Milan en furie. Après tout, c'est rare un scudetto chez les Rossoneri, donc on le fête comme il se doit

Saison 2010/2011 terminée pour les Italiens, il est temps de faire des conclusions sur les équipes du Calcio. Entre flops pour certains et gloire retrouvée pour d’autres, la Serie A a été néanmoins assez fade. Signe d’un déclin certain.

AC Milan :

Forts de l’arrivée de Massimiliano Allegri, jeune entraîneur talentueux, fraîchement élu meilleur entraîneur de la saison 2009/2010 en Italie, les Rossoneri affichent leurs ambitions de titres dès les premières journées. Malgré une défaite contre le promu Cesena lors du deuxième match de la saison, le Milan AC arrive quand même à exploser Naples au San Siro 3-0, après les avoir battus sur leurs propres terres 2-1. Quant à l’Inter, ils se contenteront d’une défaite 0-1 à l’aller et d’une défaite 3-0 au retour. 4 victoires sur quatre matchs possibles contre le deuxième et le troisième, les Milanista rendent une copie parfaite. En LDC, cependant, Ibrahimovic est toujours un véritable chat noir, car Milan a été éliminé dès les huitièmes de finale contre Tottenham. Allegri préfère un 4-3-1-2 avec un milieu rugueux et hargneux, ce qui a amené à un véritable cataclysme : Andrea Pirlo, certainement l’un des meilleurs regista (relayeurs) de l’histoire si ce n’est le meilleur, est parti à la Juventus ! Pirlo compte beaucoup plus sur son intelligence de jeu que sur son physique, et apparemment ce profil de joueur ne correspond pas au schéma que veut imposer Allegri. Heureusement que Massimiliano a fait une saison pleine, sinon cette histoire aurait eu un peu plus d’échos du côté des anciens de la maison rossonera…

Internazionale FC :

Mourinho est parti, Benitez est venu. Mais pas forcément avec les mêmes résultats. Samuel Eto’o a déclaré à ce sujet :
« On jouait bien sous l’ère Benitez, on n’avait pas de problèmes. Mais jusqu’à un certain match, il s’est passé quelque chose dans le vestiaire que je ne citerai pas. Depuis, il y a eu des problèmes… » Juste après la fin du match comptant pour la finale de Coupe du Monde des Clubs, Benitez a même eu le culot de dire : « Écoutez, il y a deux solutions : Soit on me donne les pleins pouvoirs en recrutement et je recrute ce que je considère comme utile pour le club, soit on ne fait aucun changement et on continue dans la médiocrité. » Aie, pas de quoi plaire à Moratti. Effectivement, il l’a limogé dans la nuit qui suit. Peu après, Leonardo a été nommé à la tête de la maison nerrazura, et avec des résultats sensiblement meilleurs. Tellement meilleurs que l’Inter « d’après Janvier 2010″ faisait la meilleure remontée de l’histoire de la Serie A, quand même. Par contre, l’Inter souffre face au Bayern en Champions, mais se qualifie en quarts, pour se faire humilier contre Schalke au San Siro. 5-2.

Malheureusement pour les tifosi interista, Leonardo est parti au PSG comme directeur sportif, et Moratti cherche déjà son successeur. Est-ce le retour de la direction approximative à la tête de l’autre équipe de Milan ? En tout cas, l’un des prétendants à la succession de Leonardo n’est pas forcément à la hauteur des ambitions d’une telle équipe, et laisse confirmer cette incertitude. Et il s’appelle Sinisa Mihajlovic.

Napoli :

Grande Napoli ! Naples se remémore les années de gloire, les années de Diego Armando Maradona. Emmenés par un magnifique Cavani, le trident d’attaque partenopeo devient encore plus infernal. Maggio explose sur son couloir droit, et De Sanctis est énorme. Le 3-4-3 trop naïf offensivement de la part de Mazzarri coûta plusieurs contre-attaques dangereuses aussi. Et l’équipe enregistra quelques prestations en dent de scie contre les gros : L’Udinese, la Lazio, l’Inter et l’AC Milan. Inquiétant, surtout en vue des prochaines échéances européennes.

