Top 5 du meilleur et du pire en Ligue des Champions, en espérant que l’OM s’inspire de Monaco.
Number one
20 avril et 5 mai 2004, demi-finales : Monaco 3-1 Chelsea, Chelsea 2-2 Monaco.
2003-2004, saison de l’incroyable épopée monégasque. Après avoir humilié le Deportivo la Corogne, après avoir éliminé le Lokomotiv Moscou et le Real Madrid, Monaco se retrouve face à l’équipe montante en Europe. Chelsea, fraîchement acheté par Roman Abramovich, vise déjà la Ligue des Champions. Au stade Louis II, qui n’a jamais connu pareille affluence (quasiment 20 000 spectateurs !), les joueurs de Didier Deschamps ouvrent le score par Dado Prso sur un centre de Jerôme Rothen. L’immortel Hernan Crespo égalisera avant que Zikos se fasse exclure pour une très légère tape sur le crâne d’un Claude Makélelé qui a dû donner des leçons de simulations à Néné. Mais Monaco s’en fout, Monaco continue d’attaquer et le divin Fernando Morientes fusille le gardien londonien. Shabani Nonda marquera le troisième but de l’ASM, servi par…Rothen.
Au retour, ce qu’on craignait arrive : Monaco encaisse deux buts et se retrouve provisoirement éliminé. Gronkjaer à la 23ème d’un centre tir imparable et Lampard à la 44ème, qui nous offrira encore une « Larqué » (répétition des mêmes termes indéfiniment : « il a fait le décalage, ce ballon a fait le décalage, il a fait le décalage ») ont calmé les espoirs monégasques. Mais Ibarra, dans le temps additionnel, marque de la main. La muraille française tient et Morientes offre la finale à Monaco à l’heure de jeu en marquant, obligeant Chelsea à gagner 5-2. Giuly, Morientes, Evra, Rothen, Squillaci, Ibarra. Une compo qui avait de la gueule, sur le papier et sur le terrain. Malheureusement, Deschamps sera la première victime de l’assassin Mourinho en finale, une sale défaite 3-0 face à Porto.
Triste fin de saison pour Monaco, leader tranquille du championnat plusieurs mois et perdant au bout, dépassé par un Lyon en mode rouleau compresseur.
La compo monégasque de l’époque : Roma, Givet, Rodriguez, Squillaci, Evra, Ibarra, Bernardi, Cissé, Rothen, Giuly, Morientes.
Number two
16 septembre 2008, phase de poules : Chelsea 4-0 Bordeaux.
Vous vous rappelez tous de la phrase de Patrice Evra après l’humiliation infligée par Manchester United aux Gunners « on avait l’impression d’être 11 adultes contre 11 enfants ». Si lire encore des déclarations de Patrice Evra vous arrache la gueule aussi, soyez rassurés, je ne parlerai pas plus de lui. Mais multipliez cette phrase par Liverpool 4-0 Toulouse et vous obtenez le Chelsea – Bordeaux dont je veux parler. Pour son premier match en Ligue des Champions en tant qu’entraîneur, Laurent Blanc s’est fait violemment dépuceler. Pas de préliminaires, Lampard ouvre le score à la 14ème minute, Ashley Cole double la marque à la 30ème. Pris de pitié devant le corps souillé des Girondins, les Blues leur laissent le temps de se reposer avant de terminer le match comme ils l’avaient commencé, un but de Malouda à la 82ème puis un d’Anelka dans le temps additionnel. Diego Placente, Franck Jurietti et Ulrich Ramé ne s’en sont pas remis. Si vous les revoyez sur un terrain de foot, contactez-nous au 0 800 550 550 « Joueurs de Football Portés Disparus ». Retrouvez-nous également sur notre site internet : http://www.mattmoussilou.org
La compo bordelaise de l’époque : Ramé, Jurietti, Diawara, Planus, Placente, Diarra, Fernando, Wendel, Gourcuff, Gouffran, Chamakh.
