Vendredi

SL Benfica – FC Porto : 21h15
Pour l’apéro, « bolinhas de bacalhau », ou petites boules de morue, pour un match où il faudra se munir d’une grosse paire.

Nossa, nossa, assim você me mata… pardon, c’est la fatigue. En plus c’est Brésilien, non mais. Surtout que ça fait déjà un bon moment que Tello a quitté le Sporting. Le Sporting, qui, un temps jugé apte à concourir pour le titre de champion, a définitivement été décroché par le trio de tête composé de Porto, Benfica et Braga. A égalité de points (49 ; 46 pour Braga), Portistas et Benfiquistas se disputeront ce vendredi la tête du classement, mais pas que. Si le vainqueur prendrait une courte avance de trois points sur son rival, tout resterait à faire. Et oui, c’est bien beau de vouloir gagner le match au sommet, mais encore faudra-t-il assurer lors des neuf dernières journées. Ce sera donc avant tout un affrontement pour l’honneur entre les deux équipes les plus titrées du football portugais. Aigles et Dragons n’hésiteront pas à foutre quelques béquilles à l’adversaire entre deux dribbles chaloupés, comme en témoigne le nombre d’avertissements donnés par l’arbitre lors de la finale de la Coupe du Portugal en avril dernier… 14 jaunes et un rouge. Bref, un sacré spectacle en perspective ! Avantage au FC Porto, plus en forme en ce moment et ayant enfin trouvé un Falcao-bis, de seconde main certes, en la personne de Janko. Un Autrichien au pays des maçons, qui l’eût cru.

Samedi

CSKA Moscou – Zenit St-Petersbourg : 13h00
Poursuivons avec une fine bouchée de poutine façon Kremlin-Bicêtre. Très Russe tout ça.

On passe de l’océan glacé de Lisbonne aux pavés gelés de Moscou. Là aussi, duel au sommet. Un duel au sommet dès la troisième journée des play-offs de Premier-Liga c’est plutôt pas mal. Surtout avec une pinte de vodka et un portrait de Poutine chassant le lémurien accroché au mur. Ahhh Poutine… Chuck Norris en est jaloux. Poutine n’est pas élu, Poutine s’élit. Quel homme ce Vladichou. Revenons à nos moutons, les Russes. La situation est simple. Le Zenit, premier, compte six points d’avance sur le second qui n’est autre que le CSKA Moscou. Les Moscovites, eux, ont toute une troupe de bélougas affamés qui leur traînent aux basques. Moscou, re-Moscou, Kazan, re-re-Moscou, Makhachkala (ma gueule)… tous se tiennent en six points. Y’a le FC Cul-Banc en huitième position aussi, mais on s’en fout un peu. Beaucoup même. Tout cela pour dire que si le Zenit d’Arshavin venait à remporter ce match, la tâche des autres concurrents deviendrait plus que compliquée. Le fass de Doumbia VS la kalash’ de Kerzhakov, qui va gagner ? ваша мама !

Liverpool – Arsenal : 13h45
Une généreuse tranche de  pudding pour combler le gros creux qui sépare les deux équipes au classement.

Une rencontre qui oppose deux monstres sacrés du football anglais. Nous pourrions cependant être tentés de penser que celle-ci a perdu de son charme étant donné le classement actuel des deux équipes. Les Gunners pointent à une quatrième place, la place du con, tandis que le club de la Mersey végète à une septième place indigne de son standing. Aucune des deux équipes n’est donc, à l’heure actuelle, qualifiée pour la Ligue des Champions. De plus, Arsenal revient de loin après sa victoire éclatante face au rival historique Tottenham 5-2. Liverpool a de son côté remporté la League Cup face à Cardiff après une bien drôle séance de tirs aux buts. Pas brillant certes, mais c’est le premier trophée de l’équipe depuis six ans. Cette rencontre a donc de l’importance puisqu’elle pourrait permettre à Arsenal de réduire l’écart qui les sépare de Tottenham (7 points). Côté Reds, il est impératif d’enchaîner les victoires pour créer une dynamique positive.

Bayer Leverkusen – Bayern Munich : 15h30
Montag Kartoffeln, Dienstag Kartoffeln, Mittwoch Kartoffeln, Donnerstag Kartoffeln, Freitag Kartoffeln, und auch am Samstag. Me gusta Kartoffeln.

Bayer contre Bayern, Leverkusen contre Munich, ambitions différentes. Les coéquipiers de Michael Ballack, ancien de Munich, visent cette année la quatrième place, qualificative pour le tour préliminaire de la Ligue des Champions. Déjà à sept points de Schalke, les joueurs de Robin Dutt ne peuvent pas se permettre d’en perdre encore. Mais à domicile, « Neverkusen » n’est pas en réussite. Les Bavarois, eux aussi, jouent au chat et à la souris, dans le rôle du chat cette saison. Distancés par Dortmund (quatre points), talonnés par Gladbach’, les Munichois doivent l’emporter au Bay Arena. Plus tard ce samedi, Dortmund jouera à domicile contre Mayence. Soit pour augmenter son avance, soit pour la conserver.

