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	<title>La Madjer &#187; AC Ajaccio</title>
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	<description>Décalé sur l&#039;aile et décisif dans l&#039;axe</description>
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		<title>2014, le Memo d&#8217;Ochoa</title>
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		<pubDate>Fri, 16 Jan 2015 08:11:39 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>5 janvier 2014, Memo Ochoa est titulaire avec l&rsquo;AC Ajaccio à Quimperlé en Coupe de France contre une équipe de septième division française devant 4 000 spectateurs. 23 août, Memo Ochoa commençait sa nouvelle aventure avec Malaga sur le banc, à la Rosaleda contre l&rsquo;Athletic Bilbao devant 19 000 spectateurs. Entre temps, le gardien de but a connu une descente en Ligue 2 mais surtout une Coupe du monde réussie, avec en point d&rsquo;orgue, une prestation extraterrestre contre le Brésil, le 17 juin. Devant 60 342 spectateurs. Retour sur les 12 derniers mois du plus connu des Mexicains.</strong><span id="more-19630"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="/wp-content/uploads/2014/09/iconsport_bpi_170614_03_05.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-19632" src="/wp-content/uploads/2014/09/iconsport_bpi_170614_03_05.jpg" alt="Guillermo Ochoa" width="826" height="550" /></a>Faites le test. Sortez dans la rue et demandez au hasard aux passants quel est, pour eux, le Mexicain le plus connu du monde. Les plus (ou moins) drôles vous répondront <em>&laquo;&nbsp;Pepito&nbsp;&raquo;</em>, les plus érudits répliqueront avec un <em>&laquo;&nbsp;Carlos Slim&nbsp;&raquo;</em>, mais la majorité lancera en chœur un <em>&laquo;&nbsp;Ochoa!&nbsp;&raquo;</em>. Sans forcément connaître son prénom, ni son surnom, mais en ayant en tête les arrêts du gardien face au Brésil et sa chevelure bouclée.</p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;apothéose d&rsquo;une année 2014 qui avait commencé sous des auspices bien différents. Le 5 janvier 2014, Guillermo Ochoa est titulaire avec Ajaccio sur le terrain de Quimperlé en 32ème de finale de Coupe de France. Dans le centre-ville, la Laïka, qui coupe la municipalité en deux, a inondé les commerces et les habitations. Placé plus haut, le stade est épargné. Mais le doute autour du déroulement de la rencontre dure jusqu&rsquo;au tout dernier moment. Finalement, Memo Ochoa n&rsquo;est que peu sollicité mais encaisse un coup-franc direct de Julien Le Gall à la 17ème minute. L&rsquo;ACA s&rsquo;impose 2-1 dans la douleur. L&rsquo;une des 4 victoires du club corse de la deuxième partie de saison. Mais jamais aucun clean-shit. A Ajaccio, Ochoa va battre un triste record. Celui du nombre de matchs consécutifs en encaissant au moins un but. Le portier mexicain ira chercher le ballon dans ses filets 34 matchs de suite. Le précédent record datait de 1954 et était détenu par Toulon. Une autre époque. Ce qui ne l&rsquo;empêchera pas de réaliser des prestations de haut-vol, comme contre Toulouse lors de la 31ème journée de L1 avec 7 arrêts. Des parades qui viennent s&rsquo;ajouter à bien d&rsquo;autres. Memo Ochoa était le gardien le plus efficace d&rsquo;Europe avec 428 arrêts depuis son arrivée en 2011. La saison 2013/2014 sera également une ligne prestigieuse de son CV avec 147 parades. Le meilleur total en France, le cinquième en Europe.<br />
<iframe src="//www.dailymotion.com/embed/video/x1ky7pk" width="480" height="270" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe><br />
Le Mexicain n&rsquo;était pas seulement une star en Ligue 1. Adulé dans son pays, il était LA star de l&rsquo;AC Ajaccio. Une aubaine pour le club qui a pu compter sur la popularité de son gardien pour accroître son exposition à l&rsquo;international. Mais surtout au Mexique. De 2011 à 2014, tous les matchs des rouge et blanc ont ainsi été diffusés sur Televisa, une chaîne mexicaine. Les maillots Duarig puis Macron floqués Ochoa se sont arrachés, les nouveaux supporteurs ont débarqué et l&rsquo;ACA en a profité. <em>&laquo;&nbsp;La montée en Ligue 1 en 2011 a été le réel premier détonateur de nos statistiques. Puis c&rsquo;est vrai il y a eu l&rsquo;arrivée d&rsquo;Ochoa, ultra-populaire sur les réseaux sociaux, apportant avec lui des flots de supporters mexicains.&nbsp;&raquo;</em> nous explique le club. Si l&rsquo;AC Ajaccio est désormais le club de Ligue 2 le plus suivi sur les réseaux sociaux (+ de 110 000 fans sur Facebook et 69 800 followers sur Twitter) il le doit en grande partie au natif de Guadalajara. <em>&laquo;&nbsp;Sur Facebook par contre, les Mexicains sont très nombreux et représentent une belle part de nos 110 000 fans.&nbsp;&raquo;</em> Mais pas trop non plus. <em>&laquo;&nbsp;Sur Twitter, nous avons une majorité d&rsquo;abonnés localisés en France (+ de 30%). Les Mexicains ne représentent que 12%. Les Algériens, grâce à Medjani et Mostefa, nous suivent massivement également. Les Roumains, fans de Mutu, sont très très peu nombreux sur nos différents réseaux sociaux par contre nous avons une base intéressante aux USA à présent (plus de 5000 Américains sur Facebook et Twitter) grâce au départ de Pierazzi pour la MLS.&nbsp;&raquo;</em></p>
<h5 style="text-align: center;"><a href="/wp-content/uploads/2014/10/Dernier-match-Memo.jpg"><img class="aligncenter wp-image-19645" src="/wp-content/uploads/2014/10/Dernier-match-Memo.jpg" alt="Saint-Etienne - AC Ajaccio, dernier match de Memo avec le maillot à la tête de Maure." width="897" height="596" /></a><span style="color: #000000;"><strong>Saint-Etienne &#8211; AC Ajaccio, dernier match de Memo avec le maillot à la tête de Maure.</strong></span></h5>
<p style="text-align: justify;">Du haut de ses 1 650 000 followers, Ochoa a été chouchouté. Ses fans aussi. A son arrivée, l&rsquo;ACA a mis en place une page internet en espagnol totalement consacrée à Memo. Le but ? Suivre son actualité au jour le jour et fidéliser les supporteurs hispanophones. Des fans prêts à tout pour leur idole. C&rsquo;est le cas de Gabriela, une Mexicaine vivant aux Etats-Unis qui a décidé de venir passer des vacances footballistiques dans la cité impériale corse. Pendant une semaine et après un long périple, le programme a été simple : assister aux entraînements, shopping dans la boutique du club et Ajaccio-Rennes en point d&rsquo;orgue. Mis au courant de la présence de l&rsquo;une de ses plus grandes fans et attiré par le flottement du drapeau mexicain en tribune, Memo Ochoa, également reconnu pour sa gentillesse, n&rsquo;hésitera pas à aller donner son maillot à &laquo;&nbsp;Gaby&nbsp;&raquo;. Le genre de geste qui fait de Memo un gardien à part entière. Et que personne n&rsquo;oubliera. Star d&rsquo;Ajaccio, certains réclamaient même qu&rsquo;une statue du Mexicain remplace celle de Napoléon. Qu&rsquo;importe la manière, le gardien restera dans les mémoires éternellement. Comme étant le meilleur joueur de l&rsquo;histoire du club. Devant Marius Trésor, Marcialis ou Sansonetti. Le secret de sa réussite ?<em> &laquo;&nbsp;Il ne sortait jamais voir le terrain avant les matchs, il était très concentré dès qu&rsquo;il arrivait dans le vestiaire. Il était très calme avant et même pendant les matchs. Et il avait tout le temps son chewing-gum, c&rsquo;était son habitude.&nbsp;&raquo;</em> signale François-Joseph Sollacaro, troisième gardien de l&rsquo;ACA et doublure d&rsquo;Ochoa en fin de saison.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="/wp-content/uploads/2014/10/Ochoa-belle-photo.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-19643" src="/wp-content/uploads/2014/10/Ochoa-belle-photo.jpg" alt="Ochoa belle photo" width="941" height="575" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Les Mexicains, eux, n&rsquo;oublieront pas l&rsquo;AC Ajaccio, malgré le départ de leur dieu vers Malaga.<em> &laquo;&nbsp;Même si je ne peux plus les regarder à la télé, je continue de suivre les matchs sur France Bleu&nbsp;&raquo;</em> indique Gabriela. Comme quoi ils sont prêts à tout. Et à n&rsquo;importe quoi. Du côté de l&rsquo;ACA, on continue à surfer sur la vague Ochoa. Une aubaine. <em>&laquo;&nbsp;Depuis son départ, les statistiques n&rsquo;ont pas baissé, ni sur les réseaux sociaux, ni sur le site. Car ses supporters interagissent toujours avec nous et nous sont restés fidèles. D&rsquo;ailleurs nous avons continué de rédiger des articles et d&rsquo;animer nos réseaux sociaux pendant la Coupe du Monde où Memo a brillé devant la planète entière.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="/wp-content/uploads/2014/10/Ochoa-CFC-5.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-19644" src="/wp-content/uploads/2014/10/Ochoa-CFC-5.jpg" alt="Ochoa CFC 5" width="642" height="361" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">En fin de contrat sur l&rsquo;île de Beauté, celui qui est papa d&rsquo;une petite Luciana ne pouvait pas rester. Surtout pas en Ligue 2. Un départ acté depuis de long mois mais qui mettra beaucoup de temps. Et ne se passera pas comme prévu. Le 13 avril, sur le plateau du Canal Football Club, Guillermo Ochoa fait part de ses envies.<em> &laquo;&nbsp;Je voudrais signer mon contrat avant la Coupe du monde. Il y aura plus de tranquillité. Mais si une grosse équipe me dit d’attendre après la Coupe du monde, il n’y a pas de soucis.&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;C’est mon rêve de jouer la Ligue des Champions&nbsp;&raquo; </em>et <em>&laquo;&nbsp;Ma priorité c’est de rester en France.&nbsp;&raquo;</em> Au final, Ochoa signera fin août à Malaga, 11ème du dernier championnat espagnol. Une signature qui résonnera comme un échec. Surtout après un Mondial impressionnant.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">Ochoa et la sélection</span></h3>
<p style="text-align: justify;">S&rsquo;il brille en Europe, où il est le seul gardien mexicain y évoluant, Memo Ochoa n&rsquo;était pas pour autant certain de débuter le Mondial en tant que titulaire. Des doutes sur ses capacités à tenir cette place, tout le monde en avait. Y compris son sélectionneur Miguel Herrera. Sans une blessure à la tête de l&rsquo;expérimenté Corona en match de préparation contre Israël quinze jours avant la Coupe du monde, peut-être n&rsquo;aurait-il pas eu sa chance. Mais alors, pourquoi un gardien adoubé en Corse et en Ligue 1 ne possède que si peu de crédit au pays ? Sébastien Burgess, journaliste français qui commentait tous les matchs de l&rsquo;AC Ajaccio sur la chaîne mexicaine Televisa Deportes Network, tente une explication. <em>&laquo;&nbsp;Corona avait joué sous les ordres de Herrera en 2008-2009 avec les Estudiantes Tecos, il y avait donc un facteur confiance indéniable. Les deux hommes, Corona et Herrera, avant tout autre chose, se connaissent bien sur un plan strictement humain, élément peu négligeable surtout au Mexique.&nbsp;&raquo;</em> Juan Carlos Cartagena, collègue mexicain de Burgess sur la TDN, avance d&rsquo;autres raisons, purement techniques.<em> &laquo;&nbsp;Memo a toujours eu du mal avec la sélection, mais plus que son jeu au pied, c&rsquo;est également à cause des sorties aériennes et dans le jeu dans les airs qu&rsquo;il a été critiqué.&nbsp;&raquo;</em> Comme si cela ne suffisait pas, un autre argument existe. En 2013, José Manuel de la Torre, sélectionneur de la Tri, accuse Ochoa d&rsquo;être un <em>&laquo;&nbsp;déserteur&nbsp;&raquo;</em> après que le portier ait exigé la place de titulaire dans les buts. S&rsquo;il ne l&rsquo;était pas, il ne se déplaçait pas. Tollé dans la presse et chez les fans. La réputation de Memo en prend un coup.</p>
