On entend beaucoup parler de Zlatan et du néologisme Zlataner. Les Guignols n’ont rien inventé et rentrent dans une tradition du surnom facilitée par avance grâce à des noms marquants de nature grâce aux nombre de syllabes, à la symétrie ou encore à la longueur. Non, Zlatan n’est pas seul sur terre, pas comme en Liguain.
Zinédine Zidane : marquant pour plusieurs choses, la lettre Z est significative. Zorro, le Z pour Zlatan, Z.Z pour Zizou. Zizou, voici un sobriquet affectueux voire enfantin qui contrebalance la dureté du Z plus cinglant. Avec cette lettre, notre imagination fait le lien rapidement avec la pointe de l’épée mimée après un but marqué. De plus,ce prénom et ce nom sont quasiment symétriques. Longueur proche, quatre syllabes pour le prénom, trois pour le nom. Les mêmes sons : Z, D ou Ne. Décidément Zizou était né pour marquer les esprits.
Lionel Messi : bon Messi, Jesus tout ça tout ça. Là encore, deux syllabes pour composer un nom. Parfait, même pas l’utilité de créer un surnom. Ce joueur va jusqu’à lier son physique à son nom. Le petit Léo mignon tout plein d’un mètre 30. Il subit les fautes des vilains méchants défenseurs qui lui veulent du mal. Bien entendu, le contraste facile à l’artificiel Ronaldo joue en sa faveur.
Pippo Inzaghi : tout est dans le prénom et dans le fait d’insister sur les deux « P ». Le prononcer à l’italienne en somme. Cette fouine des surfaces a un petit côté enfantin grâce à ce surnom. Lorsqu’il marque de l’extérieur de la pointe du ligament vous pensiez soit à « encore cet enculé de rital » ou « ce grand gamin a encore frappé ».
Florian Maurice : on est sympa, on vous épargnera les vannes publicitaires liées au prénom « Maurice ». Maurice, un nom qui en dit long. Nicolas Sarkozy en a longtemps appelé, durant son mandat, à la France « profonde » qui se « lève tôt ». Autrement dit, les auvergnats a.k.a les bougnats (le rédacteur en est un) doivent se sentir visés. Les paysans qui vivent dans des départements où le PIB est mesuré en fonction de la production des vaches laitières.
Franck Queudrue : le mot bite a failli être interdit par les autorités françaises sous l’ère Sarkozyste, véridique, on se rebelle en évoquant l’ancien joueur du RC Lens. De plus, son style de jeu ardu est représenté par le son « que » avec la fin de son prénom et le début de son nom. Enfin, le « r » y est aussi pour quelque chose. Coquecigrue s’en mort la queue.
Marek Jankulovski : on reste dans le domaine intime de l’entrejambe avec le tchèque, icône du mariage gay et des bronzés font du ski, sa nationalité se ressent grâce à la lettre K omniprésente dans son nom.
Kakà et Diarra : le combo madrilène qui présente Cristiano Ronaldo comme un trou de balle.
José-Karl Pierre-Fanfan : lui non plus ne sentait pas la rose, normal il est noir me direz-vous. Ce défenseur n’allait pas sur le pré la fleur au fusil. Ainsi font font les marionnettes.