L’équipe doit se renforcer. On a vu vers la fin de saison que l’équipe avait énormément de mal. Les blessures ont épargné l’effectif, heureusement pour les tifosi, mais la chance pourrait oublier Napoli pour la saison 2011/2012. Le plus difficile reste de confirmer une fois arrivés en haut, et De Laurentiis le président de la Società le sait, et s’active déjà. En Europe, Naples s’est fait éliminer en 16èmes de finale contre Villarreal. Ces derniers ont même gravi les échelons jusqu’en demi-finale d’Europa League, la prestation des Partenopei en EL n’est pas si mauvaise, donc.

Udinese :

Les résidents du Friuli ont lavé l’affront de la saison d’avant. Et ce grâce à « l’échange » d’entraîneurs entre Parma et l’Udinese : Pasquale Marino vers Parma, Francesco Guidolin fait le chemin inverse. Malheureusement pour les coéquipiers de Hernan Crespo, Guidolin leur a vraiment manqué. Début de saison moyen, mais l’équipe se réveille en janvier. Di Natale, Sanchez et Inler sont énormes, et écrasent tout sur leur passage. Ils arriveront même à dominer le futur champion d’Italie au San Siro, mais ces derniers ont quand même réussi à égaliser miraculeusement lors de la dernière minute de jeu. Score final 4-4. L’Inter et Naples y passent aussi, les premiers sur un score de 3-1 et les seconds sur un score de 2-1, les deux scores étant en faveur de l’Udinese. L’équipe de la ville d’Udine souffre des mêmes symptômes que Napoli, à savoir un manque de profondeur au banc et une grande nécessité d’améliorer le onze de départ, surtout quand Inler et Sanchez sont sur le départ… Pozzo s’affirme comme être le président le moins « intelligent » du Calcio, après Zamparini bien sûr.

Juventus :

Le club d’Andrea Agnelli souffre toujours. La Juventus engage Luigi Del Neri depuis la Sampdoria, mais sans améliorer sa position au classement. Le problème de l’équipe est le fait de la non reconstruction d’effectif après le Calciopoli et la remontée en Serie A. L’équipe a préféré se reposer sur ses cadres vieillissants, excellents certes, mais a oublié de penser à l’avenir. Et cela se ressent maintenant. L’un des anciens de la maison bianconera a même dit une fois « Les joueurs actuels ne savent pas ce qu’est de porter le maillot de la Juventus. » Et il a bien raison. Surtout quand on voit que, paradoxalement, les joueurs donnent le meilleur d’eux-mêmes contre les « gros », et peinent énormément contre les « petits ». Le score d’1-0 contre l’Inter et la défaite 2-0 contre Lecce en sont des preuves.

Néanmoins, le directeur sportif Marotta et le président Agnelli affichent leurs ambitions et se décident enfin à recruter du lourd. On a encore vu le résultat cette saison, à part Krasic et Storari, les autres recrues en été 2010 n’ont pas été bonnes voire catastrophiques : Je pense à Pepe, et surtout Marco Motta, sans oublier Martinez…. Andrea Pirlo va vers la Juve, et annonce un mercato assez lumineux pour les Bianconeri. On parle d’Inler, d’Aguëro et de Lichtsteiner notamment. Pazienza est aussi arrivé en provenance de Napoli, avant tout pour faire office de doublure.

Sampdoria :

Véritable choc pour le Calcio. La Sampdoria est un club illustre en Italie, l’équipe s’est même qualifiée en Champions League. Mais la qualification du Werder Bremen sur le fil en tour préliminaire a eu raison d’eux. S’en suivit une saison assez catastrophique, le début de saison ayant été sauvé grâce au duo Pazzini-Cassano, surtout Il Pazzo. Mais l’embrouille d’Antonio avec le président Garrone a eu raison du club. Certes, il n’y avait pas d’autre solution, mais Garrone aurait pu faire un mercato hivernal un peu plus ambitieux que le fameux trident Biabiany/Macheda/Maccarone. Ne parlons pas du départ de Pazzini vers l’Inter… La deuxième partie de saison a été complètement catastrophique, ponctuée par une relégation à la fin de saison. Palombo pleure et demande pardon aux tifosi, mais le mal est fait. « Passer de la Champions à la Serie B », livre sponsorisé par Maccarone et Garrone, bientôt dans votre bibliothèque.

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