<blockquote>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #6ab32c;"><strong>&laquo;&nbsp;Les défenseurs se sentaient plus en sécurité avec Memo&nbsp;&raquo;</strong></span></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Mais Ochoa est un chat, il retombe toujours sur ses pattes. Lors de la préparation à la Coupe du monde, Miguel Herrera a le choix entre trois gardiens : Corona, Talavera et Ochoa. Le dernier sort de deux Mondiaux (2006 et 2010) dans lesquels il n&rsquo;a pas joué une seule minute. Le Mondial 2014 au Brésil sera le sien, mais après de nombreuses tergiversations. Au départ, Herrera annonce qu&rsquo;il testera ses trois portiers en amicaux. Ochoa joue contre l&rsquo;Equateur. Résultat : une victoire 3-1. Le déclic pour l&rsquo;entraîneur ? <em>&laquo;&nbsp;Herrera a parlé à ses défenseurs et ils ont certainement dit qu&rsquo;ils se sentaient plus en sécurité avec Memo. Ochoa a su convaincre Herrera parce qu&rsquo;il jouait en Europe, parce qu&rsquo;il inspire confiance et grâce à son leadership.&nbsp;&raquo; </em>explique Cartagena<em>.</em> Mais également par ses arrêts, par son dévouement &#8211; il écourtera ses vacances pour rejoindre la sélection &#8211; et surtout grâce à l&rsquo;énorme soutien qu&rsquo;il a reçu sur les réseaux sociaux. Sur Twitter, les #QueremosAOchoaTitular (#NousVoulonsQuOchoaSoitTitulaire) ont, entre autres, pullulé.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="/wp-content/uploads/2015/01/iconsport_fir_230614_05_11.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-19731" src="/wp-content/uploads/2015/01/iconsport_fir_230614_05_11.jpg" alt="Joie Guillermo Ochoa" width="683" height="455" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">En sous-marin, une autre théorie fait son bonhomme de chemin. Si Ochoa a été titularisé, c&rsquo;est seulement grâce à Televisa. <em>&laquo;&nbsp;Si Ochoa a joué en sélection, c’est parce que l’América est un club puissant et qu’il a Televisa avec lui.</em>(le Club America a pour propriétaire Emilio Azcárraga Jean, qui est le propriétaire de Televisa, ndlr)<em>&laquo;&nbsp;</em> déclarait Ricardo La Volpe, sélectionneur mexicain de 2002 à 2006, il y a quelques années. Une théorie du complot encore d&rsquo;actualité. Certains n&rsquo;hésitent pas à parler de pots-de-vin versés pour faire jouer Ochoa, de corruption de la fédération mexicaine de football et de liens étroits et louches entre le Club America et la Tri. Il faut dire que Miguel Herrera a entraîné America, qui est l&rsquo;ancien club de Memo Ochoa. Comble du comble, le Club America est détenu par &#8230; Televisa. Sachant que les rumeurs ont circulé sur le fait que la chaîne de télévision payait une grande partie du salaire d&rsquo;Ochoa à Ajaccio, il n&rsquo;en fallait pas plus pour que les Mexicains s&rsquo;enflamment. Mais qu&rsquo;importe, Ochoa sera bel et bien titulaire au Brésil. Et personne ne le regrettera.</p>
<p style="text-align: justify;">La Coupe du monde 2014 restera à jamais comme la Coupe du monde des gardiens de but, bien avant d&rsquo;être celle de l&rsquo;Allemagne. Keylor Navas, Manuel Neuer, Claudio Bravo. Autant de gardiens qui auront marqué la compétition. En un match contre le Brésil, Memo Ochoa rentrera dans la cour des grands. S&rsquo;il n&rsquo;a pas eu à déployer son mètre 85 contre la Croatie et le Cameroun, le gardien au bandeau noir se sera réservé pour la rencontre face aux locaux. Inutile de revenir sur ses multiples arrêts plus impressionnants les uns que les autres devant Neymar, Thiago Silva et consorts, tout le monde a vu les images. Ce soir-là, le monde entier a fait connaissance avec Francisco Guillermo Ochoa Magaña, ses cheveux, sa détente et ses arrêts réflexes. Sur Twitter, anonymes et célébrités lui font de la lèche. Parmi eux, Rigoberto Uran, Kobe Bryant, Felipe Massa ou encore Falcão. Du côté des experts, Oliver Kahn affirmera que <em>&laquo;&nbsp;le match d&rsquo;Ochoa a été le meilleur d&rsquo;un gardien dans cette Coupe du monde&nbsp;&raquo;</em> et Zico mettra, plus tard, Ochoa dans son équipe-type du Mondial. Son entraîneur Miguel Herrera confirmera. <em>&laquo;&nbsp;Je n&rsquo;ai pas le souvenir d&rsquo;une telle performance d&rsquo;un gardien dans une Coupe du monde&nbsp;&raquo;</em>. Alors que le principal intéressé avouera avoir fait <em>&laquo;&nbsp;le match de [sa] vie&nbsp;&raquo;</em>, Neymar, lui, confessera avoir <em>&laquo;&nbsp;joué contre un mur&nbsp;&raquo;</em>. Première récompense : il est élu homme du match.</p>
<blockquote>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #6ab32c;"><strong>&laquo;&nbsp;Moi j&rsquo;ai réussi à lui mettre un but&nbsp;&raquo;</strong></span></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Neymar, Thiago Silva et David Luiz, les meilleurs joueurs du monde, se sont cassés les dents sur Memo. Un seul footballeur présent au Brésil peut se vanter d&rsquo;avoir trompé Memo Ochoa dans l&rsquo;année, Julien Le Gall. Son nom ne vous dit rien ? C&rsquo;est normal, car Le Gall n&rsquo;évolue qu&rsquo;à Quimperlé, en DSR. Rappelez-vous, c&rsquo;est lui qui avait marqué un magnifique coup-franc contre le portier mexicain au premier tour de Coupe de France. En vacances au Brésil au moment de la compétition avec d&rsquo;autres joueurs du FC Quimperlé, le footballeur amateur raconte cette anecdote. <em>« Bresil-Mexique se passait le jour de notre départ, j&rsquo;ai donc vu le match a l&rsquo;aéroport. On a bien rigolé quand on voyait qu&rsquo;Ochoa faisait un match énorme devant Neymar et les Brésiliens. J&rsquo;ai quand même glissé aux gens qui regardaient le match à l&rsquo;aéroport que moi j&rsquo;avais réussi à lui mettre un but ! »</em><br />
Deuxième récompense : le monde entier est conquis. Le lendemain, il est à la une des journaux brésiliens, mexicains et même chinois. En France, <em>L&rsquo;Equipe</em> lui attribue la note rare de 9/10. Même les plus sceptiques retournent leurs vestes. Y compris, et surtout, le commentateur de la télévision mexicaine. Quelques jours avant le début de la compétition, il désespérait. <em>&laquo;&nbsp;Était-on obligé d&rsquo;amener &lsquo;Le Français&rsquo; ? Ochoa croit qu&rsquo;il sera titulaire parce qu&rsquo;il joue en Europe. On n&rsquo;a pas besoin de lui ! Prouve que t&rsquo;es bon!&nbsp;&raquo;. Pendant le match, il exultait en français. &laquo;&nbsp;Ochoa, je t&rsquo;aime à l&rsquo;infini !!!!!&nbsp;&raquo;</em></p>
<h6 style="text-align: center;"><a href="/wp-content/uploads/2014/12/plus-belle-photo-du-mondial.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-19692" src="/wp-content/uploads/2014/12/plus-belle-photo-du-mondial.jpg" alt="plus belle photo du mondial" width="600" height="527" /></a><span style="color: #000000;"><em><strong>Cette photo élue plus beau cliché de la Coupe du monde par The Guardian</strong></em></span></h6>
<p style="text-align: justify;">De l&rsquo;autre côté de l&rsquo;Atlantique, un autre commentateur tombera amoureux du Mexicano en direct sur TF1. <em>« Il a un super regard Memo Ochoa ! » </em>s&rsquo;extasiera l&rsquo;inénarrable Christian Jeanpierre à la 52ème minute de Pays-Bas – Mexique. Un huitième de finale de Coupe du monde qui sera fatal aux valeureux mexicains, battus au bout du temps réglementaire sur un pénalty de Robben. Guillermo Ochoa aura beau repousser l&rsquo;échéance jusqu&rsquo;à la fin, la Tricolor est éliminée du Mondial. Memo Ochoa est, lui, entré dans une nouvelle dimension qui lui permettra, on le pense alors, de signer dans l&rsquo;un des plus grands clubs de la planète.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">Gaga gagagaaa gaga Malaga</span></h3>
<p style="text-align: justify;">Le mercato des gardiens est alors plus ouvert que jamais. Le Real Madrid embauche Keylor Navas, héros du Costa-Rica, Arsenal choisit le Colombien Ospina pendant que le FC Barcelone préfère le Chilien Carlos Bravo. L&rsquo;Atlético Madrid, qui vient de perdre Thibaut Courtois est également à la recherche d&rsquo;un nouveau portier. Le nom d&rsquo;Ochoa circule, comme à Liverpool, Marseille, Monaco, mais aucune piste n&rsquo;aboutit. Guillermo Ochoa et son (ses) agent(s) seraient-ils trop gourmands au niveau de la prime à la signature et du salaire ? Toujours est-il que les portes se ferment les unes après les autres. Si bien qu&rsquo;Ochoa n&rsquo;a guère le choix. Il signe à Malaga, en toute fin du mercato, et remplace Willy Caballero parti à Manchester City. Un choix du directeur sportif Mario Husillos, en désaccord avec Javi Gracia, l&rsquo;entraîneur qui vient d&rsquo;arriver d&rsquo;Osasuna.  Après avoir été le premier gardien mexicain à avoir évolué en France, il devient le premier gardien mexicain d&rsquo;Espagne. Un pionnier qui va choisir de jouer avec le numéro 13 dans le dos. Superstition ? Sans doute. Guillermo Ochoa est un né un vendredi 13, son premier match de Coupe du monde s&rsquo;est déroulé un 13 juin à 13 heures et 13 est le numéro de son maillot lors de ses 3 Mondiaux.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="/wp-content/uploads/2015/01/iconsport_mar_010814_08_20.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-19726" src="/wp-content/uploads/2015/01/iconsport_mar_010814_08_20.jpg" alt="Guillermo OCHOA" width="582" height="388" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Lors de sa présentation, ce sont 2 000 supporteurs qui envahissent la Rosaleda pour accueillir l&rsquo;une des stars de la Coupe du monde. Les fans mexicains du portier, eux, sont soulagés mais quelque peu dérangés, comme Citatli, à la tête du mouvement <a href="https://twitter.com/ForeverMemo8a">ForeverMemo8a</a>, l&rsquo;un des plus importants lobby memomaniak. <em>« Après la Coupe du monde au Brésil, nous espérions tous que Memo allait signer dans une plus grosse équipe, mais nous savons tous qu&rsquo;il n&rsquo;est pas aisé pour un gardien mexicain de jouer en Europe, surtout lorsque celui-ci occupe une place d&rsquo;extra-communautaire. Mais nous ne sommes pas déçus, parce que Memo s&rsquo;est toujours battu pour sa place dans les équipes où il a joué. »</em> Ce qui va les pousser envahir les pages dédiées au club de Malaga sur les réseaux sociaux. Le compte Twitter officiel de Malaga passe ainsi de 270 000 à 310 000 followers en quelques heures. Quant au compte non-officiel géré par des fans <a href="https://twitter.com/MalagaUniversal">@MalagaUniversal</a>, il gagne une centaine de followers, dont <em>« énormément de Mexicains »</em>. Il faut dire que la presse mexicaine n&rsquo;y va pas avec le dos de la cuillère et annonce ce transfert comme étant <em>« l&rsquo;une des plus grandes nouvelles du football mexicain cette année »</em>. Les journalistes affluent sur place. Avant de vite déchanter. Car leur chouchou ne va pas éclabousser la Costa del Sol de son talent.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="/wp-content/uploads/2015/01/iconsport_mar_100814_89_01.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-19727" src="/wp-content/uploads/2015/01/iconsport_mar_100814_89_01.jpg" alt="Guillermo Ochoa" width="654" height="403" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Titularisé contre la Fiorentina en match amical, Guillermo Ochoa Magaña va commettre sa seule erreur de 2014. Une sortie hasardeuse suivie d&rsquo;un lâché de ballon qui coûte un but. Dès lors, il ne rejouera plus. Pour plusieurs raisons. Cette boulette donc mais également une préparation tronquée. Arrivé sur le tard dans le sud de l&rsquo;Espagne – moins d&rsquo;un mois avant le début du championnat -, Memo a pris un retard non-négligeable sur son partenaire-concurrent, le Camerounais Carlos Kameni. Le Lion Indomptable va devancer le chat chevelu dans la hiérarchie malagueña. Pourtant, rien n&rsquo;était gagné d&rsquo;avance. La saison dernière, Kameni a longtemps été écarté de sa cage. Sur le départ, le Camerounais est finalement resté et a même prolongé son contrat jusqu&rsquo;en 2018 le 25 août dernier, divisant son salaire par deux. Un signe de confiance et bien lui en a pris puisque le titulaire indiscutable, c&rsquo;est lui. <em>« Les gens veulent voir Ochoa ? Je trouve Kameni très bon. Mon boulot est de faire des choix, que ça plaise ou non. »</em> rétorque même le coach Javi Gracia le 10 septembre dernier face aux nombreuses interrogations de la presse et des Mexicains. <em>« Il y a un problème : les Mexicains insultent et manquent de respect à Malaga à cause du statut de remplaçant d&rsquo;Ochoa. C&rsquo;est dommage car sinon les Mexicains sont des gens biens. Mais bon, nous, les Malaguistas sommes fiers de Memo »</em>. se plaint le community manager de @MalagaUniversal.<br />
