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Dernier match de la saison espagnole, la finale de la Copa del Rey opposait deux équipes aux orientations de jeu similaires. Il s’agissait surtout de la dernière finale de l’ère Guardiola et de la dernière opportunité pour ce brillant entraîneur d’obtenir un 14ème et dernier trophée en 4 ans avant de passer la main à son ami Vilanova. A sens unique, la finale a livré son verdict au bout de 25 minutes de jeu, le Barça offrant un récital tellement symbolique de la période faste qui s’achève. Dernier conseil de classe pour les hommes de Pep. Ça se fête.

Les buts
Pedro 3’
L. Messi 19’
Pedro 24’

Les indépendantistes qui gagnent

J-M. Pinto : on lui a demandé de faire comme Valdes, alors il s’est contenté d’arrêter les vaines tentatives adverses en s’efforçant d’avoir un jeu au pied douteux. (5)

M. Montoya : le jeune latéral catalan est monté en puissance comme sur son aile tout au long du match. A mieux tenu son couloir que son pendant à gauche. Le conseil de classe demande à le revoir la saison prochaine. (6)

G. Piqué : auteur d’un te waza non-sanctionné sur Llorente, Shakiro a paradoxalement retrouvé des allures de Piquenbauer en multipliant les montées rageuses. Quand son équipe domine (c’est-à-dire 98% du temps), c’est un monstre. (7)

J. Mascherano : des relances justes et précises, une défense sobre et efficace et des tentatives de lobs à 40 mètres du but. Javier était patron ce soir et aurait fait passer Mbia pour un simple syndicaliste. (8)

Adriano : une première période de haute qualité où il créé le corner du premier but. Peu inquiété par Susaeta, il a davantage souffert quand Ibai Gómez est venu dans sa zone de jeu. (6)

S. Busquets : le Barça a dominé les débats sur une grande partie du match quand celui-ci était était plié. A partir de là, je crois que bon Sergio a bien fait son travail. (7)

Xavi : en délicatesse ces dernières semaines, le lutin catalan a retrouvé ses habits de chef d’orchestre. Des passes tentées, des passes réussies, des tirs tentés, des tirs manqués. Mais une passe décisive de plus pour Pedro sur une remise bien sentie (7). Remplacé par C. Fabregas (non-noté) qui a eu le temps de faire des passes.

A. Iniesta : sa passe décisive pour Messi a provoqué un séisme magnitude 8.9 dans le slibard de Christian Jeanpierre. A joué au torero toute la partie avec ses adversaires de l’entrejeu basque. (9)

Pedro : l’ailier de poche était le seul titulaire catalan à jouer sa place à l’Euro hier soir et ça s’est vu. En 25 minutes, le score était de 3-0 pour le Barça et il avait déjà marqué deux buts. A joué en roue libre le reste du match mais on s’en fout, son ticket pour l’Europe de l’Est est déjà composté (8). Remplacé par T. Alcantara (non-noté) qui a humilié Iraola avant la fin du match, pour le plaisir.

A. Sanchez : un match de porc pour Dirty Sanchez qui s’est battu comme un beau diable devant les défenseurs basques en provoquant des fautes, des fautes et encore des fautes (7). Remplacé par S. Keita (non-noté) qui s’est contenté de tenir le ballon, comme d’habitude.

L. Messi : exceptionnel pendant 25 minutes (3-0 et un but), le meilleur joueur du monde a souhaité épargner ses adversaires en levant un peu le pied. 73 buts en 60 matchs. Cristiano who ? (8)

Les indépendantistes qui perdent

G. Iraizoz : trahi par Javi Martinez sur le premier but catalan, le portier basque est resté impuissant devant la puissance collective du Barça. Des interventions précieuses face à Messi. (5)

A. Iraola : le capitaine des rojiblancos est passé à côté de l’évènement, dépassé par l’impact physique de Sanchez et la vitesse d’Adriano. Un peu plus à son aise quand le Barça a déverrouillé son emprise, mais le mal était fait. (3)

B. Ekiza : défendre face à ce Barça-là relève de l’exploit. Pas de miracle donc puisque dès que les catalans haussaient le rythme, ça devenait compliqué pour lui. (4)

F. Amorebieta : le vénézuélien a passé une sale soirée, solidaire de son partenaire en défense centrale. (4)

J. Aurtenetxe : moins dépassé qu’Iraola, il a quand même connu un début de partie compliqué avant de se ressaisir et de tenir décemment son couloir. (4)

Javi Martinez : s’il fallait désigner un fidèle à la couronne espagnole côté basque, ce serait lui. En mode traître sur le premier but de Pedro, le milieu de Bilbao s’est contenté de faire des fautes sur Xavi et Iniesta. (2)

Ó. De Marcos : une prestation bien quelconque (3). Remplacé à la pause par I. Pérez (6) dont le seul crime aura été de vendanger une offrande d’Herrera d’un lob prétentieux.

Iker Muniain : replacé dans l’axe par Bielsa, le jeune basque a passé sa première période à courir dans le vent et à louper ses passes. Nettement mieux en seconde où il a été le plus dangereux de son équipe. Ne perds pas espoir, gamin, tu gagneras des finales. (5)

M. Susaeta : l’ailier basque n’est pas fait pour défendre, et ça s’est beaucoup vu. Un match aussi crade qu’un obscur porno ukrainien (2). Remplacé à la pause par A. Herrera (6) qui a aéré le jeu de son équipe, c’est déjà ça.

F. Llorente : le pivot de Bilbao s’est battu, a récupéré des ballons devant Piqué, s’est efforcé à remiser proprement sur ses partenaires. Sa débauche d’énergie aurait dû lui valoir un pénalty (5). Remplacé par G. Toquero (non-noté) qui a surtout couru.

Ibai Gómez : en difficulté sur son côté gauche, le titulaire surprise côté basque a repris du poil de la bête en allant provoquer Adriano à droite. A évité le naufrage de ses partenaires, c’est déjà ça. (5)

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