Que dire d’autre si ce n’est que Marseille avait largement la possibilité de créer la surprise en renversant les Mancuniens ? Des Mancuniens qui n’ont franchement pas brillé, et ce même avec leur palette de stars. Peu créatifs, un chouïa nonchalants et timorés, les hommes de Fergie la cochonne n’ont pas convaincu. Malgré tout, par moments, on a eu l’impression qu’ils dominaient leur sujet et qu’ils laissaient volontairement les marseillais jouer à la baballe. On va dire qu’ils sont passés à l’expérience. Coté marseillais, rien de folichon non plus. Plus ou moins les mêmes reproches à faire qu’à leurs adversaires du soir. Les soit-disant piliers du collectif partiellement huilé de Deschamps, tels que Lucho González et Gignac ont été nullissime, et je pèse mes mots. A contrario, le désigné second couteau de la Desch’, Benoît Cheyrou a réalisé une excellente performance. Retour sur une partie que les Olympiens auraient pu (dû) gagner…

Pour ce huitième de finale retour, le coach marseillais avait décidé d’aligner la même équipe qu’à Rennes. Ferguson, quant à lui, devait composer sans sa charnière titulaire, Ferdinand-Vidic, tous deux blessés. C’était donc avec une défense remaniée (O’Shea-Smalling-Brown-Evra) que les Red Devils s’apprêtaient à affronter l’OM. Alors que l’optimisme semblait bien présent du coté des supporters olympiens, Manchester United n’a pas tardé à les refroidir puisqu’à la 5e minute, Javier « Chicarito » Hernandez avait déjà ouvert le score. Départ idéal pour les anglais. Cela dit, les marseillais, par le biais de Gignac, eurent rapidement la chance de corriger le tir, mais pour ça, il aurait fallu dire à l’ex-Toulousain que c’était pas Valbuena dans les cages mancuniennes. En effet, l’avant-centre marseillais, seul face à Van der Sar s’essaya au lob, qui se révéla finalement être un drop. Après une petite cagade de Mandanda, les marseillais ont tenté une nouvelle fois de revenir à la marque, mais Diawara évalua mal la trajectoire du ballon et plaça sa tête à coté. Mi-temps, tout reste possible.

Au retour des vestiaires, même musique, d’un but à l’autre, toujours avec la même imprécision. Je dois dire que pendant vingt minutes je me suis bien fait chier, me déconnectant presque du match. De nombreuses actions, certes, mais quel manque de conviction affolante dans le dernier geste. Cependant, on ressentait le légendaire flegme anglais traverser l’écran de ma cathodique PAL 50. Bon, à la 75e minute, j’ai eu une montée d’adrénaline, über cool, ouais mais non, Cheyrou bien placé, écrase trop sa frappe du droit. Bon, c’était son mauvais pied, on le pardonne. Paniqués, ou désireux de se mettre rapidement à l’abri, les coéquipiers de Rooney n’ont pas attendu une seule seconde pour se relancer à l’abordage des cages marseillaises, puisque sur la relance, Chicharito inscrit le second but anglais. Mention spéciale à la défense de Marseille, aussi efficace qu’une digue en cas de tsunami (soutien au Japon). Pourtant, les français ne vont pas se laisser abattre. Seulement quatre minutes après le 2-0, c’est sur un corner que les Olympiens parviennent à réduire le score grâce à un but contre son camp de Brown. Reste donc dix minutes d’espérance aux bleus et blancs, qui ne parviendront pas à les utiliser efficacement, Manchester United conservant bien le ballon dans le camp marseillais.

2-1 score final et beaucoup de regrets du coté de l’Olympique de Marseille. Espérons pour eux qu’ils parviendront à se relever et se reconcentrer pour affronter dimanche un PSG qui ne semble pas au mieux.

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