C&rsquo;est du confortable banc de touche que Memo Ochoa va assister au début de saison du MCF. Comme d&rsquo;habitude, le gardien reste discret et ne fait pas de vagues malgré sa situation de remplaçant. Les médias vont s&rsquo;en charger pour lui. Les rumeurs de transfert dès le mercato hivernal reprennent de plus belle. L&rsquo;une d&rsquo;elle fait état d&rsquo;une vente d&rsquo;Ochoa pour libérer les fonds nécessaires à l&rsquo;achat de Nordin Amrabat, actuellement prêté par Galatasaray. Comme si le Real vendait Casillas pour s&rsquo;acheter Marouane Chamakh.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="/wp-content/uploads/2014/12/Ochoa-La-Corogne-1er-match.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-19724" src="/wp-content/uploads/2014/12/Ochoa-La-Corogne-1er-match.jpg" alt="Ochoa La Corogne 1er match" width="364" height="364" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Mais à force de prendre son mal en patience, Ochoa va enfin avoir sa chance. Grâce à une blessure de Kameni ? Non, car même gêné par ses adducteurs, le Camerounais tiendra sa place contre l&rsquo;Atlético Madrid. Grâce au lobby Memomaniak sur les réseaux sociaux ? Non, car le hashtag #QueremosAOchoTitular, de nouveau de sortie, ne fonctionnera pas. Grâce au turn-over de Gracia en Copa del Rey ? Oui. Le portier fêtera ainsi sa première titularisation contre La Corogne le 3 décembre. Et comme à son habitude, lorsque l&rsquo;on compte sur lui, Memo ne déçoit pas. A son actif, des arrêts réflexes et des parades sur sa ligne. Assez pour que la presse ibérique s&rsquo;enflamme. <em>« Un spectaculaire show de parades »</em> selon <em>AS</em>, un match <em>« notable »</em> pour <em>Marca</em>. Le match retour, qu&rsquo;il disputera également en tant que titulaire, fera moins parler. Helder Postiga trompe Ochoa à la 57ème minute sans que cela n&rsquo;empêche Malaga de l&rsquo;emporter 4-1 et de se qualifier au tour suivant. L&rsquo;occasion pour le Mexicain de glaner quelques minutes de jeu supplémentaires lors des tours suivants contre Levante et bientôt Bilbao. A moins que celui qui a joué le Père Noël pour les enfants hospitalisés de Malaga en cette fin d&rsquo;année n&rsquo;aille endosser le costume de sauveur de Liverpool, qui aurait un oeil sur lui. Medias espagnols, mexicains et anglais se sont mis d&rsquo;accord sur un possible transfert à hauteur de 3 millions de livres. De son côté, Vicente Casado, le directeur général de Malaga, indique qu&rsquo;il <em>&laquo;&nbsp;étudiera les propositions&nbsp;&raquo;</em>. Qu&rsquo;il reste à Malaga cet hiver, qu&rsquo;il atterrisse en Premier League ou ailleurs, Quimperlé sera, de toute façon, bien loin pour Memo Ochoa.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="https://twitter.com/LoicDrd">@LoicDrd</a></p>
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		<title>Adrian Mutu à l&#8217;AC Ajaccio : Le fer de lance qui finit à la casse</title>
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		<pubDate>Fri, 21 Mar 2014 11:07:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Loic]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[3ème mi-temps]]></category>
		<category><![CDATA[AC Ajaccio]]></category>
		<category><![CDATA[Adrian Mutu]]></category>

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		<description><![CDATA[Après Fabrizio Ravanelli et en attendant Guillermo Ochoa, l&#8217;AC Ajaccio (et la Ligue 1) a perdu l&#8217;une de ses stars cet hiver. Après une saison et demie mitigée, Adrian Mutu a quitté le navire corse en perdition pour rejoindre son pays à 34 ans. Retour sur le parcours insulaire du...<a style="margin-top:15px; float:right; font-style:15px;" href="/adrian-mutu-a-lac-ajaccio-le-fer-de-lance-qui-finit-a-la-casse/">> LIRE LA SUITE</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><a href="/ravanelli/">Après Fabrizio Ravanelli</a> et en attendant Guillermo Ochoa, l&rsquo;AC Ajaccio (et la Ligue 1) a perdu l&rsquo;une de ses stars cet hiver. Après une saison et demie mitigée, Adrian Mutu a quitté le navire corse en perdition pour rejoindre son pays à 34 ans. Retour sur le parcours insulaire du seul Roumain qui préfère faire la manche dans la surface de réparation plutôt qu&rsquo;à un feu rouge.<span id="more-19087"></span></strong></p>
<p><a href="/wp-content/uploads/2014/01/Mutu-Sochaux-Ajaccio.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-19089" alt="Mutu Sochaux-Ajaccio" src="/wp-content/uploads/2014/01/Mutu-Sochaux-Ajaccio.jpg" width="504" height="378" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Lundi 27 août 2012. Adrian Mutu vient de signer à l&rsquo;AC Ajaccio. Après une arrivée en fanfare à Campo dell&rsquo;Oro &#8211; l&rsquo;aéroport d&rsquo;Ajaccio &#8211; l&rsquo;international roumain ne tarde pas à se faire remarquer. En dehors des terrains bien sûr. A l&rsquo;instar de Dennis Oliech qui avait avoué vouloir jouer l&rsquo;Europa League avec l&rsquo;ACA, Adrian Mutu voit grand dès sa première interview en lançant un défi à Zlatan Ibrahimovic <em>&laquo;&nbsp;Je marquerai plus de buts que lui d&rsquo;ici la fin du championnat&nbsp;&raquo;</em>. La langue pendue, l&rsquo;ancien de la Juve l&rsquo;a également sur le terrain d&rsquo;entraînement. Adrian Mutu souffre. Il faut dire que sa condition physique n&rsquo;est pas au mieux et même tellement absente que Stéphane Paganelli, préparateur physique du club, avouera même que les tests du joueur étaient catastrophiques et qu&rsquo;il n&rsquo;avait jamais vu un footballeur autant à la ramasse. Des propos qui ne poussent guère vers l&rsquo;optimisme. Pourtant, après quinze jours d&rsquo;entraînement, Adrian Mutu plante déjà un but en amical contre Istres. La machine est lancée, le compteur-but va s&rsquo;emballer. Du moins, c&rsquo;est ce que l&rsquo;on croit.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">Un apport tactique et physique limité</span></h3>
<p style="text-align: justify;">Après une première saison en Ligue 1 où le meilleur buteur du club, Ilan, culminait à seulement 6 buts, l&rsquo;AC Ajaccio comptait sur sa nouvelle recrue pour remonter au classement &#8211; des buteurs au moins. Mais à Ajaccio, Adrian Mutu n&rsquo;est pas la star, la star, c&rsquo;est l&rsquo;équipe. Du coup, et c&rsquo;est normal, Alex Dupont ne fait pas son équipe en fonction de son attaquant. Dans un club dont la priorité est avant tout de bien défendre, le rôle d&rsquo;attaquant devient vite ingrat. Adrian Mutu a pu en faire l&rsquo;expérience. Isolé sur les fronts de l&rsquo;attaque dans un 4-3-3 défensif, Mutu évolue dans un autre registre qu&rsquo;Eduardo. Alors que le Brésilien prend la profondeur, fait le pressing et travaille pour l&rsquo;équipe, Adrian Mutu compte plutôt sur sa technique personnelle pour s&rsquo;en sortir. De mémoire de tous, la technique d&rsquo;Adrian Mutu est la plus belle jamais aperçue à François-Coty. Pour un club plus que centenaire, c&rsquo;est pas mal. Mais cela ne suffit pas.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="/wp-content/uploads/2014/02/MutuRennesACA.jpg"><img class="size-large wp-image-19116" alt="MutuRennesACA" src="/wp-content/uploads/2014/02/MutuRennesACA-1024x503.jpg" width="1024" height="503" /></a><em></em></p>
<pre style="text-align: center;"><em>De la solitude d'Adrian Mutu, ici envoyé au charbon contre Rennes</em></pre>
<p style="text-align: justify;">Pas beaucoup de ballons, beaucoup de tentatives, pas mal de déchets, Mutu est le plus souvent perdu aux avants-postes. Pire, son poids offensif semble se contenir dans la seule surface de réparation. Sur ses 11 buts marqués, 10 le seront dans la surface de réparation dont 4 dans les 6 mètres. La faute à un âge avancé qui ne lui permet pas de galoper tout le temps partout mais la faute également à ses coéquipiers, incapables de le trouver idéalement. Trop éloigné de Cavalli et compagnie, Mutu doit faire avec les miettes. Des miettes qui se résument souvent par des coups-francs et des pénalties, dont il est le tireur officiel. Ainsi, en 2012/2013, il inscrira 4 buts sur coups de pieds arrêtés. Autre statistique inquiétante quant à son impact et son importance dans le jeu en mouvement, Adrian Mutu n&rsquo;aura marqué qu&rsquo;un seul but sur une action construite. Trop peu pour un joueur de son calibre.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">L&rsquo;explication pour son manque de repli défensif, sa non-présence dans la construction et sa finition moyenne? C&rsquo;est lui-même qui la donne <em>&laquo;&nbsp;en défense il y a des joueurs de couleur forts physiquement, d&rsquo;une force folle, très difficiles à dribbler.&nbsp;&raquo;</em> Mais le véritable problème est ailleurs : Adrian Mutu n&rsquo;a plus l&rsquo;étoffe pour jouer tout seul devant. D&rsquo;ailleurs, lorsqu&rsquo;un autre attaquant est associé à lui, il tourne mieux, plus à l&rsquo;aise à un poste de 9 et demi. Malheureusement, l&rsquo;effectif de l&rsquo;ACA n&rsquo;est pas assez garni pour reconduire cette composition plus souvent. Finalement, Adrian Mutu est obligé de traîner son spleen devant.</p>
<h3><span style="color: #6ab32c;">Mais un sauveur quand même</span></h3>
<p style="text-align: center;"><a href="/wp-content/uploads/2014/02/Buts-Adrian-Mutu.jpg"><img class="size-full wp-image-19122 aligncenter" alt="Buts Adrian Mutu" src="/wp-content/uploads/2014/02/Buts-Adrian-Mutu.jpg" width="450" height="298" /></a><em>Les 11 buts d&rsquo;Adrian Mutu sous le maillot acéiste</em></p>
