Ce mercredi, deux ennemis jurés vont s’affronter non plus sur un un champ de bataille, mais sur un terrain de football. Après Guy Truite qui décrypte le foot en faisant le parallèle de ces deux ennemis, voici le fil du match inventé par mes soins et agrémenté d’éléments historiques concernant les deux pays, là encore revu par mes soins.

Une heure avant le coup d’envoi le Prince de Monaco, Albert de son petit nom, est assassiné à coup de revolver par un nationaliste monégasque dénonçant le rachat Russe en descendant de sa calèche tractée par sa nageuse de femme Charlène. Monaco jouant en L1 et la Russie étant l’alliée de la France, celle-ci n’a d’autres choix que de provoquer les Allemands en duel. L’armistice est loin d’être signée, Blanc demande à changer de nom.

Une première période digne de la « Der des Ders »

Au coup de sifflet, la boucherie commence. On sort des tranchées, Henry n’est plus là pour montrer l’exemple avec sa baïonnette et Lloris est capitaine. Il ne manquerait plus qu’on parte à l’assaut en rouge éclatant. Ah pardon, on l’a fait. Le capitaine entame sa causerie : « bon les copains, parole de poilus et de couillus, cette fois c’est la bonne ! On sort du tunnel et on fonce dans le no man’s land, c’est-à-dire la surface adverse. Comme d’hab’ p’tit Louis tu tomberas parmi les premiers face aux rafales de Maxim mais la deuxième Lahm sera là. » Notons qu’au mot « poilus », Evra beugle au racisme. Et les tirailleurs spahis et turcos ?! M’Vila renchérit en rappelant qu’il a laissé ses enfants à la maison et qu’il comptait bien en faire d’autres. Sa femme appréciera et déposera un cierge, mais pas pour ce que l’on croit. Abidal lui, n’a pas compris : « Quoi ?! Les Turcos ? Mais Özil et Khedira ne jouent pas pour l’Allemagne ? ». Notre Kaiser à nous, Ribéry, rigole tellement qu’on se demande si les Allemands n’ont pas balancé un gaz hilarant. Enfin, pendant que certains poilus sont scandaleusement exécutés pour un pantalon, décision est prise de passer par les armes J.Ménez car sa crête dépasse de la tranchée. En temps de guerre, le ridicule tue. Emilie se demande si la chirurgie esthétique ne peut pas ramener à la vie son castor de mari : « j’ai bien réussi à raboter mon nez. » Sur ces entrefaites, le match commence. Les Allemands se la jouent Blitzkrieg et Lloris joue les Pétain de service (j’ai bien dit Pétain). Nous sommes aux portes de Paris, Klose a même le temps d’aller visiter certaines maisons douteuses, les maisons Klose. Cette première période s’avère franchement Trasch et Méxès, en signe de protestation met un soufflet dans le Lars de Bender. Diantre, quelle indignation. L’Allemagne mène deux à zéro et contrôle le ballon dès notre moitié de terrain. Elle peut se permettre d’importer du Cacau.

Faut pas pousser mémé dans les orties, la France n’a qu’un honneur !

L’Allemand étant perfectionniste, celui-ci décide de changer de régime : 2-0 ne suffisant pas, le Kaiser J.Low décide de passer en 3-4-2-1 façon Napolitain. Ce ne sera pas du gâteau pour nos Bleus. Un nouveau Reich s’ouvre pour les Allemands mais à cœur vaillant rien d’impossible excepté pour M.Martin qui préfère collaborer au Reich allemand : « les homosexuels c’est tous des pédés ». En plus, les taxis de la Marne étaient des Renault alors tant que c’est pas Peugeot, il ne risque pas de montrer les crocs le lionceau. Il est remplacé par Nasri qui lui, avait bien pris sa place dans les taxis. Même un peu trop apparemment. La France va mieux. Réveillère réussit à centrer. La Grosse Bertha française en quelque sorte. Non je ne parle pas de ta femme cher lecteur. L’Allemagne subit, Giroud marque un but d’une magnifique reprise de volée, Loulou en vomit sa choucroute. Kroos demande une aide financière pour son pays, les bourses ne suffisent plus. Certains problèmes sont intemporels. Nous voici donc à 2-1. En bon français qui se respecte, nous nous relâchons. Les traîtres à la Patrie pointent le bout de leur museau. Musarhaine. TF1 crée un nouveau jeu pour égayer le match : envoie   le nom de ton voisin par sms au 31517. S’il est juif, tu remportes une radio TSF. Oui, l’écran plasma ou la Toyota nippone n’existaient pas. En réponse à ce jeu scandaleux, il fallait une riposte graduée. Décision est prise sur le champ, ou sur le pré, de créer des camps de concentration pour journalistes autistes : CJP et X.Gravelaine lèvent le doigt. CJP pourra à loisir se concentrer pour prononcer « Amalfitano ». Le match s’enlise, la nourriture se fait rare, les tickets de rationnement font leur apparition. Mais nous, pour un but que ferait-on ? Enfin, telle l’arrivée providentielle des États-Unis, Benzema rentre. Blanc est intransigeant, « la Garde meurt mais ne se rend pas », une déchirure musculaire c’est rien du tout. Le Madrilène égalise en fin de rencontre. Blanc peut se targuer d’avoir neutraliser sa target présumée bien supérieure techniquement. Avec tout cela, j’oubliais presque que ce n’est qu’un match amical.

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