Merde, Arsène a failli nous berner. « Si le Milan AC a pu marquer 4 buts, alors pourquoi pas nous ? », adeptes de la méthode Clou et combi latex, les derniers matchs des Gunners sont de purs symboles SM : se faire dominer pour mieux apprécier de retourner son partenaire, face contre terre. Sauf que ce soir, Arsène arrête les prélim’ et bat directement les blancs d’oeuf en neige. C’est payant mais usant. Le Milan offre trois buts sur des erreurs ignobles, mais serrera les fesses en seconde période. Difficile désormais de franchir le milieu italien, Arsenal ne placera que trois tirs sur le restant du match. Personne n’arrivera à faire pencher la balance du côté rosbeef, les Milanais n’ont pas réussi non plus à mettre un terme à toute cette mascarade. Au final, la victoire sent la triste élimination, il aurait pourtant suffi d’un poing supplémentaire pour que ça rentre comme dans du beurre.

Les buts
L. Koscielny 7′
T. Rosicky 26′
R. van Persie 43′

Côté Arsanal

W. Szczesny : un poison pour sa propre défense lorsqu’il relance au pied. Ses stats sur FIFA 12 seront prochainement modifiées, même si Julien Chièze nie. (4)

B. Sagna : très propre et appliqué, a très certainement vu le match de Debuchy mercredi dernier. Il aurait hésité à rouler un patin à Robbie après son penalty avant de se raviser en préservant le peu de virilité qu’il lui reste plutôt que de s’offrir une place de titulaire en Bleu. (6)

T. Vermaelen : moins bon que Kos’. (6)

L. Koscielny : impose sa crête dès la 6e minute sur un corner tout en combinaison. N’a pas eu peur de Zlatan, la réciproque étant impossible. Clean sheet. (7)

K. Gibbs : s’est fait doucement mais sûrement écrasé par El Shaarawy et Ibra. Heureusement pour lui, ce soir, il courait plus vite que les attaquants milanais. (5)

A. Song : the big bad dog a muté au fil du match en petit Yorkshire, puis en Sharpeï, usé jusqu’à la corde. (6)

T. Rosicky : de vrais bons choix et des vraies mauvaises passes en première intention foirées. Malgré tout, il est bien placé sur une relance hasardeuse de Thiago Silva et plante le deuxième pion du match, à l’arrêt. (6)

A. Oxlade-Chamberlain : inhabituellement positionné en tant que relayeur, a plus qu’assuré son rôle de rampe de lancement bien que ses débuts furent poussifs. Et quand il reprend son aile, il provoque un penalty. (6)

Gervinho : Gervinh’où ? (2)

T. Walcott : a soigneusement respecté son défaut de fabrication, une heure en courant continu, le reste en alternatif. (5)

R. van Persie : omniprésent, excellent partout et dans n’importe quelle position, même celle du hors-jeu. Regrettera longtemps sa balle du 4-0. (7)

Côté dans le mille

C. Abbiati : un double arrêt gigantesque juste avant l’heure de jeu sur une tentative contrée du plus sombre des fantômes, Gervinho, et une petite louche de RVP à bout portant. Magistral. On en oublierait qu’il a pris 3 buts. (6)

L. Abate : le Dani Alves blanc qui n’a pas fait du bien au couloir droit des Gunners, livide. C’est lui qui débride ce match en ne marquant pas Koscielny, trop confus par la combinaison anglaise pour se décider à bouger. (5)

P. Méxès : si les trois premiers buts concédés sont des erreurs individuelles de chaque défenseur, alors on constate qu’un joueur du back four est épargné par la guigne. C’est lui. (7)

Thiago Silva : une présence gigantesque en défense qui n’est pas récompensée par sa seule erreur du match, la passe décisive pour le Petit Mozart. Également relanceur de très haute qualité. (6)

D. Mesbah : pas à l’aise, aussi bien dans son maillot que sur le terrain. (3)

M. Van Bommel : a surnagé dans sa ligne de trois, dictant Emanuelson et Nocerino à la baguette. (6)

J. Emanuelson : l’horizontalité milanaise. Quelques bonnes initiatives et courses en avant. (5)

A. Nocerino : la verticalité milanaise. Ne met pas fin au suspense à la 75e. (5)

S. El Shaarawy : naïf. Aurait pu tuer le match avant la mi-temps sur une contre-attaque amorcée par Robinho. Se loupe magistralement. A tout de même fait son taf en courant comme un croco du Nil, et rapidement, sans que ça paye en contre-attaque. (4)

Robinho : le plus compliqué, c’est d’avoir ni vanne ni même d’attention particulière sur un joueur. Donc tu lui mets la moyenne, ni vu, ni connu. (5)

Z. Ibrahimovic : hors-jeu les 45 premières minutes, généreux et maladroits pendant les suivantes. (3)

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4 réponses

  1. MADYAS dit :

    Trois buts au futur champion d Italie et peut être le finaliste naturel de cette ligue des champions, ma foi, pour une équipe enterrée un soir de 15 février à San siro, vous m excuserai du peu, mais c est extrêmement valorisant, quant on sait que les « officiels » type wishere, ramsey, diaby ou même archavin ( buteur decisif contre le barca saison passée à l emirates) n étaient pas de la partie, je vous serez gré de bien peser vos mots, comme dirai un cher collègue, dire autant de connerie, ça deviens gênant …

    • T-Brawl dit :

      « le finaliste naturel de cette ligue des champions » : Le Real, le Berça et même le Bayern ne sont pas d’accord…

      Et puis Milan s’est ramené avec sa suffisance et son assurance (voire arrogance) en première période, d’où les trois buts bêtement encaissés. Mais quand ils ont serré les boulons en seconde et ils ont considéré Arsenal comme un vrai danger, plus de buts et c’est pas un hasard.

      Là où Arsenal a désespérement continué l’opération portes ouvertes il y a 2 semaines, Milan a logiquement fermée boutique à l’italienne.

      • jojofoot225 dit :

        T-Brawl.Mais es-que les milanais avaient des raisons de s’adonner à une opération porte ouverte hier soir? Et puis dire qu’ils ont fermé la boutique n’est pas totalement vrai.Car sur la second mi-temps ils ont pressé haut et eu plusieurs occases.Mais là où je te rejoins c’est qu’ils devraient faire beaucoup mieux pour prétendre à un statut de finaliste.

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