<p style="text-align: justify;">Mi-renard des surfaces, mi-créateur, Adrian Mutu est à la croisée des mondes. Une position ambigüe et toute-puissante &#8211; oui, Mutu fait tout ce qu&rsquo;il veut sur le terrain, même de voler les coups de pieds arrêtés à Cavalli &#8211; qui permet à l&rsquo;ACA de sortir la tête de l&rsquo;eau. 11 buts, c&rsquo;est en effet le même nombre de buts que Lucas sept saisons auparavant. Grâce à ce total, Adrian Mutu est devenu le cinquième meilleur buteur de l&rsquo;AC Ajaccio en première division, loin derrière Etienne Sansonetti et François M&rsquo;Pelé, mais en une seule saison. Un nombre de buts qui aurait pu s&rsquo;étendre à 19 si la malchance n&rsquo;avait pas frappé le Roumain. En 28 rencontres, Mutu aura touché les montants à 8 reprises, soit le joueur le plus maudit de Ligue 1. Peu importe, avec ses onze réalisations, Adrian Mutu a marqué plus de 28% des buts de son équipe, quatrième pire attaque de Ligue 1 édition 2012/2013. C&rsquo;est un fait, Mutu tire l&rsquo;ACA vers le haut, en aimantant tous les ballons. Ainsi, toute l&rsquo;équipe se repose sur sa technique et sur sa faculté à faire la différence tout seul. Sans lui, le club de la cité impériale serait descendu en Ligue 2 en mai 2013. Les 11 buts de l&rsquo;ancien de Chelsea ont permis à l&rsquo;ACA de récolter la bagatelle de 10 points, sachant qu&rsquo;Ajaccio s&rsquo;est maintenu pour 2 points, les calculs sont vite faits. L&rsquo;ACA doit en partie son maintien à Adi.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="/wp-content/uploads/2014/03/ClassementButeurs-Pro-ACA.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-19237" alt="ClassementButeurs Pro ACA" src="/wp-content/uploads/2014/03/ClassementButeurs-Pro-ACA-731x1024.jpg" width="731" height="1024" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Mais le Roumain n&rsquo;a pas seulement apporté son bagage technique. En débarquant en Corse, Adrian Mutu est venu avec sa grande expérience du football italien et son carnet d&rsquo;adresse bien rempli. A la recherche de renforts à moindre prix, l&rsquo;AC Ajaccio n&rsquo;a pas hésité à solliciter son attaquant pour faire signer d&rsquo;autres joueurs. Le premier à le suivre? Un Roumain bien sûr en la personne de Stefan Popescu. Un accord est trouvé avec le club d&rsquo;Alain Orsoni mais la nouvelle pépite roumaine, qui a le même agent que Mutu, doit faire un détour par l&rsquo;Olympique de Marseille et sa CFA2. En juin 2013, Popescu peut enfin poser ses valises à Ajaccio. L&rsquo;été 2013 d&rsquo;ailleurs, c&rsquo;est le temps pour Mutu de réactiver ses contacts. Auprès du coach italien Fabrizio Ravanelli, Adrian Mutu joue les entremetteurs et finit de convaincre les joueurs du Calcio de le rejoindre. C&rsquo;est le cas de Denis Tonucci, qui appartenait en copropriété à Cesena, la dernière équipe de Mutu. Grâce à deux de ses stars, l&rsquo;ACA se renforce. Du moins sur le papier.</p>
<h3><span style="color: #6ab32c;">Un mauvais rapport avec ses entraîneurs</span></h3>
<p style="text-align: justify;">Adrian Mutu n&rsquo;est pas un tendre. Il a son caractère bien trempé. Bien à lui. Un caractère qui qui l&rsquo;a poussé à critiquer des journalistes qui avançaient une rumeur de mésentente entre lui et Fabrizio Ravanelli <em>&laquo;&nbsp;</em><i>Je ne suis pas en conflit avec Ravanelli, comme cela a été écrit dans les journaux en Roumanie! Invention d’un journaliste avec un doctorat en stupidité !&nbsp;&raquo;. </i>Mais était-ce vraiment faux? Pas forcément, si l&rsquo;on en croit les rapports conflictuels entre Adrian Mutu et les quatre entraîneurs côtoyés en une saison et demie. D&rsquo;Alex Dupont à Christian Bracconi en passant par Albert Emon et Fabrizio Ravanelli, aucun d&rsquo;entre eux n&rsquo;a mis l&rsquo;attaquant sur un piédestal. Et c&rsquo;est peut-être cela qui n&rsquo;a pas plu au joueur. Retour à l&rsquo;été 2012. Adrian Mutu vient de signer. Stéphane Paganelli, préparateur physique de l&rsquo;époque, aujourd&rsquo;hui à Montpellier, ne met aucune zone d&rsquo;ombre sur la motivation du nouveau. <em>&laquo;&nbsp;Très impliqué&nbsp;&raquo;</em>, <em>&laquo;&nbsp;motivé&nbsp;&raquo;</em> à l&rsquo;entraînement, Adrian Mutu se fond dans le moule du club. <em>&laquo;&nbsp;Il y a une bonne relation entre le staff et les joueurs, et ça vaut aussi pour Mutu. On travaille dans la bonne humeur&nbsp;&raquo;</em> avance même l&rsquo;adjoint de Dupont. Des débuts encourageants que l&rsquo;entraîneur principal va vite nuancer. Dans <em>Tribune OL</em>, le programme d&rsquo;avant-match de Lyon, Alex Dupont revient sur l&rsquo;arrivée de Mutu <em>&laquo;&nbsp;Disons que l&rsquo;adage « pour vivre heureux, vivons cachés » n&rsquo;était plus d&rsquo;actualité »</em> lance t-il alors que celui-ci n&rsquo;a pas encore joué la moindre seconde sous le maillot rossubiancu. L&rsquo;ACA n&rsquo;avance plus caché. Alex Dupont n&rsquo;est pas heureux. Et continue d&rsquo;assassiner son joueur dans la presse. Début décembre 2012, dans <em>France Football</em>, l&rsquo;ancien-néo brestois se lâche <em>&laquo;&nbsp;Adrian Mutu peut et doit faire mieux. Il a un égo surdimensionné.&nbsp;&raquo;</em> Pas complètement faux lorsque l&rsquo;on lit les déclarations du Roumain dans le même article. <em>&laquo;&nbsp;Sur le terrain je suis sûr de moi, de ce que je peux donner. Un joueur doit toujours penser qu&rsquo;il est le meilleur. Si je pense pouvoir devenir l&rsquo;un des trois meilleurs de Ligue 1? Parce que je ne le suis pas? Je pense que je suis le premier et Ibra le deuxième.&nbsp;&raquo;</em> s&rsquo;était-il en effet vanté.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="/wp-content/uploads/2014/02/iconsport_mrv_241112_69_09.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-19163" alt="Alex DUPONT / Adrian MUTU" src="/wp-content/uploads/2014/02/iconsport_mrv_241112_69_09-1024x682.jpg" width="1024" height="682" /></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">Malheureusement pour lui, Alex Dupont ne pourra pas se plaindre plus longtemps. Le 17 décembre, l&rsquo;entraîneur est limogé à cause des mauvais résultats mais surtout à cause d&rsquo;une fronde des tauliers du vestiaire, qui ne supportent plus le technicien breton. Y compris Adrian Mutu qui ne prenait même plus la peine de saluer son entraîneur et avec qui le dialogue était rompu depuis plusieurs semaines. Le lendemain du licenciement de Dupont, quand le président Alain Orsoni prend la parole dans le vestiaire face à ses hommes, un seul absent est à déplorer : Adrian Mutu, parti en voyage en Roumanie pour 3 jours, sans explication. Quelques jours plus tard, sur RMC, c&rsquo;est au tour d&rsquo;Alex Dupont de s&rsquo;exprimer. Et le moins que l&rsquo;on puisse dire, c&rsquo;est qu&rsquo;il n&rsquo;y va pas par 4 chemins pour décrire son ancien joueur. <em>&laquo;&nbsp;A son arrivée, Mutu n’était pas dans le coup physiquement et ne nous a pas apporté ce qu’on attendait de lui. Je l&rsquo;ai peut-être mis sur le terrain un peu trop vite. Quand on recrute Mutu, on pense ramener un plus dans l’équipe. Je ne peux pas non plus tout accepter. Au niveau de ses attitudes et de son comportement, c’était largement insuffisant. Au niveau de son état d’esprit, c’était un peu compliqué.&nbsp;&raquo;</em> s&rsquo;énerve t-il. Ambiance.</p>
<blockquote>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;"><em>&laquo;&nbsp;Au niveau de ses attitudes et de son comportement, c’était largement insuffisant. Au niveau de son état d’esprit, c’était un peu compliqué.&nbsp;&raquo;</em></span></p>
</blockquote>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">Avec le successeur Albert Emon, le courant ne passera pas forcément mieux. Emon est en marge. La relation entre les joueurs et l&rsquo;entraîneur est mauvaise. Et s&rsquo;il marque 8 buts en 16 matchs sous les ordres de l&rsquo;ancien marseillais, Mutu ne regrettera pas le départ de celui qui n&rsquo;aura pas la foi de continuer en Corse, lassé par l&rsquo;ambiance quelque peu gangrénée du vestiaire acéiste. Au mois de juin, Albert Emon cède sa place sur le banc à un autre ex-olympien, Fabrizio Ravanelli. Un mec qui connaît la Série A sur le bout des doigts et qui a côtoyé pas mal de grands joueurs pendant sa carrière. Mais, comme tout le monde le sait, sa première expérience de coach principal ne sera pas une réussite. Si les bons résultats ne seront pas à la clef, la gestion du cas Mutu non plus. Après une préparation physique tronquée mais réussie lors de laquelle il perd plusieurs kilos tout en gagnant du muscle, Il Fenomeno prend part aux six premières journées de Ligue 1 en tant que titulaire pour un total de &#8230; 0 but. L&rsquo;occasion pour l&rsquo;entraîneur de revenir sur les prestations en dents de scie de son attaquant <em>&laquo;&nbsp;Si on joue à un attaquant, on a besoin d&rsquo;un joueur qui a la capacité de chercher les espaces et la profondeur. Adri le fait certaines fois, mais pas souvent. Il est toujours performant quand il y a quelqu&rsquo;un à côté de lui. Il fait alors un bon boulot.&nbsp;&raquo;</em> Problème : Ravanelli ne fait jouer son équipe qu&rsquo;avec une seule pointe, résultat, Adrian Mutu est plus souvent invisible que décisif. Du coup, Briliantul se retrouve sur le banc. La faute également à un laisser-aller à l&rsquo;entraînement que Penna Bianca n&rsquo;a pas manqué de souligner  <em>&laquo;&nbsp;La place se gagne aux entraînements. Adri doit faire beaucoup d&rsquo;efforts comme tout le monde.&nbsp;&raquo;</em> Des encouragements ou des reproches voilés? La deuxième hypothèse semble être la plus plausible sachant qu&rsquo;Adrian Mutu ne rentrait pas les plans de Ravanelli. Le Roumain faisait même partie d&rsquo;une short-list sur laquelle le renard argenté avait gribouillé les noms de ceux qu&rsquo;il voulait voir partir. Au final, c&rsquo;est l&rsquo;entraîneur qui partira avant l&rsquo;attaquant.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><a href="/wp-content/uploads/2014/02/Orsoni-et-Mutu.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-19168" alt="Orsoni et Mutu" src="/wp-content/uploads/2014/02/Orsoni-et-Mutu.jpg" width="960" height="740" /></a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">Et chez Alain Orsoni alors? Le retournement de veste est de mise. Il ne pouvait en être autrement face au comportement du natif de Calinesti. Alors que dans l&rsquo;équipe du 2 mai 2013 il déclarait <em>&laquo;&nbsp;il a apporté beaucoup à l&rsquo; équipe. Il mobilise les défenses adverses. C&rsquo;est un plus au niveau du groupe : pour beaucoup de joueurs c&rsquo;est une référence de pouvoir jouer avec lui&nbsp;&raquo;</em>, le successeur de Michel Moretti est vite revenu sur ses propos sur le forum officiel de l&rsquo;AC Ajaccio le 19 décembre  avec une réponse à un fan dubitatif <em>&laquo;&nbsp;Excellente question sur les sanctions à prendre contre un joueur qui ne remplit pas son contrat&#8230; Absences répétées à l&rsquo;entraînement, blessures imaginaires, hygiène de vie déplorable&#8230; Sachez que le monde du football est un monde de fous hyper protégé. Nous n&rsquo;avons quasiment aucun recours dans ce cas. Nous pouvons ne pas payer la journée de travail où le joueur ne s&rsquo;est pas présente et basta. Les lettres recommandées et autres avertissements ne sont que les préludes à un éventuel licenciement très difficile à obtenir. Si le joueur arrive à l&rsquo;entraînement avec la gueule de bois, il peut toujours dire qu&rsquo;il est malade&#8230;&nbsp;&raquo;</em> Les dirigeants regretteraient-ils l&rsquo;expérience Mutu?</p>
<h3 style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"></h3>
<h3 style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">Chicha et compliments</span></h3>
