contexte que <span style="color: #6ab32c;"><em>La Madjer</em></span> a décidé de réunir quelques punchlines de MC&rsquo;s français se rapportant au football dans un Tumblr : Tacle à la ge-gor, l&rsquo;endroit où le rap rencontre le foot. Pour tout voir, <a href="http://taclealagegor.tumblr.com/">clique ici </a>salope.</p>
<address class="mceTemp mceIEcenter" style="text-align: justify;">
<dl id="attachment_19278" class="wp-caption aligncenter" style="width: 410px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="/wp-content/uploads/2014/04/Javier-Pastore.jpg"><img class="size-full wp-image-19278" src="/wp-content/uploads/2014/04/Javier-Pastore.jpg" alt="Booba - Numéro 10" width="400" height="243" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd">Booba &#8211; Numéro 10</dd>
</dl>
</address>
<address class="mceTemp mceIEcenter" style="text-align: justify;">
<dl id="attachment_19279" class="wp-caption aligncenter" style="width: 408px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="/wp-content/uploads/2014/04/Taye-Taiwo.jpg"><img class="size-full wp-image-19279" src="/wp-content/uploads/2014/04/Taye-Taiwo.jpg" alt="Taye Taiwo" width="398" height="254" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd">Dinos Punchlinovic &#8211; Namasté</dd>
</dl>
</address>
<address class="mceTemp mceIEcenter" style="text-align: justify;">
<dl id="attachment_19280" class="wp-caption aligncenter" style="width: 410px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="/wp-content/uploads/2014/04/MC-Circulaire-2.jpg"><img class="size-full wp-image-19280" src="/wp-content/uploads/2014/04/MC-Circulaire-2.jpg" alt="Mc Circulaire - Match de derby" width="400" height="300" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd">Mc Circulaire &#8211; Match de derby</dd>
</dl>
</address>
<address class="mceTemp mceIEcenter" style="text-align: justify;">
<dl id="attachment_19281" class="wp-caption aligncenter" style="width: 409px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="/wp-content/uploads/2014/04/Terry.jpg"><img class="size-full wp-image-19281" src="/wp-content/uploads/2014/04/Terry.jpg" alt="Youssoupha - Gestlude part. 2" width="399" height="255" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd">Youssoupha &#8211; Gestlude part. 2</dd>
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<dl id="attachment_19282" class="wp-caption aligncenter" style="width: 409px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="/wp-content/uploads/2014/04/papa-bouba-diop.jpg"><img class="size-full wp-image-19282" src="/wp-content/uploads/2014/04/papa-bouba-diop.jpg" alt="Disiz - Odyssée" width="399" height="241" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd">Disiz &#8211; Odyssée</dd>
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