Lynchés, mis de coté, discriminés, les roux font souvent figure – pleine de taches de rousseurs – d’épouvantails dans un monde où l’apparence est au paroxysme de la réussite sociale. Outre leur odeur perfide, ces êtres venus tout droit de Roumanie, on en plus eu la bonne idée de ramener Larusso avec eux, alias la cinquième rousse du carrosse. Le quota de blagues dé-roux-tantes atteint, on peut passer à la suite… ça roux-le ?

Beaucoup pensent que les roux sont des êtres inférieurs, mais beaucoup oublient qu’ils possèdent dans leurs rangs un mec capable de compter deux fois jusqu’à l’infini et de mouiller l’eau tout en faisant pleurer des oignons. La classe non ? C’est pas Francis Lalanne, un beau brun aux cheveux longs et soyeux, qui en ferait autant. Mais Chuck Norris, tel Jésus, a lui aussi ses apôtres. En voici un florilège footballistique. Roux-lements de tambour.

Wes Brown, le roux de secours

C’est sous le nom de « Brown » que ce roux officie dans le monde du football. Escroc va! Tel un agent spécial infiltré ayant modifié son identité, il fut pendant de nombreuses années l’un des piliers du ministère de la défense mancunienne… probablement le moins solide, cela dit. Il aura fallu plus de quatorze printemps à Sir Alex Ferguson pour découvrir qu’il possédait dans ses rangs un joueur un brin moins mauvais que Ronald Zubar. David Copperfield est fan sur Facebook, il lui doit tout.

John Arne Riise, le roux stique

Norvégien, bien bâti, l’ancien arrière gauche de Liverpool possède également une force de frappe capable de faire roux-gir Taye Taiwo, à l’ombre. Son physique de barracuda ne laisse planer aucun doute sur la légendaire roux-bustesse des vikings. Sa reconversion en vigile de supermarché et d’ores et déjà acquise.

Fredrik Ljungberg, le roux tard

C’est en 1977 à la maternité de Vittsjö, en Suède qu’Arsène Wenger commence à suivre le petit Fredrik. Dès le début il est impressionné par son habileté à manier le hochet et décide de le prendre sous son aile. Un pari qui paiera puisque ses neuf saisons passées chez les Gunners entre 1998 et 2007 furent un brillant succès. S’en suit alors une escale à West Ham avant de parcourir le monde, telle une rockstar en tournée. Seattle, Chicago, Glasgow, puis, plus récemment, Shimizu, au Japon. Pas de panique, il retrouvera toujours sa terre natale, puisque chez eux, tous les chemins mènent à IKEA.

Paul Scholes, le roux tinier

Cette belle gueule de rosbeef fini au doigt et à la bibine, n’a jamais trahi ses frères. Chef de meute de toute une portée de diables rouges pendant plus de dix-sept ans, Paul a United dans le sang. 150 buts en 676 matchs, cumulé et élevé au cube, multiplié par le taux de saturation du pif de Sir Alex Ferguson, et ça vous donne plus ou moins le nombre de taches de rousseurs présentes sur sa jambe gauche. Pour la jambe droite, on compte et on vous redit ça prochainement.

Matthias Sammer, la pute rousse

Si t’as pas compris le titre du paragraphe, ignore la virgule et lis-le à haute voix. Digne héritier du mur de Berlin, le milieu reconverti en défenseur fut l’un des éléments clé du grand Borussia Dortmund des années 90, devenant même ballon d’or en 1996. Maintenant, il est en poste à la fédé germanique. La planque, quoi. Desailly, toi même tu sais.

Mathieu Chalmé et Jonathan Brison, les roux mains

Gitans, manouches, tsiganes : bienvenue chez les « roux d’en-bas ». Allez, lance-leur une pièce. Next.

Guy, Nolan et Frédéric

Parce que c’est des Roux pas roux, simplement.

Roucool, Roucoups et Roucarnage, roo roo roo

Séquence nostalgie.
Ça te rappelle tes dimanches après-midi dans les hautes herbes à chasser le Rattata, n’est-ce pas ?

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Wayne Rooney, le roux nez

On ne présente plus Wazza, celui qui, jusqu’à l’an dernier, formait un duo de choc avec Paul Scholes, les Redhead devil brothers, véritables icônes du mouvement de libération des roux du Roux-yaume-Uni. Mais voilà, aujourd’hui Wayne doit voler de ses propres ailes rousses odorantes, Paul ayant décidé de claquer la porte de la roux-lotte qu’ils co-louaient. Cela dit, ça ne l’empêche pas de planter des buts à la mode de chez lui… comme la chanson avec les choux, voilà Régis. Sa ganache so british nourri au fish and chips maternel déplace les foules. Tout comme ses déboires capillaires qui ne cessent d’émoustiller les tabloïds. Passer de roux à brun en passant par la case boule de billard, pas de doute, le petit se cherche encore. Ce qu’il y a de bien avec ses nouveaux cheveux, c’est qu’il ne rouille plus lorsqu’il transpire.

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