Cinq journées où je me suis ennuyé à mourir devant ma télé et les clubs français. Et ce soir j’étais crevé. Evidemment, c’est ce même soir où il y a des buts et de l’enjeu.
Les buts
Kuba 23′
Hummels (sp) 32′
Rémy 49′
Ayew à crête 85′
Valbuena 87′
Les miraculés
S. Malbranque : pas à son poste. Pas serein. Pas dans le bon club. (3)
D .Traoré : un totem. Pas pratique, simple, immobile, en bois et souvent moche. Mais toujours dans les coups historiques. (3)
N. Nkoulou et S. Diawara : les deux font la paire. Ont pris tout de même l’eau sur chacune des périodes chaudes de Dortmund, manquent de réactivité sur la passe décisive de M’bia pour Kuba. (4)
C. Azpilicueta : sur l’aile la plus active. Même s’il n’a pas pu jouer très haut, la faute à un pressing offensif omniprésent, il permettait de dégager et donc d’alléger sa défense. Et Gotze ne lui a pas fait peur. (6)
S. Mbia : soirée boucherie. S’explose l’arcade sur le caillou d’Alou, offre le premier but sur un coup de tête en retrait non identifié, moule ses cramons sur le visage de Kehl, servant sur un plateau d’argent le penalty du 2-0. Est reparti avec un oeuf poché et un collier de dents allemandes. (3). Remplacé par B. Cheyrou, petite bulle d’oxygène dans l’axe. (5)
A. Diarra : cinquième défenseur. Des fautes. Des passes foirées. Mais une présence physique non négligeable. Another brick in the wall (4)
L. Gonzalez : (0). Jordan Ayew rentre sur la pelouse pour la dernière demi-heure, il y avait une place vacante. A regardé Valbuena partir tout seul sur son but, sans lui. (non noté)
A. Ayew : inusable ce soir. Défendait plus bas que Traoré. Défendait mieux que Traoré. Coup de tête égalisateur sur corner. A méchamment percuté la défense jaune quand elle était au plus mal. (7)
M. Amalfitano : homme du match. Depuis le « classique » il atteint une nouvelle dimension. Très peu en vue en première période, il a tout juste le temps de fouetter un centre parfait sur la tête de Rémy. Puis le corner parfait sur la tête d’André. Danger, ce mec est un bombardier. (8)
L. Rémy : courageux tant il n’a jamais baissé les bras, malgré un nombre infime de ballons joués. Sans son état d’esprit et ceux de ses ailiers, Marseille n’aurait jamais pu revenir. (7). Remplacé par l’homme providentiel, qui fut ridicule sur une frappe de 30 mètres quelques minutes avant de basculer du côté clair de la Force.
Il y avait aussi
– La tristesse grecque, prise à dépourvue après le hold-up phocéen. Pourtant l’Olympiakos réalisait son casse.
– Porto, la bonne blague.
– La classe Klopp, magnifique beau perdant, distribuant poignées de mains à toute l’équipe marseillaise.
– Didier Drogba a rajeuni de 4 ans.
– Le Barça est prêt à régner pour plusieurs générations. Dynastie.