<p style="text-align: justify;">Si les dirigeants sont unanimes dans la critique de Mutu, les joueurs qui l&rsquo;ont côtoyé le sont tout autant&#8230; mais dans l&rsquo;autre sens. Pour cela, il suffit de leur demander ce qu&rsquo;ils ont pensé du Roumain. Ils sont dithyrambiques. A commencer par les jeunes. Si aujourd&rsquo;hui Andy Delort cartonne à Tours, Adrian Mutu n&rsquo;y est pas pour rien comme l&rsquo;avoue le joueur <em>&laquo;&nbsp;Juste en le regardant jouer, j&rsquo;apprenais énormément. Il me donnait des conseils au niveau du placement. Il m&rsquo;avait pris sous son aile&nbsp;&raquo;</em>. L&rsquo;entente était tellement bonne et cordiale entre les deux attaquants que le Roumain a même proposé un contrat en or à son chouchou dans le plus grand club de son pays, au Steaua Bucarest. Un contrat qui restera seulement au stade des discussions entre les deux. Autre jeune issu du centre de formation et même son de cloche pour Claude Gonçalves pour qui les conseils du grand Mutu étaient également précieux. <em>&laquo;&nbsp;Il me conseillait pour mes déplacements, et lorsqu&rsquo;il fallait que je change de jeu&nbsp;&raquo;</em> enchérit le milieu de terrain.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="/wp-content/uploads/2014/03/iconsport_jpt_160912_08_02.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-19208" alt="Adrian Mutu" src="/wp-content/uploads/2014/03/iconsport_jpt_160912_08_02-1024x682.jpg" width="1024" height="682" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Celui qui s&rsquo;est vu offrir une chicha (de décoration bien sûr) par Carl Medjani à son arrivée n&rsquo;avait que des amis au sein du groupe acéiste, bien qu&rsquo;il ait vite demandé d&rsquo;avoir une chambre seul lors des déplacements. Peu importe. Les compliments fusent de partout. <em>&laquo;&nbsp;Un bon mec dans le vestiaire, il était plutôt tranquille. Même en dehors ce n&rsquo;est pas quelqu&rsquo;un qui se prenait la tête&nbsp;&raquo;</em> pour Ricardo Faty, <em>&laquo;&nbsp;un modèle, un grand attaquant je suis très fier d&rsquo;avoir joué avec lui&nbsp;&raquo;</em> pour Andy Delort, <em>&laquo;&nbsp;certainement un des joueurs les plus connus avec qui j&rsquo;ai joué&nbsp;&raquo;</em> pour Felipe Saad. Bref, pas le joueur décrit par ses entraîneurs successifs mais plutôt un mec cool, qui n&rsquo;était pas le dernier pour déconner comme le prouve Felipe Saad <em>&laquo;&nbsp;Il embêtait souvent Andy Delort et s&rsquo;entendait également bien avec Cavalli. Il me chambrait souvent concernant ma façon de m&rsquo;habiller aussi&nbsp;&raquo;</em>. Adrian Mutu serait-il donc un gendre idéal et irréprochable ? Pas tout à fait. Car comme tout grand joueur, l&rsquo;attaquant a un (sale) caractère. Il était aisé de s&rsquo;en rendre compte sur le terrain lors des ses matchs avec ses coups de gueules, ses grands gestes des bras et ses cartons jaunes pour contestation. Pour le confirmer, il ne manquait plus que l&rsquo;avis de ses anciens coéquipiers. C&rsquo;est désormais chose faite avec un Ricky Faty qui balance <em>&laquo;&nbsp;Au début, il est un peu arrivé sur ses grands chevaux. Après il y a eu du mieux mais c&rsquo;est vrai qu&rsquo;il était relou par moment sur le terrain&nbsp;&raquo;</em> tout en nuançant <em>&laquo;&nbsp;mais ce n&rsquo;était pas méchant&nbsp;&raquo;</em> alors que pour Andy Delort, Adrian Mutu <em>&laquo;&nbsp;est un grand joueur avec un état d&rsquo;esprit de gagneur et un râleur.&nbsp;&raquo;</em> Une ambiguïté qui est le propre des grands footballeurs. Adrian Mutu en est un.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">Cuite(s), zéros et selfies</span></h3>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">Après une première saison ponctuée de 11 buts, Adrian Mutu est forcément très attendu pour sa deuxième année en Corse. L&rsquo;ACA compte sur lui pour se maintenir et pourquoi pas prendre une nouvelle dimension. Mais tout le monde va vite déchanter. Sur le terrain et en dehors, il va vivre six mois calamiteux entre mutisme offensif, blessures diplomatiques et annonces fracassantes. En 2013/2014, Mutu ne se contente plus de s&rsquo;octroyer trois jours de vacances supplémentaires après les fêtes de Noël, d&rsquo;avoir des week-ends prolongés à Belgrade ou de s&rsquo;absenter en pleine semaine et de rater un match &#8211; comme il l&rsquo;avait fait contre Saint-Etienne &#8211; en prenant comme excuse <em>&laquo;&nbsp;Si j&rsquo;avais su que l&rsquo;on jouait dès le vendredi soir, je ne me serais pas absenté&nbsp;&raquo;</em>. Non, en 2013/2014, il passe à la vitesse supérieure. Celle de se bourrer la gueule à L&rsquo;Alba Nova avec son compatriote Popescu juste après une magnifique défaite 3-1 à domicile contre Valenciennes. Une escapade nocturne qui vaudra aux deux joueurs une mise à l&rsquo;écart pour le match suivant. Si Adrian Mutu enquillait les buts à côté, personne n&rsquo;aurait rien dit. Sauf que son compteur restera bloqué à 0. 9 matchs, 7 titularisations, 634 minutes jouées, 20 tirs, 6 cadrés, 10 hors-jeux et donc 0 buts.</p>
<pre><a href="/wp-content/uploads/2014/03/iconsport_blz_030813_01_01.jpg"><img class=" wp-image-19203" alt="Adrian MUTU" src="/wp-content/uploads/2014/03/iconsport_blz_030813_01_01-1024x682.jpg" width="1021" height="681" /></a><em>
"Regarde Stefan, tu la vois la cuite à l'Alba Nova là-bas?"</em></pre>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">Si l&rsquo;on ajoute à cela une attitude hors du terrain pas des plus professionnelles, une multitude de selfies pris dans sa voiture tous les matins puis publiés sur les réseaux sociaux et des blessures diplomatiques, au dos notamment, les supporteurs de Timozzolu et d&rsquo;ailleurs en ont vite eu marre de leur messie de la saison précédente. Certains réclament son départ, d&rsquo;autres veulent lui donner une nouvelle chance mais c&rsquo;est Adrian Mutu, lui-même, qui va statuer. Le 24 novembre 2013, il annonce sur Twitter et Facebook qu&rsquo;il quittera l&rsquo;ACA pour rejoindre le Petrolul Ploiesti en prêt alors qu&rsquo;au club, personne n&rsquo;est au courant. A partir de là, plus aucunes traces de Mutu. Déjà disparu des onze titulaires depuis le 2 novembre et l&rsquo;épisode Valenciennes, le Roumain ne réapparaîtra plus sous le maillot rossubiancu, n&rsquo;ayant plus la confiance de Christian Bracconi. Le nouvel entraîneur préfère laisser sa chance aux jeunes plutôt que de relancer un vieux. De toute façon, Adrian Mutu ne veut plus s&rsquo;emmerder avec Ajaccio. Et vice-versa. Ainsi, semaines après semaines, le nom de Mutu apparaîtra irrémédiablement dans la colonne des blessés. Rien que pour lui, il aurait fallu créer la case &laquo;&nbsp;blessure diplomatique&nbsp;&raquo;. Sa &laquo;&nbsp;blessure&nbsp;&raquo; au dos l&rsquo;éloignera tranquillement des terrains et des feuilles de match jusqu&rsquo;au mercato hivernal, Bracconi se faisant un plaisir, de son côté, de &laquo;&nbsp;laisser au repos&nbsp;&raquo; son attaquant.</p>
<h3 style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">Bretagne, République Dominicaine ou Roumanie?</span></h3>
<dl class="wp-caption aligncenter" id="attachment_19204" style="width: 738px;">
<dt class="wp-caption-dt"><a href="/wp-content/uploads/2014/03/PRésentation-Mutu.jpg"><img class="size-full wp-image-19204" alt="Mutu présenté dans un stade Ilie Oana rempli de supporteurs en folie et de journalistes affamés" src="/wp-content/uploads/2014/03/PRésentation-Mutu.jpg" width="728" height="410" /></a></dt>
<dd class="wp-caption-dd"></dd>
</dl>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">Problème, le pharmakon Mutu se fait tellement discret qu&rsquo;on le perd de vue à Ajaccio. Et pour cause, il est parti en vacances en République Dominicaine, la patrie de sa femme, Consuelo. A l&rsquo;orée du déplacement en Coupe de France contre Quimperlé, Christian Bracconi le fait remarquer dans <em>L&rsquo;Equipe</em> à base de quelques déclarations chocs <em>&laquo;&nbsp;Je pense qu&rsquo;il passe de bonnes vacances. Sur Twitter, on n&rsquo;a pas mal de photos donc tout va bien&#8230; Son départ est en cours de finalisation. En tout cas, il ne figure plus sur ma liste de joueurs&nbsp;&raquo;</em>. La fin du calvaire a une date : le 14 janvier 2014. C&rsquo;est ce jour-là qu&rsquo;Il Fenomeno est présenté, en grandes pompes, dans son nouveau club, le Petrolul Ploiesti. Lors de sa conférence de presse précédant sa signature de contrat, Adrian Mutu lâche ses derniers mots pour l&rsquo;AC Ajaccio. En guise d&rsquo;adieu. <em>&laquo;&nbsp;Je ne veux plus jamais jouer à Ajaccio. Je ne peux pas faire ça. Cette équipe perd tout le temps!&nbsp;&raquo; </em></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;">Et si la plus belle perte de l&rsquo;ACA était celle de Mutu et de son salaire de 70 000 euros par mois? En tout cas, de son côté, l&rsquo;attaquant peut se remettre à rêver d&rsquo;une nouvelle sélection en équipe nationale. (Mu)Tout le monde est content.</p>
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		<title>Fabrizio Ravanelli, la Renaissance ratée (ou presque) de l&#8217;AC Ajaccio</title>
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		<pubDate>Fri, 22 Nov 2013 13:23:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Loic]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Dans le soupirail]]></category>
		<category><![CDATA[AC Ajaccio]]></category>
		<category><![CDATA[alain orsoni]]></category>
		<category><![CDATA[Fabrizio Ravanelli]]></category>
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		<description><![CDATA[Cette fois-ci, il n&#8217;a pas simulé. Fabrizio Ravanelli est bel et bien tombé. Et dans sa chute, il a emporté tout un club.  Après douze journées, une victoire, quatre nuls et sept défaites, le couperet est tombé. Alain Orsoni a décidé de se séparer de son entraîneur italien tout de...<a style="margin-top:15px; float:right; font-style:15px;" href="/ravanelli/">> LIRE LA SUITE</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Cette fois-ci, il n&rsquo;a pas simulé. Fabrizio Ravanelli est bel et bien tombé. Et dans sa chute, il a emporté tout un club.  Après douze journées, une victoire, quatre nuls et sept défaites, le couperet est tombé. Alain Orsoni a décidé de se séparer de son entraîneur italien tout de suite après la déroute à domicile contre Valenciennes. Alex Dupont, Albert Emon, Fabrizio Ravanelli, la succession d&rsquo;Olivier Pantaloni est compliquée. Trois entraîneurs en une saison et demie et, à la fin, le même résultat. Fabrizio Ravanelli n&rsquo;a pas dérogé à la règle. Sauf que là, Alain Orsoni a été moins patient. Il faut dire qu&rsquo;il fallait agir. Et vite. Fabrizio Ravanelli n&rsquo;ayant jamais trouvé comment faire.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="/wp-content/uploads/2013/11/21957.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-18884" alt="21957" src="/wp-content/uploads/2013/11/21957.jpg" width="633" height="408" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Mais quelles peuvent bien être les raisons de cet échec ? Peut-être l&rsquo;inexpérience. Entraîneur des futurs Pirlo et autres Buffon chez les équipes de jeunes de la Juventus de Turin, Penna Bianca s&rsquo;est mué en coach d&rsquo;une équipe qui joue à se faire peur depuis deux saisons. Le contraste était trop grand. Surtout que la pression sur ses épaules était également trop forte. Après Guillermo Ochoa et Adrian Mutu, le gros coup du mercato acéiste de cet été se nommait Fabrizio Ravanelli. En tant qu&rsquo;ancien grand attaquant ayant marqué le championnat de France et plus particulièrement l&rsquo;Olympique de Marseille, il est l&rsquo;un de ces joueurs que l&rsquo;on oublie pas. Alors, lorsqu&rsquo;il revient en France pour entraîner, la presse s&rsquo;en donne à joie. Les articles fleurissent. Les journalistes ne se font pas prier pour rappeler à tort et à travers la simulation de Ravanelli contre le PSG. Et pas une seule semaine ne passe sans qu&rsquo;un nouveau papier parlant du renard argenté ne paraisse. Les joueurs sont mis de côté. Plus forte a été l&rsquo;escalade de réactions sur Ravanelli, plus violente a été sa chute.