On se demandait tous à quoi cet OM-PSG allait ressembler, les deux équipes s’étant faites éliminer cette semaine en coupe d’Europe. Avant le match, l’optimisme n’était pas vraiment au rendez-vous, mais ce soir nous n’avons pas été déçu du spectacle offert ! Entre des marseillais plus inspirés offensivement qu’à leur habitude, et des parisiens profitant de la moindre incartade du quatuor défensif olympien, ce match était en quelque sorte l’exception qui confirme la règle d’une Ligue 1 peu spectaculaire… Des joueurs ne calculant pas leurs efforts, partant à grandes enjambées d’un bout à l’autre du terrain, voilà comment l’on pourrait brièvement décrire ce Clasico. Et à ce jeu là, c’est finalement l’Olympique de Marseille qui parviendra à triompher.

Une première mi-temps rythmée

Coupet dans les cages à la place d’un Edel loin d’être convaincant, les parisiens se déplaçaient au Vélodrome dans l’espoir de recoller au groupe des poursuivants composé de Lyon, Rennes et Marseille, adversaires du soir. Les marseillais, eux, abordaient ce match avec un seul but en tête, la victoire. Une victoire qui leur permettrait de revenir à quatre points du LOSC. Coup d’envoi. Première chose que l’on remarque, Lucho González est sur le banc. Toujours sous le choc après s’être fait cambrioler, Didier Deschamps a préféré laisser l’Argentin sur la touche, pas à même mentalement de débuter cette rencontre. Les Olympiens ne semblent cependant pas atteints par ce fait divers, puisque dès le coup d’envoi ils mettent la pression sur les buts de l’ex-gardien de l’Equipe de France. Le premier quart d’heure est totalement sous le contrôle des Phocéens, menés par un Rémy et un Valbuena plus entreprenants que jamais. Ce dernier sera même à l’origine de l’ouverture du score, puisque suite à une de ses énièmes offensives, Valbuena subit un tacle irrégulier de la part de Jallet, à quelques mètres de la surface. C’est donc sur un coup franc de l’ex-parisien, Gabriel Heinze, que l’OM prend les devants. Égratigné, mais pas à terre, le PSG ne se laisse pas abattre et repart immédiatement à l’assaut des cages de Steve Mandanda. A gauche, à droite, dans l’axe, les hommes de Kombouaré étaient bien disposés à égaliser rapidement. Emmenés par Nénê et Giuly, les offensives parisiennes manquaient malgré tout de précision dans le dernier geste. Mais ils trouveront rapidement la bonne formule puisque seulement dix petites minutes après l’ouverture du score, Chantôme trouve la faille, après une magnifique partie de billard dans la surface marseillaise. Le but est clairement pour l’arrière-garde phocéenne, qui n’a pas su dégager le ballon comme il se doit… un véritable bordel, on aurait cru Arles-Avignon le temps de quelques secondes. Ça fait donc un partout, balle au centre. Et là, rebelote, mais à l’envers. Comme leurs adversaires, les coéquipiers de Cheyrou, très présent au milieu ce soir, repartiront à l’attaque dès l’engagement. On prend les mêmes et on recommence, Valbuena, Rémy, Ayew, Gignac… les passes s’enchainent avant que l’ex-toulousain trouve la tête d’André Ayew sur un magnifique centre venu de la droite. A dix minutes de la pause, le PSG appuie une nouvelle fois sur l’accélérateur. Diawara, pas très rassurant ce soir, a failli être le responsable d’un nouveau retour à la marque des joueurs de la capitale. En effet, le Sénégalais relança dans les pieds de Nénê, qui ne parvint à cadrer sa balle piquée, pourtant seul face à Mandanda. Les supporters ont de quoi se mordre les doigts, pas sûr que le Brésilien soit bien accueilli demain matin au Camp des Loges et que son entente avec Hoarau s’améliore, lui qui était seul au point de penalty. Cet OM-PSG qu’on pouvait s’imaginer être un match fermé, en surprend plus d’un. Après quarante-cinq minutes de jeu, ça fait déjà 2-1, de bon augure pour la suite… à priori.

Après le beau temps, vient l’orage

Ouais enfin c’était juste d’épais nuages… Après la reprise on a eu le droit à un gros quart d’heure sans réelles actions. Comme si à la mi-temps les deux équipes s’étaient envoyés une bonne grosse choucroute et qu’ils étaient déjà en phase de digestion. L’activité était essentiellement cantonnée au centre de la pelouse et on regrettait déjà la première mi-temps. C’est à la 63e minute que Valbuena cède sa place à Lucho. El Commandante ne parviendra pas à se mettre en évidence… apparemment, le fantôme d’Old Trafford l’hante toujours. Cette seconde période sera finalement peu alléchante, les actions dangereuses se comptant sur les doigts d’une main de Mickey. Les parisiens auraient pu revenir grâce à une excellente accélération de Chantôme sur le flanc droit, mais Hoarau ne fit pas le nécessaire pour tromper la vigilance de Mandanda. Cela dit, l’OM donnait l’impression de bien dominer son sujet, et de tenir le PSG à distance.

Kombouaré avait tenté un pari en préférant titulariser Grégory Coupet à la place d’Apoula Edel, une chose est sûre, le gardien arméno-camerounais (c’est comme ça qu’on dit ?) n’aurait pas pu faire pire, tant la passivité du gardien français sautait aux yeux sur les buts marseillais. En ce qui concerne Deschamps, le slogan « on ne change pas une équipe qui gagne » semble lui aller à merveille. Avec ce résultat, l’OM se replace clairement dans la course au titre. De son coté, le PSG ne semble pas avoir les armes nécessaire pour viser plus haut que la cinquième place.

A découvrir demain : Le conseil de classe de classe de cet OM-PSG, par Zidano, le beau au clavier dormant.

Les buts


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