Salaire basketteuse Pro A : état des lieux du basket professionnel féminin
Le basket féminin professionnel séduit de plus en plus en France et à l’international. Pourtant, les rémunérations des basketteuses en Ligue Féminine de Basketball (LFB) restent très en deçà de celles observées dans le basket masculin. En 2026, une joueuse pro en LFB touche en moyenne 6 300 € bruts par mois, soit environ 4 445 € nets, un montant qui montre une progression notable ces dernières années mais qui témoigne aussi de disparités persistantes dans la profession.
Les salaires moyens en LFB et comparaison internationale
La LFB regroupe 12 clubs et près de 120 joueuses professionnelles. Leur salaire moyen brut mensuel de 6 300 € s’inscrit dans une fourchette allant de 2 500 € pour les débutantes à environ 9 000 € pour les stars et internationales confirmées. En comparaison, le championnat américain WNBA propose des salaires annuels situés entre 66 000 $ et 250 000 $, avec un salaire moyen annuel de 78 000 $ (soit approximativement 6 500 $ par mois sur 12 mois). Malgré ce positionnement, ces rémunérations restent bien loin des salaires masculins en NBA où la moyenne annuelle dépasse les 10 millions de dollars.
Comprendre le modèle économique du basket féminin de haut niveau
Le budget moyen d’un club LFB est estimé à 1,9 million d’euros, réparti entre salaire de joueuses et staff, infrastructures et fonctionnement. Cette enveloppe est comparable à celle d’un club évoluant en Pro B masculine (deuxième division en France), ce qui situe l’élite féminine à un niveau économique encore modeste.
La recette provient principalement des partenaires privés (47 %), des subventions publiques (38 %) et enfin de la billetterie qui ne représente que 8 % des revenus, ce qui illustre la fragilité financière et la dépendance des clubs envers le soutien institutionnel et commercial.
Fourchettes salariales dans la LFB selon le profil des joueuses
| Catégorie | Salaire mensuel brut |
|---|---|
| Débutantes et joueuses de rotation | 2 500 à 3 500 € |
| Joueuses confirmées | 4 500 à 6 500 € |
| Stars et internationales | jusqu’à 9 000 € |
Ces différences salariales reflètent l’expérience, le palmarès et la notoriété mais impactent aussi la stabilité professionnelle des joueuses.
Les salaires en WNBA et les raisons de l’expatriation des basketteuses
Alors que la WNBA est considérée comme la meilleure ligue féminine au monde, ses salaires restent modestes en raison notamment d’une saison très courte (fin mai-début septembre). Beaucoup de joueuses complètent leurs revenus en s’engageant dans d’autres championnats à l’étranger durant l’intersaison.
Une comparaison en chiffres entre LFB, WNBA et autres championnats
| Championnat | Salaire moyen | Fourchette |
|---|---|---|
| Ligue Féminine de Basketball (France) | 6 300 € bruts/mois | 2 500 € à 9 000 € |
| WNBA (États-Unis) | 78 000 $ par an | 66 000 $ à 250 000 $ |
| Turquie/Russie/Asie | 500 000 $ à 1 M$ par saison | Stars internationales |
La plupart des stars européennes et américaines s’expatrient ainsi pour tripler voire quintupler leurs revenus annuels, notamment en Turquie, Russie ou en Chine.
Les enjeux des négociations salariales en WNBA en 2024-2026
La principale revendication du syndicat des joueuses WNBPA porte sur une redistribution plus équitable des revenus. Actuellement, les athlètes touchent entre 20 et 25 % des recettes globales, un ratio bien inférieur aux 50 % que perçoivent leurs homologues masculins NBA. Face à une croissance importante des audiences (+100 % en 2024) et des revenus publicitaires (+65 % en deux ans), les joueuses militent pour une part plus juste afin de pouvoir bénéficier d’une rémunération à la hauteur de leur performance et de la popularité grandissante du basket féminin.
Marine Johannès : exemple concret d’une carrière à double casquette
Marine Johannès, figure emblématique du basket français, illustre bien cette réalité multicanale. Avec un palmarès impressionnant et plus de 110 sélections en équipe nationale, elle évolue à la fois en LFB (ASVEL Féminin) et en WNBA (Liberty de New York).
Ses revenus se composent d’un salaire mensuel proche des 9 000 € en LFB, d’environ 60 000 € par an en WNBA, complétés par des contrats de sponsoring dont celui avec Nike. Au total, son revenu annuel pourrait avoisiner les 250 000 €.
Quels sont les principaux défis pour l’égalité salariale dans le basket féminin ?
Malgré des progrès, les écarts de salaires entre hommes et femmes dans le basket restent criants. À l’échelle mondiale, les basketteurs NBA gagnent en moyenne 10 millions de dollars annuels, contre un maximum de 250 000 $ en WNBA. En France, la parité budgétaire est encore loin : la LFB correspond au budget d’un club de Pro B masculine, tandis que la rémunération moyenne reste cinq à dix fois inférieure à celle de la Betclic Élite (Pro A homme).
Les ambitions des joueuses et des syndicats s’orientent désormais sur une meilleure redistribution des revenus générés, l’augmentation des aides à la médiatisation et à la visibilité, ainsi qu’une amélioration des conditions de travail à long terme.
- Maintenir la croissance des budgets des clubs féminins pour améliorer les salaires
- Poursuivre la structuration professionnelle du championnat pour plus de stabilité
- Revendiquer une part équitable des revenus liés aux droits TV et sponsors
- Soutenir l’émergence de stars qui attirent l’attention médiatique et commerciale
- Favoriser une meilleure visibilité pour augmenter la billetterie et les partenariats
Le contexte 2026 pousse à une réflexion profonde sur la valorisation des basketteuses professionnelles, entre progrès tangibles et luttes encore nécessaires pour une meilleure reconnaissance.
Quel est le salaire moyen d’une basketteuse en LFB ?
Le salaire moyen brut mensuel en Ligue Féminine de Basketball est d’environ 6 300 €, variant entre 2 500 € pour les débutantes et jusqu’à 9 000 € pour les stars.
Pourquoi les joueuses WNBA jouent-elles souvent à l’étranger ?
En raison de salaires limités en WNBA et d’une courte saison, plus de 60 % des joueuses s’expatrient en Europe ou en Asie pour multiplier leurs revenus par 3 à 5.
Quelles sont les principales revendications du syndicat des joueuses WNBA ?
Le syndicat réclame une part des revenus proche des 50 %, contre 20-25 % actuellement, afin d’améliorer significativement la rémunération des joueuses.
Comment Marine Johannès compose-t-elle ses revenus ?
Elle cumule un salaire en LFB (~9 000 €/mois), un contrat WNBA (~60 000 €/an) et des sponsoring, totalisant environ 250 000 € annuels.
Quelles sont les principales raisons des écarts salariaux entre basket masculin et féminin ?
Ces écarts sont liés à la part des revenus redistribués, à la médiatisation, aux revenus publicitaires et aux budgets des clubs beaucoup plus élevés côté masculin.