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="/wp-content/uploads/2013/11/Capture-d’écran-2013-11-03-à-12.37.291.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-18866" alt="Capture d’écran 2013-11-03 à 12.37.29" src="/wp-content/uploads/2013/11/Capture-d’écran-2013-11-03-à-12.37.291.png" width="510" height="510" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Venu pour professionnaliser un club, Fabrizio Ravanelli a échoué dans tout ce qu&rsquo;il a entrepris, ou presque. Tout d&rsquo;abord, la gestion de l&rsquo;effectif. Au départ, en accord avec son président, le groupe de joueurs devait être réduit à 23 éléments. Résultat, ce sont 30 joueurs qui composent l&rsquo;effectif professionnel aujourd&rsquo;hui, dont un Cédric Hengbart mis de côté dès le début. Une mauvaise gestion qui ne lui est pas entièrement imputable mais qui est en corrélation avec un autre point noir de l&rsquo;ère Ravanelli.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;"><strong>La préparation physique en cause</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">Cet été, Fabrizio Ravanelli n&rsquo;est pas arrivé seul. Dans ses bagages, Giampiero Ventrone, un préparateur physique italien qui a connu le succès à la Juve et avec la Squadra Azzura. L&rsquo;ACA entrait alors dans la cours des grands. Des trop grands même. Car si la préparation physique était celle des champions, les joueurs n&rsquo;ont pas pu suivre le rythme. Et le résultat tout le monde le connaît. En tout treize joueurs, qui auraient pu solliciter une place de titulaire, se sont retrouvés sur le carreau les uns après les autres. Ainsi Perozo, Tonucci, Faty, Cavalli, Lasne, Gonçalves, Diarra, Eduardo, Mutu, Arrache, Tallo et Oliech se sont blessés. Sans jamais que Ravanelli ne remette en cause ses techniques d&rsquo;entraînement.</p>
<p style="text-align: justify;">Ne jamais se remettre en question, cela a été le principal défaut de Fabrizio. Pourtant avec sept défaites en douze matchs, il y avait de quoi. Mais après chaque match, en conférence de presse, toujours la même rengaine. Toujours les mêmes mots <em>&laquo;&nbsp;Jé souis content de mes jouors, ils ont bien joué&nbsp;&raquo;</em>, <em>&laquo;&nbsp;L&rsquo;arbitre nous a volé le match&nbsp;&raquo;</em>, <em>&laquo;&nbsp;On a été bon, je n&rsquo;ai rien à leur reprocher&nbsp;&raquo;</em>. Le pire, c&rsquo;est qu&rsquo;il disait ça avec une telle émotion dans la voix qu&rsquo;il en devenait touchant. On avait de la peine pour lui.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="/wp-content/uploads/2013/11/20465.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-18889" alt="20465" src="/wp-content/uploads/2013/11/20465.jpg" width="627" height="411" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">De la peine, on en avait moins pour lui à la vue de son bilan. En douze matchs, Fabrizio Ravanelli a fait beaucoup moins bien que ses prédécesseurs Alex Dupont et Albert Emon. Les chiffres de Ravanelli sont les suivants : 1 victoire, 4 nuls et 7 défaites, 8 buts pour, 18 buts contre, 25 cartons jaunes et 2 cartons rouges. Sur la même période, ceux d&rsquo;Albert Emon sont déjà bien meilleurs : 3 victoires, 3 nuls, 3 défaites, 11 buts pour, 11 buts contre, 19 cartons jaunes et 3 cartons rouges. Enfin, le bilan d&rsquo;Alex Dupont en 12 matchs reste supérieur aux autres : 4 victoires, 4 nuls, 4 défaites, 14 buts pour, 17 buts contre, 26 cartons jaunes et 3 cartons rouges.</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">Le départ de Fabrizio était donc inéluctable. Et mérité plus que les autres.</span></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Un licenciement également dû à une mauvaise gestion de l&rsquo;effectif qui découle directement de la mauvaise préparation et des blessés en masse. En tout, le coach italien aura utilisé 25 joueurs différents, soit l&rsquo;un des totaux les plus élevés du championnat juste derrière Lyon et Nice qui ont mis à contribution 26 footballeurs. Mais le pire n&rsquo;est pas là. En douze rencontres, Piuma Bianca n&rsquo;a jamais fait joué la même équipe en douze matchs. Pour lui, le calcul est simple 12 matchs = 12 compositions d&rsquo;équipes différentes. Et qui dit composition différente dit schéma tactique différent.</p>
<p style="text-align: justify;">Fabrizio Ravanelli était arrivé à Ajaccio avec une idée en tête, instaurer le 4-4-2. Une chose qu&rsquo;il ne fera jamais vraiment &laquo;&nbsp;à cause des blessures&nbsp;&raquo; qu&rsquo;il disait. Ainsi, on a eu droit à des 4-3-2-1, des 4-5-1, des 5-4-1 (contre Paris et Lille), des 4-1-4-1 mais jamais de véritable 4-4-2. Le Rital n&rsquo;a donc jamais tenu ses promesses tactiques et c&rsquo;est le jeu qui en a souffert. L&rsquo;attaquant de pointe, que ce soit Mutu, Arrache ou encore Camara ont trop souffert d&rsquo;isolement offensifs pour se montrer dangereux. Fabrizio Ravanelli, lui l&rsquo;ancien illustre attaquant, aura échoué dans la mission qui semblait la plus simple pour lui : faire marquer ses attaquants.</p>
<p style="text-align: justify;">Bien qu&rsquo;il ait été viré sans état d&rsquo;âme ou presque, Fabrizio Ravanelli n&rsquo;est pas l&rsquo;incapable qui a été décrit dans les médias. Il laissera ainsi un héritage positif à Ajaccio, où il a également fait des choses biens.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">Fabrizio Ravanelli n&rsquo;a pas seulement été un A.C.A.pable</span></h3>
<p><a href="/wp-content/uploads/2013/11/1124378-17742018-640-360.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-18882" alt="1124378-17742018-640-360" src="/wp-content/uploads/2013/11/1124378-17742018-640-360.jpg" width="640" height="360" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Le premier travail d&rsquo;un entraîneur lorsqu&rsquo;il arrive est de faire une revue d&rsquo;effectif et de le façonner. C&rsquo;est ce qu&rsquo;il a parfaitement fait en faisant jouer ses relations dans le football transalpin. Ainsi, ce sont plusieurs joueurs venus d&rsquo;Italie qui ont signé à l&rsquo;ACA. On citera les espoirs Alessandro Crescenzi, Denis Tonucci et Junior Tallo qui doivent encore tout prouver mais chez qui on aperçoit un véritable potentiel en creusant bien.</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;"><strong>Fabrizio Ravanelli a rajeuni le groupe acéiste</strong></span></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">D&rsquo;autres jeunes joueurs, issus du centre de formation de l&rsquo;AC Ajaccio cette fois-ci, ont également eu leur chance. Peut-être grâce à son habitude d&rsquo;entraîner des minots à la Juve, Fabrizio Ravanelli n&rsquo;a pas hésité à faire débuter des jeunes et à leur donner sa confiance. Alors que Brandon Deville, Joshua Nadeau et Claude Gonçalves n&rsquo;avaient pas joué une seule minute la saison dernière avec Dupont et Emon, Fabrizio Ravanelli les a intégré dans le groupe professionnel et leur a fait disputer de précieuses minutes. Le jeune milieu Gonçalves s&rsquo;impose même désormais comme un titulaire et Aboubacar Demba Camara est la révélation acéiste de ce début de saison. Et mine de rien (et avec Bonnart et Hengbart), Fabrizio Ravanelli a rajeuni le groupe acéiste. D&rsquo;une moyenne d&rsquo;âge de 27,47 ans la saison dernière, le groupe est passé actuellement à une moyenne d&rsquo;âge de 26,2 ans, soit un an plus jeune. Un chiffre non-négligeable sur lequel son successeur va pouvoir surfer.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais ce n&rsquo;est pas le seul héritage qu&rsquo;a laissé Ravanelli. Comme dit précédemment, il était venu pour professionnaliser le club. Si au vu des résultats il l&rsquo;a professionnalisé pour la Ligue 2, force est de constater qu&rsquo;au niveau du matériel utilisé, l&rsquo;ACA n&rsquo;avait rien à envier aux plus grands clubs du monde. Ainsi, Salim Arrache a pu porter les mêmes brassières GPS que Zlatan Ibrahimovic et les entraînements ont pu être filmés et disséqués. Elle est loin l&rsquo;époque où l&rsquo;ACA était un club aux installations archaïques. Mais d&rsquo;un côté, ce qui peut être un louange peut également être un reproche : avec Ravanelli, l&rsquo;ACA n&rsquo;était plus un club familial. Et en Corse, cela pose problème.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="/wp-content/uploads/2013/11/20452.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-18892" alt="20452" src="/wp-content/uploads/2013/11/20452.jpg" width="635" height="406" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Autre problème qui n&rsquo;en est pas un : la prise de créatine, de protéine ou de compléments alimentaires par les joueurs sous les vives recommandations du staff italien. Suscitant la polémique, ces produits ne s&rsquo;apparentent pas du tout à du dopage. Un contrôle inopiné de l&rsquo;agence contre le dopage effectué après le match l&rsquo;a bien prouvé. Et si Cédric Hengbart n&rsquo;a jamais voulu en ingérer, libre à lui de faire ce qu&rsquo;il voulait, il est juste nécessaire de rappeler que Fabrizio Ravanelli, en utilisant ces méthodes décriées, ne faisait que répéter bêtement des gestes qu&rsquo;il a connu pendant toute sa carrière, à la Juve par exemple. Un mimétisme par rapport à ses anciens dirigeants plus qu&rsquo;une volonté réelle de booster ses joueurs. Car le classement montre bien que la protéine ou la créatine n&rsquo;ont eu aucune incidence sur les résultats. Par contre, certains joueurs, eux, ont été transfiguré physiquement. Les séances d&rsquo;entraînements que certains ont fini en vomissant, l&rsquo;alimentation ultra-contrôlée (chaque aliment était minutieusement pesé) et plus généralement la préparation physique ont été bénéfiques à des acéistes comme Johan Cavalli, Adrian Mutu et Jean-Baptiste Pierazzi. Si le premier cité a perdu plus de trois kilos, les deux autres ont également fondu et son apparus très affûtés. Les joues creusées, le Roumain s&rsquo;est affiné et musclé alors que le capitaine JB a changé du tout au tout. Incapable de suivre la cadence la saison dernière, il possède depuis le mois d&rsquo;août une condition physique ahurissante.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">Relancer Salim Arrache</span></h3>
