Et hop, je reste titulaire !

Ce soir, c’était déplacement dans un paradis fiscal. Tellement assumé que les bannières publicitaires affichaient « CVA direct.com, vendez votre or. ».

Vincent Coueffé vous avait prévenus juste avant le match : buts et spectacle assurés. Ce qu’avait promis De Tavernost aux supporters bordelais aussi. Enfoirés de chez M6.

Avant de passer aux notes : je n’aime pas les amateurs, les mecs qui ont échoué. Ça me rappelle mon cas. Côté français, à match moyen note moyenne.

Buts :

Méxès 27′
Kourkuff 72′

Les Luxembourgeois

J. Joubert : un mélange entre Bruce Willis et Fabien Barthez. Ça suffit pour stopper Rami. Pas Méxès. En retard sur le deuxième but, mais anticiper une frappe cadrée de Gourcuff, c’est dur. Un beau maillot fluo, la sécurité routière française est jalouse. (5).

T. Schnell : il a bien tenu son côté pendant une heure. Puis les permutations sont arrivées, Benzema a penché à gauche, Ribéry s’est réveillé et surtout Malouda est parti à droite. Les maillots luxembourgeois ne portaient pas les noms des joueurs. Schnell est reconnaissant. (4).

G. Blaise – E. Hoffmann : ils se sont bien défendus côté jeu au sol. Trop petits (1,84 et 1,77), ils ont souffert lorsque Méxès et Rami ont ramené leur mètre 90. J’en profite pour passer un coup de gueule. Lequipe.fr fout deux photos différentes du même joueur pour le latéral droit et pour le milieu droit luxembourgeois. Vous nous prenez pas un peu pour des cons ? (5).

M. Mutsch : il a bien tenu son côté pendant une heure. Puis les permutations sont arrivées, Benzema a penché à gauche, Ribéry s’est réveillé et surtout Malouda est venu à droite. Il a encore mieux tenu son côté. (5).

L. Gerson : j’ai d’abord cru au brésilien naturalisé, « Gersonne ». C’était Gerson. (4). Remplacé par Da Mota Alves, qui kiffe les touches longues. C’est pas encore ça.

B. Payal : le Luxembourg pue tellement le fric que les mecs s’appellent presque Paypal. Prononcé Bayal tout le match par Rolland, ce qui m’a fait marrer. Bayal quoi. (4).

G. Bettmer : lui aussi s’est fait écorcher son nom. Devenu Bendtner à partir de la cinquième minute. Thierry et les insultes, ça déconne pas. Transparent, fatigué à la 60ème, il a craqué lorsque les Français sont passés dans un genre de 4-3-3. (4).

T. Laterza : milieu droit sur le papier, il a surtout joué comme deuxième latéral, son équipe passant rapidement en 7-2-1 (dès le coup d’envoi en fait). Magnifique simulateur, il a choisi Evra comme accusé à tort. L’arbitre ne s’est pas fait avoir. Malouda non plus. Pas content, le londonien a saigné Laterza. Littéralement. (4). Remplacé par Massimo Martino et son nom de pizzeria (véridique).

C. Leweck : son nom, prononcé Lé-véque, m’a fait penser au commentateur vedette de France 2. Putain, (3). Il a laissé Sagna faire de bons centres, ce qui explique aussi sa note. Remplacé par Jacques Plein. Je sais.

A. Joachim : l’attaquant instinctif par excellence. Avec un instinct qui laisse sceptique. Il s’est pris pour Xabi Alonso, tentant des lobs n’importe où n’importe comment, gâchant les quelques possessions luxembourgeoises. Valbuena n’était pas dans les buts, raté. (3).

Les Français

H. Lloris : il a reçu une passe à rebonds de Gourcuff qui sentait bon l’hommage à Paul Robinson. Hugo n’a pas failli. A sûrement envoyé des textos pendant le match à Cissokho pour lui décrire les contrôles hilarants de Patrice Evra. Une sortie à faire, réussie. (6).

B. Sagna : il a fait de bons centres, ce qui est commun à Arsenal, mais pas avec les Bleus. Il n’avait aucun joueur à contrecarrer et aurait pu se montrer plus offensif. Correct. (5).

