Le PSG reçoit un club espagnol surendetté, oui c’est un pléonasme, le FC Valence. Choc de culture, en fait, le salaire du beau-gosse anglais méché, et non éméché, est reversé à l’équipe de Jérémy Mathieu. A l’aller, les parisiens s’étaient imposés deux à un. Ce qui va dans le sens d’une équipe « vouée pour l’Europe » selon Leonardo. Dès lors, le PSG ne devrait pas trop forcer son talent pour se qualifier. La seule vraie information du match est l’absence de Gameiro : Lucas lui est préféré. Le PSG ose vraiment tout, même allier un brésilien et un argentin. Cette équipe bricolée en ferait mourir de jalousie Baup le bricoleur (merci Flo).

Paella

La première période fut compliquée, le PSG n’est jamais vraiment mis en difficulté, à part les cinq dernières minutes, mais les parisiens ne savent pas s’ils doivent lâcher les ferraris et se ruer sur le but espagnol. Côté bronzés mais pas trop par rapport aux qataris, il va vraiment falloir se sortir les doigts s’ils veulent se qualifier.

Et ce qui devait arriver arriva. A force de ne pas savoir quoi faire entre gérer le match et achever les espagouins, le PSG encaisse un but sur une frappe de Jonas. Un second match débute, le vrai, plus intense. Les duels sont plus musclés, et les parisiens finissent par marquer grâce à Lavezzi après un gros travail de Gameiro. La mission semble accomplie pour les parisiens. Le FC Valence ne semble pas en mesure de relever la tête, l’échec sportif va donc s’accumuler au marasme économique. Le PSG se qualifie en quarts de finale de Ligue des Champions dix-huit ans après le dernier fait d’arme. Le match était crispant, les parisiens n’ont pas rassuré mais ont franchi cette marche à défaut d’atteindre l’Everest et le mont de l’Olivier. Les espagnols sont crucifiés sur l’autel du football moderne. Ils pourront aller voir certaines vierges parisiennes pour se consoler.

Les buts

Jonas 55′
Lavezzi 66′

Les faux qataris

S.Sirigu : peu inquiété en première période, vigilant sur une frappe de Jonas en fin de cette dernière. Finalement, il en prendra un de ce coquin.7.

Maxwell : pas mauvais ni bon. Comme la nana que tu as ramené samedi soir. 5.

Alex Costa : l’homonyme d’A Tino Costa a servi sa tambouille habituelle : du physique, une tête mais pas de vitesse. 6.

Thiago Silva : son retour de blessure est appréciable, il a apporté la sérénité qu’on lui demande. Un peu juste physiquement après ses deux mois d’absence. 6.

C. Jallet : remplacé par G. Van der Wiel à la 27′ sur blessure, le français est donc non-noté. Le hollandais a rendu une bonne copie, dans la lignée de son match face à l’OM. 7.

B. Matuidi: le meilleur parisien ce soir m’as-tu dit ? A l’aise dans la défense argileuse espagnole, il s’est offert des montées offensives que Pastore devrait prendre en exemple. 8.

Thiago Motta : l’autre Thiago de retour a aussi été précieux. Véritable chien de garde de la motte parisienne, il laisse Jonas armer sa frappe. Faute sanctionnée puisqu’il est remplacé dans la foulée, c’est-à-dire à la 57ème, par K. Gameiro. 7. Son entrée fut décisive puisqu’il accomplit un travail remarquable avant de s’effacer pour laisser le ballon à Lavezzi. C’est un remplaçant de luxe qui a, pour la petite histoire, inscrit cinq buts en liguain. Un bel exploit par rapport à son temps de jeu famélique. Non-noté.

C. Chantôme : quel Ôme. Il a fait ce qu’il a pu sur un couloir qui est en train de devenir une habitude pour lui.  5.

J. Pastore : un javier dans la mare de talents parisienne, il a au moins eu le mérite de bien tirer les coups de pied arrêtés. 3.

Lucas : a beaucoup dribblé, montré ses qualités mais il a semblé un peu en-dessous. 6. Remplacé par M. Sakho à la 82ème. Non-noté.

E. Lavezzi : tue les espagnols grâce à son but, il n’a pas été étincelant mais présent au bon moment. C’est son sixième but en Ligue des Champions. 6.

Les faux valenciennois

V. Guaita Panadero : abandonné par sa défense sur le but de Lavezzi, il avait jusque là été correct. 6.

A. Cissokho : recruter pas cher, recruter liguain. 3.

J. Mathieu : présenté souvent comme un oublié de l’Equipe de France, il a été en-dessous ce soir. Il a notamment souffert de la comparaison dans le domaine aérien avec Alex. Il reste un atout non négligeable pour Valence, surtout qu’il n’a pas joué à son poste. 6.

V. Ruiz : Victor Ruiz, ses parents étaient de Victor Hugo et Ruy Blas. Presque véridique. Bon match de sa part, il forme avec le français  une bonne paire de centraux en l’absence de Rami. Absent, comme Mathieu ou Jéremy on sait jamais finalement, sur le but de Lavezzi. 6.

A. Barragan : il s’est mis au-niveau de son compère de couloir. 3.

D. Parejo : paréo a fait son match comme les autres milieux espagnols. Il lui a manqué peut-être un esprit un peu plus conquérant. Il a tendance à faire des passes juste pour en faire. 5.

D. Albelda  : le métronome de cette équipe. Sur quarante deux ballons, il n’en a perdu que sept. 6. Remplacé par E. Banega à la 46ème. Non-noté.

S. Feghouli : figolu, il faut pas s’attarder sur l’apparence physique du joueur, il est actif à l’intérieur. Sur vingt passes, dix-huit de réussies. 6. Remplacé par S. Piatti à la 63ème. Non-noté.

Jonas : plutôt moyen jusqu’à son but, tu es un vrai lecteur de La Madjer si tu as d’abord pensé au Prophète biblique qu’aux Jonas Brothers. D’ailleurs ils sont morts ces connards ? 6. Remplacé par N. Valdez à la 75ème. Non-noté.

A. Costa : Montpellier s’en mord toujours les doigts de l’avoir laissé partir. Ce joueur transpire le foot comme Mathoux transpire l’hypocrisie.  7.

R. Soldado: vingt-neuf ballons, vingt-six perdus. Cette statistique résume le match de l’ancien madrilène, trop esseulé en pointe. 4.

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