<p style="text-align: justify;">Si l&rsquo;ACA n&rsquo;a remporté que deux matchs sur 18 en comptant les amicaux de pré-saison, il ne faut pas tomber dans la critique à tout-va concernant Fabrizio. Penna Bianca aura réussi des prouesses que d&rsquo;autres n&rsquo;auraient même pas tentées. A commencer par la signature de Salim Arrache. Venu pour un essai, Salim Arrache est actuellement sous contrat avec l&rsquo;AC Ajaccio pour une saison. Une mentalité pas toujours exemplaire, une condition physique au plus bas, une tête de con, les détracteurs de l&rsquo;ancien marseillais ne manquent pas d&rsquo;argument au moment d&rsquo;accueillir celui qui avait quitté Bastia en très mauvais termes trois ans auparavant. Le temps de se remettre à niveau, de bien s&rsquo;intégrer dans le groupe et de revenir en équipe première et Salim Arrache allait permettre à l&rsquo;ACA de gagner son premier match de Ligue 1 grâce à un but tout en maîtrise contre Lyon. La tête de turc était devenue l&rsquo;idole. Ravanelli a gagné son pari, celui d&rsquo;un joueur déclaré mort pour le foot par la France entière. Rien que pour cela, on peut dire que l&rsquo;Italien a réussi son passage dans la cité impériale.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais d&rsquo;autres prouesses peuvent venir enrichir le livre qu&rsquo;a laissé Fabrizio Ravanelli à Ajaccio. Comme celle de reconvertir Benjamin André en arrière latéral droit. S&rsquo;il brillait déjà par sa polyvalence les saisons précédentes, Benjamin André semble enfin fixé à un poste. Face à une concurrence énorme au milieu de terrain, le Renard Argenté a préféré installer son joueur dans un couloir droit où Cédric Hengbart était devenu inutile. Un choix &laquo;&nbsp;payant&nbsp;&raquo; puisque le joueur formé a pris une autre dimension cette saison. Auteur d&rsquo;une excellente préparation et de premiers matchs plus qu&rsquo;encourageants, Benjamin André donne son maximum à chaque fois, bien qu&rsquo;il est difficile de briller dans la conjoncture actuelle du club. Comme un symbole de confiance accordée aux jeunes, le technicien italien a même décidé de donner le brassard de capitaine à Benjamin André, une marque de confiance envers un joueur qui représente l&rsquo;avenir de l&rsquo;ACA.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;"><strong>Un éclair de génie tactique</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="/wp-content/uploads/2013/11/Capture-d’écran-2013-08-22-à-00.54.17.png"><img class="aligncenter size-large wp-image-18879" alt="Sigamary Diarra contre le PSG" src="/wp-content/uploads/2013/11/Capture-d’écran-2013-08-22-à-00.54.17-1024x640.png" width="1024" height="640" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Fabrizio Ravanelli restera également dans les annales grâce à un match si particulier pour lui. Dans un Parc des Princes échaudé pour le retour de l&rsquo;enfant de putain qui avait simulé face à Rabesandratana, Fabrizio s&rsquo;est révélé. Le challenge était tellement beau et passionnant qu&rsquo;il ne pouvait pas passer à côté. Et les &laquo;&nbsp;Ravanelli est une salope&nbsp;&raquo; entonnés par le public qui ont fait trembler le stade n&rsquo;ont rien changé. Au contraire. Le temps d&rsquo;un match, Fabrizio s&rsquo;était transformé en José Mourinho. Un Happy One, roi de la tactique. Sauf que ce n&rsquo;était pas l&rsquo;Inter de Milan mais l&rsquo;AC Ajaccio. Ce n&rsquo;était pas le FC Barcelone mais le PSG. Ce n&rsquo;était pas Lionel Messi mais Zlatan Ibrahimovic. Ce n&rsquo;était pas Samuel Eto&rsquo;o mais Sigamary Diarra. Une défense de fer, un Diarra replacé arrière gauche, un Ochoa on fire et surtout un entraîneur qui s&rsquo;agite sur la touche. Fabrizio Ravanelli restera à jamais comme celui ayant mené ses hommes à un match nul au Parc, personnellement le meilleur moment passé dans les tribunes d&rsquo;un stade de football. A ce moment-là, on ne peut dire que &laquo;&nbsp;<em>Merci M. Ravanelli</em>&laquo;&nbsp;.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="/wp-content/uploads/2013/11/21282.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-18881" alt="21282" src="/wp-content/uploads/2013/11/21282.jpg" width="640" height="393" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Enfin pour terminer, le plus important, le domaine dans lequel Fabrizio Ravanelli aura le plus impressionné : le style. Fini le timide et insipide Albert Emon, laissez place au showman Ravanelli. Avec lui, le banc de touche devient vivant. Et beau. Jamais avare en critiques vers l&rsquo;arbitre, de gueulante contre ses joueurs ou encore de cris dans le vide, Piuma Bianca ne sait pas rester en place. Une énergie énorme déployée pour pas grand chose qui souligne tout de même une volonté à toute épreuve. Fabrizio vit ses matchs. Il rit ses matchs. Il pleure ses matchs. Mais forcément, ça ne plaît pas à tout le monde. Aux arbitres en premier qui n&rsquo;ont jamais hésité à le remettre en place. Peu importe, Fabrizio ne s&rsquo;arrête jamais. Fabrizio se casse la voix. Et se brûle les ailes.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour terminer (cette fois-ci c&rsquo;est la bonne), il était impossible de passer à côté de passer à côté du look de Ravanelli. Le type a quand même incarné la classe à l&rsquo;italienne pendant quatre mois. Des chaussures de ville pointues, noires et parfaitement cirées, un pantalon de costume noir slim et une chemise blanche cintrée sur mesure et une cravate sombre. Tel était la tenue du coach à tous les matchs. Si l&rsquo;on rajoute à cela une chevelure plus blanche que grise et on obtient l&rsquo;entraîneur le plus stylé de Ligue 1. Loin devant Jean Fernandez. Seule petit écart, une barbe d&rsquo;une semaine qu&rsquo;il s&rsquo;est autorisée au milieu de son mandat, revenant cependant vite à un rasage de près. Et là dessus, Fabrizio Ravanelli marque un gros point. Il restera à jamais l&rsquo;entraîneur le plus sexy qu&rsquo;ait connu l&rsquo;ACA. C&rsquo;est déjà une sacrée victoire.</p>
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		<title>L&#8217;abécédaire de l&#8217;AC Ajaccio</title>
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		<pubDate>Thu, 22 Dec 2011 11:47:12 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[A pour A l&#8217;ours! : tel est le cri de ralliement des supporters. Mais pourquoi ‘à l’ours’ ? Cela vient de Martin Baretti, joueur de l’A.C.A dans les années 1910. Attaquant au physique imposant, à la carrure impressionnante, celui-ci ressemblait à un ours. Les spectateurs alors présents entonnèrent ce refrain ‘ à...<a style="margin-top:15px; float:right; font-style:15px;" href="/labecedaire-de-la-c-ajaccio/">> LIRE LA SUITE</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><a href="/wp-content/uploads/2011/12/Alizée1.jpg"><img class="size-full wp-image-7339" title="Alizée" src="/wp-content/uploads/2011/12/Alizée1.jpg" alt="" width="620" height="383" /></a><span style="color: #6ab32c;"><br />
</span></strong><span style="color: #6ab32c;">A </span><span style="color: #6ab32c;">pour A l&rsquo;ours!</span> : tel est le cri de ralliement des supporters. Mais pourquoi ‘à l’ours’ ? Cela vient de Martin Baretti, joueur de l’A.C.A dans les années 1910. Attaquant au physique imposant, à la carrure impressionnante, celui-ci ressemblait à un ours. Les spectateurs alors présents entonnèrent ce refrain ‘ à l’ours’ en son hommage. Ainsi, l’ours deviendra l’emblème du club (il figurera sur le blason) et le surnom de l’équipe. Il donnera aussi son nom au groupe de supporter de l’A.C.A, l’Orsi Ribelli. Donc si dans cet article je parle d’ours, il s’agira bien sur de l’A.C.A et non pas de Winnie, Pedobear ou de Paddington.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">B pour Blason </span>: pas besoin d’une grande description, une photo vous suffira. On y remarque juste les bandes rouges et blanches, couleurs des maillots acéistes, la tête de maure, symbole de toute la Corse et les armoiries de la ville d’Ajaccio. A noter l’absence de l’ours, présent sur l’ancien emblème du club.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">C pour Corsisation</span> : la corsisation, c’est la politique ajaccienne du moment. Pour revenir aux sources du football corse, pour retrouver des joueurs à l’état d’esprit irréprochable et guerrier, les dirigeants Orsoni et Pantaloni ont décidé de recruter des joueurs étiquetés ‘corses ’. Dans cette optique, le mercato a vu arriver Frédéric Sammaritano et Damien Tibéri, à défaut d’avoir pu attirer l’istréen Julien Palmieri. Ces recrues sont venues s’ajouter aux nombreux natifs de l’île : Lippini, Pierazzi, Cavalli et El Hany. Tout cela dans le but d’avoir une équipe soudée, avec les mêmes préoccupations (mouiller le maillot pour son île) et à laquelle les supporters peuvent facilement s’identifier.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="/wp-content/uploads/2011/12/LOGO_AJACCIO.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7320" title="LOGO_AJACCIO" src="/wp-content/uploads/2011/12/LOGO_AJACCIO.jpg" alt="" width="300" height="170" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">D pour Dumè </span>: en Corse, point de Gégé, de Jeannot ou de Mich-Mich, le surnom utilisé par tous c’est Dumè. Diminutif du prénom Dominique, tous les corses s’appellent ainsi. Mais un seul Dumè aura marqué l’A.C.A : Dumè Gentili, grand buteur de l’équipe dans les années 50.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">E pour Etienne Sansonetti </span>: Sanso’ est une légende. Meilleur buteur de Division 1 avec Ajaccio en 1967-1968 avec 26 buts, il a activement participé aux bonnes saisons du club dans l’élite. Bien entouré par Marcialis et M’Pelé, il a autant marqué son club qu’il a marqué de buts. C’est dire. Et en plus, il était beau gosse.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">F pour François-Coty</span> : François Coty c’est le nom du Stade d’Ajaccio, mais avant cela, François Coty était un industriel et un homme politique corse, né à Ajaccio. De son vrai nom Joseph Marie François Spoturno, il a fait fortune dans la parfumerie, commercialisant plusieurs parfums qui eurent un succès immédiat. Il est ainsi considéré comme le père de la parfumerie actuelle. Richissime, il fut l’homme le plus riche du monde au début du XXème siècle et il se servit de cette notoriété pour se lancer en politique. Sénateur corse, il fut maire de la ville d’Ajaccio entre 1931 et 1934. Figure emblématique de la Corse, son nom ne sera bientôt plus associé au Stade de l’A.C.A, en effet celui-ci déjà abondamment surnommé Timizzolu, sera renommé Stade Michel Moretti. Un seul défaut pour l’homme malgré tout, il était roux. Il était fasciné par le fascisme italien aussi, mais ça on s’en fout.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="/wp-content/uploads/2011/12/sansonettietienne.jpg"><img class="size-full wp-image-7321 aligncenter" title="Etienne Sansonetti" src="/wp-content/uploads/2011/12/sansonettietienne.jpg" alt="" width="253" height="298" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">G pour G.F.C.O Ajaccio</span> : fondé en 1960 suite à la fusion du F.C.Ajaccio (ennemi juré de l’A.C.A) et du club de l’EDF-GDF le Gazélec d’Ajaccio, le G.F.C.O.A qui joue au Stade Ange-Casanova de Mezzavia fera de l’ombre au grand A.C.A. En effet, dès la fin des années 60 cette équipe explosera à la figure du football français et remportera 4 fois le Championnat de France Amateurs. Le Bistro comptabilise 16 années en deuxième Division mais aucune en première puisque la seule fois où ils ont eu l’occasion de monter en Division 1, ils ont refusé préférant évoluer en amateurs. Tout ceci profita à… l’A.C.A. Au jour d’aujourd’hui, le G.F.C.O évolue en National, ce qui fait d’Ajaccio la seule ville avec Paris qui possède deux clubs dans les trois premières divisions françaises. Un grand respect pour ce club donc. Et puis merde, Poussin Meslin a joué là-bas.