Après le suspense et les buts de la poule A, voici le premier match du groupe de la mort en guise d’apéritif avant le Allemagne-Portugal de ce soir. La première surprise est tombée dans ce match. Une défaite 0-1 pour les membres de la confrérie des favoris qui va devoir travailler énormément sur son sens du collectif et son organisation défensive s’ils ne veulent pas subir un naufrage face aux Allemands et aux Portugais. Le Danemark a longuement attendu son adversaire avant de le surprendre. Face à un Pays-Bas trop brouillon et gâcheur, les Vikings auraient pu se mettre à l’abri à plusieurs reprises. Le chemin vers le Valhalla s’ouvre de la plus belle des manières et en cas de qualification, les jeunes vierges seront aux rendez-vous.
Le but
24′ Krohn-Dehli
Les Oranjes pressés
M. Stekelenburg : sans le bain dès la première minute, il a fait un très bon arrêt avant de voir le ballon de Krohn-Dehli passer entre ses jambes à la 24e. Le reste du temps il n’a eu qu’à observer une défense aux abois. 4
G. van der Wiel : montant très (trop) souvent dans son couloir pour venir soutenir Robben, il en a oublié son premier rôle. Défendre. 4. Remplacé par D. Kuyt à la 85e minute. Le vieux briscard n’a pas eu beaucoup d’impact pour sauver son équipe. non-noté
J. Heitinga: restant sur place après l’accélération de Krohn-Dehli, il en a perdu son rein et a lutté pour fournir une prestation convenable. 5
R. Vlaar : match honorable pour le seul défenseur présent dans ce match. Il a essayé tant bien que mal de préserver l’axe hollandais. En vain. 5
J. Willems : c’est avec l’étiquette de plus jeune joueur de l’Euro qu’il a débuté sa compétition. Très motivé en début de match avec de nombreuses montées, il s’est éteint petit à petit. 5
M. van Bommel : trop propre pour être honnête. Kung Fu Mark a livré une très bonne première période en répondant présent à la récupération quand il le fallait face à une équipe danoise peu présente au milieu de terrain. Il est resté à son poste et a reçu son désormais classique carton jaune. Le seul côté hollandais. 5
N. de Jong : le poète s’est illustré dès la première minute en provoquant un coup franc qui a amené la première occasion danoise. Comme son voisin, il rend une très bonne copie en se montrant solide au milieu de terrain. 5. Il est remplacé par R. van der Vaart à la 71e minute. Le milieu de Tottenham n’a pas été étincelant. 4
A. Robben : il a répété pendant 90 minutes le même geste technique en oubliant souvent ses collègues et hérite d’un nouveau surnom : l’Oranje Mécanique. Auteur d’un poteau en première période, il n’a eu de cesse de tenter de faire sauter le verrou danois. Indispensable pour l’équipe mais doit penser à regarder autour de lui. 5
W. Sneijder : totalement absent lors du premier quart d’heure, Wesley Sneijder a touché le plus de ballon et s’est montré omniprésent dans ce match. Auteur d’une passe magnifique pour Huntelaar en milieu de seconde mi-temps, il a assisté impuissant à la défaite de son équipe. 6
I. Afellay : omniprésent à l’instar de Robben et Sneijder, il a voulu apporter des solutions et ouvrir des brèches dans le mur danois mais en vain. 5. K. Huntelaar l’a remplacé à la 71e minute et pourra continuer sans aucun doute de râler sur le banc. Il mange la feuille sur une ouverture lumineuse de Sneijder. 5
R. van Persie : seul en pointe, RVP n’a pas marqué quand il voulait, la faute à un duo Agger-Kjaer imperturbable. Il n’a pas eu beaucoup de ballons à se mettre sous le crampon et quand il le pouvait Andersen faisait son boulot. 5
Les joueurs de Olsen. Mais pas de Mary-Kate ni d’Ashley
S. Andersen: il fait tellement de parades que ce n’est plus un gardien, mais une maison. Une maison d’arrêts. Le joueur de l’ETG a mis à l’amende tous les attaquants hollandais et seules ses relances au pied ne nous ont pas foutu le barreau. 8
S. Poulsen: après Gebre Selassie, un Tchèque métisse, on a eu droit à Poulsen, un Danois métisse. Comme tout le monde, à La Madjer on croyait que ça n’existait pas, et comme tout le monde, à La Madjer, on a vu qu’il ne servait pas à grand chose. 5
S. Kjaer: on avait coutume d’appeler Johnny Rep, le Néerlandais, le Dieu Blond. Mais ce soir le Dieu Blond était danois et il se nommait Kjaer. Le défenseur de la Roma a agi en parfait complément de son capitaine. 6
D. Agger: ses interventions défensives > les interventions des forces de l’ordre aux spectacles de Dieudonné. 7.5
L. Jacobsen: il n’est pas un joyau mais ses montées ont été couronnées d’un certain succès. Et même si ses centres n’étaient pas parfaits, il a au moins su apporter le surnombre et le danger. Défensivement, il a eu le malheur de tomber sur un Afellay des grands soirs. 5.5
N. Zimling: lui, c’est le nouveau Gravesen (surtout pour la coupe de cheveux ), en meilleur, en plus relayeur, en moins méchant mais surtout Zimling fait beaucoup moins peur que Gravesen. 6.5
W. Kvist: avec Zimling, il forme une plus belle paire que les seins de ta copine. Remontant vite le ballon vers l’avant, il est aussi ultra-présent à la récupération. Étonnant qu’il ne joue qu’à Stuttgart. 6.5
C. Eriksen: le jeune milieu s’est senti à son aise dans l’entre-jeu. Et pour cause, il était un peu comme chez lui entre son pays et ses adversaires contre lesquels il joue toutes les semaines en Eredivisie. Le futur, c’est lui. Mais pas tout de suite. Là il va dormir parce que mine de rien, il a beaucoup donné. 6. Remplacé par L. Schone à qui on peut dire merci. Danke Schone. 6
M. Krohn-Delhi: si avant le match on ne le connaissait pas, on va apprendre à le connaître. Et à dire son nom sans anicroches (oui oui ce mot se dit encore). Mélange de Kronenbourg et de New-Delhi, le petit ailier a donné le tournis à toute la défense Oranje sur le but. Extrêmement importante, sa réalisation est parfaite du début à la fin. Contrôle réussi, crochet dévastateur qui met dans le vent quatre défenseurs et finition chanceuse, la balle passant entre les jambes de Stekelenburg. 8
D. Rommedahl: encore très fringant pour son âge avancé, il étonne plus que Marie-Thérèse Bardet. Pour lui, tout roule. Même sans fauteuil-roulant. 6. Remplacé par T. Mikkelsen que l’on a pas eu le temps de voir à l’œuvre. non-noté
N. Bendtner: dans son habituel rôle de pivot, il a excellé. Très remuant et très disponible, il a autant pesé sur la défense qu’un Brandao des grands soirs. Et c’est un compliment. 6
Ludovic & Loïc






