Troisième semaine pour le plateau télé (du week-end et un peu du lundi cette fois-ci), semaine où le champion peut être désigné en Italie, en Allemagne, et presque en Angleterre.
Le globe-téléspectateur
Samedi 30 avril, 18h30. 35ème journée.
Chelsea – Tottenham
À La Madjer, on a à peu près rien à foutre du mariage entre William et Kate. Sauf si la future princesse trébuche en se rendant vers l’autel dans une grande imitation de Frédéric Piquionne. Le lendemain par contre, Londres sera le centre de notre attention. Chelsea, revenu dans la course au titre, reçoit Tottenham. Les Blues sont à six points de United et peuvent enfin compter sur Fernando Torres (s’il pleut). L’autre londonien de Tottenham joue la quatrième place. Désormais talonnés par Liverpool, les Spurs doivent enfin gagner pour se remettre sur les rails menant à la Ligue des Champions. Un match nul n’intéresse donc personne. Allez les gars, faites mieux que le 3-3 contre Arsenal. On en veut encore.
Trente minutes plus tard, Rennes reçoit Bordeaux. Non, on déconne, ne regardez pas.
La suite, c’est en Espagne.
Samedi 30 avril, 20h00. 34ème journée.
Real Sociedad – FC Barcelone
Période agitée pour le Barça. Une finale de Coupe perdue, une demi-finale de Ligue des Champions remportée 2-0, Guardiola qui fait du Mourinho en conf de presse, Messi qui fait du Messi sur le terrain…l’Argentin, c’est la raison de regarder ce match, s’il joue. Il rentrera de toute façon, quand les Barcelonais seront en train de ramer, orphelins de leur génie. Et puis la Real Sociedad n’a que trois points d’avance sur la relégation. S’il faut taper le Barça, c’est bien maintenant.
Ellipse temporelle, et retour sur le canapé le lendemain.
Dimanche 1er mai, 15h05. 35ème journée.
Arsenal – Manchester United
Défaits en finale de Carling Cup par Birmingham, battus en huitièmes de Ligue des Champions par le Barça, éliminés de la Cup par United, et largués en championnat, toujours par United. La saison des Gunners, qui s’annonçait si belle il y a deux mois, est partie en couille. Le pêché mignon d’Arsenal, perdre des points en fin de match, a coûté cher. Les rêves de titre sont partis en fumée, et la seule ambition qui demeure est bien maigre : garder sa troisième place, dans le viseur de Man City, et emmerder un peu Sir Alex. Pour ce dernier objectif, coach Arsène a encore une chance. Calée entre les demi-finales aller et retour, ce choc anglais pourrait permettre aux Canonniers de se pardonner légèrement pour leurs errements récents.
Seconde ellipse temporelle, le week-end se prolonge Lundi.
Lundi 2 mai, 20h45. 35ème journée.
Lazio Rome – Juventus Turin
Comme à Liverpool, une ambition un peu dingue traîne encore à Turin : obtenir, malgré une saison catastrophique, une place en Ligue des Champions. Si dingue qu’elle parait impossible à atteindre. En battant les Laziale, la Juve, septième, reviendrait à quatre points de la quatrième place, propriété de ces mêmes Laziale. L’Udinese et l’AS Roma, intercalées, regarderont ce duel attentivement. Il pourrait leur profiter. Les locaux n’ont plus connu la grande Europe depuis 2007. En finissant quatrièmes cette saison, ils rempliraient un double objectif : se qualifier pour la Ligue des Champions, et devancer le rival Giallorosso, ce qu’ils n’ont plus fait depuis 2003. Année fin de série pour la Lazio ?
Simultanément, la lutte pour l’Europa League continue en Espagne.
Lundi 2 mai, 21h00. 34ème journée.
Espanyol Barcelone – Athletic Bilbao
Les Basques ont l’occasion de clore presque définitivement ce combat pour la petite Europe. L’occasion aussi d’entretenir l’espoir de la Ligue des Champions. Six points derrière Villarreal, Bilbao pourra peut-être compter sur une baisse de régime du sous-marin jaune, sèchement battu en Europa League (défaite 5-1 à Porto). Grands perdants de la semaine dernière, l’Espanyol est désormais à quatre points du FC Séville et de l’Atletico Madrid, sixième et septième. La victoire est une obligation. Affrontement entre le cinquième à domicile et le cinquième à l’extérieur. Un prono ? Demandez à Val.
Un beau programme cette semaine, qui aurait connu son point d’orgue à l’Emirates si Arsenal n’avait pas bâclé ses derniers matchs (*tacle à la gorge sur Vincent*).