Olympique de Marseille – Toulouse FC : 19h00
Ensuite, le Chef vous propose sa bouillabaisse aux flageolets. Histoire de te rappeler des vents chauds et odorants des calanques en été à chaque pet.

Respectivement 7e et 8e  Ligue 1, le Toulouse Football Club et l’Olympique de Marseille s’affronteront dans un match où le vainqueur prendra les trois points. Vincent Labrune likes this. Toutefois, cette rencontre s’annonce compliquée pour chacune des deux équipes notamment avec les absents côté marseillais que sont Valbuena et Ayew et l’attaque côté toulousain. Pas de panique amis de la Ville rose, les cinq buts inscrits lors des deux derniers matchs n’ont pas été oublié. À seulement un petit point l’un de l’autre, les deux clubs pourraient ainsi prendre l’ascendant et poursuivre « sereinement » la course à l’Europe. Lors du match aller, les deux formations s’étaient quittées sur un pitoyable 0-0, deux cartons rouges et Gignac rentré en cours de fin de match. En parlant de Gignac, il fera normalement une petite apparition contre son ancien club, qui le sauve d’une possible rétrogradation dans le groupe de CFA2. « Ça aurait pu être possible mais c’est Toulouse et, psychologiquement, c’est important pour lui d’être présent, et on peut aussi avoir besoin de lui en fin de match » nous dit Didier. En espérant que ça lui porte chance, il en a bien besoin.

Dimanche

AS Roma – Lazio Roma : 15h00
Une giclée de sambuca pour apporter un peu de fraîcheur à ce bouillonnant et jouissif derby.

L’AS Roma retrouve son plus bel ennemi, la Lazio, avec une petite revanche à prendre. A l’aller, les hommes de Luis Enrique avaient ouvert le score dès la cinquième minute avant de se faire rejoindre puis crucifier par Miroslav Klose à la 93e. L’Allemand fraîchement arrivé en Italie venait de se faire adopter. Depuis les choses ont pas mal bougé. La Lazio est quatrième (45 points), éliminé de l’Europa League et de la Coupe d’Italie et espère accrocher une place européenne en fin de saison. Idem pour la Roma, sixième, à sept point de son rival et hôte du jour dans un stade Olimpico qui résonnera comme au temps des jeux du cirque. En espérant un sort moins cruel pour le vaincu du jour.

PSV Eindhoven – FC Twente : 16h30
Après les plats et avant le dessert, il y a le trou normand. Mais aussi et surtout le plateau de fromage, aujourd’hui composé d’une livre de Gouda et d’un demi Edam.

Ce ne sera toutefois pas un Edam de fer mais plutôt un match de fer, opposant le premier au troisième. Twente n’étant qu’à trois points du trône, tout reste donc jouable pour les joueurs de Steve McLaren, d’autant plus qu’ils ont un match en moins à disputer contre l’avant-dernier, De Graafschap. Le PSV de son côté, est invaincu à domicile et aura à coeur de préserver cette invincibilité contre un conccurent direct au titre. Mark Janko parti, Twente pourra néanmoins compter sur le meilleur buteur d’Eredivisie De Jong. Ni gel ni gomina pour Luuk qui en est déjà à 19 buts inscrits cette saison. Et si le FCT est la meilleure défense du championnat avec seulement vingt-trois buts encaissés, il faudra s’attendre à voir des buts puisque les deux clubs sont tout simplement les deux meilleures attaques avec respectivement 60 et 59 buts. Eindhoven n’a pas Luuk De Jong dans ses rangs mais n’est pas à plaindre avec son attaque plus rapide que Peter Van Den Hoogenband et plus efficace que l’EPO de Thomas Dekker. Toivonen, Matavz et Mertens forment eux la plus belle triplette des Pays-Bas. Parions donc que l’un des trois marquera. Bref, ce week-end on va parler d’Hollande. Sans François.

Tottenham – Manchester United : 17h10
En dessert, une île flottante. Comme un symbole de péninsule britannique.

83%. C’est le pourcentage de victoire d’United lors de ses confrontations face aux Spurs, sur leurs 6 derniers duels. Aucune défaite. Pire, Tottenham s’est écroulé 5-2 chez les baby Gunners, en menant pourtant 2-0 après 35 minutes de jeu. Si la Redknapp team est malgré tout la référence de beau jeu en Albion, elle est distancée de 8 points par son concurrent direct… qui n’est autre que Manchester. Un gouffre qui s’est entamé le 22 janvier, avec une défaite sur le fil contre City, entérinant tout espoir pour le titre. Les deux Manchester sont les obstacles principaux sur lesquels Bale et compagnie se sont cassés les dents cette saison en championnat. Et vu les stats qui mettent Fergie en excellente posture, bien que les Red Devils ne soient guère spectaculaires, tout pousse à croire qu’il y aura de l’animation ce dimanche pour conclure notre plateau télé. United n’est qu’à deux points de son pire ennemi, après tout. Le troisième contre le deuxième, le beau jeu contre la froide efficacité. L’affiche du week-end. 

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