A. Rami : le joueur de foot le plus Gemey Maybelline de l’histoire (désolé Yoann) n’a pas eu grand chose à faire. Une tête moisie dans les bras de Joubert et c’est tout. Ses blagues avec son meilleur pote Philippe avaient l’air marrantes. Certainement pas autant que les passes-parpaing qu’il a envoyées au romain. (5).

P. Méxès : la même tranquillité défensive que Rami. Il a débloqué le match avec une belle tête. Ses nombreuses relances à haute altitude ont été approximatives. Heureusement, Benzema a minci et court vite. Une relance à l’origine du second but. (6).

P. Evra : on lui avait dit de se faire oublier. Mission réussie à 100%. Nous avons besoin de vos dons. Aidez la recherche contre toutes les formes de cancer et de tumeur. Aidez Abidal. Aidez l’Equipe de France. (4).

Y. M’vila : « Moi, je prends beaucoup de risques. Je ne joue pas latéralement, je n’aime pas ce style. S’il y a un petit trou, je préfère tenter». L’influence de Ribéry est là. Blanc n’aime pas, et a cantonné le rennais à un rôle de sentinelle, synonyme de nombreuses passes latérales. En plus, il a dû rattraper les conneries d’Adil. Un match trop facile pour être jugé. Au moins, il ne perd pas des ballons stupides (le retour en bleu est loin, Jérémy Toulalan). (6).

Y. Gourcuff : d’abord positionné aux côtés de M’vila, il a avancé en deuxième période, Blanc faisant passer son équipe dans une sorte de 4-3-3. Une première période qui approche le néant, une deuxième plus intéressante, même si sa condition physique reste inquiétante. Un joli but. Une fulgurance, comme toujours. Lucide sur son niveau, il est allé à côté de Nasri voir comment on tire un coup franc. (5).

S. Nasri : capitaine ce soir. Placé devant M’vila et Gourcuff en première, il n’a pas été très visible. Rejoint par Gourcuff pour organiser le jeu en deuxième, il ne l’a pas été beaucoup plus. Il a semblé gêné par les déplacements étranges de Ribéry, squattant souvent sa zone. Une jolie passe décisive pour Méxès sur coup franc. Je reste persuadé qu’il est meilleur sur un côté. (5).

F. Ribéry : comme de nombreux joueurs français, il a changé de poste en cours de rencontre. Placé à droite par Blanc, il a été maladroit. Sa pointe de vitesse est toujours agréable à voir. Absent depuis longtemps, Franck n’a pas tout compris au sujet du nouveau maillot. Il l’a confondu avec celui de l’équipe de France de rugby (son sponsor, Nike, aurait pu lui envoyer un mail). C’est donc logiquement qu’il est allé prendre un coup franc à Nasri, sûr d’agrandir l’écart en tapant un drop. Il est passé à gauche en cours de deuxième période, montrant qu’il y est meilleur. Auteur de la passe pour Gourcuff, qui a fini dans les pieds du lyonnais grâce à une déviation luxembourgeoise. (4). Bon courage Laurent.

F. Malouda : sa série de matchs désespérants continue. Lent, souvent hors-jeu, assez bête pour laisser la balle à Gourcuff sur des coups de pied arrêtés (ressuscitant carrément le corner à la rémoise), il a atteint le nombre incommensurable de deux percées dans la défense adverse. Avec Evra, il a formé un côté gauche minable. (3). A force de répéter de telles performances, Florent perdra un jour ou l’autre son statut de cadre. Et sa place de titulaire.

K. Benzema : Karim n’a pas marqué ! C’est l’événement du soir. Il aurait pu à plusieurs reprises. Notamment lorsqu’il mystifia son adversaire avec un passement de jambes diabolique. La victime est à l’hosto, attendant une double greffe de reins. La frappe enroulée du madrilène fut trop prévisible. Souvent à la limite du hors-jeu, ses appels n’ont pas été récompensés. La vie sans Ozil…Il a tout de même oublié ses partenaires après avoir éliminé deux joueurs dans la surface. (5).

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Une réponse

  1. Chronic dit :

    Le problème c’est que Malouda il fait des mauvais matches mais y a pas vraiment de concurrence quoi…
    Sinon je l’ai trouvé minable…

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