Number three
22 octobre 2002, phase de poules : Arsenal 1–2 AJ Auxerre.
Les frenchies de Wenger reçoivent la bande de Guy Roux. Grands favoris, les Gunners sont surpris par un Olivier Kapo encore footballeur à l’époque (il s’est reconverti dans le cirque maintenant) qui mystifie la défense et trompe Poseïdon, euh pardon Seaman, d’une frappe puissante dans le petit filet. Non, je n’invente rien. Le 0-2 viendra d’une montée incroyable de Jean-Alain Boumsong (mais non je ne mens pas !) qui se conclura par un petit lob de Khalilou Fadiga, dont l’anomalie cardiaque n’avait pas été encore décelée. Arsenal reviendra au score par Nwanko Kanu, mais ne parviendra pas à égaliser. Exploit d’Auxerre, exploit vain puisque les bourguignons finiront troisième du groupe derrière Arsenal et le Borussia Dortmund.
La compo auxerroise de l’époque : Cool, Radet, Boumsong, Mexès, Jaurès, Lachuer, Tainio, Faye, Fadiga, Kapo, Benjani.
Number four
3 octobre 2007, phase de poules : Liverpool 0-1 Marseille
Enfin de retour en Ligue des Champions, Marseille connait un début de saison difficile. Albert Emon, héros de l’année précédente, est viré pour mauvais résultats et le Belge Eric Gerets arrive. Pour son premier match à la tête de l’OM en Ligue des Champions, l’ancien du PSV se déplace chez le finaliste de l’édition précédente, Liverpool. Grandissimes favoris, les Reds se font surprendre par le plus petit joueur sur la pelouse : Mathieu Valbuena, donne la victoire à son équipe grâce à une frappe enroulée en pleine lucarne. Donnant évidemment le sujet principal du Téléfoot suivant : comment un nain a-t-il pu donner la victoire à Marseille, et ainsi faire partie de la première équipe française à gagner à Anfield ? Rencontre dans l’intimité de Mathieu Valbuena et de sa famille, qui l’a toujours poussé à continuer le football etc…Certains disent que Valbuena aurait dîné avec Contador ce soir-là, d’autres qu’il avait volé les hormones de croissance de Lionel Messi.
La compo marseillaise de l’époque : Mandanda, Taiwo, Rodriguez, Givet, Bonnart, Cheyrou, Cana, Zenden, Ziani, Valbuena, Niang. Et les remplaçants, parce que c’est vraiment marrant : Hamel, Zubar, Oruma, Arrache, Cissé, M’bami, Moussilou.
Number five
28 août 2007, troisième tour préliminaire : Liverpool 4-0 Toulouse.
Le Téfécé sort d’une saison grandiose, troisième de Ligue 1 derrière Lyon et Marseille. Et Toulouse affiche ses ambitions, le club ne veut pas simplement participer, mais ambitionne de jouer les poules, malgré l’ogre Liverpool en face, simplement finaliste il y a trois mois. Après une courte défaite 1-0 au Stadium, les Toulousains croient toujours à l’exploit. Jusqu’à la 19ème, lorsque Crouch marque. En début de seconde période, Hyypia porte le score à 2-0, puis Kuyt marque un doublé en fin de match : 4-0. Zéro but marqué, cinq encaissés, contre un Liverpool sans Gerrard, sans Torres, sans Carragher au match retour. Ce constat inspira Elie Baup : « Il y a une différence entre le championnat anglais et le championnat français ». Une différence de -5 oui.
La compo toulousaine de l’époque : Douchez, Mathieu, Ilunga, Cetto, Cesar, Sissoko, Sirieix, Dieuze (aussi appelé relégation-man), Elmander, Mansaré, Gignac.
Sur le banc des remplaçants : Lyon 2-2 Manchester United (2004-2005), Marseille 0-4 Liverpool (2007-2008), Paris 0-3 Chelsea (2004-2005).