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">H pour Hon, Louis </span>: né en 1924, Louis Hon fut un défenseur central talentueux comme le prouve ses 12 sélections en Equipe de France et son ‘transfert’ au Real Madrid, devenant ainsi le premier français à évoluer dans la capitale espagnole, mais aussi un meneur d’hommes extraordinaire. Une fois sa carrière de joueur terminée, l’ex-coéquipier de Larbi Ben Barek au Stade Français devient entraîneur et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il réussira partout où il passera. Effectivement, il fera gagner la Coupe de France à l’Olympique Lyonnais en 1967. Trois ans plus tard, Hon débarque à Ajaccio, ce qui va correspondre avec la meilleure saison du club en Division 1, l’A.C.A terminant 6ème à un cheveu d’une qualification en Coupe de l’UEFA. Il reviendra au club en 1973-1974 en temps qu’entraîneur avec une réussite moindre mais malgré cela, Louis Hon restera un grand dirigeant de l’histoire du club ajaccien. Il nous a malheureusement quitté en 2008..</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">I pour Inefficaces</span> : l’A.C.A a connu des joueurs de légende. Mais l’A.C.A a aussi connu un pléiade d’attaquants maladroits, incapables de marquer ou dans l’impossibilité de s’imposer sur le front de l’attaque. Dans cette liste non-exhaustive on note la présence d’une kyrielle d’attaquants au fort potentiel de merditude : Bernard Diomède, Xavier Gravelaine, Bruno Rodriguez, Cyril Chapuis, Steeve Savidan, Richard Socrier et j’en passe.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">J pour <a href="http://www.youtube.com/watch?v=8CBe74fAEEE&amp;feature=related">Jingle bells</a></span> : puisque c’est de circonstance. Et puis parce qu’avec l’A.C.A, c’est tous les jours Noël.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">K pour Kinkela</span> : il était tout simplement impensable de faire un article sans placer l’un de mes joueurs préféré. Ultra rapide, vif et technique, le congolais a sorti son équipe de beaucoup de situations périlleuses.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="/wp-content/uploads/2011/12/Joie-ajaccio.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7323" title="Joie ajaccio" src="/wp-content/uploads/2011/12/Joie-ajaccio.jpg" alt="" width="436" height="320" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">L pour Lluis (Jean Lluis, pas Luis Fernandez, ni Jean Fernandez) </span>: Jean Lluis fut l’un des tout premier président de l’A.C.A. Mais ce n’est pas tout, il donnera aussi son nom au premier vrai stade du club. Le Stade Jean Lluis remplace la place du Diamant pour le déroulement des matchs. Enfin doté d’un stade digne de ce nom, les Ajacciens pourront se délecter de véritables matchs ailleurs que sur une place publique. Inauguré le 8 octobre 1922, ce stade participera activement à la légende du club en voyant passer de nombreux joueurs talentueux. Le Stade Jean Lluis n’est malheureusement plus, il a été détruit en 1971 et, à la place, trône un magnifique…centre commercial.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">M pour Michel Moretti</span> : 1992-2008 : telles sont les dates du règne de Michel Moretti à la tête de l’A.C.A. Promotion d’Honneur B-Ligue 1 : tel est la progression du club sous son égide. Le président avait promis d’accéder en première division lorsqu’il a pris le club en main, il l’a fait. Impressionnant de charisme, le corse a tenu l’A.C.A d’une main de fer. Sa gestion humaine et financière fut exceptionnelle, réussissant à pérenniser un club mal en point malgré quelques petites erreurs de recrutement (les brésiliens notamment). Les exploits contemporains du club ont été fait sous sa tutelle, et c’est avec un grand malheur que la France du foot accueillit son suicide en mars 2008, à l’âge de 47 ans. Ce décès reste et restera sans doute la plus grande plaie du club ajaccien. Prochainement, en son hommage, le Stade sera renommé Stade Michel-Moretti. En attendant, un Tournoi de pré-saison porte son nom.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">N pour Nombreux trophées remportés</span> : l’A.C.A n’a pas le palmarès de l’OM, de l’ASSE ou de l’OL mais il a un palmarès bien rempli tout de même. Regardez un peu :</p>
<p style="text-align: justify;">&#8211; Deux fois champions de France de Division 2.<br />
&#8211; Une fois champions de France de troisième division.<br />
&#8211; Dix fois champions de Corse.<br />
&#8211; Quatre fois vainqueurs de la Coupe de Corse.<br />
&#8211; Et une multitude de petits trophées : 1 Coupe Peyros, 3 Coupes Louis Peyrouse, 1 Coupe Raoul Bonan, 5 Coupes Air France, 3 Challenges Lellong, 3 Challenges Stouvenot, 1 Challenge Casanova, 2 Trophées Michel Moretti et 3 Trophées Job.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">O pour Ochoa, Guillermo</span> : prophète en son pays, gardien fantasque et étonnant, le mexicain est la première star du football mondial à évoluer sur l’île de beauté. Débarqué en Corse après avoir loupé son transfert au PSG pour une supposée affaire de dopage, il est la bonne pioche du mercato ajaccien. Sans lui et ses réflexes extraordinaires, l’A.C.A serait dernier au classement et aurait la moins bonne défense. De quoi ? C’est déjà le cas ? Je rectifie, sans lui et ses réflexes extraordinaires, L’A.C.A perdrait tous ses matchs 6-0 et aurait déjà les deux pieds en Ligue 2.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="/wp-content/uploads/2011/12/moretti.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-7322" title="moretti" src="/wp-content/uploads/2011/12/moretti.jpg" alt="" width="300" height="198" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">P pour Prêts </span>: sans eux, Ajaccio ne serait rien. Sans eux, Cheikh Diabaté, Wilfried Moimbé, Seid Khiter, Jean-Philippe Sabo, Leyti N’Diaye, Dado Prso n’auraient jamais foulé la pelouse du stade François Coty. Sans eux, l’A.C.A n’aurait pas connu la Ligue 2, le maintien, la montée en Ligue 1, le maintien. Sans eux, l’A.C.A serait un club banal.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">Q pour Qualification en Ligue des Champions</span> : la Madjer et son compère <a href="http://www.johnanthony.fr/">John Anthony </a> parient sur une qualification de l’A.C.A en Champion’s League dans les 100 ans à venir. On y croit.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">R pour Restos du cœur</span> : la fondation de Coluche crée en 1985 est le ‘sponsor’ principal du club ajaccien cette année. Comme un symbole du F.C.Barcelone, l’A.C.A a fait dans le caritatif en faisant de la pub maillot pour cet organisme. Et puis, l’équipe d’Ajaccio, c’est un peu comme l’équipe des Restos du cœur : faire des cadeaux aux visiteurs et avoir un(e) nain(e) comme figure de proue.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">S pour Sporting Club de Bastia</span> : ne m’en déplaise, le S.C.B est le plus grand club corse, en tout cas celui avec le passé le plus glorieux. Finaliste de la Coupe de l’UEFA en 1978 (perdue 3-0 face au PSV Eindhoven), vainqueur de la Coupe de France 1981, double finaliste de cette même compétition, champion de France de Division 2, de National, finaliste de la Coupe de La Ligue, vainqueur de la Coupe Intertoto (1997), Bastia a toujours été en avance sur l’A.C.A et c’est sans doute cela qui fait que les derbys Ajaccio-Bastia sont si particuliers et intenses. Pour finir, un petit lien pour la grande cause, la LFP qui avait fait la promesse de ne plus jamais jouer un 5 mai en signe de deuil pour les victimes de la catastrophe de Furiani (lors d’un S.C.B-OM) a décidé de placer une journée de L1 ce 5 mai 2012. En forme de soutien, signez cette pétition.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">T pour Tête de maure</span> : bien sûr que non, il n’est pas question ici de l’insulte préférée des gitans ou autres gens du voyage mais bien du symbole de la Corse, qui orne tee-shirts, autocollants ou autres accessoires dont les touristes sont friands. Vous voulez connaître son origine ? Tout d’abord, les Maures ont été présents sur l’île de beauté aux XI et XXème siècle mais ce symbole ne vient pas d’eux, enfin presque. La tête de Maure était en fait l’emblème du Roi d’Aragon qui est venu combattre les Gênois qui contrôlaient l’île au XIIIème. Et, en guise de soutien, certains seigneurs corses ont agité des bannières avec ce symbole. Cependant, quelques retouches furent effectuées par le père de la patrie Pascal Paoli, le bandeau, qui jusque là était placé sur les yeux fut rehaussé et placé sur le front pour symboliser la liberté retrouvée du peuple corse. Paoli prononça cette phrase (si vous voulez retenir quelque chose de l’article, retenez cette phrase) : «  Les Corses veulent y voir clair, la liberté doit marcher au flambeau de la philosophie, ne dirait-on pas que nous craignons la lumière ? »</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">U pour U pichjatu</span> : oui, t’as mal lu j’ai pas écrit Pikachu mais bien pichjatu. Adjectif de langue corse signifiant « frappé », ce surnom était associé au légendaire gardien d’Ajaccio : Antoine Federicci. D’une incroyable fidélité, il gardera les cages acéistes durant près de 20 ans. Devenu ensuite dirigeant au club, Federicci ne laissera jamais tomber sa ville. Il décède en 2009 mais restera à tout jamais une légende, un mythe à l’A.C.A.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">V pour Violence</span> : les préjugés sur les supporters corses sont toujours les mêmes, ils sont cons, violents et bagarreurs. Que nenni. Avez-vous déjà entendu parler de problèmes avec les supporters ajacciens ? Alors oui, les supporters sont fanatiques de leur club, oui ils font des milliers de kilomètres pour suivre leur équipe à l’autre bout de la France, oui, comme partout il y a abrutis, oui certains ont caillassé le bus du S.M.Caen, oui certains ont insultés les ultras de la Paillade, mais non les supporters de l’Athletic Club d’Ajaccio ne sont pas plus violents que les supporters parisiens, marseillais, bordelais ou même lorientais. Voilà, c’est dit.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">W pour Walter Guglielmone</span> : son nom ne vous dit rien ? Pourtant, il a joué dans les clubs les plus prestigieux du monde : Wanderers (mais pas Bolton, Montevideo), Liverpool (mais celui de Montevideo) et l’Inter (mais celui de Bakou). L’uruguayen a accessoirement joué à Ajaccio en 2002-2003 ; son bilan : 19 matchs pour 1 seul but. C’est ce que l’on appelle un bide.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">X pour Xavi </span>: parce que ce n’est pas avec un budget de 16 millions d’euros (le plus petit de Ligue 1) qu’Ajaccio pourra se payer un joueur comme celui-ci. Mais on s’en fout, nous on a déjà Cavalli.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">Y pour Yohan Demont</span> : le blond décoloré (mais non, pas Nicolas Marin), avant de faire le bien et le mal à Lens, avant d’exploser sa main et une porte dans les couloirs, avant de gagner à deux reprises la Coupe Intertoto, avant de vouloir devenir tunisien et avant de remporter haut la main le ballon de plomb 2010, Yohan Demont a joué à l’A.C.A pendant 3 ans et jouant 75 matchs. Epique.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #6ab32c;">Z pour Zidanopoulos</span> : car oui, un jour, votre rédacteur préféré supportera un vrai club : l’Athletic Club d’Aiacciu.</p>
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